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Chroniques comics (2)
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 01/10/17 11:09    Sujet du message: Répondre en citant

En tout cas Aaapoum m'a répondu sur Twitter en me disant avoir beaucoup aimé jusqu'au volume 4 Sourire (mais pourquoi cet acharnement???). Après, je ne sais pas qui de l'équipe l'aime.
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 03/01/18 14:38    Sujet du message: Répondre en citant

Tout d'abord, bonne année à tout le monde ici Très content

Cela fait partie de mes résolutions: écrire un peu plus sur le forum (et mon blog...) au lieu de tout balancer sur Twitter, ce que je trouve contre productif. Je ne dis pas que je vais écrire des choses intéressantes, ni qui changeront la face du monde...

Une autre résolution est de revenir vers le comics, tant l'année 2017 en fut peu pourvu (malgré des perles): Patience, Monstress 1, Deadly Class 1, la fin de The Unwritten (que je conseille vraiment, surtout que ça ressort *enfin* chez Urban Comics! et aussi à lire aussi si vous avez du mal avec les blaireaux et autres, Le vent dans les saules).



Je lis enfin Phonogram du duo McKelvie/Kieron qui a le vent en poupe depuis The Wicked and the Divine (dont je n'ai toujours pas dépassé le volume 1 alors que j'ai beaucoup aimé...). Je commence donc par le premier opus de cette série en 3 volumes, soit Rue Britannia.

Et là, c'est le drame. Je n'accroche pas vraiment, mais la lecture se fera laborieuse jusqu'au bout. C'est simple, j'ai dû passer totalement à côté, ne comprenant aucun des enjeux dans l'histoire. Je m'en fiche limite des personnages, ceux-ci se montrant assez peu attachant, et en premier lieu David Kohl, notre héros phonomancer (une sorte de magicien de la musique, mais on n'en saura pas beaucoup plus finalement! Et sa magie, on ne la voit quasi pas non plus...). Je m'attendais, comme certains le décrivaient, à une sorte de Sandman musical mais en fait non. J'ai trouvé que le tout sentait aussi un peu le toc, l'esbroufe, et surtout, évidemment, le "style".

Après, c'est aussi un peu ma faute tant je n'y connais rien mais alors rien à la musique pop. Et avant de lire cette série, je connaissais le mot britpop, mais je ne savais même pas de quoi il s'agissait: pop britannique. Je croyais même que ça englobait les Beatles Mort de rire pour vous dire mon ignorance. J'étais donc mal partie: malgré le lexique de fin (dont je ne connaissais que Oasis, Blur - de nom, jms écouté, et Wu-Tang Clan), c'était quand même dur à chaque nom de chanson ou de groupe balancé à ta face. Je crois que je ne connaissais que Camden au final, après y avoir fait un petit tour cet été, reconnaissant une ou deux devantures de pub Mort de rire .

Je vous ai dit que j'ai toute la série? J'espère que la suite est mieux racontée (j'ai profité de prix bas pour les prendre j'aurais plutôt dû ne rien prendre et m'acheter Mirror Mort de rire ). L'impression que je ratais chaque fois un épisode dans ce volume. C'est donc un ratage de mon côté.




Ice Haven est sûrement le premier Daniel Clowes que j'ai découvert. Je n'avais pas trop accroché à ma première lecture, et j'ai commencé à adorer l'auteur en découvrant Ghost World et je suis devenue accroc avec Wilson puis Comme un gant de velours pris dans la fonte (très particulier celui-ci, mais chouchou personnel ^^ ). Puis j'ai redécouvert Ice Haven qui est en réalité l'un des livres les plus réussis de Clowes. Je suis bien obligée d'admettre, malgré les débuts de ma relation ratée avec ses livres, que Clowes est devenu l'un des auteurs les plus importants de ma vie de lectrice.

Ice Haven est un livre choral. Alors que le petit David Goldbgerg disparaît (sûrement un kidnapping?) de la ville de Ice Haven, on voit tous les habitants continuer à vivre leur vie tout en étant plus ou moins affecté par ce fait divers. On suit tous les personnages de la couverture, et tous sont assez délicieux dans leurs frustrations et leur caractère aigri. On retrouve donc un critique de bandes dessinées (pas "romans graphiques" il n'aime pas ce terme) analysant tout au long de la lecture le medium tout en permettant une belle mise en abyme, mais aussi un poète raté, une jeune femme en quête de reconnaissante, une ado qui veut se barrer à tout prix, un collégien apeuré ou encore un détective (raté aussi mais intègre). Chaque fois que j'ai relu ce livre, j'ai redécouvert une réplique ici et là, toujours bien senties Mort de rire . Clowes n'a pas son pareil pour les répliques cassantes...




Voilà. Je l'ai lu. Le précieux: The Sandman: Overture, de Neil Gaiman en équipe avec le très talentueux JH Williams III (j'ai attendu longtemps pour m'offrir le TPB). Et que dire... une orgie graphique à chaque page grâce à Williams III. Une histoire très inspirée de Neil Gaiman (j'avais un peu peur, je n'ai pas lu L'océan au bout du chemin mais je trouve l'auteur en légère baisse depuis Anansi Boys). je trouve que la série principale se suffit à elle-même, mais cet opus est très réussi aussi. J'ai un peu du mal à dire autre chose que "waouw" en fait...
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Cyril
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 10/01/18 07:50    Sujet du message: Répondre en citant



Tome 24 (et dernier de la dynastie Donald Duck) fini. S'il y a quelques défauts éditoriaux (résumés spoilant au début des histoires, fautes de français dans le premier tome, couvertures sans rapport avec le contenu des volumes.) et s'il y a quelques histoires médiocres ou répétitives dans cette intégrale, plus particulièrement vers la fin de sa carrière, je ne regrette pas mes achats tant il y a d'histoires excellentes et de personnages attachants, drôles et touchants, sur lesquelles Don Rosa saura s'appuyer pour proposer un résultat encore meilleur.

Sur le tome 24, cependant, je suis assez critique. pas sur les histoires qui sont globalement bonnes, qu'elles tournent autour de Picsou ou de Donald, souvent confronté à son cousin, Gontran le veinard. La lettre au père Noël, qui ouvre le volume, est probablement la meilleure, avec Picsou et Donald qui s'opposent pour offrir un cadeau de Noël aux enfants. Les deux se montrent hargneux et prêt à en découdre, privilégiant leurs égos au détriment de ce que veulent Riri, Fifii et Loulou.

Le bâton de source et Les trois ours déclinent le thème classique de Donald et de ses neveux qui se font des farces et proposent des gags assez amusants. On retiendra enfin également En route pour le grand nord ! dans lequel Donald fait une mauvaise farce à son cousin trop chanceux.

Le problème vient surtout du fait que les BDs n'occupent qu'environ 150 pages et que, pourtant, le volume est au même prix. Certains bonus sont intéressants, notamment tout ce qui concerne les tableaux de Barks (qui, au passage, mériteraient un bel artbook) Mais la recension de toutes les BDs de Barks, si elle peut être utile pour les fans hardcore, ne mérite pas 15 € à mon avis. Glénat aurait pu faire un effort sur le prix.
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Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Gemini_
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 16/02/18 21:55    Sujet du message: Répondre en citant

Misfit City T1 : Cannon Cove est le parfait endroit pour passer le week-end, si vous êtes fans du célèbre film qui y fut tourné dans les années 80. Mais si vous avez toujours habité là, il s'agit de la ville la plus déprimante au monde. C'est justement le cas d'un groupe d'amies aussi inséparables que socialement à la marge. Lorsqu'elles découvrent une carte au trésor dans le coffre d'un vieux marin, la réalité commence à rejoindre la fiction.
Les Goonies de Richard Donner. C'est le film en question, si vous vous demandiez. Mais cela n'a aucune importance. Inutile de le connaitre, voire même de l'avoir vu. Il pourrait tout aussi bien s'agir d'une œuvre fictive (d'ailleurs il ne s'appelle pas comme ça dans l'univers du comics), il sert avant tout d'élément du quotidien des héroïnes (une d'elles travaillant dans le "musée" consacré au tournage).
Je tiens aussi à vous rassurer : ce n'est pas non plus une série régressive et pseudo-nostalgique à la Stranger Things (qui justement réutilise l'acteur principal des Goonies). Nous sommes plus proches de Lumberjanes - du même éditeur, comme par hasard - à la différence près que, plus matures, les héroïnes ne cherchent pas l'aventure à tout prix. Mais dans le fond, elles ne demandent qu'à se prendre au jeu.
Ce qui m'a attiré vers ce titre, ce n'est pas seulement le synopsis ou la filiation évidente avec la meilleure série du moment - Lumberjanes, suivez un peu - mais parce qu'il s'agit du premier comics écrit par Kirsten Smith. Et Kirsten Smith, c'est la scénariste de Legally Blonde et de House Bunny. Surtout Legally Blonde. J'adore Legally Blonde.
Misfit City nous invite à suivre cinq héroïnes (et plus si affinités) aux caractères opposés mais affirmés. Nous avons donc Wilder, la championne des causes écolo, Mace, la rockeuse, Dot, le rat de bibliothèque sceptique, Ed, toujours prête pour gagner quelques Dollars, et Karma, la fille new age.
Une bonne série se reconnait d'abord à ses personnages, et de ce côté, Misfit City se défend à merveille. Elles possèdent toute un côté immédiatement attachant ; et évidemment certaines d'entre elles possèdent des traits dans lesquels chaque lecteur va se reconnaitre (sans surprise pour moi c'est Dot).
L'histoire n'est pas juste un prétexte, car j'ai vraiment envie de savoir ce qui va se passer ensuite, d'autant que l'auteur introduit quelques éléments que je qualifierai d'inattendus. Et en parlant d'écriture, les dialogues sont un véritable plaisir à lire (il faudra un sacré traducteur pour retranscrire ça si un éditeur français s'y attèle), même si le "Holy Simone de Beauvoir" sentira le réchauffé pour tout lecteur de Lumberjanes qui se respecte (je vous ai dit à quel point ce comics déchire ?).



Black Hammer T1 : Dix ans. Cela fait dix ans qu'ils sont coincés dans cette ferme, sans espoir de franchir les limites de la ville, tentant tant bien que mal de se fondre dans la population locale. Abraham Slam, Captain Weird, Golden Gail, Madame Butterfly, Walky Talky, et Barbalien ont sauvé le monde, mais ils doivent désormais en payer le prix.
J'étais parti d'un mauvais pied avec Jeff Lemire, dont je n'avais pas du tout accroché au travail sur Animal Man. Mais bon, à force d'en entendre du bien, j'ai décidé de tenter une de ses dernières séries en date : Black Hammer. Et je confirme : c'est cool !
Depuis leur dernier combat, plusieurs héros du Golden Age et du Silver Age cohabitent dans une ferme reculée. Avec plus ou moins de plaisir et surtout moins. Ce premier tome est l'occasion de partir à la rencontre de chacun d'eux, de ses origines, de sa personnalité, et de sa façon d'appréhender la vie nouvelle qui leur a été offerte... ou imposée.
Abraham Slam s'accommode bien d'une vie saine loin des menaces quotidiennes. Madame Dragonfly et Captain Weird vivent désormais à l'écart de leurs compagnons. Walky Talky semble la seule à encore chercher à comprendre où ils se trouvent et comment en sortir. Barbalien et Golden Gail semblent être ceux qui souffrent le plus, l'un car il ne peut exprimer ses sentiments, l'autre car elle n'a jamais pu reprendre sa forme d'origine depuis leur ultime combat.
C'est superbement écrit. La découverte de chaque individu ne parait jamais artificielle - hormis pour Madame Butterfly, car son rôle est de narrer les histoires - mais accompagne à merveille le récit, il s'agit autant d'une étude de caractères, d'un univers alternatif séduisant (chaque héros s'inspire d'une ou plusieurs figures classiques du genre), mais avec de vraies interrogations. D'autant que ce tome se termine de manière parfaitement inattendues.
Là où le titre atteint sans doute ses limites, c'est qu'il s'apprécie sans doute plus avec quelques connaissances sur le Golden Age et le Silver Age, ainsi que sur EC Comics, car cela permet de faire le parallèle entre les héros et ceux dont ils sont inspirés. Mais à part ça, c'est excellent.


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- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
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- Ça correspond à bon !


Dernière édition : Gemini_ le 16/02/18 23:29; Edité 2 fois
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 16/02/18 22:04    Sujet du message: Remarque Répondre en citant

Je note, je note, Gemini Sourire

Mais j'attendrais les versions française. J'ai pris pas mal de retard sur mes lectures comics. Toujours pas lu les derniers Lemire parus en France, ni Lumberjanes (je sais, c'est pas bien).
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herbv
Modérateur


Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 26/02/18 20:43    Sujet du message: Annonce Répondre en citant

Une certaine et un certain d'entre nous parlent de leur lectures concernant Brian K. Vaughan (si si, vous savez, le scénariste à succès qui écrit Saga) sur leurs WordPress respectifs, comme quoi, il n'y a pas que le manga chez Mangaverse et que nous savons être curieux ! Sourire


Y le dernier homme par Taliesin


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Kotatsu-neko
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 18 Sept 2004

Message Posté le : 11/03/18 17:50    Sujet du message: Répondre en citant

Gemini_ a écrit:
Misfit City T1 : Cannon Cove est le parfait endroit pour passer le week-end, si vous êtes fans du célèbre film qui y fut tourné dans les années 80. (...)
Black Hammer T1 : (...)


Misfit City : L'auteur m'a eu juste avec le jeu de mot "The Gloomies" et ne m'a pas déçu avec le reste. Clin d'oeil

Black Hammer : je sais que je le lirais... reste à savoir quand !

Et un petit mot sur l'un de mes comics préféré qui vient de s'achever : Invincible.
144 numéros et un vrai bonheur continu. Parfait mélange entre le Spider-Man des 70's et Dragon Ball période Z, Robert Kirkman a su me tenir en haleine avec des personnages crédibles dans un univers on ne peut plus super-slip si vous me pardonnez l'expression.
C'est une de mes lectures les plus fraiches et fluides de ces dernières années. Il n'y a pas de hi-concept mais ce n'est pas idiot pour autant. On passe du soap aux réflexions des héros en passant par des bastons épiques où un coup n'est pas qu'un "Ka-Pow" sans répercussions.
Kirkman a l'art de savoir instiller les embryons de futurs développements scénaristiques dans son intrigue en cours.
Le dessinateur Ryan Ottley assurera du n°8 au dernier, longévité assez rare dans le monde des comics pour être souligné. Son trait dynamique est parfait pour cette série.
A bientôt Mark (Invincible dans le civil), car même si tu ne reviens pas, je sais que je te relirais sûrement !
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Taliesin
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Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 11/03/18 21:39    Sujet du message: Répondre en citant

Je confirme que Invincible est une série à lire ^^ . Un jour je continuerai!!!

J'ai très envie de lire Black Hammer un jour, mais je ne sais même pas quand cela se produira... Déjà, j'ai commencé à acheter un manga neuf ce mois-ci, ce qui tient presque du miracle... Très content

(Merci pour la pub herbv Sourire )
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Taliesin
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Message Posté le : 12/04/18 13:55    Sujet du message: Fables 1 à 11 Répondre en citant



Fables fait partie des premiers comics que j'ai découverts mais que je n'ai jamais terminé. J'ai dû laisser tomber en 2008 ou en 2009, et chaque année, je me répétais que j'allais recommencer la lecture en bibliothèque pour les rattraper comme tout le monde. Sauf que ça m'a pris des années. L'an dernier, j'ai pu acheter pas mal de volumes d'occasion en VO. J'ai donc pu relire le début jusqu'au volume 11 (ce qui correspond au volume 14 en VF). Ainsi, j'ai fait une plongée des débuts à la fin de la guerre contre l'Adversaire.

Les débuts sont excellents, je me suis même demandé pourquoi j'ai décroché. Il y a clairement du génie dans le fait de mettre tous les personnages des contes et comptines (certains figurant juste sur une ligne d'une comptine, en anglais évidemment, je n'ai par exemple pas vu de souris verte Sourire ) dans notre monde, et de partager leur quotidien, avec toutes les rancœurs importées des histoires que nous connaissons si bien (ou moins). Les moments à Fabletown sont donc mes préférés. Le tout commence surtout comme un crime comic, avec un détective privé (le grand méchant loup, le même qui officie dans Le petit chaperon rouge ou encore Les trois petits cochons, oui c'est le même) qui va devoir enquêter sur le meurtre d'une personne de la communauté.

Par la suite, c'est la rébellion d'une autre partie de la communauté, celle qui ne peut passer en tant qu'humains (les "mundy" en anglais), et qui vit à la Ferme, un peu plus loin, où des sorts permettent de cacher l'endroit aux yeux des êtres humains. Enfin, on aborde une histoire de grossesse pour se diriger vers la guerre lorsque la communauté de Fabletown réagit aux attaques de l'Adversaire. Et c'est sans doute pendant cette grossesse non désirée que j'ai perdu le fil.




[PETITS SPOILERS]

En gros, on a donc Blanche Neige qui n'est plus l'assistance du Maire (enfin, le Maire exécutif hein) et qui doit vivre à la Ferme. Cela laisse une place à une nouvelle équipe, qui prend petit à petit ses marques. Pourquoi pas, après tout, cela permet de renouveler un peu le tout. J'ai juste trouvé dommage de voir Blanche Neige reléguée au rôle de mère et bonne épouse, attendant que son Homme (très viril) revienne. De ce côté, ça m'a agacée. De même le côté "responsabilité" et "maternité" donc pas d'avortement. Moi aussi, comme Cyril, ça m'a un peu interpelée.

Mais là où j'ai commencé à décrocher, c'est vraiment autour du volume 6 ou 8 quand les Fables de Bagdad rencontrent la communauté basée sur Manhattan. Il y a pas mal d'ethnocentrisme, un côté très "pour qu'on s'associe, il faut que vous adopter nos coutumes". Sans parler du speach de Bigby sur Israël qui comme l'a souligné michael il y a quelques années, m'a bien agacée aussi. Surtout, les préparatifs de guerre prennent beaucoup de temps et peinent à m'intéresser. Il y a parfois des moments de pause dans lesquels on voit un peu de vie quotidienne, mais cela ne vient pas souvent. Le plus souvent, on a droit aux affaires d'espionnage, aux bombes, à Bigby, à Boy Blue, bref, aux Fables qui savent se battre.

Il n'y a plus beaucoup de vision sur les citoyens lambda de Fabletown. Le tout est donc très orienté héros de guerre, héros de combat, ce qui fait perdre, je trouve, l'originalité du titre, ce qui m'avait au départ tant plu. Le moment avec la quête d'Ambrose m'a plu, du moins, à ses débuts. Encore une fois, les phases de combat m'ont peu intéressé. Et que dire du dernier volumes, intitulé "War and Pieces", dans lequel j'ai fini surtout par tourner les pages sans grand intérêt...

[FIN SPOILERS]

En fait, tout ce qui faisait le sel de Fables à mes yeux disparaît dés que l'on aborde la guerre. C'est bien dommage car les débuts de la série sont délicieux. Ce qui m'intéressait, c'était plutôt la vie quotidienne de ces personnages de conte, enfermés dans un petit quartier de Manhattan, essayant de se cacher de nos yeux, essayant de ne pas se faire remarquer, certains ayant plus de problèmes d'argent que d'autres. Sans parler de l'humour qui est balayé par la suite, alors que ce point était un des plus réussis de la série!

Je dois dire que j'ai beaucoup aimé les couleurs de Vozzo dans un premier temps (un habitué du vieux Vertigo), mais aussi celles de Loughridge. Les dessins de Mark Buckingham m'ont beaucoup plu aussi, mais c'est moins le cas d'autres dessinateurs. Le premier chapitre où on voit Cendrillon est juste horrible, mais le film d'horreur a lieu dans les chapitres dédiés à la carrière de Jack à Hollywood. C'est juste monstrueux (je n'en pouvais clairement plus, n'aimant ni Jack, ni l'histoire et encore moins les dessins...). J'adore aussi les bords des pages aussi.


Je me pose aussi la question de ma patience. Suis-je encore capable de lire la même série pendant plus d'une semaine? Je me pose la question car je me demande si cette impatience a aussi eu des répercussions dans cette déception. Je me suis plongée pendant quasi 3 semaines sur Tenma no ketsuzoku, shôjo d'aventure de 23 volumes de Keiko Takemiya écrit dans les années 90. Là aussi, je voulais en finir (mais j'aimais beaucoup la série!) à cause des idéogrammes. Mais dans les 2 cas, je constate que je reste plus d'une semaine sur une même œuvre...
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Gemini_
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Message Posté le : 23/04/18 22:24    Sujet du message: Répondre en citant

Shade the Changing Girl : Il y a quelques années, le chanteur et scénariste (je n'invente rien) Gerard Way a créé le label Young Animals au sein de l'éditeur DC Comics. Son ambition : publier des titres dans la lignée des œuvres fondatrices du label Vertigo de Karen Berger. Depuis, lui s'occupe d'une reprise de Doom Patrol clairement dans la lignée de celui de Grant Morrison, tandis que la scénariste Cecil Castellucci reprend un autre héros emblématique : Shade the Changing Man. Ou plutôt, vous l'aurez noté, Shade the Changing Girl. La série vient de se terminer après 12 numéros, l'éditeur cherchant à relancer les titres du Young Animal pour attirer un nouveau public. Cecil Castellucci reste et s'occupera désormais de Shade the Changing Woman.
Ric Shade est à l'origine un personnage mineur de DC Comics créé par Steve Ditko, puis repris par un Peter Milligan fraichement recruté par Karen Berger. Il en fera un poète et combattant de la planète Meta, capable de distordre la réalité grâce à sa M-Vest (M pour Madness). Autant dire qu'il possède une puissance hors-du-commun.
Shade the Changing Girl commence avec Loma, jeune fille de la planète Meta, en constant décalage avec son environnement. Dans la vie, elle possède deux passions : Ric Shade et la Terre, qu'elle rêve de visiter comme son idole avant elle. Pour ça, rien de plus simple : il lui suffit de voler la M-Vest, puis d'investir le corps dans le coma d'une jeune terrienne nommée Megan Boyer.
Le scénario m'a immédiatement fait penser à Six Half, car une fois dans son corps, Loma va se rendre compte que Megan n'était pas une personne très fréquentable, et que ses amies se faisaient fort bien à l'idée qu'elle resterait dans le coma pour toujours. La série jongle entre la gestion par Loma du quotidien de Megan, sa découverte d'une Terre finalement bien éloignée de ses fantasmes, et la M-Vest. A ce titre, Loma est un personnage parfaitement irresponsable, ne cherchant pas spécialement à cacher sa nature extra-terrestre, avec un contrôle limitée sur la veste, et qui de toute façon ne se dérange pas trop pour utiliser ses pouvoirs à tort et à travers. Loma est un danger ambulant traité avec une certaine nonchalance par les auteurs, et évidemment, sa capacité à modifier la réalité dans tous les sens sera prétexte à des dialogues et une mise en page aussi délirants qu'un poème de Ric Shade.
Le titre dispose d'un trait efficace, magnifié par des couleurs très flashy. A la fois fable sur l'adolescence et étrange voyage d'un personnage trop puissant et naïf pour le bien de son entourage, il s'agit d'une lecture déstabilisante, poétique et en même temps dérangeante et fascinante. Mais exigeante, ce n'est pas un comics à lire pour se vider la tête.


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