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shun
Mangaversien(ne)


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Localisation : charleroi la ville noir

Message Posté le : 29/07/14 00:29    Sujet du message: Répondre en citant



Shaman king tome 1 a 32 :

souvenir ! il date quand même ce dernier, je l'avais arrêté dans la vingtaine a l'époque, le moment qui m'avait marqué c'était le premier combat contre faust ! forcément a la relecture ce moment était moins marquant, par contre j'ai trouvé l'oeuvre très réussie sur son 2/3, psychologie, ennemis et héros différents, perso secondaire développé, cliffhanger, écologie etc, la lecture était vraiment bien prenante ( le faites de tout lire d'affilée ? ), sauf bien entendu 2-3 power up abusé et sorti de nulle part.

la ou ça perd en intérêt c'est vers la moitié du shaman king quand Yoh abandonne pour sauver Ren, la lecture devient plus fouilli, entre les équipes qui se battent sur ring et en dehors, les combats sont répétitif contre les sbirs de Hao, l'auteur se perd aussi en d'énorme explication du pourquoi et du comment sans faire avancer l'histoire, dommage car c’était un peu au début de la série. je pense que l'auteur aurait du jouer la carte de yuyu hakusho et carrément passer a l'après tournoi shaman king et lancé un nouvel arc contre Hao. les power up des attaques deviennent décevante, le pire étant faust qui perd totalement en charisme, la vérité sur les x-laws est ridicul, etc vers la fin le récit reprend des couleurs avec les "maisons" ( inspiration saint seiya ) des paches malheureusement trop expéditif et sans fond, pour la fin là je suis choqué, je me souviens que l'auteur avait du terminé l'histoire en quelque chapitres, mais bon il a simplement continué son histoire et pouf plus rien ... et c'est pas les épilogues qui change la donne, là dessus Togari avait réussi son pari en donnant une vision de la fin avec densité, informations et solution de "fin".

il reste a espérer une édition de la fin par kana, il y a quand même près de 7 chapitres inédit dans l'édition deluxe si je me trompe pas.
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Taliesin
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Message Posté le : 30/07/14 23:05    Sujet du message: Hi izuru tokoro no tenshi (Ryôko Yamagishi) Répondre en citant



Hi Izuru Tokoro no Tenshi (日出処の天子) de Ryoko Yamagishi, 11 volumes, paru dans le Lala entre 1980 et 1984. Le manga est scantradé en anglais par HotCakes.

Shôjo culte, Hi Izuru Tokoro No Tenshi est écrit par Ryoko Yamagishi, une autre mangaka du groupe de l'an 24 (comme Moto Hagio et Keiko Takemiya). Il s'agit d'une oeuvre ayant beaucoup influencée Akimi Yoshida, et je confirme cette influence plus que prégnante surtout sur Kisshô Tennyo (4 volumes), sortis entre 1981 et 1983 dans Betsucomi: le dessin, l'histoire, mais surtout l'héroïne qui ressemble au héros de Ryoko Yamagishi. Akimi Yoshida est influencée par Yamagishi qu'elle semble connaître personnellement, et cela se voit par un style commun aux deux auteures: un style particulièrement ... austère (unshôjoish dit Matt Thorn Mort de rire ). Ryoko Yamagishi est surtout connue pour Shiroi Heya no Futari qui est considéré comme le premier yuri, mais aussi pour ses histoires de danse telles que Arabesque et plus récemment Maihime Terepsikola. Elle a aussi dessiné plusieurs manga se passant dans l'Egypte antique. Enfin, Ichiko Ima a été assistante de Ryoko Yamagishi.

Hi Izuru Tokoro no Tenshi se passe à la fin du 6ème siècle à l'époque Asuka. C'est une époque intellectuellement importante, très marquée par l'influence du voisin chinois. C'est aussi à partir de ce moment qu'on parle du pays comme Japon. L'époque est marquée par l'introduction du bouddhisme au Japon par l'intermédiaire du royaume de Paekche (un des Trois Royaumes de la Corée). Le manga se penche sur le prince Shôtoku, éminent personnage historique ayant apporté la paix sur le Japon à une époque de rivalités claniques, mais surtout ayant diffusé le bouddhisme en construisant des temples. Le manga commence lorsque Shôtoku, alors nommé Umayadô est enfant (règne de Bidatsu?) pour se terminer avec l'avènement de l'impératrice Suiko, première impératrice du Japon. Le titre est texto le début d'une lettre que Shôtoku envoie en Chine, et marque un signe d'indépendance vis-à-vis de l'influence chinoise, en utilisant le titre de "tenshi" (天子 = Fils du Ciel = Empereur en Chine), mettant d'égal à égal l'Empereur du Japon avec celui de Chine. Le titre traduit comme suit: "L'empereur du pays où le soleil se lève" (Wikipédia).

Le manga suit les grandes lignes de l'Histoire telle qu'elle est racontée dans le Nihonshoki: les règnes de l'Empereur correspondent, les dates figurent, les batailles y sont et les rivalités claniques sont bien là. Néanmoins, Yamagishi fait du personnage populaire de Shotoku un personnage bien curieux. Elle le transforme en une espèce de personnage maléfique (enfin, à la moralité discutable), transformiste, ayant des pouvoirs surnaturels, misogyne et clairement homosexuel. Mais surtout, elle fait de lui un personnage torturé à l'apparence très androgyne particulièrement érotique. Alors que le sujet du manga est Umayadô, Yamagishi utilise une narration distanciée des yeux d'un autre personnage historique: Soga no Emishi.

Soga no Emishi est le fils de Soga no Umako, ministre à la cour. Surtout, le clan Soga est alors en pleine rivalité face au clan Nakatomi pour des raisons religieuses. Les Nakatomi étant plus conservateurs préfèrent soutenir et garder la religion shinto, étant contre l'introduction du bouddhisme. Les Soga, ainsi que Shôtoku, sont plus favorables au bouddhisme. Dans le manga, Soga no Emishi est également transformé par rapport à son personnage historique. En effet, si dans l'Histoire, Emishi semble un homme impitoyable (il formente un complot pour la succession du trône après l'Impératrice Suiko et tue Yamashiro, le fils de Shotoku), sous Yamagishi, Emishi est un personnage incroyablement gentil et empathique.

C'est donc des yeux d'Emishi que nous observons le mystérieux Prince Umayadô (le même procédé est utilisé par Yoshida dans Kisshô Tennyo d'ailleurs). L'autre particularité de Yamagishi dans Hi Izuru Tokoro No Tenshi, c'est d'avoir rapproché Soga no Emishi du Prince Umayadô. Depuis l'enfance et dés le premier regard, les deux personnages semblent vivre un amour platonique (ou non...). Elle fait donc de deux ennemis politiques un couple amoureux. La tension sexuelle est d'ailleurs souvent présente entre eux, et Yamagishi réussit à restituer tout cela de manière rapide, avec un geste, une main. En lisant ce manga, je me suis dit que le Lala avait bien changé. Je me demande vraiment s'il serait sorti dans un "simple" mag shôjo aujourd'hui, ou s'il ne serait pas plutôt allé dans un autre mag comme le Melody. Mais il n'y a pas que ça dans ce manga. Au-delà de cette relation homosexuelle, on retrouve de l'inceste, des mariages forcés, une misogynie très marquante, un patriarcat écrasant, et même de la pédophilie à un petit moment. En fait, rien n'est mignon que ce soit le dessin ou le contenu.

Le dessin de Yamagishi est particulièrement austère. On ne retrouve pas les grands yeux ou des jeunes filles bien mignonnes dans ce manga. Que nenni. Pour reprendre un certain H l'ayant feuilleté, ce n'est pas "austère", c'est même "moche". Si vous avez trouvé Banana Fish moche, alors il faut s'accrocher pour Hi Izuru Tokoro No Tenshi Mort de rire . Yamagishi ne mise clairement pas sur l'aspect mignon, mais sur autre chose. Car ce dessin extrêmement peu esthétique s'avère même glauque par moments, et sert complètement le récit. L'ambiance y est parfois malsaine, il n'y a jamais ces moments où on respire bien la joie, où l'ambiance est légère dans ce manga (enfin si quelques uns). Je trouve l'ambiance graphique très forte. Bien que "moche", j'ai surtout acheté ce manga pour ses dessins Mort de rire Mort de rire . La représentation du surnaturel y est superbe. Et ce côté si austère me plaisait Sourire .

La narration est très claire, rarement éclatée comme dans les shôjo. Il y a aussi beaucoup de cases. Sur les débuts en particulier, on ne voit que des hommes de cour, assis, en plein débat. Les bulles sont chargées (et je me demandais même si j'en sortirais vivante) pour ne pas aider, et des noms interminables sont cités (surtout quand on ne connaît pas l'Histoire du Japon comme moi, il faut dire que l'arbre généalogique en début de chaque volume est salutaire). C'est juste particulièrement rectangle, pas de lignes de vitesse, rien. Ce sont dans les moments de transition d'une scène à l'autre qu'on retrouve une branche d'arbre avec quelques fleurs. Mais pas de fleurs comme on en trouve dans Le cortège des cent démons, le tout est DANS une case, pas de fantaisie à ce niveau. Niveau shôjo, on retrouve aussi des visages figés d'étonnement dignes de La Rose de Versailles.

Le manga raconte la rencontre exceptionnelle entre Umayadô et Soga no Emishi. Emishi ne s'intéresse, malgré son âge (12 ans? de mémoire), toujours pas à la politique et préfère rester à la maison. Sa petite soeur Tojiko préfère plutôt les balades à cheval. Les deux ne correspondent clairement pas au genre assigné dans la société. Emishi commence à suivre son père Soga no Umako à la Cour après avoir rencontré une fort jolie jeune fille dans un lac. En réalité, cette jolie jeune fille n'est pas servante au Palais Royal, mais il s'agit du Prince Umayadô! Son premier amour est donc un garçon. Umayadô quant à lui, s'attache particulièrement à Emishi. Les deux tissent alors une relation particulière teintée d'érotisme, en particulier du côté de Umayadô qui semble bien possessif. En effet, Umayadô est capable du pire pour garder Emishi rien que pour lui. Emishi partage curieusement les secrets et les tourments liés au monde surnaturel du Prince.

Si Emishi est un personnage dépeint comme particulièrement gentil et positif, cela n'est pas le cas du Prince. Ce dernier est calculateur, manipulateur, mais surtout, il est capable de tout pour atteindre son but. Il est décrit comme un génie, étant le seul à comprendre certains textes et étant capable d'intervenir dans des débats politiques ou religieux alors qu'il n'est qu'un enfant, tout en étonnant les ministres lettrés. Umayadô est aussi un misogyne, et on verra ce comportement clairement emprunt de dégoût tout au long de la série. C'est simple, il ne peut aimer les femmes. Mais surtout Umayadô est un personnage particulièrement tourmenté et solitaire: il vit isolé de sa mère et ses frères, et sa mère elle-même a peur de lui. Umayadô est donc tourmenté par ce manque d'amour maternel, mais aussi par ses sentiments "contre-nature" à cette époque pour son ami Emishi. Umayadô a des pouvoirs surnaturels: il est capable de télékinésie, de lévitation, mais peut aussi s'introduire dans les rêves des autres, et peut-être de changer de sexe. C'est ainsi qu'il parvient à séduire certains de ses cousins, et même en tant que garçon, plusieurs hommes auront envie de le caresser (voire plus si affinité...).

La misogynie prégnante dans ce manga a été interprété (et je l'ai également ressenti ainsi) par Fujimoto (une critique féministe) comme du fait de l'auteure mettant les lectrices face à leur propre misogynie. Cela m'a aussi évoqué Simone de Beauvoir et cette phase de détestation de son propre sexe biologique, quand on sait ce qui attendra la fille dans sa vie de femme. C'est vraiment ainsi que j'ai ressenti aussi ce manga, et c'est en soi une autre dimension subversive de Yamagishi. C'est simple, du début à la fin, aucun personnage féminin ne sera positif. Tout le monde y va de son intérêt, de la future impératrice Suiko qui fera tout pour glisser sa fille dans le lit du Prince par ambition d'être la mère d'un reine, la soeur de Emishi, Tojiko, très égoïste aussi, les filles particulièrement jalouses entre elles, ou encore la princesse amoureuse incroyablement passive. Les personnages féminins sont, par la force des choses, soumis mais aussi isolées les unes des autres, restant à la maison et attendant le passage (au bon vouloir) des hommes chez elles, pour un peu de compagnie. C'est clairement un des signes qui permettait donc au système patriarcal de maintenir les femmes dans une absence de prise en main.

Les femmes ne sont que des objets à marier afin de sceller des alliances ici ou ailleurs. C'est simple, aucune histoire d'amour n'aboutit, tout le monde est malheureux. Ce manga n'est pas du tout "mignon" comme je l'ai dit, c'est même extrêmement torturé et les sentiments sont plus négatifs que positifs. La jalousie est clairement présente, déjà le Prince, mais aussi la soeur de Emishi. La difficulté de la vie d'une femme y est aussi exposée, même si on suit deux hommes en héros. Les traumatismes du viol, la question de pureté sont aussi bel et bien là. Pas de femmes succombant après un viol, à son agresseur, pas de "finalement, elle aime bien". L'ambiance du manga est misogyne, les personnages féminins sont frustrés par la vie, sont bel et bien aigris (et ce, on le voit clairement, à cause du patriarcat). L'intrigue politique ne présente pas beaucoup de suspense pour les personnes connaissant l'Histoire du Japon. Surtout les défilements d'Empereur, ou les discussions autour. L'Empereur Sushun est celui qu'on voit le plus tout au long de la série. Il est clairement dépeint comme un idiot lubrique ne pensant qu'à se faire mousser par les autres. Il lui faut aussi posséder toute femme dont il entend parler pour sa beauté.

En fait, je réalise qu'il y a beaucoup à écrire sur ce manga. Mais que j'ai du mal. Ce que j'ai surtout trouvé curieux, c'est que la narration peut paraître plate ainsi, mais une fois la lecture engagée, il m'a été difficile d'arrêter. Et pourtant, le manga est plutôt calme. Yamagishi parvient à créer une ambiance particulièrement malsaine mais en même temps très intriguante et attirante. Quant aux histoires sentimentales, le suspense est bel et bien présent. On ne sait jamais qui va réussir à coucher ni quand. et surtout, le Prince manipule tellement, sa jalousie est infinie. Le personnage du Prince est lui aussi très intriguant, on ne sait jamais vraiment ce qu'il pense. Graphiquement, il se démarque beaucoup: il serait vu comme "beau", mais je le trouve vraiment flippant (un peu comme Sayoko, l'héroïne de Kisshô Tennyo d'Akimi Yoshida) et maléfique avec son sourire en coin.

En tout cas, c'est un manga à lire, clairement. C'est un classique du shôjo, souvent dépeint comme un chef-d'oeuvre. En réalité, je ne sais pas trop ce que j'ai aimé dans ce manga, mais il est clair que Yamagishi donne une dimension subversive à son oeuvre. Au final, tout ça pour un texte sans queue ni tête Pleure ou Très triste (je m'excuse).

J'ai lu ce manga en chinois, et c'était parfois pas toujours facile à comprendre.
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Taliesin
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Message Posté le : 06/08/14 13:24    Sujet du message: Showa Genroku Rakugo Shinjuu 1, Papa told me 2 Répondre en citant



Shôwa Genroku Rakugo Shinjû (昭和元禄落語心中) de Haruko Kumota, 5 volumes en cours, prépublié dans le ITAN de Kodansha depuis 2011. Nominé aux Taisho Awards de 2012. J'ai lu le volume 1. En chinois, la série est éditée par 東立 (Tong Li Comics).

Haruko Kumota est une mangaka venant du monde du boys love (encore une fois... je finis par y être abonnée alors que j'en lis très peu Mort de rire ). La couverture du volume 1 me faisait penser, par son côté austère et son "vieux beau", au Pavillon des hommes. Cela m'a donné envie de le lire. Mais encore plus, lorsque j'ai croisé un article sur un blog, avec des planches en extrait. Et là, ce fut le coup de foudre. Le temps que j'apprends son existence en chinois et c'était fini...

L'histoire se déroule pendant l'ère shôwa, aux environ des années 60-70 (?) et s'intéresse, comme son titre l'indique, au rakugo. Yotaro est un jeune homme qui sort de prison et dont le but dans la vie est de devenir le disciple d'un rakugoka très célèbre: le Maître Yakumo (6ème du nom?). Le rakugo est alors face à la concurrence de la télévision et du manga en matière de loisirs. Yotaro a été complètement séduit par la prestation de Shinigami (dieu de la mort) de Yakumo alors en représentation dans son établissement pénitencier. C'est donc ainsi qu'il se présente, et contre toute attente, Yakumo le prend pour disciple alors qu'il n'en a jamais pris avant!

Je ne sais pas si ce titre sortira un jour en France. Je dois dire que je n'ai pas 100% compris le volume vu que j'ai toujours la flemme de chercher des mots dans le dictionnaire (je suis sûre de ne pas trop comprendre les scènes de rakugo Mort de rire ). Mais toujours est-il que ce titre m'a beaucoup plu. Les dessins de Kumota sont très jolis et expressifs, tout en simplicité. Différent, mais cette simplicité m'a parfois rappelé Kids on the slope, mais c'est sans doute un dessin jôsei un peu plus mainstream que celui du Feel Young par exemple. Le tout est très rigolo, et les personnages sont stéréotypés mais chouettes.

Yotaro est très enthousiaste et ressemble à un animal de compagnie, chose que Yakumo dit souvent dans le manga. Les relations entre les personnages sont au coeur de ce récit, que ce soit la fille qu'héberge Yakumo, ou le Maître lui-même, qui semble traîner un passé particulièrement douloureux, avec en filigrane une rivalité qui n'a jamais pu se réaliser.

On reconnaît, par le dessin mais aussi par ses nombreux personnages masculins et leurs relations, une auteure venant du boys love. D'ailleurs, dans ce même mag, il y a aussi Bikke qui écrit Oukoku no Ko (王国の子) qui se passe a priori pendant les Tudors (j'aimerais beaucoup le lire).

Hâte de lire la suite qui semble se plonger sur le passé du Maître. Mon côté géronto aura eu raison de moi pour ce manga T-T .




Papa Told Me de Nanae Haruno, 27 volumes dans son intégralité mais édition Ultimate en 3 volumes en Français. Prépublié à l'origine dans le Young You de Shûeisha depuis 1988. Série culte faisant l'objet d'une séquelle aujourd'hui.

N'ayant pas réussi à me procurer le volume 1, j'ai directement lu le volume 2 de ce josei. En fait, l'ordre n'a que peu d'importance, il suffit de voir le sommaire pour se rendre compte que les histoires sont choisies par l'auteure dans le plus total désordre pour cette anthologie en 3 volumes. L'histoire est celle de Chise, une petite fille drôlement intelligente qui aime la lecture et qui vit avec son père écrivain depuis le décès de sa mère. Chise est une enfant très heureuse, et Haruno s'amuse à nous raconter des épisodes de cette vie à deux.

A sa sortie, le titre m'a fait penser à Un drôle de père qui ne m'a pas du tout plu. Puis je n'y suis revenue que très récemment, grâce au dessin d'une part, mais surtout grâce aux chroniques de Sorrow. Et j'ai bien fait de me pencher dessus, tant le titre m'a plu.

Les histoires sont auto-conclusives et sont très agréables à lire. Ca raconte un peu tout et rien, mais surtout, on découvre la vie à travers le regard de Chise. Cette petite fille est intelligente et presque parfaite, mais cela fait partie du jeu. Les histoires sont toutes assez différentes et certaines parleront plus que d'autres. J'ai surtout aimé celle du chat, celle de la cantine, celle avec le cousin de Chise ou encore celle de la magicienne. Le tout baigne dans une ambiance de rêve (les décors, les fringues toujours impec de Chise, les jolis objets, les boutiques, le thé, les gâteaux). Le tout est en sensibilité avec une narration très douce. Le trait de Haruno m'a beaucoup plu, elle a cette manière de dessiner les nez en double trait assez particulière, ou encore les yeux un peu vides tout en restant expressifs.

Haruno est une auteure à surveiller, mais ça m'étonnerait qu'on voit d'autres manga d'elle chez nous. Double House qui aborde la question transgenre ou Pieta qui parle du suicide semblent très intéressants (les deux titres se trouvent en scantradés en anglais).
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Flore
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Message Posté le : 06/08/14 15:51    Sujet du message: Répondre en citant

Taliesin a écrit:
Shôwa Genroku Rakugo Shinjû (昭和元禄落語心中) de Haruko Kumota, 5 volumes en cours, prépublié dans le ITAN de Kodansha depuis 2011. (...)


Ca fait rêver, mais si t'as pas tout compris en chinois, je suis à peu près sûr de rien caler si je m'achète la version japonaise, snif T_T Mais c'est clair que ça fait vraiment Pavillon des Hommes, cette couv !!
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Taliesin
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Message Posté le : 06/08/14 16:06    Sujet du message: Répondre en citant

J'en doute ton japonais est sûrement meilleur que mon chinois (et ma flemme n'arrange pas les choses)!!! Mais globalement ce n'est pas si difficile car ça parle plus de relations que de rakugo même Sourire . Après, c'est beaucoup les histoires qui ont l'air des classiques du rakugo que là, je me sens bien perdue... Tente le coup ^^ ! Je me demande si ce titre pourrait sortir en France. C'est assez imprévisible ces temps-ci.
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Taliesin
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Message Posté le : 07/08/14 12:39    Sujet du message: Boku no yasashii oniisan 1 (Ichiko Ima) Répondre en citant



Boku no yasashii oniisan (僕のやさしいお兄さん) de Ichiko Ima, série complète en 5 volumes, prépubliée dans le Hanaoto de Hobunsha. Quelques chapitres du volume 1 seulement ont été scantradés en anglais. Les volumes sont disponibles en chinois (titre: 我的温柔大哥) chez l'éditeur 台灣東販 (Tohan). Seuls 4 volumes sont sortis (et j'espère que le 5 arrivera un jour...). Le volume 1 (pas les autres...) étant interdit aux moins de 18 ans à Taïwan, la livraison à l'étranger ne marche pas sur les sites taïwanais. Le titre est commandable sur Yesasia Sourire .

Boku no yasashii oniisan (sous-titré en anglais My Gentle Brother) fait partie des boys love de Ichiko Ima. Pour le moment, je n'ai lu qu'un seul volume de cette série. Il faut avouer que le titre "mon si gentil grand frère", a de quoi faire fuir. J'ai lu à plusieurs reprises des avis en chinois disant combien les boys love de Ima étaient ennuyeux, alors que Le cortège des cent démons est une série très appréciée. Que l'on s'ennuie devant les relations entre les mecs, que ça ne bouge pas!

Et c'est vrai. Totalement vrai. Les boys love de Ima (j'ai eu l'occasion d'en lire peu: Warawanai Ningyo - histoires courtes, Otona no mondai - one-shot, Boku no yasashii oniisan - série) sont très lents et s'axent vraiment sur les personnages et ce qu'ils peuvent penser. Les scènes de sexe sont plutôt rares au final, les sentiments comptent mais pas que. Surtout, tout l'entourage du héros y est très bien décrit, et Ima s'attarde sur chacun d'eux, sur la relation avec chacun de ces personnages avec le héros. Et surtout, les boys love d'Ima se déroulent dans un contexte plutôt réaliste: le héros est confronté à un entourage familial très présent, les amis, les collègues, etc... sont bel et bien là.

Ima semble beaucoup aimer parler de familles recomposées. C'était déjà le cas dans son chef-d'oeuvre Otona no mondai, et c'est également le cas dans Boku no yasashii oniisan. Ima suit un jeune homme de 15 ans nommé Satoshi (ça s'écrit comme "saint" en kanji, ça m'a déroutée ^^; ) qui a toujours vécu avec son grand-père paternel, et son arrière-grand-père (père du grand-père, donc doublement paternel), depuis l'âge de 3 ans où ses parents ont divorcé. Alors qu'il tombe amoureux du "Prince" d'un bar branché et s'apprête à passer à l'acte, il reçoit un SMS le contraignant d'aller à l'hôpital d'urgence: son père est sur le point de mourir. Lors des funérailles, c'est avec surprise que Satoshi découvre que sa mère est vivante et veut vivre avec lui. Qu'elle a un fils récupéré d'un autre divorce et qui n'a aucun lien de sang avec elle (24 ans). Qu'il a un demi-frère issu d'un vieux mariage de son père (19 ans Akihito?) => liens de sang paternel. Et surtout, qu'il va devoir vivre avec ces 2 nouveaux grands frères. Mais pire encore, le fameux grand frère sans lien de sang (25 ans) est en fait le "Prince", son "amour dés le premier regard" (Merci Jeanne et Serge).

Encore une fois, donc, Ima propose de suivre une famille recomposée des plus complexes. Les trois frères improvisés sont contraints de vivre ensemble sous le même toit, en compagnie de la mère de Satoshi. Mère et fils vont d'ailleurs devoir apprendre à nouer des liens perdus. Je rappelle (c'est mal expliqué T-T) que Satoshi est le seul à avoir des liens de sang avec la mère. En effet, le "Prince" n'en a aucun (c'est une "pièce rapportée" d'un ancien mariage), de même que le demi-frère. Ce dernier nous est décrit comme très immature (mais véritable tombeur) et très difficile de caractère, ce qui n'est pas pour compliquer la cohabitation déjà peu naturelle. Mais petit à petit, on voit les relations des personnages évoluer. Cette série s'interroge donc sur le sens de la famille aujourd'hui, lien de sang ou pas.

L'homosexualité, encore une fois, n'est pas traitée de manière naturelle, comme allant de soi. Ce n'est pas une "norme": le Prince le cache à sa mère d'adoption, Satoshi le cache à sa mère biologique. Seul le frère immature vit des vies amoureuses hétérosexuelles. Et ce, même si comme par hasard, le meilleur ami de Satoshi est amoureux de lui. Le héros s'interroge aussi sur ce penchant qu'il découvre. Bien qu'ayant du succès avec les filles au lycée, il ne s'est jamais réellement intéressées aux filles.

Le volume se termine sur un suspense concernant la relation de Satoshi et du "Prince" avec qui il doit vivre (et avec qui une relation amoureuse est donc inenvisageable). Je dois dire que je suis agréablement surprise par ce manga, et j'ai hâte de lire la suite. Et donc, je décide de mettre la main sur tous les boys love de Ima sortis à Taïwan (si c'est possible). Je croise les doigts que Tohan finisse la série (il ne reste plus qu'un volume!!! Même chose pour Tsuratsura Waraji d'ailleurs...).
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Flore
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Inscrit le : 03 Mars 2008
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Message Posté le : 07/08/14 14:01    Sujet du message: Répondre en citant

Taliesin a écrit:
Il faut avouer que le titre "mon si gentil grand frère", a de quoi faire fuir.


... c'est le cas de le dire Mort de rire
Merci pour tes recs de manga non sortis en français, en tout cas, ça donne des idées Clin d'oeil
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Taliesin
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Message Posté le : 07/08/14 17:20    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne lis pas beaucoup de boys love mais les histoires d'amour entre frères ont l'air légion Mort de rire . Du coup, j'avais très peur. Surtout qu'en plus, la couverture du volume 2 avec les petites fesses du héros bien en évidence ne me donnait pas envie. Mais peu importe, Ichiko Ima, tant pis. Et j'ai bien fait de tenter le coup ^^ . Je me demande ce que valent d'autres de ses BL (j'en ai commandés depuis et j'attends => je prie pour qu'il n'y ait pas d'arnaque). En tout cas, je ne connais pas trop les sorties françaises mais les couvertures ont l'air éloignées de ce type d'histoires Triste .

Merci de lire ces avis sans queue ni tête ^^ . Et tente le manga de rakugo, c'est fun.
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EdenA
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Inscrit le : 07 Nov 2007

Message Posté le : 07/08/14 17:26    Sujet du message: Répondre en citant

World Embryo : Séance rattrapage avec relecture accélérée des tomes 1 à 6 avant d'enchainer sur les 7 à 10. Je sais pas trop que penser de cette série. Elle a d'indéniables qualités (scénario assez riche, pas mal de petites idées plutôt originales) mais à côté de ça, on retrouve pas mal de clichés et autres trucs relous (fan service inutile, etc), ainsi qu'une tendance à rendre compliqué à appréhender un scénario pas si compliqué (peut-être lié à la trad ?).

Graphiquement vraiment pas mal, bien découpée, elle est pourtant bien trop longue à lire. Trop verbeuse, souvent, et pour pas grand-chose. Bref, j'accroche plus qu'un Chrno Crusade du même auteur, mais je suis pas convaincu à 100%. Dommage, car c'est clairement une série d'action avec un bon potentiel, meilleur qu'une bonne majorité sur ce créneau, mais plombé par des tics récurrents de l'auteur, ainsi que quelques choix contestables.
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michael
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Inscrit le : 03 Sept 2002
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Message Posté le : 08/08/14 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

Talies, qu'est-ce que tu es inspirée ! Serais-tu en vacances pour écrire de si longs textes ?? ^^
Je t'avoue ne pas avoir encore tout parcouru en détail mais ton analyse de la misogynie prégnante au sein de Hi Izuru Tokoro no Tenshi m'a passionnée et je lirai sans doute la série en scantrad (alors que je n'aime pas ça).
Enfin voilà, juste pour te dire que tu es lue et même que tes posts sont appréciés Très content
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Taliesin
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Message Posté le : 08/08/14 20:39    Sujet du message: Répondre en citant

@michael: Waaah O_O merci!!! Hi izuru tokoro no tenshi est au début fastidieux à lire. J'avais commencé en scans aussi mais j'ai fini par tout acheter quand j'ai vu un lot à 60€ environ les 10 volumes (il faut savoir que le titre est souvent aux alentours de 100-150€ en édition officiel -__- ). De plus, comme Fumi Yoshinaga l'explique, nombre de ses camarades au lycée ne comprenaient pas du tout l'intérêt de ce manga Mort de rire . Le coup de la misogynie c'est vraiment cette espèce de "misogynie profonde" de détestation de son propre sexe en tant que fille, plus que la misogynie qu'on peut subir au quotidien. C'est ce qui rend l'ambiance vraiment spé dans ce manga. En scans, il y a pas mal de choses mais comme toi j'ai beaucoup de mal >_< . Pourtant, je vais devoir m'y mettre.

Sinon, je ne suis pas en vacances, j'en rêve même (bientôt bientôt)!!! Le quotidien au bureau me frustre et m'ennuie ces temps-ci ^^; je traîne des pieds dans mes tâches. Il m'arrive d'écrire de petits posts en pleine journée, mais pour les longs, ce sont des bouts de pause midi Sourire surtout que l'écran donne en plein passage ^^;. C'est surtout que j'ai eu des lectures intéressantes ces temps-ci, et que j'avais la flemme d'écrire dans mon blog. De plus, j'ai moins de mal à écrire de manière spontanée sur le forum. Je crois que je reste un peu "vieille" pour ce qui est des usages internet Triste . J'aime beaucoup parler de manga, et je me décharge ici en fait... J'ai lu des trucs il y a quelques mois et je trouve dommage de n'avoir rien dit dessus (des Moto Hagio notamment, peut-être que je ferai un retour quand même. Et du Natsume Ono).
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Taliesin
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Message Posté le : 11/08/14 23:49    Sujet du message: Double Mints (Asumiko Nakamura) Répondre en citant


Double Mints de Asumiko Nakamura, one-shot, boys love. Scantradé en anglais.

Asumiko Nakamura est une mangaka que j'ai découverte sur des blogs anglophones de personnes aimant beaucoup est em, Natsume Ono et Fumi Yoshinaga. Il m'a fallu longtemps avant de me laisser tenter notamment avec la sortie de Utsubora chez Vertical, et encore, après avoir lu de nombreux avis positifs. Il faut dire que le dessin de Nakamura ne m'a jamais trop parlé, jusqu'à cette superbe découverte. Au début de cette année, Taifu sort Crazy Affair (toujours pas acheté), un boys love faisant partie des titres plus légers de la mangaka. J'étais d'ailleurs étonnée que Taifu n'ait pas choisi le populaire Doukyuusei.

Etant beaucoup plus séduite par le côté sombre et assez unique de Nakamura, j'ai finalement opté pour Double Mints traduit en chinois par Sharp Point Press, J no Subete n'étant plus du tout édité (snif). D'ailleurs, ça m'étonnerait bien que ce dernier soit un jour traduit en Occident, on trouve déjà dans les 10 premières pages un gros zizi et une proposition pédophile bien gratinée, sans parler de scènes de viols infantiles en plus. Mais le peu que j'ai pu lire en scans m'avait vraiment donné envie.

Double Mints est un boys love faisant donc partie de la face sombre de Nakamura, une face sombre très particulière mais surtout fascinante. Cela se traduit par des yeux vraiment très détaillés (les cils...) mais aussi un dessin fin avec des corps extrêmement longilignes auxquels il faut s'habituer la première fois. Dans Double Mints, Nakamura s'intéresse à deux hommes menant une relation pour le moins singulière, marquée par une forme de domination et d'amour mélangé. Le tout donne une ambiance parfois malsaine.

Dans Double Mints, les deux héros (le blond et le brun pour aller plus vite) portent à l'oral les mêmes nom et prénom, avec une orthographe différente en kanji. C'est le point de départ d'une rencontre tumultueuse entre deux lycéens, l'un blond et plutôt sans histoire, l'autre brun avec un regard vraiment fascinant et plutôt bad boy, se plaisant à maltraiter notre pauvre lycéen blond. Mais ceci est un flashback, car l'histoire se passe dans le présent, alors que les deux hommes ont environ la trentaine. Alors que le blond, devenu cadre, il reçoit en pleine nuit un appel de son "vieil ami" de lycée qui lui demande de l'aider: il vient de tuer une fille se trouvant dans le coffre de sa voiture et a besoin de faire disparaître le corps!

Je dois dire que j'ai été légèrement déçue. Si le point de départ de l'histoire est superbe, et si cette première histoire est particulièrement réussie entre la relation, les flashbacks, ou encore le suspense palpable où je retrouve la Nakamura que j'ai tant aimée dans Utsubora, je suis juste dégoûtée d'apprendre qu'il s'agit en fait d'une première histoire! En réalité, le recueil suit toujours ce même couple, mais dans des histoires différentes, et on voit surtout le brun bad boy dans sa vie de mafieux. C'est l'occasion de voir son boss, un homme plutôt beau gosse mais aussi légèrement sadique (légèrement?), et une effusion de scènes de sexe assez... crues. D'accord, j'étais prévenue: c'est le côté sombre/glauque de Asumiko Nakamura, et c'est un boys love.

J'ai trouvé ces histoires-là surtout prétextes, loin de la première qui était dotée d'un scénario empli de suspense, même si cela permet d'approfondir cette relation bizarre. A vrai dire, je m'attendais à lire une histoire longue durant tout le one-shot, comme dans Utsubora (en vrai une histoire en 2 volumes rassemblés en un seul pour l'édition américaine). Le clou revient surtout à une histoire intitulée Rain où un jeune éditeur travaille pour un écrivain ayant des fantasmes carrément pervers. En revanche, la dernière histoire avec notre couple vedette m'a bien plu. Et puis ces yeux... ces cils quoi. Après, c'est mon ressenti car ce one-shot a vraiment très bonne réputation parmi les fans de Nakamura. J'ai quand même beaucoup apprécié ma lecture mais je dois avouer que je cherchais peut-être plus de suspense.

Sinon, j'ai découvert que Yobidashi Hajime (呼出し一) avec sa couverture d'homme chauve qui gueule, est en fait un manga sur le sumo, dans la veine légère de Asumiko Nakamura (une comédie sentimentale mais pas boys love, prépubliée dans le Morning). Comme il est disponible en chinois, je pense un jour me l'acheter par pure curiosité Mort de rire
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Taliesin
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Message Posté le : 21/08/14 13:44    Sujet du message: Répondre en citant

Quelques dernières lectures en bref, avant de partir en voyage!


Papa told me volume 3 de Nanae Haruno aux éditions Kana

Le volume 3 est le dernier de cette anthologie composée des histoires préférées de la mangaka.
Séduite par le volume 2, je le reste évidemment sur le volume 3. La touche d'imaginaire fait plaisir, en l'occurrence cette histoire avec un lord qui s'échappe de ses fiançailles pour devenir libraire Mort de rire . Ou bien la rencontre avec un chat noir Sourire . L'univers de cette série est extrêmement attachant, et ça donne envie de s'y replonger. J'ai hâte de mettre la main sur le volume 1, le seul que je n'ai pas encore Sourire .


Grimm Douwa Rondo - Rapunzel and the 5 princes (ラプンツェルと5人の王子~恋するグリム童話) (chinois: 長髮公主與5位王子) de Tomoko Hako (箱知子) aux éditions Shinshokan au Japon, éditions Tong Li Comics à Taïwan, one shot, Pour une idée des planches

C'est tout à fait par hasard que j'ai découvert ce manga, en parcourant les nouveautés de l'éditeur sur un site d'achats en ligne. Et en petit, cette couverture m'a intriguée, jusqu'à ce que je trouve des scans qui m'ont convaincue. A vrai dire, je ne savais pas trop de quoi parlerait ce manga, à part son titre avec Rapunzel et Grimm dedans.

Le dessin manga mais très chaleureux m'évoque Kaoru Mori ou encore Aki Irie qui ont commencé dans le Comic Beam d'Enterbrain pour ensuite aller vers le Fellows. J'ai donc pensé que c'était aussi un titre de ces mag, mais en fait non. Sur Baka Updates, on voit que ce titre est typé josei. Le côté détaillé de certaines planches, avec les tapisseries et autres décors évoque clairement Kaoru Mori, même si le design des personnage est différent. Ca fait plaisir, c'est trop joli!!!

L'histoire se passe dans un univers de contes, et reprend certains contes de Grimm. A vrai dire, en voyant le sommaire, je pensais à une adaptation de chaque conte, avec un conte par chapitre (on retrouve Le roi grenouille, Peau d'âne, La belle au bois dormant, Blanche Neige, Raiponce). C'est ce qu'on peut croire, après avoir lu le chapitre 1 mais il n'en est rien. En fait, ce one-shot constitue une histoire à part entière, avec ses contes tous connectés. Les princes se connaissent tous (le prince de l'est, de l'ouest, etc...) et sont les héros de cette histoire.

Les princes sont tous maudits et ont besoin de se débarrasser de leur malédiction. L'un est une grenouille, l'autre a une peau de reptile, un autre est condamné à rester enfant toute sa vie. Le prince grenouille, après s'être délivré de sa malédiction, conseille par exemple le prince de la seconde histoire, celui qui a une peau de reptile. Mais surtout, plus on avance dans le one-shot et plus on comprend que tous et toutes ont été maudits par la même personne: la sorcière noire! Les malédictions sont évidemment délivrées grâce à l'amour véritable, et en cela, le one-shot est tout à fait "Disney" et "conte de fées mignon", très adorable. L'ambiance est douce, imaginaire et très charmant grâce au trait de Tomoko Hako.

Une belle découverte, et un joli moment Sourire . Hako a également écrit un recueil de ce type, mais basé cette fois sur Anderson.


Ecole bleue volume 4 de Aki Irie, série en 4 volumes, Kana

J'ai dû acheter ce dernier volume de Ecole bleue neuf vu que je ne le croisais jamais d'occasion. Depuis plusieurs mois, j'ai jeté mon dévolu sur Ecole bleue alors que je n'avais pas accroché du tout il y a quelques années. Cette série en 4 volumes est constituée d'histoires courtes sur un ou plusieurs chapitres, mais le volume 4 présente un petit épilogue pour tous les personnages. C'est toujours avec plaisir qu'on se replonge dans le monde attachant de Aki Irie, grâce à un dessin très chaleureux. L'histoire la plus touchante du recueil est bien celle avec la petite famille, jusqu'au moment où les 3 fils quittent la maison. Evidemment, on n'échappe pas au fan service avec une maman particulièrement sexy et peu vêtue. Aki Irie, avec Ecole bleue montre surtout son talent pour raconter des petits moments, des petits instants avec beaucoup d'émotion. On quitte donc tout ce petit monde avec l'espoir de relire quelque chose dans ce style un jour Sourire


Comme elles volumes 1 à 5, de Sakura Fujisue, série en 12 volumes chez Delcourt/Akata.

Avec Lollipop, je découvre un autre shôjo Akata sous Delcourt. Ca fait longtemps que j'avais envie de lire cette série, surtout à cause d'un scénario mettant en scène deux héroïnes très différentes l'une de l'autre, évoquant un peu Nana. Et puis, j'aime bien les histoires d'amitié...

Et finalement, je me suis fait avoir! On a Kanori et Kazumi qui se rencontrent le jour de la rentrée, parce qu'elles sont assises pas loin mais surtout à cause de la proximité de leurs noms. Dés lors, les deux filles très différentes sympathisent, assistent à une rencontre organisée et trouvent chacune un copain. Kanori et Kôta, Kazumi et Ena. Seulement, l'amitié s'effrite rapidement au moment où Kanori découvre qu'Ena est un salaud trompant Kazumi.

Kanori est une jeune fille ne faisant pas confiance aux autres et ne se liant pas plus d'amitié que de manière superficielle. Cela est dû à une trahison amicale dont les cicatrices sont encore vives. Elle ne se mêle jamais des affaires des autres mais il s'agit d'une personne qui tente d'être honnête. Sa rencontre avec Kôta est l'occasion de s'ouvrir un peu plus et peut-être d'aider Kazumi. Kazumi, elle, est plutôt solitaire et se ment à elle-même, feignant l'amour parfait. Fille complètement perdue, elle se met à sombrer encore plus après sa rencontre avec Ena. Ce beau garçon très grand profite des filles.

J'ai très vite accroché à ce shôjo du Cookie au ton très réaliste. Beaucoup de monologues, beaucoup de questions, d'introspection aussi. On est dans la tête des deux ados. Rien de "passionnant" en soi mais j'ai beaucoup apprécié cette lecture plutôt immersive. Le ton est réaliste et plutôt dramatique, assez sombre quant à ce que vit Kazumi et son Ena que je trouve manipulateur. Je ne peux m'empêcher de me sentir outrée devant ces personnages de beaux mecs qui se tapent plein de meufs et qui s'en fichent pas mal à vrai dire, un archétype que je trouve dans pas mal de shôjo du Cookie (ou peut-être que c'est aussi vrai dans d'autres mag?).

En fait, ce qui m'intéresse surtout, c'est voir si Kazumi va réussir à s'en sortir, et aussi voir si Kanori et elle redeviendront ou non amies. Les deux filles sont en couple dés le premier volume et c'est surtout l'occasion de voir ces deux histoires d'amour évoluer. Le couple Kanori-Kôta est pour le moment plus équilibré, plus classique que Kazumi-Ena qu'on ne voit que rarement partager des moments véritables autre que le sexe. A vrai dire, je connais personnellement quelqu'un qui aime bien se raconter des histoires et embellir des choses, un peu comme Kazumi qui feint le grand bonheur alors que la plupart du temps, on la voit seule tenter de contacter un Ena qui ne lui répond pas (il est avec une autre le s*l*ud!).

C'est aussi l'occasion pour Fujisue d'aborder quelque chose de grave comme les violences sexuelles qu'on peut vivre en tant que jeune femme. Mais surtout, elle parle de pilule et c'est ainsi qu'on comprend que ce mode de contraception, contrairement à ici, est très peu usité au Japon. D'ailleurs, Kazumi est contrainte de se faire passer pour une étudiante quand elle veut se la faire prescrire.

Fujisue dresse un portrait assez sombre de l'adolescence japonaise. Les familles ne sont pas du tout soudées, les personnages sont seuls, les amitiés plutôt superficielles et même l'amour n'apporte peut-être pas tant de bonheur. En revanche, je me demande comment font les lycéens pour sortir autant au karaoké ou dîner dehors, l'impression qu'ils ont plein de fric. Je me souviens que je n'avais pas cette autonomie financière à cet âge-là et que je passais le plus clair de mon temps chez moi (après j'ai toujours été en retard sur mon âge ^^; ). Et surtout, je ne sais pas si c'est vrai au Japon mais je n'ai pas cette impression de grande expérience sexuelle des jeunes à Hong Kong pour ma part... Après le collège, t'as juste l'impression que tout le monde a déjà couché (personnellement, je n'ai embrassé personne avant le bac Mort de rire ).

Ce que j'aime un peu moins chez Comme Elles, ce sont les histoires courtes de Fujisue n'ayant rien à voir avec la série, d'anciennes histoires. Ca fait moins de Comme Elles à lire Triste . Le dessin n'est pas très varié, et on s'en rend compte en lisant ces histoires bonus: les personnages ressemblent à Kôta, Kanori, etc... Mort de rire (heureusement il n'y a que 2 couples dans sa série principale!). Je ne sais trop comment l'expliquer mais j'accroche bien à Comme Elles et donc, vivement la suite Sourire .
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EdenA
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Message Posté le : 08/09/14 13:41    Sujet du message: Répondre en citant

Erased 1 : Du mal à voir où l'auteur voulait en venir pendant les 3/4 du tome. Pas palpitant mais après un démarrage un peu brouillon, cela gagne en intérêt. La fin est surprenante (je ne l'avais pas vu venir), j'espère juste que cela n'annonce pas du plus classique pour le tome 2. Bref, une oeuvre un peu curieuse mais un thriller pas inintéressant.
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kent
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Message Posté le : 09/09/14 22:15    Sujet du message: Répondre en citant

je viens de relire l'extrait en ligne d'Ad Astra après la publication des cartes wikipédia sur le facebook de ki-oon qui m'intéressaient..
Le dessin ne me dérange pas trop mais ne m'emballe pas vraiment non plus, la mise en page est correct, le scénario me semble intéressant MAIS pourquoi on présente Hannibal comme un bébé qui sait parler, comme un enfant qui n'a aucune peur pour se confronter aux adultes ou leur parler, et pourquoi présente-on des adultes aussi ahuris devant lui...????
Bref, pour cette seule raison, je n'adhère pas et j'ai du mal à me dire que ces choses là ne dérangent pas... Qu'en est-il pour les lecteurs d'Ad Astra ici?
As t'on les mêmes soucis de "réalité" dans Cesare à qui Ad Astra est comparé??
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