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Gemini_
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 01/06/18 13:11    Sujet du message: Répondre en citant

The Bride was a Boy : Dans la lignée de My Lesbian Experience with Loneliness, l'éditeur américain Seven Seas propose un autre blog manga (pixiv ?) très personnel et traitant de sujets LGBT+.
Comme le titre l'indique, nous suivrons Chii, femme trans, dans son questionnement, son parcours pour s'accepter et faire accepter sa nouvelle identité, son traitement médical, son changement à l'état civil, et finalement son mariage. Non je ne dévoile rien, c'est le titre (et la couverture) de ce manga.
Les ressemblances avec My Lesbian Experience with Loneliness s’arrêtent toutefois au format (un tome unique d’environ 150 pages), l’autopublication, et le côté très personnel du récit. En effet, Chii possède une approche à la fois plus positive et plus didactique que Nagata Kabi.
Même si nous sentons que son questionnement ne fût pas sans heurts, et que cela s’est accompagné de moments de grande déprime, Chii bénéficie d’un très grand soutien de la part de son entourage, qu’il s’agisse de sa famille ou de son futur mari. De plus, elle avoue elle-même que dans son cas, les procédures furent assez rapides. Il en résulte un récit lumineux, certes touchant à de nombreux moments, mais avec une héroïne qui va de l’avant et qui finit bien pour tous les protagonistes. Chii possède un trait rond, presque enfantin, très agréable à l’œil, qui participe grandement à cette ambiance. Elle ne vit pas son parcours comme un fardeau mais comme une libération, nous sommes donc loin des crises de Nagata Kabi.
Autre aspect important, donc, le côté didactique. Entre deux scènes du quotidien, l’autrice nous informe sur la communauté LGBT+, la dysphorie de genre, et les conséquences pratiques de la transition d’un point de vue médical ou administratif. Elle s’est elle-même beaucoup renseigné sur tous ces sujets avant de franchir le pas. Elle en profite aussi pour répondre à des questions qui lui sont régulièrement posées (ou comment elle fait lorsqu’elle préfère ne pas répondre à certaines d’entre elles).
Alors, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Pas nécessairement. Nous sentons que le chemin fût long pour en arriver à son état d’épanouissement actuel, et elle se dit chanceuse notamment car son cas rentrait parfaitement dans le cadre de la loi japonaise. En effet, elle partage avec nous des histoires beaucoup plus compliquées que la sienne ; par exemple, le mariage homosexuel étant interdit au Japon, impossible pour une personne mariée de changer de genre auprès de l’état civil.
The Bride was a Boy fût une excellente lecture, à la fois sensible, amusante, et enrichissante. Si la langue anglaise ne vous dérange pas, je vous la recommande chaudement.


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- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
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Cyril
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 22/06/18 06:44    Sujet du message: Répondre en citant



Nouveau manga de l'auteur de Beelzebub (qui n'a pas connu un grand succès au Japon, puisque stoppé au bout de 4 tomes), Hungry Mary a, comme Beelzebub d'ailleurs, un postulat de départ assez barré. Un prêtre et sa fille (ce qui pose déjà souci si on considère que le prêtre ne semble pas vêtu comme un pasteur et doit donc être catholique, et que la mère est habillée comme une religieuse, mais bref...) s'installent à côté de la famille shintoïste du héros, Taiga. Celui-ci tombe vite amoureux de la jeune fille, Anna mais, vu sa timidité et l'inimitié entre les deux familles, il n'ose rien lui avouer.

Quelques années plus tard, leurs relations vont changer lorsque Taiga, devenue lycéen, aperçoit Anna en train de réaliser une sorte d'exorcisme pour rappeler l'esprit de... Marie-Thérèse, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette emprisonnée durant la Révolution. Et elle va se planter en beauté puisque Marie-Thérèse va se retrouver dans le corps de Taiga : lorsque l'âme de l'un est éveillé, c'est dans le corps de l'autre qu'elle agit, et réciproquement.

On reconnaître vite le style de Beelzebub puisqu'on retrouve, dans Hungry Marie, son humour idiot, son côté racaille et certains personnages se ressemblent très fortement. L'auteur en fait d'ailleurs lui-même le constat en dessinant côté à côté Hilda et Marie-Thérèse mais on peut aussi citer Taiga et Oga ou le copain looser du héros qui est un copié-collé de Furuichi. Si on passe là-dessus, ceci dit, on a un manga assez amusant : l'échange des corps propose des blagues classiques mais qui font mouche, de même que les références à d'autres mangas ou dessins animés. Pour 4 tomes, je pense que ça vaut le coup de faire la série.
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Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Cyril
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 01/07/18 16:28    Sujet du message: Répondre en citant



La mode Sherlock Holmes frappe encore avec ce nouveau manga qui met en scène son ennemi le plus réputé (même s'il n'apparaît que dans peu d'histoires), le Napoléon du crime, le professeur James Moriarty.





Traditionnellement représenté ainsi, Moriarty, dans cette version, est beaucoup plus jeune (l'auteur du manga s'amuse d'ailleurs de ce contraste en fin de volume) : il est d'abord un enfant issu d'une famille de basse classe adopté par une famille aristocratique. Le comportement de ce milieu ne va pas le lui rendre particulièrement sympathique et, quelques années plus tard, avec l'aide de ses deux frères, il fait main basse sur l'héritage familial et devient un professeur de mathématique réputé, ce qui cache une réalité de consultant du crime.

Si le personnage reste assez froid, l'auteur tente de nous faire sympathiser avec lui en montrant la laideur de la société victorienne et en faisant participer son héros à deux crimes destinés à punir des hommes abusant de leurs pouvoirs. Les plans sont bien menés (surtout le premier ; je trouve que le second fait un peu trop vite appel aux talents du futur colonel Moran). Reste à voir comment le professeur évoluera et comment l'auteur compte nous présenter sa confrontation avec Sherlock Holmes : évolution de Moriarty vers le crime classique ou opposition entre deux visions de la société ? Ce premier volume est en tout cas intéressant à lire et, si la série ne se limite pas à une succession de crimes géniaux planifiés par le professeur, est plutôt prometteur pour la suite.
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Gemini_
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Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 15/07/18 16:22    Sujet du message: Répondre en citant

Histoires de Femmes T1 : Dernière publication de Masako Yoshi en date chez Black Box. Peut-être la dernière, car je n'ai pas l'impression que ces séries rencontrent le succès. Mais l'éditeur fait au moins un heureux, car si rien ne prédisposait les œuvres de la mangaka à être traduites en langue française, il aurait été dommage de passer à côté. Ce qui me fait penser à toutes les autres Masako Yoshi qui, elles, n'auront jamais droit à une publication chez nous. Mais je m'égare.
D'après ce que j'ai compris de la carrière de l'artiste, elle a vécu sa période la plus faste dans les années 80 avec le magazine Margaret. Histoires de Femmes vient plus tard, au début des années 90, chez un autre éditeur mais surtout pour un public plus adulte.
La série change radicalement de ce que nous pouvons lire. A commencer par son format : le premier tome est entièrement en couleurs, en contient pas moins de 35 histoires de quatre pages chacune.
Une récente discussion avec Taliesin à propos de l'offre shôjo en France m'a rappelé qu'Histoires de Femmes trainait chez moi depuis quelques temps et qu'il faudrait que je m'y mette. J'avoue que le format histoires courtes m'a un peu rebuté au premier abord, mais je trouve au final qu'il s'agit d'une excellente idée. En effet, comme nous pourrions nous y attendre, cela permet de multiplier les personnages et les situations.
Il s'agit d'une succession d'instants de vie. L'auteur nous invite à suivre des femmes adultes, avec un intérêt particulier pour leurs relations amoureuses. C'est étonnant tout ce qu'elle arrive à raconter en seulement quatre pages, réussissant même à nous faire nous attacher à ces personnages. Il y en a vraiment pour tous les goûts, des femmes fortes et indépendantes, d'autres plus fragiles, des adultères, des amours naissants, de vieux couples, et ainsi de suite. Elles travaillent, ont des amants ou préfèrent rester seules, bref cela brasse très large. Certaines écorches même l'image que nous pouvons avoir de la femme japonaise (à mettre en parallèle de l'impact du mouvement #metoo au Japon) justement parce qu'elles ne se laissent pas marcher sur les pieds.
Si j'avais un reproche à faire concernant les situations mises en scène par la mangaka, c'est qu'elle nous dépeint plusieurs cas d'hommes mariés ou fiancés couchant avec d'autres femmes, mais jamais l'inverse. Peut-être parce que les hommes sont moins fidèles, ou parce que l'attirance des hommes pour des femmes plus jeunes fait qu'ils ont plus de chance qu'elles d'être en couple, mais cela aurait pu être intéressant de présenter aussi la relation inverse. Néanmois, l'amante n'est jamais présentée comme une briseuse de ménage, contrairement à ce que nous pourrions voir dans d'autres séries ; l'auteur éprouve énormément d'empathie pour ses héroïnes.
La diversité des situations fait que nous ne retirerons pas la même chose de chaque histoire. Certaines jouent plus sur un côté mignon et fleur bleue malgré l'âge des protagonistes, d'autres parlent de ruptures se déroulant plus ou moins bien ce qui suggère un aspect dramatique plus marqué. Enfin, il y a des passages misant surtout sur l'humour, comme celui où une femme tombe amoureuse à la piscine municipale d'un garçon beaucoup plus jeune qu'elle (et j'insiste sur le beaucoup). En tout cas, c'est bien plus mature et réaliste que la majorité des titres destinés au public féminin publiés en France, ce qui suffit à le rendre digne d'intérêt.
Vous l'aurez compris, j'ai passé un bon moment. Il me reste deux tomes à parcourir, qui d'après leur sous-titre respectif se consacreront apparemment moins aux relations amoureuses (même si ce premier volume ne se limitait pas à ça). Après, comme il s'agit d'histoires courtes, je pense qu'il vaut mieux picorer la série, lire quelques chapitres d'un coup puis laisser reposer et recommencer plus tard. Mais il me tarde de découvrir la suite.


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Tuc
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Inscrit le : 30 Juil 2006

Message Posté le : 03/08/18 13:09    Sujet du message: Répondre en citant



Je me suis laissé tenté par Blue Corner, de feu Jiro Taniguchi (c'est évidemment parce que c'est lui que je me suis laissé tenté), même si j'avais lu récemment un mauvais avis général sur la collection Pika Graphic dans laquelle est sortie ce one shot

Je ne connais de Taniguchi que Trouble is my business, et ici on est dans quelque chose de franchement sombre et glauque là ou TIMB était déjà dans une ambiance polar noir

On suit un boxeur alcoolique, on apprend 2/3 petites choses sur lui mais au final pas grand chose, on suit son parcours pour être champion du monde mais le scénario fait plus que que tiré par les cheveux... pas convaincu par l'histoire mais en tout cas rien à dire sur l'édition de mon point de vue, et par contre les dessins sont sublimes
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michael
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Inscrit le : 03 Sept 2002
Localisation : alsaco-moselane

Message Posté le : 04/08/18 09:15    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Je ne connais de Taniguchi que Trouble is my business


Choqué Choqué Choqué

J'ai relu ces derniers mois Le journal de mon père et surtout Quartier lointain, ce sont deux bouquins absolument magnifiques, je me suis rappelé pourquoi j'écrivais partout que c'étaient des chef-d’œuvres à l'époque de leurs sorties.

D'ailleurs nous n'avions pas évoqué le décès de l'auteur sur le forum mais son annonce m'a mis un petit coup. Il faut que je relise Un zoo en hiver.
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"Rien que d'être vivant, de respirer ce jour-là, c'était une vérité qui était comme un inexprimable miracle".
L'audacieux jeune homme au trapèze volant, William Saroyan
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Tuc
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Inscrit le : 30 Juil 2006

Message Posté le : 04/08/18 20:02    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne suis pas fan de titre comme Quartier Lointain, je ne sais pas pourquoi alors que je reconnais le trait exceptionnel de l'auteur je suis plutôt aller vers des oeuvres atypiques chez cet auteur

Ceci dit il serait peut être temps que je m'y mette

Moi aussi l'annonce de son décès m'a mis un coup, après c'est ça de vieillir, on commence à connaître les personnalités qui décedent
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EdenA
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Inscrit le : 07 Nov 2007

Message Posté le : 07/08/18 19:38    Sujet du message: Répondre en citant

Personnellement je préfère la partie "nature" de son oeuvre, Seton notamment que j'avais beaucoup aimé. Quartier lointain par exemple ne m'avait pas trop touché.
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Baboo
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Inscrit le : 02 Avr 2003
Localisation : Devant mon écran

Message Posté le : 07/08/18 23:07    Sujet du message: Répondre en citant

michael a écrit:
Citation:
Je ne connais de Taniguchi que Trouble is my business


Choqué Choqué Choqué

J'ai relu ces derniers mois Le journal de mon père et surtout Quartier lointain, ce sont deux bouquins absolument magnifiques, je me suis rappelé pourquoi j'écrivais partout que c'étaient des chef-d’œuvres à l'époque de leurs sorties.

D'ailleurs nous n'avions pas évoqué le décès de l'auteur sur le forum mais son annonce m'a mis un petit coup. Il faut que je relise Un zoo en hiver.


Dans la série #confession, j'avoue moi aussi n'avoir jamais lu de Taniguchi ; à vrai dire, le fait qu'il n'y ait pas de format poche m'a toujours gêné pour commencer cette œuvre Neutre .
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Bp aimera un jour les mangas !! [MAJ faite le 15/03/06]
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Natth
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Inscrit le : 04 Mai 2008

Message Posté le : 09/08/18 00:50    Sujet du message: Répondre en citant

Whispering : J'ai hésité à acheter ce manga, je pensais que le sujet ne me parlerait pas. Mais finalement j'ai bien aimé le début de cette série. Je crois que cela vient du fait que les relations entre les personnages sont très diverses, évoluent rapidement et de façon bienveillante. Au début, Kôji, un lycéen, rencontre Daichi, un petit garçon qui entend les pensées de tout ce qui l'entoure (humains, animaux, choses...). Kôji avait le même pouvoir que lui dans son enfance, ce qui l'a poussé à se replier sur lui-même, à se méfier des autres, à les garder à distance en s'efforçant de ne pas s'y attacher.

Et puis, après sa rencontre avec Daichi, il se déplie. C'est vraiment l'impression qu'il m'a donné. Il veut aider Daichi, mais son monde affectif semble s'étendre par la même occasion. Il se lie à la famille du petit garçon, il se rapproche de ses amis, il s'ouvre à de nouvelles rencontres... Ces relations sont souvent de type différent (ado/enfant, ado/adulte, ado/ado, enfant/adulte...), ce qui enrichit le manga à mon avis. Il nous permet de découvrir un large panel de relations humaines, plus important que s'il était resté dans le monde lycéen ou celui des adultes.

Des difficultés se présenteront sur leur route et tout ne se résoudra pas facilement je pense. Chaque rencontre ne peut pas toujours bien se passer et chacun porte en soi des sentiments ou des pensées qui peuvent heurter ceux qui ont le pouvoir de les entendre. Cependant, j'ai gardé l'impression d'un manga très humain, doux sans être naïf, avec une vraie profondeur.
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shun
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Inscrit le : 01 Sept 2002
Localisation : charleroi la ville noir

Message Posté le : 09/08/18 01:07    Sujet du message: Répondre en citant

Il me botte bien Mais j'attends un peu avant de me lancer pour voir si ça tiens sur la durée.
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 09/08/18 15:35    Sujet du message: Répondre en citant

@Natth: Whispering me rebutait pour son dessin que je trouvais extrêmement froid et quelconque en fait. mais j'avoue que le côté amitié mis en avant et la douceur évoquant Le pacte des yôkai m'ont donné envie de tenter le titre Très content ! Ton post ici aussi me parle beaucoup ^^ ! Sur Twitter, j'avais lu des choses tellement enthousiastes... mais en même temps, tout le monde s'emballe très vite dessus et avec le peu de caractères, c'est dur de faire +nuancé. Et puis l'effet bulle de filtres fait que tu dépends beaucoup des retweets de l'éditeur ^^; donc forcément... Whispering et Eclat(s) d'âme sont deux titres qui me font le plus envie chez Akata en ce moment avec Le secret de l'ange et PEUT ETRE Aromantic (Love) Story (bien que le love me fasse peur). Evidemment, je vais surtout compléter Jumping ^__^
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Natth
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Inscrit le : 04 Mai 2008

Message Posté le : 09/08/18 17:57    Sujet du message: Répondre en citant

Graphiquement, c'est vrai que le trait peut paraître très classique, voire un peu banal. Mais les bouilles des petits sont toujours adorables, surtout lorsqu'ils sont avec des animaux Moqueur. Je trouve que la mangaka sait se montrer très expressive sur ces passages-là, plus qu'avec les adultes ou les adolescents. En lisant le manga, j'ai aussi beaucoup pensé au Pacte des Yokaï, cela ne m'étonne pas que tu compares les deux.
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Therru
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Inscrit le : 25 Avr 2007
Localisation : Liège

Message Posté le : 14/08/18 21:47    Sujet du message: Répondre en citant

Parasite/Rouge Éclipse : Grâce à Netflix, je me suis essayée à la fois à l'adaptation en animé de Parasite (en général je ne regarde que les productions originales style Samurai Champloo) et à une adaptation en drama-live de Rouge Éclipse.

Je préfère généralement de loin la version papier, parce que tout ce qui relève du cadrage, de l'action et de l'émotion est généralement mieux retranscrit par l'auteur d'origine. "Seven Deadly Sins", dont l'anime est aussi dispo sur Netflix, est tout mou par rapport à la version papier et fait plus "gamin", notamment.

Néanmoins, même si ces deux manga (Parasite et Rouge Éclipse) n'ont rien en commun dans leur thématique ou autre, ils partagent chacun un dessin qui m'a particulièrement laissée indifférente (Rouge Éclipse) ou carrément rebutée (Parasite). Ce pourquoi je me suis laissée tentée par leur version animée/live.


Parasite a beau être doté d'un scénario intéressant (qui inspirera clairement toute une gamme de titres adeptes des combats urbains avec des créatures pour illustrer un propos social ou une réflexion sur la nature humaine, comme Tokyo Ghoul et Ajin), le graphisme et l'émotion dans la version papier, c'était pas trop ça. Assez figé, une difficulté à faire passer l'émotion et le ton des scènes, des cadrages pas top, et surtout des designs de personnages juste laids (hommes comme femmes, mais surtout les femmes). Bref, on me l'avait beaucoup vendu à une époque, et j'avais été assez déçue à ma lecture.

L'anime corrige tous les défauts que j'avais pu lui trouver. Un bien meilleur arc du personnage principal (rien que le fait de lui ajouter des lunettes pour lui enlever après sa transformation montre une profonde capacité d'appropriation de l'oeuvre pour la rendre plus cohérente), des passages assez fidèles mais débarrassé des fioritures de narration du manga, beaucoup plus de nervosité dans les scènes d'action, bien plus d'émotions dans les regards et dans les gestes, des petits détails par-ci par-là pour rendre le tout plus vivant, une modernisation également au niveau vestimentaire pour coller plus à notre époque moderne (l'original date de 1990 et ça se voit dans le style des personnages)... Honnêtement, c'est une des rares fois où je me dis que la version animée est infiniment supérieure à la version papier, avec bien plus d'humanité. Ah oui, et l'opening est une tuerie également.

Pareil pour Rouge Éclipse, la première fois où je regarde une adaptation live d'un manga. Ce qui m'avait rebuté dans la version papier, c'est l'exagération des traits du corps et du visage du personnage "laid" du manga, qui est dessiné comme un crapaud. Dans la version live, c'est une fille rondelette qui ne prend pas soin d'elle, mais sa "laideur" est avant tout retranscrite par son regard, son maintien et ses interactions avec les autres, qui changent du tout au tout selon la personne qui se trouve dans le corps. Je trouve les acteurs d'ailleurs plutôt bons, on voit immédiatement dans leur jeu quel rôle ils jouent selon les caprices de la lune. J'ai été agréablement surprise par cette histoire, que je n'aurais jamais terminé dans sa version papier. La version live se prête infiniment mieux à cette histoire, à mon sens, ou plutôt le trait de l'auteur ne parvenait pas à dégager la même émotion sur papier.

Bref, je revois largement un peu mon avis sur ces adaptations, que j'ai toujours considéré comme des simples produits dérivés qui se contentent de porter une histoire à l'écran sans conviction. Ces deux séries me donnent tort, car elles parviennent à s'approprier l'histoire d'origine pour la sublimer à travers leur médium, comme beaucoup de films le font déjà pour les romans.
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Therru
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Inscrit le : 25 Avr 2007
Localisation : Liège

Message Posté le : 14/08/18 21:49    Sujet du message: Répondre en citant

Parasite/Rouge Éclipse : Grâce à Netflix, je me suis essayée à la fois à l'adaptation en animé de Parasite (en général je ne regarde que les productions originales style Samurai Champloo) et à une adaptation en drama-live de Rouge Éclipse.

Je préfère généralement de loin la version papier, parce que tout ce qui relève du cadrage, de l'action et de l'émotion est généralement mieux retranscrit par l'auteur d'origine. "Seven Deadly Sins", dont l'anime est aussi dispo sur Netflix, est tout mou par rapport à la version papier et fait plus "gamin", notamment.

Néanmoins, même si ces deux manga (Parasite et Rouge Éclipse) n'ont rien en commun dans leur thématique ou autre, ils partagent chacun un dessin qui m'a particulièrement laissée indifférente (Rouge Éclipse) ou carrément rebutée (Parasite). Ce pourquoi je me suis laissée tentée par leur version animée/live.


Parasite a beau être doté d'un scénario intéressant (qui inspirera clairement toute une gamme de titres adeptes des combats urbains avec des créatures pour illustrer un propos social ou une réflexion sur la nature humaine, comme Tokyo Ghoul et Ajin), le graphisme et l'émotion dans la version papier, c'était pas trop ça. Assez figé, une difficulté à faire passer l'émotion et le ton des scènes, des cadrages pas top, et surtout des designs de personnages juste laids (hommes comme femmes, mais surtout les femmes). Bref, on me l'avait beaucoup vendu à une époque, et j'avais été assez déçue à ma lecture.

L'anime corrige tous les défauts que j'avais pu lui trouver. Un bien meilleur arc du personnage principal (rien que le fait de lui ajouter des lunettes pour lui enlever après sa transformation montre une profonde capacité d'appropriation de l'oeuvre pour la rendre plus cohérente), des passages assez fidèles mais débarrassé des fioritures de narration du manga, beaucoup plus de nervosité dans les scènes d'action, bien plus d'émotions dans les regards et dans les gestes, des petits détails par-ci par-là pour rendre le tout plus vivant, une modernisation également au niveau vestimentaire pour coller plus à notre époque moderne (l'original date de 1990 et ça se voit dans le style des personnages)... Honnêtement, c'est une des rares fois où je me dis que la version animée est infiniment supérieure à la version papier, avec bien plus d'humanité. Ah oui, et l'opening est une tuerie également.

Pareil pour Rouge Éclipse, la première fois où je regarde une adaptation live d'un manga. Ce qui m'avait rebuté dans la version papier, c'est l'exagération des traits du corps et du visage du personnage "laid" du manga, qui est dessiné comme un crapaud. Dans la version live, c'est une fille rondelette qui ne prend pas soin d'elle, mais sa "laideur" est avant tout retranscrite par son regard, son maintien et ses interactions avec les autres, qui changent du tout au tout selon la personne qui se trouve dans le corps. Je trouve les acteurs d'ailleurs plutôt bons, on voit immédiatement dans leur jeu quel rôle ils jouent selon les caprices de la lune. J'ai été agréablement surprise par cette histoire, que je n'aurais jamais terminé dans sa version papier. La version live se prête infiniment mieux à cette histoire, à mon sens, ou plutôt le trait de l'auteur ne parvenait pas à dégager la même émotion sur papier.

Bref, je revois largement mon avis sur ces adaptations, que j'ai toujours considéré comme des simples produits dérivés qui se contentent de porter une histoire à l'écran sans conviction. Ces deux séries me donnent tort, car elles parviennent à s'approprier l'histoire d'origine pour la sublimer à travers leur médium, comme beaucoup de films le font déjà pour les romans.
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