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Tuc
Mangaversien·ne


Inscrit le : 30 Juil 2006

Message Posté le : 13/03/21 10:50    Sujet du message: Répondre en citant

Food Wars l'étoile
Avec un peu de retard j'ai fini le spin off de food wars, l'étoile, qui suit l'enfance de Kojiro
Personnage important dans la série principale dans l'évolution de Soma, comme maître et exemple à suivre (plus fiable que son père ^^), faisant plutôt partie des méchants au début mais évoluant au contact du héros, j'étais curieux de savoir comment il en était arrivé à être un génie de la cuisine intransigeant, de savoir comment s'était passé son évolution en France comme japonais, la rencontre avec son équipe qui lui est extrêmement dévoué...

Hé bien il n'y aura rien de tout ça. Ok c'est un spin off donc on peut comprendre que la qualité soit en deça (encore que), mais là c'est vraiment en-dessous de la moyenne. Au niveau du dessin déjà, ça alterne entre le moche et le médiocre, y compris et surtout pour la nourriture. Mais le vrai problème c'est le scénario. En fait il n'y a pas grand chose à en dire vu que c'est assez plat. Alors que l'idée aurait été de nous raconter comment un japonais se retrouve maltraité en France et comment il s'en sort en devenant intransigeant et méchant pour se protéger et développer sa cuisine ainsi qu'obtenir ses 3 étoiles et le pris pluspol (de mémoire pour le nom du prix), hé bien on a juste quelques histoires de jeunesse jusqu'à l'obtention de son premier restaurant. Il y a bien un passage où il est un peu ségrégué en tant que japonais mais c'est bref, pour le reste il montre juste qu'il connait bien la cuisine et que c'est la seule chose qui compte pour lui, en particulier il se contrefout d'une femme qui lui court ouvertement après, qui va jusque à investir de l'argent pour lui, mais il s'en fout

Bref, c'est mauvais à tout point de vue
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 16/03/21 22:48    Sujet du message: Répondre en citant

Daru-Chan ou la Vie Ordinaire de Narumi Maruyama, employée intérimaire : Daru-chan est une alien de la planète DaruDaru (attention : métaphore), se déguisant en humaine pour se fondre dans la masse sans se faire repérer. Pourquoi ? Elle-même n'en a aucune idée.

Nouveauté du Lézard Noir, qui après Akiko Higashimura persiste dans les histoires de femmes adultes. D'ailleurs, l'autrice - Lemon Haruna - est une de ses anciennes assistantes. Cela se sent, parfois. Disons que, même en ignorant cette filiation, certains cadrages, certains visages, rappellent immanquablement la mangaka de Tokyo Tarareba Girls. Ce n'est pas omniprésent, mais cela surgit par moment.
Le manga compte un tome d'un peu plus de 200 pages, et surprise : il est entièrement en couleurs. Moins surprenant (mais très appréciable) : il est traduit par Miyako Slocombe.

Vous l'aurez compris, Daru-chan est une jeune femme se sentant en décalage vis-à-vis de la société, ne comprenant pas spécialement les rapports humains, mais se rendant quand même au travail bon gré mal gré, car il faut bien vivre. Même si "travail" signifie aussi se vêtir convenablement, faire attention à chacune de ses paroles, ou participer aux soirées quand il n'y a vraiment pas le choix.
Est-ce que cela vous parait familier ? Mort de rire
Il est facile pour des adultes passionné·es de manga, écrivant encore sur le sujet sur un forum en 2021, de se retrouver dans cette héroïne. Même si les injonctions faites aux personnes nées femmes - au Japon comme en France - diffèrent par rapport à leurs homologues masculins, et qu'une déviation de la norme passera moins bien pour elles.

Le manga m'a beaucoup plu, en tout cas au début. Arrivé à la fin du tome, mon intérêt avait légèrement diminué. En effet, le titre français n'est pas tout-à-fait exact. Au Japon, il s'intitule "Daru-chan Daru-chan". Le sous-titre français " la Vie Ordinaire de Narumi Maruyama" est correct, par contre, la partie "employée intérimaire" me parait superflue. Du moins, le début se focalise effectivement sur son quotidien, au travail, avant de s'aventurer plus du côté de sa vie sentimentale, et de sa propre recherche du bonheur. La série n'est donc tout-à-fait une plongée dans l'univers de l'emploi intérimaire au Japon, contrairement à ce que le titre français laisse supposer. Malheureusement, c'est aussi le passage que j'ai préféré.

Cela ne signifie pas que la suite n'est pas intéressante, juste qu'elle l'est moins. Daru-chan s'essaye à la vie de couple, et se découvre une nouvelle passion ; la question étant de savoir si elle arrivera à concilier les deux. Sa relation de couple fonctionne (en tant qu'histoire), avec de légères subtilités dont elle n'a pas elle-même conscience, et que la mangaka réserve à son lectorat.
Un regret toutefois : dans la dernière partie, elle croise un autre personnage, comme elle mais qui vit bien plus ouvertement son décalage. Une rencontre à laquelle elle réagit assez mal. Je ne crois que ce soit un hasard si l'autrice a fait du personnage en question un homme - ce qui lui octroie sans doute un degré de liberté plus important - mais sa différence par rapport à Daru-chan n'est jamais abordée.

Malgré une perte d'intérêt progressive, j'ai pris plaisir à la lecture de Daru-Chan ou la Vie Ordinaire de Narumi Maruyama, employée intérimaire, même si la première partie reste celle qui m'a le plus enthousiasmé, de par sa description de l'environnement de travail de l'héroïne et de ses relations avec ses collègues, notamment masculins (de manière parfois crue). Rien que pour cela, j'en ressors satisfait.


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samizo kouhei
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Juil 2004

Message Posté le : 17/03/21 17:48    Sujet du message: Répondre en citant

Tonkam a enfin ressorti Gyo et Spirale de Junji Ito en intégrales, me permettant de lire ces titres légalement et sans devoir vendre un rein. Je ne connaissais que les postulats de départ. Spirale va au bout de son concept et réserve son lot de scènes malsaines et de corps déformés (avec un final magistral). Gyo est un concept plus série B et est encore plus dégoûtant. L'auteur revient en grande forme en France puisque le nouvel éditeur Mangetsu (le label manga de Bragelonne et chapeauté par Sullivan Rouaud de Hi Comics) prévoit de rééditer Tomie en intégrale et une trentaine d'autres histoires (one shots ou volumes unitaires) à partir de juillet.
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Tuc
Mangaversien·ne


Inscrit le : 30 Juil 2006

Message Posté le : 17/03/21 19:06    Sujet du message: Répondre en citant

Bâtard tome 1 : L'air de rien je me rends compte que je débute pas mal de séries en ce moments, après il y en aussi pas mal qui se terminent
Je me suis donc essayé au 1er tome de Bâtard chez Ki-Oon, qui inaugure il me semble le label Webtoon chez eux. Il s'agit donc d'une série publiée en ligne par des auteurs coréens. J'explique cela car le tome est en sens de lecture français mais c'est donc bien sons sens de lecture originale

Première surprise de taille en prenant le tome, il est lourd ! Il est très épais (440 pages) et en couleur ce qui explique cela.

Il s'agit d'un thriller psychologique, narrant l'histoire d'un fils dont le père est un serial-killer et qui se retrouve à l'aider pour sa survie. Le pitch de départ est donc très sombre, et l'édition est parfaitement raccord avec un tome ressemblant à un énorme pavé noir
L'histoire est vraiment excellente, bien racontée, bien dessinée, la folie du père est vraiment bien rendue, et l'état psychologique du fils, torturé entre ce père qu'il hait et dont il a surtout peur et l'entourage qu'il finit immanquablement par se faire, qui lui apprennent des choses normales (par exemple ce que sont les films porno ^^) et qu'il finit par vouloir protéger (en fait, une personne précisément qui est la seule à faire attention à lui) sont excellents aussi. Bon on est pas dans un réalisme énorme à la façon d'un Erased (le père est richissime, le fils se lie avec un le fils d'un autre richissime homme d'affaires, ce postulat permettant souvent d'écarter assez facilement la question des moyens dans ce type de récit) mais ça marche quand même bien au niveau des réactions

La série compte 5 tomes et si la qualité reste au rendez-vous je pense que je ferais un topic à part pour en parler plus longuement (ou plus visiblement, parce que je ne suis quand même pas du genre à écrire des pavés)
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 22/03/21 13:52    Sujet du message: Répondre en citant

Nos meilleures vies : Histoire complète signée Kanna Kii, et prépubliée dans le magazine Feel Young. Casterman fait ici le choix d'un format assez large, similaire à ce que l'éditeur a pu faire avec Osamu Tezuka ou Kiriko Nananan.

Ce sont la réputation de l'autrice comme mangaka de Boys Love et la publication dans un magazine devenant progressivement un de mes favoris qui m'ont poussé à tester ce titre. Le synopsis n'avait pas vraiment d'importance. En l'occurrence, nous suivons plusieurs personnages, lycéennes ou jeunes adultes, se croisant au fil du temps. Certains ont des rêves, d'autres enchaînent les petits boulots, mais les deux ne sont pas incompatibles. Chaque chapitre suit un des protagonistes à un moment de sa vie, ce qui n'exclue pas de faire des analepses, laissant entrevoir les instants où ils ont pu se rencontrer.

Je pourrais vous dire que Kanna Kii signe ici le portrait d'une jeunesse en perte de repères, mais ce ne serait probablement intellectualiser l'ensemble plus que de raisons. Car ils ont chacun leur parcours et leur caractère, et qu'ils ne semblent pas spécialement se préoccuper de ce que leur entourage attend d'eux ; entourage que nous ne voyons de toute façon que lors de très brefs instants.

L'originalité vient sans doute du fait qu'ils ont (presque) tous une activité avant tout artistique. Là encore, certains l'ont choisi par passion, tandis que d'autres ne savent pas trop ce qu'ils font là. Dis comme cela, cet album peut sembler dépressif ; ce n'est pas le cas, dans la mesure où cela dépend avant tout du personnage que nous suivons. Le premier que nous découvrons est effectivement un jeune homme mal luné et insatisfait, qui semble vouloir se laisser porter par le courant, et volontiers qualifié de glauque ; la mangaka arrive toutefois à ne pas le rendre antipathique, notamment dans sa relation avec un étonnant chat de gouttière. Les autres sont plus volontaires, plus passionnés.

J'ai l'impression de tourner en rond avec ce massage, et cela résume bien Nos meilleures vies. Si j'ai passé un bon moment avec cette lecture, je ne saurais trop dire pourquoi, et elle ne m'a pas non plus enthousiasmé plus que de raison. Le trait est agréable à l’œil, lumineux, et même si ses héros sont pour la plupart en galère, l'autrice arrive à nous les rendre vivants, attachants, et suffisamment positifs pour que nous les quittions en nous disant que l'avenir leur réserve certainement de bonnes surprises. J'en ressors satisfait, mais malgré toutes les bonnes intentions que je peux ressentir de la part de Kanna Kii, cela reste anecdotique. Ce qui ne signifie pas que je ne suivrais pas la suite de sa carrière en dehors du BL.


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Gemini_
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Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 26/03/21 22:00    Sujet du message: Répondre en citant

Violence & Peace : Avec Le Lézard Noir devenu une activité à plein temps, l'éditeur semble devoir s'éloigner de ses débuts déviants pour se recentrer sur des titres toujours adultes, mais sans doute plus consensuels. Heureusement, il nous prouve avec cette anthologie continuer à explorer les mangaka dépeints dans l'incontournable Manga Zombie.

Shinobu Kaze nous est décrit dans la postface comme un adepte de Bruce Lee, Philippe Druillet, et Seijin Suzuki, ancien assistant de Go Nagai et auteur de gag manga - cela se sent dans la toute dernière nouvelle de l'album - tombé plus tard dans le new age, ancien pensionnaire du journal Heavy Metal, et mangaka underground adepte de la méditation. Il est aussi passé par le shôjo manga horrifique dans les années 1980, ce que nous retrouvons à travers quatre histoires de l'anthologie, lesquelles préfigurent notamment ce que nous trouverons peu après chez Junji Ito.

Violence & Peace nous propose donc de l'horreur, mais aussi de la SF parcourue de spiritisme et d'influence new age, d'onirisme, d'écologie, de médiums confrontées à des fantômes et des cyborgs futuristes, de tueurs à gage, d'adolescents prisonniers de corps féminins, et de lycéennes dotées de pouvoirs psychiques. Tout ne fait pas toujours sens, l'auteur a tendance à se laisser submerger par ses visions - dans ses histoires les moins structurées - ou à sacrifier sa narration au profit de la composition de ses cases, aboutissant régulièrement à de véritables peintures cassant complètement son rythme.

Il ne s'agit jamais d'un grand manga, de ceux que je pourrais relire encore et encore, ou dont je pourrais dire qu'ils ont changé ma vision du médium. Néanmoins, Shinobu Kaze nous offre une œuvre fondamentalement différente, mélange d'influences venues des quatre coins du monde, parfois hypnotique et fascinante, dans lesquelles il n'hésite pas à suspendre le temps pour nous montrer ses personnages prendre la pose. L'occasion de vivre autre chose dans un marché français du manga pourtant très riche. Et pour cela je dis merci au Lézard Noir.


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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 29/03/21 11:09    Sujet du message: Tempête de cristal 1, Tant que nous serons ensemble 1 Répondre en citant

Tempête de Cristal volume 1
On connaît un peu Aki Aoi par ses BL. Komikku nous fait découvrir un shôjo d'aventure de 3 volumes que Aoi a écrit pour le Princess. Sur le papier ça m'a fait envie par son univers de fantasy. Dans ce monde, des tempêtes de sables ont lieu et là où ça souffle, les paysages se retrouvent réduits et enfermés dans des cristaux, obtenant ce qu'on appelle des fragments. L'héroïne est apprentie sculptrice et apprend à sculpter ces fragments pour créer des boules (comme nous boules de neiges), objets de décoration très appréciés (et onéreux). Jusqu'au jour où son propre village est touché alors qu'elle était en ville. A partir de là, elle suit un groupe itinérant de chasseurs (qui fournissent les fragments aux sculpteurs), accompagnée d'un mystérieux jeune homme qui parle à une sorte de cristal.

J'étais convaincue sur le papier et visuellement, le dessin de Aki Aoi est très soigné. Son trait sur ce manga me fait un peu penser à Aya Kanno sur Le Requiem du Roi des roses. L'univers créé et le mystère autour des tempêtes de sable est alléchant. Seulement, j'ai trouvé le récit assez mollasson, ça manque de sel et on ne se sent pas vraiment transporté dans l'aventure avec l'héroïne. En gros, en 1 volume, on n'a pas l'impression que l'histoire avance alors même que la série en compte seulement 3. J'ai trouvé les personnages assez fades aussi, l'héroïne en premier. Quant aux dessins, ils sont très beaux mais les décors sont assez vides. La narration est assez aérée, il y a peu de planches par page, conférant donc un rythme assez lent au titre. Il y a une douceur agréable pourtant, une ambiance que j'aime bien. Mais ça ne suffit pas et je ne suis vraiment pas sûre de continuer malgré le peu qu'il reste: 2 volumes. Aparté, je me demande réellement quels titres fonctionnent chez Komikku...


Tant que nous serons ensemble volume 1
Encore une autrice que nous avons pu découvrir via le BL avec Hidamari ga kikoeru sous le nom Yuki Fumino. Ici, elle revient sous le nom de Yuki Akaneda, prépubliée dans Comic IT comme quelques autres titres chez Akata. J'ai beaucoup aimé Hidamari ga kikoeru et son ambiance très douce et j'ai donc eu envie d'essayer Tant que nous serons ensemble dont l'extrait m'a beaucoup plu.

Le thème peut faire peur: l'inceste entre frère et sœur, maintes fois traité dans les manga en tant que prétexte scénaristique pour créer des situations impossibles et... glamour. Amour interdit tout ça. Ici, le thème n'est pas utilisé ainsi. L'autrice insiste d'ailleurs assez peu dessus, les mots ne sont pas utilisés pour désigner la situation, c'est lors de la lecture, par petites touches, que les choses sont dites, avec beaucoup de délicatesse. L'ambiance est douce malgré les moments parfois difficiles qui ponctuent le récit. Le dessin est très doux et surtout très joli.

Quant à la narration, c'est ce qui me fait le plus accrocher à cette histoire. On a le début qui est au présent, mais c'est ensuite que cela devient intéressant avec des flashbacks et des points de vue très différents. On a au départ les souvenirs de Aki, la petite sœur, puis ensuite, on glisse vers les souvenirs de sa meilleure amie! C'est déroutant, mais j'adore le procédé qui glisse d'un personnage à l'autre pour raconter cette histoire. Surtout, dés le début, on nous plonge dans l'adolescence alors même qu'on connaît assez peu les personnages au présent. J'aime beaucoup ce côté totalement imprévisible.

Les différentes situations présentées ne sont pas roses, surtout pour la meilleure amie d'Aki, désormais monoparentale. En vrai, c'est son histoire qui m'a le plus accrochée et touchée, plus que celle des personnages principaux, à savoir Aki et Kei. L'adolescence de ces deux personnages m'a plus ennuyée avec Aki qui ressemble plus à la mère de Kei qu'autre chose, se prenant toutes les tâches domestiques alors qu'elle n'est qu'au collège (elle a 12-13 ans?). Lui, par contre, est incapable de quoique ce soit, même de ramasser ses vêtements! Côté présent, on devine que la situation actuelle est une sorte de fugue... Et que l'entourage va sûrement rattraper les 2 personnages. J'ai très envie de lire la suite mais le titre n'est dispo nulle part en rayon à côté de chez moi (càd à 15 minutes à pieds car je me rends nettement moins sur Paris depuis le début de l'année). Il faudra donc passer commande (ce que je n'aime pas vraiment faire).
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Lisez Descending Stories de Haruko Kumota, tout est dispo en 10 volumes en anglais Très content
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sushikouli
Mangaversien·ne


Inscrit le : 29 Oct 2003

Message Posté le : 01/04/21 00:56    Sujet du message: Répondre en citant

Nos meilleures vies : Avis globalement similaire à celui de Gemini. Sympa mais pas indispensable.

Une touche de bleu : Série qui ne m'intéressait absolument pas à la base (les histoires d'ados ne me parlent vraiment plus des masses... plus concerné, sensation d'avoir fait le tour...), je l'ai lu pour les besoin d'un article... Et j'ai vraiment adoré ! Pour une première œuvre, c'est vraiment du très bon travail ! (Dommage que la série sorte si lentement au Japon : nous n'avons plus qu'un tome de retard et le 4 n'est prévu là-bas qu'en octobre !) Graphiquement, c'est assez classique dans le style shôjo, et les persos masculins ne sont pas le point fort de l'auteure. Néanmoins, il y a un vrai potentiel (surtout sur la couleur) et elle ne peut que s'améliorer :

Mais c'est surtout son scénario qui m'accroche par ses idées vraiment originales et rarement voire jamais vues ailleurs. ça m'emballe autant que lorsque, dans Kamakura Diary, Akimi Yoshida avait choisit d'amputer la jambe du garçon qui avait le cancer plutôt que de le faire mourir (désolé si j'ai spoilé : le tome est sorti y a +7 ans et je pars du principe que ses fans ici l'ont forcément lu à l'époque). On est dans ce type d'approche, de dynamique, d'état d'esprit qui rend l'histoire relativement imprévisible. Après My Broken Mariko, mon second coup de cœur de l'année.
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Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre.
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Shuichi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 05 Mars 2009

Message Posté le : 01/04/21 13:30    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais donné un peu mon avis sur twitter, c'est bien le meilleur titre de leur collection "Shojo+" (collection qui est à côté de la plaque). Y'a vraiment du potentiel et ça traite les choses de façon peu traitées, avec des points de vu originaux. Je crains juste qu'on reste en surface sur les thématiques profondes et que les choses se résolvent avec facilité. Je considère que l'auteur a deux chemins : soit le titre devient de plus en plus prenant et ne peut qu'évoluer, soit elle fait du surplace et ça tombe dans les stéréotypes connus. Mais j'ai beaucoup apprécié le deuxième tome.


Voilà ce que j'avais dit sur Twitter :

Une touche de bleu 2 : Beaucoup mieux que le 1er, découvrir d'avantage le prof et son point de vue était très agréable. Par contre on reste toujours en surface sur les thématiques lourdes qu'exposent le titre. Le schéma de romance reste classique et non pas "+" comme le prétend Glénat. Ça reste une lecture agréable avec un accent sur la communication (oser dire quand on est blessés par les mots) et ne pas rejeter la faute sur soit (ou fuir). Y'a un effet bienveillant dans ce titre mais qui pourrait être au même titre que n'importe quel autre shojo existant.
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 01/04/21 19:12    Sujet du message: Répondre en citant

Escale à Yokohama T1&2 : Cela fait des années que je vois ce nom (enfin le titre VO) revenir, et ses fans se plaindre que nous n'aurions jamais ce manga en France. C'est désormais chose faite, et leur prosélytisme m'a donné envie de tenter l'aventure.

Nous suivons Alpha, un robot tenant un petit café en attendant le retour de son maître. L'histoire elle-même se déroule dans un futur indéterminé - à priori dans quelques dizaines d'années - alors que l'humanité décline et le niveau de la mer monte. Faisant de l'immortelle Alpha un témoin privilégié de ces moments, même si elle n'en a pas nécessairement conscience.

Il s'agit d'un titre assez doux et charmant, avec même quelques moments mélancoliques lorsque Alpha évoque les souvenirs de son maître, ou des "anciens" ceux d'un monde où les routes étaient encore globalement praticables. Alpha parcourt les environs de son café sur son scooter, se rendant parfois à Yokohama, et sympathisant avec les habitants de son village. Ce qui en fait plus un manga de balades et de rencontres.

Par contre, compte-tenu des individus m'ayant vendu cette série, j'aurais dû me méfier. Certaines scènes sexualisent les personnages féminins plus que de raison ; il y aurait notamment eu d'autres façons pour les robots de se transmettre des messages... Nous ne sommes certes pas au niveau du bouton d'activation des poupées de Chobits, mais quand même, cela fait un peu tâche dans le paysage.

Malgré ce petit défaut, j'ai trouvé la lecture de ces deux premiers tomes très agréable. De là à justifier les louanges que j'entends depuis deux décennies à son sujet ? Pour l'instant, non.



Poissons en eaux troubles : C'est en lisant un entretien avec Rumiko Takahashi que je découvre le nom de Susumu Katsumata. Comme je ne le connaissais pas, cela m'a rendu curieux, et je me suis aperçu que deux anthologies étaient sorties en France. J'ai jeté mon dévolu sur celle publiée par le Lézard Noir.

Celle-ci peut être divisée en trois parties.
Dans la première, il évoque le quotidiens des petits mains du nucléaire, employés de sociétés de sous-traitance engagées par les centrales pour effectuer diverses besognes, parfois dangereuses. L'auteur étant originaire du Tohoku, le parallèle avec Fukushima est évident ; mais s'il s'est effectivement inspiré de cette centrale, ses deux histoires datent de bien avant la catastrophe. Pourtant, il met déjà en garde le public contre leur fonctionnement même, à travers la vie des individus détruisant leur santé à leur service.
Ensuite, nous passons à des histoires plus folkloriques à base de kappas et de tanukis, avec souvent un regard assez amer sur la campagne du Tohoku, ses habitants, et leur devenir. Ce n'est pas du tout aussi champêtre et bucolique qu'il y parait au premier abord.
Enfin, l'anthologie se conclue par des récits semi-autobiographiques, où l'auteur évoque un père qu'il n'a jamais connu et une mère décédée quelques années après sa naissance.

De prime abord, ce sont surtout les histoires sur le nucléaire qui m'intéressaient. Toutefois, celles tournant autour des kappas et des tanukis ne sont pas dénuées d'intérêt, même si elles sont inégales. Susumu Katsumata a une façon de transposer des comportements humains chez des créatures fantastiques (le kappa macho avec des poils sur le torse) faisant effectivement écho à ce que nous pouvons trouver chez Rumiko Takahashi. La dernière partie est sans doute plus hermétique ; la postface aide à prendre conscience de ce que l'auteur cherchait à nous raconter.

Je ne regrette pas d'avoir découvert un nouveau pan de la BD nippone.


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herbv
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Localisation : Yvelines

Message Posté le : 01/04/21 20:11    Sujet du message: Remarque Répondre en citant

C'était un excellent mangaka, Susumu Katsumata. Je conseille aussi fortement Neige rouge chez Cornélius. Il faudrait d'ailleurs que je relise ces deux titres...


Au passage, dans la même "collection" au Lézard Noir, je conseille encore plus Mabui - Les âmes d'Okinawa et Soldats de Sable de Susumu Higa.


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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 01/04/21 20:45    Sujet du message: Répondre en citant

J'avais regardé pour Neige Rouge, mais il est en arrêt de comm.
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Judge Fredd
Mangaversien·ne


Inscrit le : 02 Sept 2002

Message Posté le : 01/04/21 23:36    Sujet du message: Répondre en citant

Gemini_ a écrit:
J'avais regardé pour Neige Rouge, mais il est en arrêt de comm.


Il reste commandable sur la boutique en ligne de Cornelius.
Ceci dit, il fait partie d'un pack avec Un gentil garçon de Shin'ichi Abe et Cornigule de Takashi Kurihara et ne me parait pas disponible seul.

https://corneliusboutique.bigcartel.com/product/pack-garo


Et je confirme ce qu'en dit Hervé, c'est un titre tout à fait recommandable.
Les Susumu Higa au Lézard Noir également.


Putain sinon, je viens de vérifier et ça fait plus de 17 ans que je n'avais plus posté ici. Ca ne nous rajeunit pas.
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shun
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Message Posté le : 01/04/21 23:56    Sujet du message: Répondre en citant

Judge Fredd a écrit:



Putain sinon, je viens de vérifier et ça fait plus de 17 ans que je n'avais plus posté ici. Ca ne nous rajeunit pas.


Je me posais justement la question, ton pseudo me disait quelque chose ^^
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https://www.facebook.com/groups/1024308591038526/
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herbv
Modérateur


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Localisation : Yvelines

Message Posté le : 02/04/21 07:18    Sujet du message: Réaction Répondre en citant

Un gentil garçon de Shin'ichi Abe est très bien aussi.

17 ans... Fichtre. Et ça fait 18 ans (à quelques jours près) que tu invitais quelques mangaversien·ne·s à Bruxelles pour le BIFF, Fred Sourire
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