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{Akata}, ex-Delcourt et le reste (8)
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 12/08/12 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Aniki a écrit:
Moi je n'ai rien contre lui, sans être forcément partisan de ses idées, et j'ai sincèrement apprécié le paragraphe dont je parle plus haut (et idem pour la démonstration de seppuku), tellement extravagant, justement, que ça ne s'invente pas !

Ah oui, ce passage est génial ^^ !!! Mais en effet, ses interventions valent souvent le détour Sourire . Après, il a une tendance quand même à légèrement grossir les choses, ses discours sur Fukushima notamment ^^; ... et le monde de l'édition manga en parallèle ^^;

Enfin, le coup du geek gros consommateur, je trouve qu'il n'a pas totalement tort sur le sujet Dominique, après il y a des manières de faire passer des idées mais globalement, il opte pour un ton, je pense, volontairement provocateur. Le personnage me plaît quand même assez, je peux ne pas tout partager comme lui, évidemment, mais sa manière de dire les choses brute de décoffrage ne me déplaît pas Sourire. Ca change un peu car tout est tellement dit avec langue de bois surtout aujourd'hui... Après, il fustige surtout une certaine catégorie de shônen, ceux formatés par le Jump avant tout. Enfin, pour ce qui est du shôjo, il n'en pense peut-être rien parce que Akata en est un grand éditeur? Mort de rire Mais en même temps, c'est un genre qui l'intéresse tout de même depuis un moment, en témoigne son époque chez Tonkam.
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 12/08/12 11:21    Sujet du message: Répondre en citant

Personnellement, le côté provocateur de Veret me gonfle. Mais je ne le retrouve pas dans cette interview et c'est peut-être pour ça que je l'ai trouvée intéressante, notamment le passage sur Coq de combat.

Pour les shojos, je suis un peu mitigé sur Akata en ce moment. J'avais un peu de retard sur mes lectures et j'ai lu ce week-end 2 tomes d'A fleur de peau et un du pacte des yokaïs : ce sont 2 excellents shojos, avec des personnages et des thématiques fors. Mais à côté, je trouve qu'il y a pas de plus en plus chez l'éditeur des shojos avec un thème-prétexte. Ce thème (je fais des sushis, du shiatsu, j'aime me battre, je suis trop grande...) est censé donner de l'originalité au manga mais cela se fait au détriment des personnages que je trouve creux et stéréotypés au possible - à l'inverse des 2 premiers mangas cités ou de la plupart des shojos actuels de Kana.
_________________
Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 12/08/12 13:12    Sujet du message: Répondre en citant

L'originalité des shôjo Akata est mise en avant dans leurs publicités, mais à l'intérieur des volumes, je la cherche encore Mort de rire
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 12/08/12 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'en lis pas assez pour pouvoir parler de leur shôjo mais je rejoins assez ce point de vue, surtout les dernières licences (au feuilletage, au pitch, et puis moi qui ne suis pas du tout histoires d'amour aussi... j'ai même énormément de mal avec Le sablier qui pourtant fait l'unanimité). Par exemple, Otomen qui est finalement une banale comédie romantique. En fait, il y a toujours un "petit détail" mais c'est au début, et ensuite, souvent, on a une histoire d'amour en fait. Je n'ai pas essayé Mitsuko Attitude bien que l'humour pipi caca m'attire beaucoup (oui je sais ce n'est pas très fin... mais en même temps, on ne peut pas dire que je fais dans la finesse avec des lectures telles que The Goon ou Preacher ...) mais quand j'ai feuilleté, et au vue des chroniques, il y a toujours des histoires de coeur en fond et du coup ça me ... fait fuir.

A fleur de peau est clairement un des titres intéressants du catalogue, bien que je n'y accroche pas du tout. J'ai lu 3 volumes, et j'ai beaucoup de mal à entrer dedans. Mais après, pour ce titre, je suis consciente que c'est une histoire d'affinité. Le pacte des yôkai, j'en suis diablement fan... je ne les lis pas vite car il n'y a rien d'addictif dans le scénario du manga, mais lorsque lecture se fait, c'est avec un plaisir... waouw. Puzzle est un shôjo super intéressant dans sa construction, et très bien écrit. Je n'accroche par contre pas du tout aux personnages, qui sont pour la plupart des étudiants esseulés qui recherchent un peu de chaleur dans leur vie mais c'est encore inhérent à moi (je ne suis pas très "sentiments", de même Strangers In Paradise dont je reconnais les qualités, en comics... mais c'est pas pour moi, j'arrive pas à être "ébranlée", bouleversée). Enfin, un shôjo que je ne soupçonnais pas génial jusqu'au "matraquage" (et merci Clin d'oeil ) de SHK, c'est Simple comme l'amour... Et ça, c'est vraiment très "Akata" pour le coup =) et vivement le volume 12!!! Chez Akata, je l'ai dit quelque part, mais j'aurais bien vu le manhwa Dokebi Bride dans leur catalogue Sourire les dessins, l'histoire, le côté "shaman" tout ça quoi Clin d'oeil !!!!

Enfin, pour ce qui est de Dominique, c'est sûr que son côté provoc' peut soûler. Mais en même temps, il ne laisse pas indifférent Clin d'oeil
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 12/08/12 15:16    Sujet du message: Répondre en citant

Otomen, j'aime bien ; mais c'est plus grâce aux personnages sympathiques et amusants qu'au scénario, effectivement assez basique. Puzzle, j'aimais beaucoup au début mais, au fil des volumes, j'ai été complètement perdu. J'achète toujours mais je me lirai le tout à la suite quand la série sera finie.

Il y a aussi le cas Switch Girl, le shôjo qui, je crois, se vend le mieux tous éditeurs confondus. Pour moi, c'est un manga complètement superficiel, loin des thèses qu'Akata prétend vouloir défendre et qui est surtout là pour faire des ventes Le manga n'est pas complètement mauvais (mais très inégal, avec des passages poilants et d'autres très lourdingues) mais je ne le trouve pas cohérent avec le reste du catalogue d'Akata.
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Aniki
Mangaversien·ne


Inscrit le : 23 Nov 2003

Message Posté le : 12/08/12 15:55    Sujet du message: Répondre en citant

Bah... en quoi Switch Girl serait moins cohérent qu'Otomen ?
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 12/08/12 17:31    Sujet du message: Répondre en citant

Les personnages d'Otomen se posent des questions sur leur façon de vivre en dehors des normes : c'est quelque chose qui est cohérent avec certaines réflexions d'Akata (même si pas trop avec le discours sur les admirables mâles virils à l'ancienne).

Pour Switch Girl, il y a un peu cet aspect mais pas tellement : Nika n'a aucune envie de vivre en mode off en permanence. Quand elle est en mode on, ce qui est quand même le cas la plupart du temps, elle se préoccupe de mode, des derniers gadgets à la mode... Pas mal de choses que critique souvent Akata. Le mode off me semble surtout là pour son côté comique. Et il y a aussi le schéma répété (heureusement, il semble avoir disparu depuis quelques volumes) enlèvement-tentative de viol-sauvetage qui, même s'il n'excuse pas le viol, contrairement à d'autres, tend, je trouve, à minimiser sa gravité : les personnages s'en sortent toujours sans traumatisme et ne portent jamais plainte, comme si les punitions bizarroïdes infligées par Nika se suffisaient à elles-mêmes. Les deux mangas sont assez différents mais je trouve qu'A fleur de peau traite le sujet bien plus intelligemment alors que Switch Girl le fait par dessus la jambe.
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Saishû Heiki Kareshi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 02 Déc 2002

Message Posté le : 03/09/12 16:00    Sujet du message: Répondre en citant

*touss touss*
Bon, il est temps de répondre à ce sujet... Attention, je pense que ça va être (très ?) long (et que je vais avoir la flemme de me relire pour l'ortho, sorry...). Je voulais faire ça le soir chez moi, mais je trouve pas la motivation, donc tant pis, ça sera sur les horaires de boulot !

moudidoung a écrit:
Je trouve l'initiative assez surprenante. Akata-Delcourt n'est pas une maison d'édition militante au sens strict : la majeure partie de ses mangas n'ont pas de message militant particulier.


Comme tu le dis, au sens strict, peut-être que notre catalogue n'apparait pas "militant". En tout cas, pas bêtement militant. Mais les choses sont plus compliqués. Par exemple, ici, on n'aime pas trop les mouvements inutilement militant et trop revendicateur. Ca a tendance à être trop caricatural, et à paradoxalement renforcer les clichés (genre, les "idiotes de féministes à outrance"... Hum... Pardon...).

Cela dit, on publie chacune de nos séries avec une vision. Sans tomber dans le "militantisme", chacune d'entre elle a une raison d'être bien particulière dans notre catalogue. Qu'elle soit éducative, visionnaire, historique ou en miroir de la société... Tous les titres, sans exception (sauf peut-être "L'oeil du loup", mais c'était intéressant à publier surtout pour le côté "mélange d'influence". D'ailleurs, c'est assez révélateur que celui-ci m'apparaisse d'emblée. Cela veut bien dire ce que ça veut dire : on sait précisément pourquoi on a publié chaque titre et ce que cela évoque socialement. Y compris "Switch Girl !!", mais je répondrais à Cyril sur ce point plus tard dans mon message).

Donc, tout dépend de ce qu'on appelle "militantisme", mais il ne faut pas oublier que nous avons publié et publions encore : Ki-itchi, L'affaire Sugaya, Journaliste, Charisma, Enfant Soldat, Imbéciles Heureux, Coq de combat, Mitsuko Attitude, Flic à Tôkyô, Larme Ultime, Fragment, Inugami, Je ne suis pas mort, Mon vieux, Un bol plein de bonheur etc...

Le truc, c'est qu'on est "au milieu". Tu as d'un côté, les Cornélius et IMHO (dont le travail est 100% honorable), mais dont le côté bobo/intello ne nous correspond pas. De l'autre, tu as la surproduction de masse chez les gros éditeurs (Pika en tête ?), qui se fout complètement de son lectorat. Notre démarche, notre envie, c'est de n'être ni d'un côté, ni de l'autre. C'est la Voie de l'équilibre, de l'Harmonie. Mais c'est aussi la voie la plus difficile, car elle n'existe plus beaucoup dans le monde contemporain. C'est probablement la même chose dans le cinéma, la musique. Pourtant ce qui est particulièrement intéressant dans le support manga, c'est justement cette capacité à être à la fois "profondément grand public" (populaire, dans le sens "pour le peuple"), et en même temps réellement ancré dans une démarche artistique et/ou éducative. C'est peut-être un peu la même chose dans les séries TV depuis ces 5/6 dernières années. Mais en France, ces derniers temps, cet équilibre a tendance à être rompu. Parce que tout est fait par les mass-média pour rendre les gens cons, parce que le système éducatif ne donne plus aux jeunes les bases nécessaires pour analyser et comprendre par leurs propres moyens etc etc... mais ça va nous pousser trop loin alors j'arrête sur cet aspect là.

Donc non, notre catalogue n'est pas "militant" dans le sens que tu l'entends, mais il est pensé et calibré pour être "initiant" (on va dire ça comme ça ?), pour essayer de réveiller les gens, peut-être pour entrouvrir une porte, et inviter les lecteurs à creuser par eux-mêmes ensuite ? Car l'assistanat, c'est pas non plus la solution. Dans cette démarche, secouer un peu les lecteurs, ce n'est donc pas du tout illogique. Et c'est complètement cohérent avec les titres qu'on publie (même en shôjo, quand on publie "Comme elles", ça a un côté un peu "putain mais réveille-toi pauvre fille !!").

EdenA a écrit:
Moi c'est un commentaire éditorial à la fin de "Mon Vieux" qui m'avait bien brusqué. Blindé de stéréotypes, faisant l'éloge de papa bourrus à l'ancienne qui ont de grosses "corones" et qui ne parlent jamais (comme le personnage du manga), tout en crachant sur les papas actuels jugés trop mous.

Je simplifie probablement un peu le propos, ne l'ayant plus en tête, mais dans le genre prise de position déplacée assénée au lecteur sans aucun recul, ça se posait là.


Ce qu'il y avait de très drôle dans cette postface, c'est justement qu'on publie aussi "Un drôle de père". C'est excellent !!! J'adore ce genre de chose. On publie "Mon Vieux" et "Un drôle de père", et ces deux titres fonctionnent parfaitement en miroir. C'est quoi, être un père ? On pose la question à nos lecteurs, via notre catalogue. La réponse juste et parfaite ? Elle n'existe probablement pas, et elle dépend de chacun. De chaque couple même, de chaque famille, je dirais. Mais avoir cette capacité à jouer doublement sur les clichés, c'est ça la parfaite voie du milieu. D'ailleurs, cette postface, elle n'a pas été écrite par Dominique. Elle a été écrite par quelqu'un qui n'a pas connu son père, et qui est un vrai papa poule !!! Donc, c'est en réalité triplement intéressant, et ça soulève plein de questions. Faut-il prendre cette postface au premier degré ? Peut-être pas... En tout cas, le but est de faire réagir, et ça marche plutôt bien, manifestement. De toute façon, quand on lit "Mon Vieux" jusqu'à la fin, on se rend compte de l'amour inconditionnel que ce personnage porte pour ses enfants et sa famille en général. Putain mais cette série, tu la reposes, et t'es juste en train de chialer comme pas possible. Cette oeuvre, c'est aussi une invitation à regarder certains pères avec un autre regard, comme un dialogue qui peut s'imposer entre les générations.

Cosmos a écrit:
Il y avait eu une petite polémique du même genre il y a quelques mois, là aussi dans un texte de présentation d'une vidéo sur Fukushima, qui qualifiait les geeks d'egoneuneus consommateurs. Juste après toute une série de news qui vantait à fond le côté geek de Princess Jellyfish, c'était assez comique.

D'un côté je suis d'accord aussi avec le message. De l'autre, étant donné que les lieux de discussion sur Internet sont déjà le royaume du petit troll facile et des commentaires passifs-agressifs, verser dans une forme de provocation similaire ne me semble pas le meilleur moyen de faire passer ce message. Je n'ai pas la solution ceci dit.


Le truc, c'est que "Princess Jellyfish", en réalité, c'est quoi ? C'est une histoire qui invite des geekettes à sortir de leur monde fermé, à se prendre en main et à s'ouvrir aux autres. C'est fait de force, elles sont violentées et n'ont pas le choix. L'auteur ne leur dit pas de changer, elle leur dit "OK, vous êtes OK comme vous êtes, mais ne vivez pas comme ça". Ce sont deux choses différentes : vivre en accord avec soi-même, ça ne veut pas dire vivre en dehors du monde. Et c'est là toute la subtilité de cette oeuvre. Et c'est donc pour ça que c'est pas incohérent comme démarche. Tu "racoles" un certain lectorat, puis tu le remues. C'est une manière de leur dire que tu tiens à eux. C'est une manière de dire "Réveillez-vous, vous valez mieux que ce que veulent vous faire croire les médias". Le problème, aujourd'hui, c'est que si ton propos est en demi-teinte, les gens ne captent souvent pas. Ou alors, ils ne réagissent pas. C'est pas pour rien que les médias tombent dans le surenchère gratuite visuelle & co. Est-ce bien ? Peut-être pas... Et nous n'avons pas non plus la réponse parfaite à cette question. En tout cas, on continue à essayer, à partager nos convictions. On s'ajuste si nécessaire, on apprend aussi. C'est comme ça qu'on peut grandir, tous ensemble.

Flore a écrit:
Je suis du genre à ne pas boycotter d'éditeur pour des raisons X ou Y, donc je vais pas arrêter à acheter leurs titres demain, mais effectivement, ça m'irrite qu'ils passent des messages de ce type. Pas tellement qu'on me traîte de Bisounours, mais plutôt du message anti-nucléaire non-argumenté de type "nya nya Fukushima", qui fait très très Bisounours aussi.


Bon, le truc, c'est que notre métier, c'est avant tout de publier des livres. En publiant des livres, on invite à la réflexion. Si le sujet intéresse, c'est aux lecteurs d'aller approfondir la question. Argumenter sur le nucléaire, ça demande profondément du temps. On a donné des liens, des ressources, pour ceux que ça intéresse. Mais on ne va pas non plus mâcher tout le boulot. Il y a une réalité : c'est qu'en France, le sujet est tabou, avant tout parce que l'exportation du nucléaire et des technologies qui vont avec est trop important dans la balance commerciale du pays. Du coup, c'est censuré, et tout ce qui est publié sur le sujet est à prendre avec du recul.

Il y a une autre réalité : c'est que la situation à Fukushima n'est pas encore réglée, et que dans les pires hypothèses, le scénario est dramatique pour l'humanité toute entière. Le sujet est tabou au Japon aussi, parce que la plupart des politiciens japonais ont leur retraite (= parachute doré ?) dans le lobby du nucléaire japonais.

A partir de là, comment on peut avoir un débat complètement objectif ?
Moi, j'invite déjà à suivre les news de ce site :
http://fukushima-diary.com/
Parfois, il y a des trucs, c'est carrément "gore" (d'un point de vue éthique et psychologiquement parlant).

Sinon, dans le genre, même si on n'est pas sur le même genre de "technologie", y aussi ça à regarder :
http://www.youtube.com/user/AfterApocalypseMovie
(mais la conclusion du film est pleine d'espoir)

Le monde change, le monde a besoin de changer, et vite. Etre "bobo écolo", c'est idiot, c'est comme je le disais plus haut : c'est pas constructif, et il faut aller plus loin et se poser les bonnes questions. Le côté "babacool fumeur de pétard", très peu pour nous ! Il faut être dans le concret et l'action, aujourd'hui. Chez Akata, on vit les valeurs qu'on véhicule, mais je n'irai pas plus loin car ça rentre beaucoup dans le cadre de la vie personnelle. Concrètement, et parce que c'est un exemple parlant, on vient d'organiser dans notre village une fête. La fête des enfants. Ca fait 5 ans. C'est un boulot de dingue, et c'est fait complètement bénévolement. Ca représente 3 mois d'organisation, ainsi qu'une énergie et une présence sur place le jour même absolument dingue. En quoi cela a un rapport avec le nucléaire ? Directement, aucun. Mais ça rentre dans une démarche de "reconstruire du lien social", se bouger, trouver des réponses localement. Parce que la réalité, c'est que c'est par l'intérieur, par le peuple, que les choses peuvent vraiment bouger, par du "concret".

Gemini a écrit:
Sauf quand il fustige les adultes qui lisent du shônen, lassant. Quid des adultes qui lisent des shôjo ?


Il ne fustige pas les adultes qui lisent du shônen, il fustige les adultes qui ne lisent QUE du shônen. Ce n'est pas du tout la même chose, et c'est hélas une réalité. Suffit de voir comment il est difficile d'imposer un seinen en France aujourd'hui.

Quant au shôjo, de fait, je pourrai répondre la même chose. Mais il y a une autre réalité : c'est qu'à public égal, le shôjo manga est en moyenne un genre qui est beaucoup plus en miroir de la société. Les shôjo sont, de fait, souvent des très bon révélateurs de la société à un moment donné, probablement de manière beaucoup plus évidente que dans les shônen. De toute façon, shôjo, josei... Tout ça, c'est du blabla. La distinction d'âge des publics est beaucoup moins évidente dans la BD féminine. (même si, évidemment, on peut facilement faire des grosses tranches d'âge, il n'y a pas de véritable appellation uniforme au Japon, sauf pour les trucs de cul alors...).

Cyril, Gemini, Taliesni a écrit:
Originalité des shôjo, blablas & co. Je mets ça comme ça car il y a trop de messages à citer, et je vais faire une réponse globale.


Bon alors la première chose, c'est que j'assume l'entière responsabilité de l'intégralité des shôjo publiés depuis pas mal de temps chez Akata & Delcourt. Alors évidemment, c'est un travail d'équipe, et si Dominique trouvait ça sans intérêt, ça ne serait pas publiable. Donc, tout est assumé parfaitement par Akata, en tant qu'entité, mais le mieux est de ne pas mélanger ce que peut dire Dominique avec certaines réalités du catalogue shôjo.

Gemini, je vais en profiter pour répondre ici à ce que tu dis sur ton blog à propos de "Fight Girl" et de l'originalité présumé ou non de ce titre. De fait, l'accroche "le shôjo manga qui va plus loin que le shôjo", c'était revendiqué et assumé par Hakusensha, au Japon, sur le bandeau commercial du tome 2 de la série. A partir de là, ça met tout le débat dans une perspective intéressante. Dans les critiques que tu formules, finalement, ce que je comprends, c'est ce qui te gêne, c'est qu'on dit que "Fight Girl" reinvente les codes du manga pour filles, alors qu'il s'agit d'une comédie en milieu scolaire. Le problème, c'est de se mettre sur la définition de "shôjo manga". En France, oui, c'est sûr, on a tendance à penser "shôjo manga = comédie scolaire". Mais pas au Japon. Dans la définition d'Akata, la définition de shôjo manga est la définition japonais. Et dans le genre "shôjo manga de comédie scolaire", c'est une réalité que l'auteure détourne complètement les procédés narratifs. Y a qu'à prendre le tome 1, où la fameuse technique du monologue intérieure poétique est détournée pour finir en apothéose par un "j'ai envie d'aller aux toilettes" (tu parles d'une poésie !!!). Alors voilà, la vraie phrase qu'il faudrait mettre, c'est "Fight Girl détourne les codes du shôjo manga lycéen". Mais bon... Ca devient très compliqué. Le parfait contre-exemple, c'est "L'arcane de l'aube". C'est un shôjo d'aventure. Un PUR shôjo d'aventure (excellent, au passage). Peut-on dire que ça détourne les codes du genre shôjo ? Ben non, c'est dans la pure lignée du shôjo d'aventure. Mais pour quelqu'un qui aurait l'image "shôjo = amour de lycéennes", ça donnerait l'impression que ce titre repousse les limites du genre. Mais ça serait complètement faux. Je me refuse littéralement à me rallier à la définition communément admise par des gens qui sont dans l'erreur, de l'expression "shôjo manga". Donc, j'assume complètement cette revendication comme quoi "Fight Girl" est original, car c'est une réalité pour quiconque connait le genre dans sa réalité japonaise. Que la masse des français ne comprenne pas cela, c'est un autre débat.

Donc voilà, le mot "originalité", ça dépend du référentiel de base qu'on prend (ça me vient de ma formation scientifique, je suppose..). Mon référentiel, il est japonais, et il demande d'avoir une bonne connaissance du genre pour en décoder parfaitement les enjeux. C'est un débat que je suis prêt à tenir, mais probablement pas à l'écrit (trop fatiguant).

A l'inverse, Gemini, as-tu essayé de lire "Incarnations" ? Là, on n'a rien revendiqué comme original. On juste sorti un pur shôjo gothique et d'action... Pourtant, c'est ce que tu cherches aussi, des titres qui ne sont pas des comédies lycéennes. J'ai été surpris de ne pas le voir dans ta liste de lecteur ? (après, peut-être que tu as essayé et laissé tomber très vite ?)

Cyril : tu sais, le truc, c'est qu'aujourd'hui, les titres que tu cites comme des "shôjo prétextes", ce sont ceux qui ont le mieux trouvé leur public. "A fleur de peau", "Puzzle", "Pacte des yôkai", "Simple comme l'amour", ça ne marche pas. Après, c'est aussi ta vision des choses de dire qu'on ne les publie que pour leur thématique "prétexte". Pour nous, il ne s'agit pas de simples prétextes, mais de véritables volontés éditoriales. A chaque fois. Avec tout le respect que je te dois, je pense aussi que tu lis trop vite les séries. De toute façon, je suis globalement très frustré, car je ne trouve pas de média qui parle de manière pertinente à mon goût du manga. Tout est encore trop superficiel.

Concrètement, et titre par titre (aouch, ça s'annonce long) :
"je fais des sushis" : OK, "J'aime les sushis", en tant que titre VF, c'était ultra putassier et commercial. Faut ce qu'il faut, pour séduire le lectorat. Mais c'est aussi le rôle du lecteur d'aller plus loin dans la lecture. Ce titre est super intéressant, car il parle d'apprentissage et de transmission. C'était dans la même idée qu'on avait publié "Yakitate Japan" (même si ça part en sucette par la suite). Tu as des gamins qui se posent des questions sur leur avenir. Tu as des parents qui sont des artisans qui ne demande qu'une chose : transmettre un savoir pour qu'il perdure. Et tu as la pression familiale. La réalité, c'est que dans "J'aime les sushis", le prétexte, c'est l'histoire d'amour. Mais le fond du propos, il est ailleurs. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les figures parentales sont ultra présentes dans cette oeuvre. Et c'est devenu très rare aujourd'hui, dans le shôjo manga lycéen. Ce qui est très révélateur de cet aspect, c'est d'ailleurs la présence de "grands parents" dans l'histoire. Aujourd'hui, en France, on a trop dénigré les filières manuelles et artisanales. Pourtant, c'est profondément précieux (et indispensables). "J'aime les sushis" est une oeuvre ultra d'actualité, parce qu'elle parle de ça, dans le cadre de l'apprentissage à la japonaise. Ca parle vraiment de cette transmission, de la notion d'héritage et de continuité. C'est d'ailleurs en grande partie pour cela que j'ai été très déçu par "Heartbroken Chocolatier". Finalement, Setona Mizushiro, qui est une auteure pourtant très fine, est passée complètement à côté de cet aspect. Elle est dans le fantasme du chocolat. Mais Ayumi Komura n'est pas dans le fantasme du sushi, puisqu'elle est japonaise. Donc, dans le processus de la création de la série, ce n'est pas un prétexte. Nous, pour la promo, on a utilisé le fantasme du sushi pour séduire le lectorat. Mais c'est autre chose. En fait, les scènes où les personnages sont particulièrement bien décrit, ce n'est pas quand ils sont perdus en amour, mais c'est quand ils se demandent s'ils ne vont pas trahir leur héritage.

"du shiatsu, j'aime me battre" : je mets les deux ensemble, car on est de fait sur la même auteure. Déjà, pour "Sweet Relax", je pourrai répondre comme pour "J'aime les sushis". Dans une certaine mesure, pour un japonais, le shiatsu, c'est pas du tout exotique. Des salons de massage thérapeutique, au Japon, y en a partout. Et c'est très commun d'aller se faire soigner chez ce genre de kinés. Rien d'incongru. Pour nous, qui sommes pas super fan des médicaments à outrance, c'était évidemment intéressant de publier "Sweet Relax", parce que ça parle d'une autre manière de prendre soin de soi (tient, peut-être que vous voyez la connection et la cohérence avec "Mitsuko Attitude" ?). Mais dire que dans cette série, les personnages ne sont pas développés, c'est quand même fichtrement pas honnête. Clairement, Izumi Tsubaki se cherche encore, et son manga part dans tous les sens. Disons que la difficulté, c'est que les personnages sont peut-être parfois difficiles à reconnaître. Mais "difficile à suivre" et "personnages pas développés", c'est quand même pas du tout la même chose. De toute façon, si pour une première série shôjo, ça a atteint les 9 volumes, c'est nécessairement que ça a parlé aux lectrices, que ça les a touché. Pour "Fight Girl"... Bah, j'en ai déjà parlé plus haut, hein. Y a même pas de "prétexte". De toute façon, on a une politique d'auteur, et en plus Pika a essayé de nous le piquer. Franchement, vu le succès au Japon et vu sa thématique basiquement opposée à celle de "Otomen", on aurait été juste complètement cons de pas le publier. Quant à savoir si les personnages de "Fight Girl" sont développés... Ben, moi je dis oui. Ils le sont de manière très inhabituelles. Mais ils le sont quand même. D'ailleurs, c'est marrant. Personne ne l'a vraiment évoqué, mais une fois encore, la notion de "famille" est primordiale chez Izumi Tsubaki. Dans "Sweet Relax", Chiaki a des problèmes avec sa soeur et sa mère. D'autres personnages sont également dans ce genre de problématique. Dans "Fight Girl", Takaomi agit pour une seule et unique raison : par amour pour son grand-père. En réalité donc, au delà des aspects "prétextes", c'est deux séries sont donc très intéressantes, à plein de niveaux. Elles sont aussi profondément humaines, et leurs personnages attachants. Le truc, c'est qu'Izumi Tsubaki dose les passages psychologiques, et les mélange dans une bonne déconnade. Donc, c'est déstabilisant. Pour illustrer cela, c'est le parfait tome 5 de "Fight Girl". On peut se dire "mais à quoi sert ce foutu passage à la plage" (à part à être bien hilarant, tout de même). Ben, le personnage de "Mademoiselle" est complètement en miroir de celui de Takaomi, dans ses monologues (d'ailleurs, heureusement qu'on le savait au moment de la traduction, comme ça, on a pu faire ce qu'il fallait). La réaction de Takaomi, à ce moment, était intéressante. Ca montrait une brèche chez lui. Et quand on apprend ses véritables motivations, tout prend sens. Donc voilà, c'est construit et dévoilé d'une manière propre à l'auteure, donc un peu décousue, mais les personnages de "Fight Girl" sont parfaitement construits et cohérents.

"je suis trop grande..." : tu parles de "Lovely Complex", je suppose ? Rho là là, ça remonte à loin... Et je commence à avoir la flemme (c'est déjà super long, et j'ai pas encore fini). Là, il faut quand même bien distinguer deux choses : cette série a sûrement été victime de son succès. Comparativement, au Japon, les ventes de ce titre sont complètement exceptionnelles. Donc, il y a peut-être eu des tomes en trop (encore que, je ne partage pas forcément cet avis). Mais cela n'enlève rien aux qualités de ce titre. En fait, typiquement, on est sur du pur registre amoureux, donc je ne peux pas argumenter comme pour les deux d'avant. Mais dans le genre, on est sur un parfait équilibre amour/humour. Surtout au début. De toute façon, la notoriété de la série, ainsi que son succès hallucinant au Japon, prouve parfaitement que l'auteure a visé très juste (on est sur un succès peu comparable avec d'autres titres. Faudrait vérifier, j'ai plus les chiffres en tête, mais ça doit être dans le top 10 des shôjo manga au Japon, historiquement. Avec "Hanadan" et "Nana").

Sur "Otomen" et la cohérence de ce titre dans notre catalogue : comme dit plus haut, c'est complètement logique. Ca fonctionne comme "Un drôle de père"/"Mon Vieux". En miroir. De toute façon, il y a quelque chose d'évident : notre catalogue pose la question de savoir ce que ça signifie d'être un "mâle". Pas qu'aujourd'hui. A travers les époques. Et de savoir comme cette définition a évolué ou pas. "Otomen" est dans cette dynamique, et contrairement aux apparences, ça coule de source... Mmmm... C'est... compliqué, et je sais pas si j'ai envie de rentrer dans les détails du sujet. Déjà, je peux dire qu'il faut regarder la carrière d'Aya Kanno, d'un point de vue général. Il y a "Corps et âme", et il y a aussi sa série "Kokoro ni hana wo !" (non publiée en France, hélas). Tout se tient, tout est logique. Le point commun ? La voie de fraternité, dans le sens le plus pur du terme. Aya Kanno n'a peut-être elle-même pas conscience de l'universalité et de l'intemporalité de ce qu'elle fait. Mais quoiqu'il en soit, la notion de "Otomen" existe dans toutes les sociétés traditionnelles. Et elle est indispensable à l'épanouissement des hommes. Je n'irai pas plus loin, faites les recherches vous-mêmes, si ça vous intéresse (comme je le disais, on propose des pistes de réflexion, sans mâcher le travail. Pour le reste, c'est aux lecteurs de se prendre en main). Le fait est que, dans "Otomen", il y a ce côté "vivre en dehors de la norme", et une revendication du droit à la différence. C'est bien. Mais dans certaine société, tout était dans la norme. Y compris ceux qui étaient des "otomen". D'une certaine manière, Aya Kanno revendique donc (sans le savoir ?), un retour à certaines valeurs traditionnelles. "Corps et âme" l'atteste, tout comme ces chapitres qui parlent de la famille et de la transmission.

Sur "Switch Girl !!" : nan mais clairement, l'idée de "viol" dans "Swtich Girl !!", on s'en fout royalement. C'est pas ça le but de l'auteur, son propos, sa thématique. Ce shôjo, il est complètement revendicatif. C'est peut-être même le plus de notre ligne shôjo (avec "Mitsuko" ?). Aujourd'hui, il y a une vraie pression sur les filles/femmes (plus spécialement, mais sur tout le monde, en général), qui doivent être parfaites, belles. On est dans le culte de l'apparence et de la fausse perfection, de l'image, de la beauté et de la mode. "Switch Girl !!", c'est, dans ce contexte, une vraie bouffée d'air frais, une revendication à l'imperfection, au droit de ne pas être toujours soigné sur ça. Ca revendique une autre forme de relations humaines. Arata et Nika vont s'aimer, au-delà des apparences, pour ce qu'ils sont. Je veux dire, pour ce qu'ils sont vraiment. Pour leurs valeurs humaines, pour leur intériorité. En gros, c'est un beau "fuck !" à la société des apparences. Et ça, c'est complètement Akata. Et c'est complètement fédérateur. Tout comme "Fruits Basket," tout comme "Nana". Ce sont des séries qui ont toutes en commun de toucher profondément les gens, parce que ça véhicule des propos complètement forts, fédérateurs et populaires, qui nous concerne tout un chacun. Franchement, c'est trop bizarre de dire que "Switch Girl !!" n'est pas cohérent avec notre catalogue o_O? Il l'est à 300% !!! C'est presque un manuel de désobéissance civile, cette série loool Ou l'art de péter en toute impunité (mmmm, bonjour la caricature... Bref !!). Cyril, peut-être que pour toi, ce propos n'est pas très intéressant, car tu n'es pas dans le moule de la société des apparences. Tu es au-delà de ça. Donc, tu lis cette série pour d'autres raisons. N'empêche que la venue de l'auteure en France, ça a été hyper révélateur de cet aspect. Il y avait des gens de tous les milieux sociaux, de tout âge, de tout sexe. Les propos qu'ils ont tenus... Ouaouh. C'était du niveau des rencontres avec Natsuki Takaya. C'est à dire que tu te retrouves limite à pleurer tellement c'est touchant, authentique, et au-delà des mots. "Votre livre a sauvé ma vie". "Grâce à vous, j'ai pu me faire des vraies amies". "J'espère pouvoir me montrer bientôt comme je suis vraiment à mon petit ami". Putain, rien que d'y penser, j'en ai encore les larmes aux yeux... Mais merci 1000 fois à Natsumi Aida d'avoir écrit une oeuvre aussi forte et fédéractrice.

De toute façon, d'une manière générale, c'est lorsqu'on invite nos auteurs qu'on se rend compte à quel point on a eu raison de les publier. Tous, sans exception. Ca confirme un sentiment sur leur oeuvre, ça confirme à quel point ils dessinent leurs séries pour des bonnes raisons. Natsuki Takaya, Yoshinori Natsumi, Hiroshi Hirata, Izumi Tsubaki, Shin'ichi Sakamoto, Masashi Terajima, Aya Kanno, Naoyuki Ochiai, Natsumi Aida. Tous, sans exception. Ils sont des vrais êtres humains, qui sont dans le partage et le don d'eux-mêmes. Et pourtant aussi humbles. Quand j'entends parler des invitations de certains auteurs en Europe, je rigole bien... En fait, on a juste du très bon feeling, pour aller vers des oeuvres authentiques. Il y a évidemment des oeuvres authentiques ailleurs. Mais nos auteurs ont toujours été ultra respectueux. C'est encourageant, et motivant. C'est ce qui donne l'essence même à notre travail. Franchement, ça me tue des fois... Quand je vois le nombre d'auteurs qu'on a fait venir en France, et le manque de reconnaissance par la presse et les lecteurs. On vient toujours me parler de communication et de marketing, gnagnagni et gnagnagna. Mais si vous regardez, comparez avec les autres éditeurs, sur la moyenne, on est probablement l'éditeur qui a fait venir le plus d'auteur. C'est à dire, qu'on a permis le plus de rencontre. Mais personne n'a l'air d'en avoir conscience. C'est trop déprimant... Enfin, là je dérive complètement. Revenons en à nos moutons...

Bref euh... Cyril, tu dis que tu es mitigé sur notre ligne shôjo mais :
- Tu dis que "Pacte des yôkai", "A fleur de peau", c'est super bien.
- Ben ouais, mais ça se vend pas...
- Tu n'a pas l'air d'avoir essayé de lire "Mitsuko Attitude", "Lily la menteuse" (bon, peut-être que ça, ça va pas te plaire) ou même "Divine Nanami" et "Princess Jellyfish" ?
- Tu dis que ceux de Kana sont bien. Ben, c'est vrai. Ils en ont pas mal qui sont bien. Pour info, on aurait aimé pas mal de titres de leur catalogue (pas tous). On a pas eu les droits, où ils ont été plus rapides. Enfin aussi, on ne va pas piquer les auteurs des autres (suivez mon regard vers "Cat Street"... Hein !!!)
- La réalité, c'est que Pika est maintenant très bien positionné en terme de "part de marché" sur le shôjo, avec "Maid-Sama", "Lady & buttler", "Black Bird" et consort... Y a pas de petit smiley qui fait un gros vomito ? Parce que genre lectrices et mauvais goût, on est pas mal, là !
- Concrètement, nos meilleurs succès shôjo sont justement ceux que tu dis étant "à prétexte" (j'insiste sur le fait que c'est ton point de vue) : Fight Girl, Otomen, Switch Girl !!... Seul l'avenir nous dira ou confirmera cette tendance ou pas.

Bref, l'avenir de notre collection shôjo n'est pas complètement entre nos mains. Malgré tous nos efforts, arrivés à un moment, ce sont aussi les lecteurs qui prennent la décision. Ca me désole, mais les gens qui s'expriment ici ne sont hélas pas représentatif de "la masse". Cela dit, on n'abandonne rien du tout. Et si vous voulez nous soutenir, vous n'avez que l'embarras du choix... Taliesin, essaie "Mitsuko Attitude", ce shôjo en vaut réellement la peine. Oui, y a un côté amour. Mais cette série est cohérente jusqu'à la fin. Y a un truc assez unique, dans la cohérence, je reviendrais peut-être dessus après la sortie du tome 6. Sinon, vous pouvez aussi trouver quelqu'un dans votre entourage a qui offrir "Les secrets de Léa". Clairement, vous êtes pas le public. Mais publier une oeuvre qui parle des premières règles, des poils qui poussent et ce genre de chose... Ben, je trouve ça super innovant !
Gemini, j'espère vraiment que "Love So Life" te plaira. Ce titre est super attachant et bien foutu !! Ca va combler un petit vide laissé par "Sacrée Mamie" et "Drôle de père", d'une certaine manière.

Et pour l'année prochaine, j'adore notre programme shôjo (enfin, le reste aussi). Je sais pas encore combien on va en publier par rapport à ce qu'on a en stock. Mais j'ai au moins ma bizarrerie annuelle... Mmm... D'ailleurs, ça fait longtemps que c'est signé. Mais comme on a intercalé en priorité "Lily la menteuse" et "Fight Girl" pour ne pas prendre du retard par rapport aux publications japonaises, ça a un peu tout chamboulé. Curieux de voir comment les gens vont réagir face à cette série, d'ailleurs. Je suis en train de la relire, en ce moment. J'avais oublié certains trucs, mais tant mieux. Ca peut surprendre à sa manière. Bref, à suivre...

Edit : bon voilà... J'ai commencé ce message vers 11H. Là, il est 16H (enfin, j'ai fait une pause pour manger et régler des urgences de boulot, hein !). Pfuuuuh... Et après, on s'étonne que j'ai plus envie d'aller sur des forums.
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Corti
Mangaversien·ne


Inscrit le : 31 Mai 2006
Localisation : Sous la pluie... C'est pas dur de trouver où.

Message Posté le : 03/09/12 17:57    Sujet du message: Répondre en citant

Wow. Joli pavé. Instructif de surcroît.

Et pour le taf', tu peux justifier ça en disant que tu fais de la communication pour Akata :p
_________________
(ou pas ?)
"That Others May Live" -- Rescue Wings
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 03/09/12 18:59    Sujet du message: Répondre en citant

Pour répondre à la partie qui me concerne : déjà, je ne prétends être au delà de rien du tout, de la société des apparences ou de quoi que ce soit. Je lis des mangas pour être diverti, ému, amusé, choqué... selon les cas. Et mon sentiment pour tel ou tel manga dépend de ce que j'en attends, au delà de ce qu'ils peuvent offrir réellement : il est fort possible que je passe à côté de certains de leurs aspects.

Pour Fight Girl, l'impression de "manga prétexte" que j'ai eue est liée au premier volume : j'ai arrêté là parce que j'ai eu cette impression - et parce que la série était de la même auteur que Sweet relax qui m'avait aussi fait cette impression, même si le titre avait des qualités. Peut-être la série change-t-elle par la suite mais je ne peux pas le dire.

Citation:
Avec tout le respect que je te dois, je pense aussi que tu lis trop vite les séries.


Possible. Et avec la surproduction, j'ai tendance à laisser tomber assez vite des titres auxquels j'aurais peut-être donné davantage de chances par le passé (au moins 2-3 volumes). Maintenant, des fois, je ne vais même pas au bout du volume 1, voire de2 ou 3 chapitres.

Citation:
Ce titre est super intéressant, car il parle d'apprentissage et de transmission.


C'est effectivement un point intéressant. Mais là, c'est une question de ressenti personnel pour ce qui me concerne : les tergiversations des personnages pendant 107 ans m'agacent ainsi que les adultes qui veulent imposer leurs choix aux enfants pour leur bien. Paradoxalement, ici, ce n'est pas tout à fait vrai puisque ce sont les enfants qui se sentent obligés de perpétuer les métiers de leurs parents. J'ai été en revanche vraiment touché par l'attitude du grand-père dans le dernier volume mais ce type de moment était trop rare à mon sens.

Citation:
Dans une certaine mesure, pour un japonais, le shiatsu, c'est pas du tout exotique.


Oui, mais je ne suis pas japonais. Donc, de mon point de vue (et du point de vue de la majeure partie du lectorat français), ça l'est : même si ça n'était pas l'intention de l'auteur, je pense que cet exotisme a dû jouer dans votre intention de publier le manga.

Citation:
Mais dire que dans cette série, les personnages ne sont pas développés, c'est quand même fichtrement pas honnête.

Plus que pour J'aime les sushis, il y a eu quelques développements réussis, notamment un volume entier sur le garçon. Mais j'ai eu l'impression que d'autres aspects étaient zappés et je pense notamment à la relation entre l'héroïne et sa soeur : le début était très intéressant mais je n'ai pas le souvenir d'une conclusion apportée à celle-ci. C'est peut-être quelque chose que j'ai oublié.

Lovely complex : on est d'accord sur le principal défaut de la série : elle est trop longue. Mais j'ai surtout l'impression que l'auteur sait mal mener ses histoires. Le meilleur exemple (ou le pire), à mon sens, c'est Berry Dynamite : j'avais vraiment adoré le début et son humour déjanté mais la série s'est affadie dès le deuxième tome avant de retomber dans la bluette insipide au troisième.


Citation:
Sur "Switch Girl !!" : nan mais clairement, l'idée de "viol" dans "Swtich Girl !!", on s'en fout royalement.


Le problème est qu'elle est très présente. L'auteur a l'air d'avoir arrêté avec ça maintenant mais beaucoup des premiers arcs étaient basés dessus. Du coup, je me demandais si c'était seulement une facilité scénaristique ou une volonté de traiter vraiment ce thème. Dans le premier cas, c'était lourd, dans le second assez bizarre (même si on reste loin d'autres mangas).

Citation:
Tu n'a pas l'air d'avoir essayé de lire "Mitsuko Attitude", "Lily la menteuse" (bon, peut-être que ça, ça va pas te plaire) ou même "Divine Nanami" et "Princess Jellyfish" ?

Les raisons sont différentes pour les titres citées. Je ne dis pas qu'elles sont à chaque fois bonnes ou justifiées mais elles font que je n'ai pas accroché :
- Mitsuko attitude : je dois dire que le thème ne me passionne pas et que je crains le côté "donneur de leçons" que je reproche à certains mangas d'Akata : vu les nombreux retours positifs, je vais peut-être tester mais je ne te cache pas que je pars avec un a priori négatif.
- Lily la menteuse : a priori, "manga-prétexte" donc pas intéressé.
- Divine Nanami : le premier tome commence à dater mais j'avais lu quelques chapitres et ça ne m'avait pas intéressé.
- Princess Jellyfish : à tort ou à raison, impression que le sujet avait déjà été en grande partie traité (et de façon excellente) avec Otaku Girls ; + une grosse répulsion par rapport au dessin : ça m'arrive parfois (autre exemple : Basara).

Citation:
- La réalité, c'est que Pika est maintenant très bien positionné en terme de "part de marché" sur le shôjo, avec "Maid-Sama", "Lady & buttler", "Black Bird" et consort... Y a pas de petit smiley qui fait un gros vomito ? Parce que genre lectrices et mauvais goût, on est pas mal, là !


Je ne fais aucun shôjo Pika.

Ah si, Sailor V pour le côté con-con et nostalgique.

Citation:
- Concrètement, nos meilleurs succès shôjo sont justement ceux que tu dis étant "à prétexte" (j'insiste sur le fait que c'est ton point de vue) : Fight Girl, Otomen, Switch Girl !!... Seul l'avenir nous dira ou confirmera cette tendance ou pas.


Je vais me relire mais je ne crois pas avoir dit que Switch Girl et Otomen étaient des "mangas-prétexte" J'ai davantage critiqué, sur ces deux titres, des incohérences ; point sur lequel tu as répondu de façon très intéressante (je suis à peu près convaincu pour Otomen, moins pour Switch Girl).
_________________
Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 03/09/12 19:03    Sujet du message: Répondre en citant

Corti a écrit:
Wow. Joli pavé. Instructif de surcroît.

Et pour le taf', tu peux justifier ça en disant que tu fais de la communication pour Akata :p

Mort de rire on sent le mec ultra-habitué à glandouiller au taf qui a même pondu de fausses lignes de code dans son article sur Dorohedoro sur son blog pour protéger ceux qui glandent comme lui Mort de rire

@SHK: message reçu pour Mitsuko Attitude!. Après, c'est sûr qu'au niveau coeur, toi et moi on n'a pas les mêmes goûts Mort de rire . Mais promis, je fais une tentative (et puis cet humour pipi-caca et puis j'ai un estomac assez pourri y'aurait de bons conseils dedans Clin d'oeil ). Dans le genre "bien être", j'ai eu l'occasion à une époque de lire Body & Soul de Sakurazawa et j'avais trouvé cette série fort sympathique au demeurant Sourire.

Après, pour l'aspect "non superficiel" et l'amour pour ce qu'on est et fuck, SHK, je voudrais dire que dans Nana tout le monde est trop beau et classe Mort de rire . Dans votre catalogue, je tenterai une lecture de Comme Elles un jour. Et comme je l'ai dit sur votre page Facebook, je retenterai A fleur de peau auquel je n'ai pas accroché.
_________________
Lisez Descending Stories de Haruko Kumota, tout est dispo en 10 volumes en anglais Très content
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 03/09/12 19:28    Sujet du message: Répondre en citant

SHK >> Tu noteras que le principal reproche que je fais à Fight Girl, ce n'est pas son manque d'originalité, mais cette phrase d'accroche insinuant que ce manga "révolutionne" quelque chose ; phrase que je trouve non seulement fausse, mais aussi totalement cynique de la part d'un éditeur qui - justement - ne vas pas publier certains titres à cause d'un trop plein d'originalité synonyme d'échec commercial.

Quand je lis cette phrase et qu'en parallèle, tu nous expliques que Akata préfère éviter les shôjo sortant de certains standards par peur d'un échec, normal que je grince un peu des dents. Ce n'est pas parce qu'un shôjo est original que je vais forcément l'acheter, mais j'attends certains titres qui hélas! ont peu de chance de sortir chez nous en raison de leurs différences.

Le manga en lui-même me convient : connaissant l'éditeur, ayant lu le synopsis, j'avais une vague idée de ce qui m'attendait et je n'ai pas été déçu par la marchandise, même si la série tombe dans les travers classiques des comédies romantiques (la multiplication des personnages secondaires faute de pouvoir faire progresser les sentiments de l'héroïne). J'apprécie Fight Girl pour ce que ce manga a à m'offrir, et cela me suffit.

Je me vois mal vous reprocher votre politique éditoriale dans la mesure où j'ai conscience du potentiel commercial réduit de tout ce qui sort des petites cases imaginaires imposées par le lectorat français.
Mais, sérieusement, vous voir utiliser comme argument commercial la raison même pour laquelle vous décidez de ne pas publier certains manga, et qui plus est sur un titre aussi classique, je n'arrive toujours pas à comprendre. Désolé, mais tes explications ne me convainquent pas franchement, malgré tes histoires de référentiels (je suis aussi scientifique) par rapport au Japon tout ça.
Comment veux-tu que le public auquel est destiné en priorité ce manga comprenne un message (que tu exposes ici mais pas dans le manga lui-même) aussi alambiqué ? Si le lecteur a dans l'idée que shôjo = comédie romantique, alors ce manga se démarquera car l'héroïne est un peu con, se bat, et pense peu à l'amour (soit le genre de héros que nous trouvons dans énormément de shônen dans la veine de Naruto et One Piece) ; c'est ça qu'il prendra pour de l'originalité, et c'est bien ça le sens de cette accroche sur la couverture. Alors qu'une héroïne de shôjo qui se bat (Sarasa dans Basara), qui est con (Tohru dans Fruits Basket) ou qui ne pense que peu à l'amour (Haruhi dans Ouran High School Host Club), c'est tout sauf original si nous prenons le shôjo dans son ensemble... Rien qu'Obaka-chan chez Tonkam est très proche de Fight Girl, mais avec plus de romance et surtout en beaucoup moins bon.

Et si tu veux sensibiliser des gens sur le nucléaire, j'ai présenté ce mémoire le jour même de la catastrophe de Fukushima : http://gemini.neetwork.net/2011/02/20/tchernobyl-24-ans-apres-consequences-sur-la-vie-quotidienne-a-proximite/ Cool

Citation:
Ca va combler un petit vide laissé par "Sacrée Mamie" et "Drôle de père", d'une certaine manière.
Si c'est dans la même veine, je ne sais plus si je vais tenter ce manga car ce n'est pas ce que je recherche. J'attendrai peut-être des retours Triste
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Tanuki
Mangaversien·ne


Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Paris

Message Posté le : 04/09/12 10:44    Sujet du message: Répondre en citant

Saishû Heiki Kareshi a écrit:
les Cornélius et IMHO [...] dont le côté bobo/intello [...]

C'est marrant mais personellement j'ai beaucoup de mal à associer l'adjectif "intello" avec IMHO Maléfique

Gemini_ a écrit:
un message (que tu exposes ici mais pas dans le manga lui-même)

SHK >> Je rebondis là-dessus pour juste exprimer mon espoir que toutes les réflexions développées dans ton post précédent n'existent pas seulement
(même si la remarque de Gemini_ me pousse à pense que si malheureusement)
ou à défaut ne resteront pas, au milieu d'un sujet de discussion d'actualité d'un forum internet... quand bien même ce forum serait Mangaverse.
Elles méritent bien mieux, en particulier celles qui expliquent les articulations de votre catalogue
(et le temps que tu as passé à les écrire n'est pas la moindre des raisons pour vouloir éviter qu'elles soient oubliées).

Proposer des textes DANS vos livres pour les relier les uns aux autres, justifier vos choix, proposer des pistes de lecture, etc.,
me semble plus intéressant que l'exercice présent de justification a posteriori. Exercice qui tourne plus à la défense acharnée qu'à l'explication d'une Vision éditoriale...
(et ce ne serait pas de l'"assistanat" des lecteurs)
Si vous avez des choses à dire à vos lecteurs en tant qu'Editeur(s)
(et ce n'est pas le cas le cas de tous les éditeurs et/ou pour tous les titres, pour plein de raisons)
j'espère que vous le faîtes, directement et de manière explicite. Ni de manière détournée, ni en attendant que les lecteurs ne les entendent par l'opération du Saint-Esprit...
_________________
Scott likes Ramona. To date her, all he has to do is defeat her seven evil ex-boyfriends.
Can he do it?

Dude, he's the HERO.
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 04/09/12 11:42    Sujet du message: Répondre en citant

Tanuki >> Pour moi, c'est de la défense à postériori. Comme je l'ai indiqué sur un autre forum, l'argument de l'originalité du titre est présenté dans le cadre d'une campagne publicitaire à destination du public français, lequel - et Akata est bien placé pour le savoir - possède une vision limitée des shôjo. Ils appuient sur l'originalité du titre par rapport à cette vision limitée ; ce qui même là reste discutable car le titre reste fort classique, et je n'ai encore vu aucun lecteur français prétendre le contraire.

Venir nous expliquer après coup que Akata met en avant l'originalité car il s'agit d'un argument employé au Japon (et j'ai des doutes sur la déontologie de l'éditeur nippon pour le coup), c'est un peu comme si l'éditeur avait voulu nous vendre Au Bord de l'Eau en indiquant dessus "par l'auteur de Tetsujin 28-go" si d'aventure l'argument avait été utilisé au Japon. C'est un non-sens total car Akata ne vend pas ses manga à des Japonais jusqu'à preuve du contraire, et je l'imagine mal ne pas essayer de s'adapter à son lectorat cible...
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 04/09/12 17:10    Sujet du message: Détournements des codes du shôjo Répondre en citant

Au sujet de Fight Girl...
SHK a écrit:
Y a qu'à prendre le tome 1, où la fameuse technique du monologue intérieure poétique est détournée pour finir en apothéose par un "j'ai envie d'aller aux toilettes" (tu parles d'une poésie !!!).

Je voulais réagir par rapport à cette phrase. Je ne sais pas si cet exemple illustre réellement un détournement des codes du shôjo de la romance lycéenne. Ce serait plus de l'humour qu'autre chose je trouve. Je ne sais pas si tu aurais d'autres exemples pour le coup. En fait, dans Elle et Lui il y a ce type d'humour quand on voit la tenue et le comportement anti-glamour de l'héroïne lorsqu'elle se met en mode pyjama. Je n'ai pas lu Switch Girl, mais on doit avoir ce même genre d'humour dedans, non (genre, j'ai le c... qui me démange ^^Clin d'oeil? A part des titres Akata, quels titres, que nous connaissons ici, révolutionne les codes du shôjo? Et qu'appelles-tu "codes du shôjo"?
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Lisez Descending Stories de Haruko Kumota, tout est dispo en 10 volumes en anglais Très content
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