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[ROOKIES]
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otarie
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 30 Juin 2005
Localisation : Helium, Barsoom.

Message Posté le : 25/07/06 00:39    Sujet du message: [ROOKIES] Répondre en citant

Roo – Roo — Rookies.
Présenté par Masathierry Beccarota (! (sic)).

ne sombrons pas dans la facilité d'un Rox et Rookies. (dérivatifs)

(penche ta tête)
Série Jumpesque, sortie en vingt-quatre volumes entre mi-1998 et fin 2003.
Série version compréhensible et finie aussi chez Tonkam.

Un dico (cooo) a écrit:
rookie/ noun (informal)
1 (especially NAmE) a person who has just started a job or an activity and has very little experience
2 (NAmE) a member of a sports team in his or her first full year of playing that sport


Finalement, nos Rookies à nous, c'est un peu un mélange des deux définitions... Des novices, des bleu-bites. Qui vont évoluer avec force et passion. Un peu des New Kids on the Block (référence de haut niveau…) du base-ball quoi.

Rouquizes, c'est donc l'histoire d'une bande de novices. Un prof tout frais, aux idéaux idéaux, qui débarque dans une école, dans une classe de racailles notoires. Des racailles qui s'ennuient et sniffent probablement de la colle en collant des poires à d'autres racailles en regardant les petites culottes à fraises de leurs camarades. Ces racailles, face à un prof frais et pas avare de belles paroles (« Faites battre votre cœur avec un rêve, et votre avenir sera radieux ! », dixit lui-même, mais parfois citant d'autres hommes (grands si possibles)), ça rocke the casbah. Sensiblement, il veut leur coller un rêve dans la caboche. Ce rêve, à la base, c'est de jouer au base-ball, et plus particulièrement d'aller faire ça au Koshien. Alors bon, nous (moi + toi), en petits français, on ne comprend pas forcément l'engouement autour de ce fameux Koshien, mais simplement y aller, c'est la classe ultime du genre à te faire frissonner jour et nuit. Hormis Mikoshiba, pas vraiment racaille d'ailleurs, le cheminement sera ardu jusqu'au diamant. Mais petit à petit, l'oiseau met des K dans la gueule de ses adversaires.
Le problème venant également du fait que l'équipe de Futago-Tamagawa, l'année dernière, a été exclue du tournoi pour quelques écarts de conduite.


Koichi Kawato. Personnage principal, devenant ami de ses élève, là où un Onizuka n'a peut-être l'air que de les aider, les entraînant dans ses histoires potaches, mais laissant une sorte de fausse distance entre eux et lui (bon, la principale différence que j'estime entre les deux, c'est plus ou moins qu'Onizuka offre ce qu'il a, et encore, tandis que Kawato va se démener pour trouver tout ce qu'il peut trouver (enfin non, je n'en sais rien, et puis c'est pas comme s'ils faisaient face au même genre de comiques. Peut-être que Kawato dégage son optimisme tandis que celui d'Onizuka est moins puissant mais tout aussi réel, et surtout qu'il ne s'exprime pas de la même manière (ma gueule))). Kawato, c'est un mecton avec des rêves, des idéaux, du courage et d'autres choses. Kawato, c'est un peu le chien d'Obélix. Au moins son nom. A moins d'un bon coup sur la gueule, et encore (bigre ! le bougre se défend), il ne changera pas d'avis, surtout quand il s'agit du rêve d'un élève, d'un rêve qu'il risque d'abandonner. Le genre de dude très motivé et très motivant, bonne humeur plus qu'en poche, créant des olas d'enthousiasmes dans son sillage et autour de lui. Un mec à la John Carter, celui de Barsoom, qui arrive à fédérer (avec un Nadal en face, trop laule quoi) par une sorte de charisme volatil, droguant les gens alentours à la bonne santé et l'optimisme à toute épreuve. Avec une efficacité monstrueuse, effaçant ses quelques écarts (du genre des coups de boule optimistes dans la gueule d'un méchant bonhomme) par son seul comportement fort et entier, faisant ainsi ressortir les quelques onces de laideurs desdits méchants messieurs, il arrive à emmener son équipe de novices dans des matches de plus en plus périlleux. Kawato, c'est l'homme qui voit les potentialités et non la réalité, le futur [le plus optimiste] possible plutôt que le présent.


« I’m hungry ! », sez Mister Kawato.

Et ses élèves. D'abord gangstas à deux balles, sortes de petites frappes comme on a l'air d'en trouver un peu partout au Japon (on a l'air, seulement d'après le nombre de mangas qui parlent de racaillous), à l'emmerde et au poing facile. En groupe, ce sont des chauds du cul. Du coup, en solitaire, eh ben ce sont des chauds du cul aussi. Une sorte d'amitié virile les unit, c'est dire si ne rien foutre ensemble peut nouer des liens. Face à Kawato, les réactions iront plutôt du côté de la franche rigolade, avant d'aller, peu à peu, lorgner vers le fait que ce mec, il ne raconte pas que des conneries; qu'avoir un rêve, un quelque chose devant soi, c'est peut-être chouette. Que rien foutre, c'est pas trop mal, mais qu'au bout d'un moment on s'emmerde. Bien évidemment, il ne faudra pas s'étonner de retrouver parmi eux le génie du base-ball, qui a arrêté, manque de volonté ou quelque chose du genre. Et puis les autres, un qui court vite (voler à la tire, ça aide), un qui a une frappe de bœuf (taper des autres mecs, ça aide), et chacun de trouver le petit quelque chose (genre se branler, ça peut aider aussi) qui pourra servir au groupe. D'un groupe un peu décousu, l'avancée vers un objectif commun renforce les liens d'une bande de comiques à battes. Les mécaniques sont connues dès les premières pages, on ne pourra pas être vraiment surpris par les quelques rebondissements qui parsèment un peut tout, mais force est de constater que Masanori Morita maîtrise plus qu'assez bien son sujet.

+ =

Suit l’ensemble. Une collision (best of both worlds, diront des andouilles comme R. Kelly et Jay-Z) plus ou moins attendue entre deux unités qui n'ont pas grand-chose de commun en base. Un jeune homme qui tente d'en réveiller une ribambelle qui aiment bien dormir. Et le mélange prend. L'indécrottable optimisme du Sieur Kawato déteint éventuellement sur eux, le principal problème, à ce simple niveau, étant que cet volonté d'aller de l'avant n'a l'air de s'implanter que de manière superficielle (en forçant le trait). Qu'elle soit liée à Kawato, soit. Il est ce qu'il est, et c'est grâce à lui que l'équipe de base-ball de Futago revit, c'est grâce à lui que tous les membres de ce groupe ont progressé à un tel niveau, si improbable que cela puisse parfois paraître. Reste que si Mikoshiba ressemble (ressemble seulement) effectivement de plus en plus à Kawato (d'ailleurs, qu'il lui ressemble de plus en plus, étant donné le comportement de Mikoshiba au tout début du manga, voire aux débuts du jeu, ça ne veut pas forcément dire grand-chose, même si c'est tant mieux pour lui), en situation critique, la détermination s'écroule. La technique du je mets tous mes œufs dans le même panier, ça ne marche pas tout le temps.
Ce sera d'ailleurs l'occasion d'offrir une drôle de scène pré-finale, magnifiant peut-être l'esprit d'un groupe complet, du banc (bench) aux bases, mais en posant comme ça, que l'absence d'un seul membre de ce groupe conduit à... à plus rien. Enfin non, pas d'un seul membre, la moitié environ de l'équipe est estropiée me direz-vous...
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé, des choses comme ça. Cette seule scène pré-finale renforce l'idée de groupe total (quoique ce terme total laisse à penser des choses assez désagréables, comme si écrasant les individualités), groupe donc plutôt soudé, qui est construite tout au long des vingt-quatre volumes, mais elle laisse un drôle de goût, peut-être douteux. Goût douteux principalement causé par l'apparition d'un Kawato comme étant le Messie que par autre chose, d'ailleurs. Le charisme, ça balance en tout cas.


Quoi qu'il en soit, on trouve également quelque chose que l'on ne trouve pas forcément dans les autres sports (que je n'ai pas trouvé, hormis sur le dernier match de Slam Dunk, et à un moindre niveau); le relationnel au public. Une sorte de flux et reflux qui s’étend sa sphère de plus en plus largement et qui pourtant resserre le lycée, unité première, autour de son équipe. Et quand je dis public, c'est le vrai public, celui composite composé de gens qui sont venus voir parce que ce sont des potes (plus largement camarades + corps professoral), de gens qui sont venus voir par amour du base-ball, et quelques journalistes (personnellement, petit, j'étais toujours bien plus choqué par le fait que les matches d'Olive et Tom soient diffusées à la télévision alors même que ce sont des matches entre écoliers de primaire (équivalence). Choqué bien plus par ça que par les terrains de trois kilomètres et les balles en forme de suppositoire). Donc, tout ce public, peu ou prou (pas du tout même) présent sur le premier match, qui viendra voir tout ça dans le tournoi, il part avec un a priori négatif (cf. l'affaire de l'année passée). Et cet a priori, qui gigote toujours autour de cette équipe de racailles, qui s'étend premièrement du lycée, puis au spectateur lambda (danse un peu), avec lui les journalistes, et le buzz est là. Bref, ce fait peu reluisant offre à toute l'équipe un certain rapport au reste du monde (si, si). Leur évolution pour le jeu, qui conduit à leur rachat face aux spectateurs, n'en est bien évidemment que plus forte. Petit à petit, cette équipe impulsive, menée par un Kawato un peu réactif aussi, épate de part ses efforts.

Persuadés d'avoir affaire (ou à faire, ça revient au même) à une bande toujours racailleuse, gagnant par le racket, la pression et autres manières pas très sympathiques, le public, entité monstrueuse, sera petit à petit gagné par la fantasque vague de charisme positivé lancée par Kawato via toute l'équipe de Futago. Au jeu des apparences, Kawato gagne haut la main son pari. Le seul fait de bien jouer avec ses tripes, jusqu'au bout et convenablement fait taire la rumeur, les médisances qui débutent d'on ne sait où. Le message est simple et fort ; « vos gueules, connaissez-nous avant d’ouvrir vos clapets (bande de cons). ». L’enchantement prend tout le monde aux tripes, le travail et ses résultats obtenus créent un mouvement d’autant plus fort autour de cette équipe autrefois décriée.


Ouais mec, mais cherche quand même pas l'embrouille.


Niveau sportif, même si le base-ball est un sport au rythme relativement décousu (chiant, dirons-nous) de prime abord, force est de constater qu’encore une fois, Morita réussit à rendre les matches relativement intenses. Sur le match principal du manga, qui tient en un sacré paquet de volumes, le rythme reste soutenu, la partie pulse, alternant les phases de jeu propres, et tout ce qui va entre, principalement les interactions directes entre joueurs, d’une même équipe ou non, remotivation, émulation, foutage de gueule et d’autres choses dans le genre. Comme élément comparatif douteux, on peut citer Slam Dunk (douteux de par la différence entre les deux sports ; en gros, l’un au rythme effréné et l’autre bien plus… chiant). Si dans ce dernier titre, les affrontements ont parfois une intensité folle, celle de Rookies n’est pas mal non plus. Rien à voir, mais également plaisante et parfois prenante. La longueur d’un match, parfois dilaté à l’extrême, n’est pas un problème en soi, tant le jeu est dense et parsemé de bien des choses qui en font un ensemble fort. Tant l’évolution du match en lui-même, le suspense qui l’accompagne, que la camaraderie des participants, qui, s’ils ne le savaient pas, s’apercevront qu’un sport d’équipe, ça se joue justement en équipe.
Ah, et puis lire Rookies sans avoir voulu apprendre les bases du base-ball, c’est bien, mais en les apprenant un peu mieux que les quelques indications données par Tonkam, je suis sûr que ça aide un peu à rentrer dans le jeu…

Et de revenir sur la base. Le mélange d’un groupe de fortes têtes aux individualités propres pour une unité tentaculaire. L’aspect dualité, rivalité au sein d’une équipe ou qui mènera à une finale tant attendue, cher à bien des titres sportifs (Sakuragi/Rukawa pour Slam Dunk, Tsubasa/Hyuga, puis Tsubasa/Santana et bien d’autres moindres au passage, entre autres) est ici usité, principalement avec le duel intrateamesque Aniya/Akaboshi, mais reste bien en arrière plan. Là où on peut trouver émulation, compétition d’un individu à un autre, au sein d’une même équipe, lançant d’ailleurs l’équipe sur une dynamique d’ensemble plus folle que de raison, ici, dans Rookies, ce fait n’est pas oublié, mais tout simplement, on s’en bat. Ça n’occupe pas de position principale, ce qui renforce l’idée d’un groupe, un groupe duquel s’échappent bien évidemment quelques performances de guignols, mais un groupe assez stable, qui a vu un ensemble se fondre et agir tel un. Bon, bon, après, on trouve tout de même du one-on-one par-ci par-là, sinon c’est peut-être un peu plus chiant, mais le titre évolue très bien en passant ce genre de choses au second plan.

Rookies, c’est aussi et surtout une bande de jeunes sans rêve, sans but, qui errent comme des malpropres dans une société typée et qui n’ont peut-être pas réussi à rentrer dans, à être plus ou moins ce type. Des jeunes, qui, par le biais d’un kéké idéaliste et joyeux, pourront évoluer, avancer vers quelque chose à laquelle ils se prendront, se découvriront une passion. En même temps que cette évolution, toute cette bande devient plus « normale » (vingt-trois paires de pincettes), d’ailleurs admirable pour ses efforts (oui enfin bon, le public aime le beau jeu, mais si on gagne en plus, c’est mieux), s’intègre finalement, un par un et en ensemble, dans ce « type » évoqué. Par le sport arrive la discipline qu’il trouvaient imbuvable. Le base-ball les canalise, les focalise, amène de quoi remplir leur vie (et c’est si peu exagéré).
Kawato, porteur d’espoir, faisant face à la rigidité (à toi qui lit de creuser sur le système d’éducation à la japonaise, si ce n’est déjà fait) de certains et le manque de discernement d’autres, apporte aux jeunes quelque chose de vrai et de puissant, quelque chose qui se transmet au lecteur, absorbé par ces petits bonshommes en costumes ridicules, qui vivent sur papier et sonnent vrais. L’évolution de leur groupe, hors des matches, sera narrée dans bien des volumes. Un « one for all », assené au début sans le « tous pour un » qui le colle généralement, mais qui finira par le trouver. Le groupe vers un but, l’investissement total, en dépit de quelque contrainte physique… Mais si d’aucuns continuent jusqu’au bout, ici, on sait d’ailleurs faire la part des choses, trop, c’est tout simplement trop, et si abus il y a, la réalité reprend le dessus.

Les quelques homers totalement inattendus d’Hiratsuka ou les « miaou » de Yufune ( ?, j’ai un trou) pour lui rebooster le moral ou simplement atteindre un niveau de concentration ahurissant ne sont d’ailleurs que quelques extrapolations, à peine exagérées, de ce qui peut être surprenant ou des superstitions crétines de certains…


Aussi (parce que ça fait sérieux de mettre des liens. Et en plus, y'en a des bien dedans) (et à parfois lier/relier à des passages de ce post) ;
•Le site de Marie sur Rouquizes et Masanorita Morita, qui will be back, en mieux, un jour, peut-être, bande de loutres.
Rookies sur artelio (par qui ? par qui hein ?).
•Chronique de Morgan sur Rookies.
•Deux mangavoraces sur le dernier volume.

Plusse:
•Un comparatif Rookies / GTO, sur rblues.
•Le comparatif Kawato / Onizuka, sur mangaverse.


Ce message est à structurer.

Bon ben au final (comme c'est con(oui, aussi)ventionnel comme porte de sortie), (je me suis quand même perdu en écrivant ce post, et j’ai loupé environ la moitié de ce que je voulais dire, mais bon, hum hein), une série plus qu’agréable qui offre un regard plus qu’intéressant sur ce sport, sur le plus que Japon lycéen et plus que globalement, parfois plein de contradictions (genre je sais de quoi je parle). Quelque chose où l’espoir domine, et ça, c’est coule (ouihihi je suis gentil).

Bon, c'est pas tout ça, mais j'ai un Glamorama à continuer moi.
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Angat
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 22 Avr 2005

Message Posté le : 27/07/06 20:26    Sujet du message: Répondre en citant

Rookies est une excellente série, Morita m'a attiré depuis Racaille Blues, et dans Rookies, il a toujours ce talent pour faire plonter et faire vibrer le lecteur. Une série sur le baseball avec peu de matchs mais quel matchs !! Il faut que je me lise les derniers 3 volumes qui me manqent...
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Marie
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 10 Oct 2002
Localisation : Belgique

Message Posté le : 30/07/06 00:46    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne pouvais pas ne pas réagir sur un tel sujet, même s’il n’y a peut-être pas grand-chose à rajouter après le post d’Otarie dans un style toujours aussi délicieusement personnel Cool Ce qui est clair, c’est que ça me fait vraiment plaisir que cette série soit encore découverte et appréciée par des personnes dont je respecte l’opinion. Surtout quand elles prennent le temps et la peine de le dire.
Bon, juste une ou deux petites choses (je ne résiste pas ^^)

D’abord, le baseball c’est pas un sport chiant, moins que le basket en tout cas :þ
‘tention j’ai adoré Slam Dunk, mais après des kilomètres de pages remplies de "skwîîîk ! skwîîîk !" et de déluges de sueur ininterrompue, on apprécie un peu de grand air et d’action alternée qui permet les discussions. Et le suspens des matchs vaut bien celui de SD! Purée, y a des passages rien que d'y penser ...

*Attention spoils !! (je parle de la fin)*

A cause de sa maladie, Morita a réellement bâclé le dernier volume et voir Kawato revenir comme le messie au milieu de ses fidèles, ça laisse une sale impression. Mais si on se donne la peine de réfléchir deux secondes à la fin de l’histoire, c’est tout de suite plus nuancé : Ils sont très conscient à ce moment que ce sera peut-être leur dernier match ensemble et qu’ils quitteront Kawato bientôt. Ils désiraient simplement ne pas être abandonnés avant d'être vraiment prêt à se lancer seuls. Leur élimination est d’ailleurs très réaliste, sans être vraiment triste puisque le Koshien n’était pas le but réel de tout ça. (D’ailleurs Kawato s’en fout royalement du baseball, il aurait tout aussi bien fait du foot ou du basket)
Avec Morita c’est toujours comme ça : derrière les blagues et les coups de gueules, chacun garde son histoire et la vie continue, réaliste, douce amère.

* fin des spoils*

Je crains que mon site ne soit pas très intéressant vu que je ne m’en suis plus occupé depuis des siècles. La série était encore loin d’être finie et il y a pas mal de trucs assez pathétiques à corriger… Embarassé

Le problème de Rookies c'est qu'au fond il n'est pas très "typé". Un peu trop violent pour être vraiment gentil mais pas assez pour exciter les amateurs de sensations fortes. Un peu trop "beau dessin" et "mise en page solide" pour être fashion ou concept. Pas assez superficiel et trop lucide pour être fun ou sexy. Pas assez pessimiste et trop accessible pour les intello. C'est peut-être ça en partie qui me plaît, son côté mixte et pas sectaire Sourire
Je ne vais pas prétendre que c’est le meilleur shonen du monde, moi-même je ne le pense pas. Mais il a quelque chose que les autres n'ont pas toujours : une présence derrière le masque de clown.
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Vlad-Tepes
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Inscrit le : 06 Mars 2005
Localisation : l'ancienne Roumanie

Message Posté le : 01/08/06 01:02    Sujet du message: Répondre en citant

salut Marie Sourire


j'aimerais sursauter sur ton spoil si tu veux bien :

Spoil donc....

Alors, tu dis que morita a baclé la fin, parce qu'il etait malade ?

je ne vois pas en quoi une maladie peut affecter un travail auquel il tient le plus au monde ! c'est dans ces moments là qu'on souffre le plus et qu'on se donne le plus de mal pour faire le mieux possible, c'est dans ces moments de souffrance que le cerveau va au dela de notre capacité physique. Pour moi morita a pris une souffrance jubilatoire dans son travail, il travail depuis 20 ans non stoppe, il s'est habitué a ce quotidien.

Non, dsl, ce n'est que ton avis, Morita a mérité une fin honorable dans son manga ! une fin qui m'a pris a la gorge tellement c'etait fort, j'ai senti un malaise assez désagréable en ayant lu le dernier volume, mais bon faut bien une fin.... et pour moi cette fin est loin d'etre baclé ! si pour toi cette fin est baclé, alors dsl de te dire cela mais, toi la plus grande fan de rookies, est plutot rancuniere envers le morita, tu voulais simplement qu'il continue son manga ... tu n'as donc pas compris qu'en fait .... morita voulait changer d'horizon dû principalement a sa fatique, et justement, tu sais ce que j'ai ressenti en lisant cette fin baclé comme tu dis ? j'ai ressenti tout son travail accumulés depuis ses 20 dernierers années dans cette "fin" il a mit tous ses trippes !

toute son agonie !

et je suis sur qu'il a laissé une larme marqué sur ses planches

voila tout, dsl de faire toute une histoire... Sourire
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Marie
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 10 Oct 2002
Localisation : Belgique

Message Posté le : 01/08/06 01:49    Sujet du message: Répondre en citant

Wow!
Je t'accorde que dire "complètement bâclé" c'est fort exagéré (j'ai dit ça moi? je suis une misérable! >_<) Mais il est un fait que l'auteur n'avait pas prévu de terminer l'histoire à ce moment là. C'est contraint par sa maladie qu'il a dû conclure précipitamment ce qu’il comptait développer en plusieurs volumes. Et ce ne sont pas des impressions personnelles mais les commentaires de Morita lui-même. (Ici l'avis qu'il a fait passer dans le jump quand il a arrêté une première fois. Il pensait à ce moment pouvoir reprendre, malheureusement...)
Il est tout à fait normal dans ces conditions que la fin soit un peu bousculée et peu nuancée, l’auteur devant faire rentrer beaucoup d'éléments dans peu d’espace. C’est déjà une preuve de son grand talent de parvenir à maîtriser la barre de son récit en perdition pour l’amener à bon port sans trop de casse. Oublie un instant tes émotions pour analyser tout ça calmement et tu te rendras compte qu’il manque pas mal de choses. Il n’y a qu’à voir avec quel soin il termine Racaille Blues, rien n’est oublié, c’est parfait.

Mais bon, faut pas croire que j’ai regardé ça de haut hein ! Kawato qui revient et qui sauve le monde c’était énorme, n’empêche que moi aussi j’ai versé ma petite larme ^^

Bouhou c’est pas juste ! J'en voulais encore tout plein ! Pleure ou Très triste
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Flo
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Inscrit le : 24 Nov 2005
Localisation : 06

Message Posté le : 03/08/06 18:59    Sujet du message: Répondre en citant

Marie a écrit:
Il n’y a qu’à voir avec quel soin il termine Racaille Blues, rien n’est oublié, c’est parfait.


Pour Racaille Blues, j'ai beaucoup aimé la fin mais j'ai trouvé qu'il manquait pas mal de choses, dont qu'est devenu un gars comme Nakajima (par exemple).
La fin se concentre trop sur les personnages principaux, ce qui est normal dans un sens, mais j'aurais aimé savoir ce que sont devenus à la suite les personnages secondaires.
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Angat
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Inscrit le : 22 Avr 2005

Message Posté le : 03/08/06 19:52    Sujet du message: Répondre en citant

Non c'est ca qui est bien, je trouve. Un fin qui fait fin, ca ressemble trop au contes de fés ou au vrai shônens (DBZ...). Mais Racailles Blues n'est pas un shônen "surnaturel", les bases du manga sont des bases réalistes tout comme GTO (même si dans GTO, certains scènes sont un peux éxagérées). Bref, vu que le manga se veut d'être réaliste, la vie de tout le monde continue comme si tout était normal, comme si le manga était juste une partie de la biographie du personnage principal. Dans GTO c'est pareil, la fin, il y a plusieurs questions que se posent les lecteurs mais on aura pas les réponses. Perso je préfère les fins comme ca, quand s'est maîtrisé par l'auteur bien-sûr. Faut pas nous laisser poireauter avec des dizaines de mystères non-résulos.
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otarie
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Inscrit le : 30 Juin 2005
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Message Posté le : 04/08/06 01:00    Sujet du message: Répondre en citant

Marie a écrit:
D’abord, le baseball c’est pas un sport chiant, moins que le basket en tout cas :þ
‘tention j’ai adoré Slam Dunk, mais après des kilomètres de pages remplies de "skwîîîk ! skwîîîk !" et de déluges de sueur ininterrompue, on apprécie un peu de grand air et d’action alternée qui permet les discussions. Et le suspens des matchs vaut bien celui de SD! Purée, y a des passages rien que d'y penser ...

Moui, enfin tout cela dépend bien évidemment d'une appréciation personnelle pré-lecture de Rookies. J'avoue ne jamais avoir regardé (ne serait-ce que voir, d'ailleurs) de match de base-ball, mais dans mon pauvre esprit, ça s'assimile plus ou moins, au niveau du rythme, à du foot américain (ou même au Nascar), plus largement, un mélange bourrin et tactique rempli de temps morts (vas-y, regarde des gugusses tourner en rond (36 courses dans la saison, si y'en a deux ou trois sur circuit routier ou urbain, c'est déjà pas mal...) pendant trois, quatre heures voire plus, en sachant que ces quelques heures seront impitoyablement coupées par des drapeaux de toutes les couleurs parce que quelques rigolos n'auront rien trouvé de mieux à faire que de se foutre dans un mur), donc long et presque par conséquence, chiant.
Après, à lire comme c'est rendu par Morita (de la même manière que j'apprécie ES21, même si le traitement est différent) (je n'aime d'ailleurs pas le foot mais reste un bon petit appréciateur de Captain Tsubasa, mais c'est encore autre chose), j'apprécie, et certains moments sont effectivement très intenses, mais globalement, ben...hum, voilà quoi.
Peut-être que ce format à aussi la capacité de niveler la chianteur relative de tout sport (on trouve bien des trucs sur le golf ou le bowling), je n'en sais trop rien.
Après tout, ça n'est pas vraiment intéressant.

Et aussi, je voulais te d'mander (à toi, aux autres aussi); tu connaissais déjà les règles du base-ball avant d'entamer la série, tu les as apprises exprès en cours de route, ou bien tu n'as pas fait d'efforts à ce niveau ? Parce que parfois, pour un profane, ça reste assez abstrus...


Marie, avec des spoils dedans, petit bonhomme qui lit, et puis d'ailleurs Marie et Vlad (même si j'avoue que parler à Dracula ne m'enchante pas spécialement), bref, la quote en elle-même et tout ce qui a suivi sur la fin de Rookies... a écrit:
Ils sont très conscient à ce moment que ce sera peut-être leur dernier match ensemble et qu’ils quitteront Kawato bientôt. Ils désiraient simplement ne pas être abandonnés avant d'être vraiment prêt à se lancer seuls.

Mais tout à fait d'accord. Le problème reste celui d'une exagération qui me semble bien trop poussée. Par leur vécu depuis quelques temps, je peux peut-être comprendre quelques revirements d'humeur assez fols, mais là, c'est... et bien ... tout simplement trop, je trouve. ça rend la fin peut-être encore plus forte, d'ailleurs, mais ça gâche un peu le ton général, pour faire une remarque chiante huhuhu.
C'est presque (même pas presque en fait) une impression (pas qu'une impression finalement...) d'un condensé d'émotions, une accumulation qui ne peut finalement être que douteuse car trop précipitée, concentrée et malheuresement abrégée. Limite si Kawato n'allait pas se mettre à tâter du chant grégorien. Je me demande d'ailleurs comment les membres de l'équipe pouvaient continuer à jouer...il faut croire que les glandes lacrymales ne peuvent pas entraîner la déshydratation ^^
Que l'auteur soit malade, ça excuse peut-être un peu, on le comprend après tout, mais ça fait quand même un peu chier.
Reste que la vraie fin (entendez par vraie fin la fin finale des dernières pages, la fin au niveau chronologique) est bonne, et ne titille que mon côté un peu idiot d'en vouloir toujours plus.


Citation:
Je ne vais pas prétendre que c’est le meilleur shonen du monde, moi-même je ne le pense pas. Mais il a quelque chose que les autres n'ont pas toujours : une présence derrière le masque de clown.


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Aniki
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Inscrit le : 23 Nov 2003

Message Posté le : 04/08/06 01:28    Sujet du message: Répondre en citant

Otarie > Moi, Rookies m'a fait adorer le base-ball que je n'aimais pas particulièrement avant (par contre Eyeshield ça a pas marché).
J'ai même cherché un club par chez moi, en vain.

otarie a écrit:
Et aussi, je voulais te d'mander (à toi, aux autres aussi); tu connaissais déjà les règles du base-ball avant d'entamer la série, tu les as apprises exprès en cours de route, ou bien tu n'as pas fait d'efforts à ce niveau ? Parce que parfois, pour un profane, ça reste assez abstrus...


Apprises exprès en cours de route !

Ah et personnellement je trouve Rookies plus puissant que Slam Dunk en ce qui concerne l'immersion, les enjeux, la tension tout ça Cool C'est impressionnant. D'autant plus que les personnages ont selon moi bien plus de relief que ceux de Slam Dunk (ils sont aussi plus nombreux/diversifiés), notamment grâce à de nombreux (et souvent hilarants) apartés sur la vie quotidienne au lycée. Les voir jouer, se disputer, se dépasser, se blesser mais reprendre espoir est toujours très excitant... et même émouvant. Pour moi, Rookies est une série très particulière puisqu'elle m'a pris aux tripes à de nombreuses reprises (un peu comme I'll, mais au pentacube). Que d'émotion!

ps: pourquoi cette comparaison avec Slam Dunk ? parce qu'on le considère comme la référence du shônen sportif à tendance réaliste, or je ne suis pas d'accord Clin d'oeil Sur le fond, et peut-être bien aussi la forme (ah Morita quel dessinateur ! bon il me prend aussi par les sentiments avec ses tronches sidvicioussiennes)
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otarie
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Message Posté le : 04/08/06 02:08    Sujet du message: Répondre en citant

Aniki a écrit:
Ah et personnellement je trouve Rookies plus puissant que Slam Dunk en ce qui concerne l'immersion, les enjeux, la tension tout ça Cool C'est impressionnant.

Ah ouais. Donc ça dépend vraiment du gugusse qui lit. Parce qu'autant en lisant Slam Dunk, j'étais des fois tout fou tout plein, autant sur Rookies ça m'a parfois marqué, mais vraiment pas de la même façon.
Ce qui fait une des principales différences, chez moi, j'estime que c'est simplement le rythme de jeu. Au basket, c'est globalement plus fluide.
Niveau immersion pure, Rookies fonctionne peut-être mieux, oui. Niveau enjeux, ça n'est pas vraiment la même chose... D'un côté on a une plâtrée de gars qui veulent s'en sortir, ou au moins trouver quelque chose de grand, de l'autre on a un nigaud qui joue au basket pour plaire à une demoiselle, même si la donne change assez vite.
Rookies = tout Futago, tandis qu'il ne serait pas spécialement justifié d'estimer que Slam Dunk = Shôhoku (même si le titre fait fonctionner le côté équipe, bien évidemment, en s'achevant notamment sur une action magnifique (sur un festival d'actions magnifiques!), le manga reste axé sur Sakuragi).
Niveau tension, je reste sur ma position, Slam Dunk possède des moments de pure folie. Et il y a le duel constant Sakuragi/Rukawa, accompagnés d'autres duels plus ou moins importants, qui font le charme de la série.

Slam Dunk est d'ailleurs bien plus drôle que Rookies Cool

Citation:
pourquoi cette comparaison avec Slam Dunk ?

Parce que Marie doit savoir que Slam Dunk est une, sinon ma série favorite :nerd:
Ou si elle ne le sait pas, et bien...euh... ça doit être ça, la référence justifiée pour tout manga sportif :nerd:.

(ah, et bravo (ben ouais) pour les règles !)
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Marie
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Message Posté le : 04/08/06 08:52    Sujet du message: Répondre en citant

Angat > C'est aussi mon avis, une fin réussie clôture la période commencée au début de l'histoire. On connaît la direction prise par les persos, pas besoin d'expliquer la suite. Et puis il y en a tellement, si l'auteur devait passer en revue toute la liste au dernier n° ce serait plutôt chiant. Donc, Morita a amorcé sa conclusion avec maîtrise et légèreté quelques volumes avant Sourire

otarie a écrit:
Et aussi, je voulais te d'mander (à toi, aux autres aussi); tu connaissais déjà les règles du base-ball avant d'entamer la série, tu les as apprises exprès en cours de route, ou bien tu n'as pas fait d'efforts à ce niveau ? Parce que parfois, pour un profane, ça reste assez abstrus...

Je les ai apprises en cours de lecture. Reconnaissons à cet auteur une grande qualité: ces actions sportives sont directement compréhensibles en plus d'être reéllement passionantes. Et c'est quelqu'un qui se fiche du sport qui vous le dit Cool

otarie a écrit:

Mais tout à fait d'accord. Le problème reste celui d'une exagération qui me semble bien trop poussée. Par leur vécu depuis quelques temps, je peux peut-être comprendre quelques revirements d'humeur assez fols, mais là, c'est... et bien ... tout simplement trop, je trouve. ça rend la fin peut-être encore plus forte, d'ailleurs, mais ça gâche un peu le ton général, pour faire une remarque chiante huhuhu.
C'est presque (même pas presque en fait) une impression (pas qu'une impression finalement...) d'un condensé d'émotions, une accumulation qui ne peut finalement être que douteuse car trop précipitée, concentrée et malheuresement abrégée. Limite si Kawato n'allait pas se mettre à tâter du chant grégorien. Je me demande d'ailleurs comment les membres de l'équipe pouvaient continuer à jouer...il faut croire que les glandes lacrymales ne peuvent pas entraîner la déshydratation ^^
Que l'auteur soit malade, ça excuse peut-être un peu, on le comprend après tout, mais ça fait quand même un peu chier.

Mais d'accord aussi. C'est ce que je voulais dire (très mal) en soulignant le fait que Morita a fait une fin précipitée. Il n'a pas eu le temps de développer et a tout fourgué un peu maladroitement. Et comme le disait Vlad, il est bien possible que ses propres émotions (tristesse, fatigue, regrets, toussa...) l'aient beaucoup influencé au moment ou il dessinait. Ce qui explique ce déluge de larmes typiquement mangaesque mais toujours un peu incongru pour les occidentaux.

otarie a écrit:
Parce que Marie doit savoir que Slam Dunk est une, sinon ma série favorite :nerd:

Oui, oui ^^
C'est vrai aussi qu'on compare souvent Rookies à Slam Dunk au niveau sportif, comme on le compare à GTO au sujet du métier de prof. Ce sont des séries parues en même temps, ceci explique peut-être cela.

Et enfin le message d'Aniki ...
( chouette le smiley ^^)
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Kaibara
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Message Posté le : 04/10/07 14:39    Sujet du message: [ROOKIES] de Masanori Morita Répondre en citant

Suite à mon erreur, je copie/colle mon message concernant Rookies. Sourire



Rookies de Masanori Morita (Tonkam - 24 volumes, édition terminée)

"Koichi Kawato est un jeune enseignant qui débarque dans un nouveau lycée. Fougueux et plein d'ardeur, il veut par dessus tout apprendre à ses élèves ce que l'expression "avoir un rêve" signifie. Mais il n'est jamais facile de se faire entendre de tous, surtout quand on se trouve en butte à une bande de voyous désoeuvrés et un proviseur fomentant de sombres projets. Car Kawato a déjà derrière lui une réputation sulfureuse. Mais avec un peu d'abnégation et de respect d'autrui, on peut aller très loin. De là à relancer le club de base-ball du lycée, précédemment dissous pour cause de violence."

Je crée donc le topic et en profite, au passage, pour glisser quelques mots sur Rookies que j'ai fini également ; surtout qu'il m'a souvent fait penser à Slam Dunk : une équipe composé d'anciens voyous qui va trouver la rédemption et une vrai passion à travers un sport (ici, c'est le Base-Ball).

Le problème, c'est justement que ce sport, ultra-médiatique au Japon ou Etats-Unis, est un OVNI pour nous petits français. Et, d'ailleurs, là où j'ai pris un vrai plaisir à suivre les matchs de Basket de Slam Dunk, je me suis parfois un peu ennuyé à suivre ceux de Rookies. En effet, le Base-Ball est un jeu qui semble très complexe et très stratégique ; et les notes explicatives ne m'ont pas beaucoup aidé... Confus Ce qui porte préjudice au manga, car on a parfois du mal à s'enflammer lorsque l'arbitre annonce un strike, une false ball, un coup sur le champ extérieur...

Néanmoins, grâce à un dessin soigné, et magnifique, et à une narration assez claire, on parvient néanmoins à se laisser emmener dans l'histoire. Surtout que les personnages sont vraiment passionnants. Kawato, que certains comparent à Onizuka (de GTO) est l'archétype même du mec gentil et naïf qui possède un optimisme à tout épreuve. J'aurai d'ailleurs cru qu'il finirait par m'énerver à être aussi "simplet" par moment, mais ce fut tout le contraire. Il est vraiment attachant. Moi qui détestais le sport au collège, j'aurais certainement fait plus d'efforts avec un prof de cette trempe. Il y aussi Anya, le beau gosse ténébreux, qui est franchement charismatique lorsqu'il entre sur le terrain. Sans parler de Mikoshiba (un peu gonflant par moment à toujours douter), Wakana (le meilleur ami d'Anya qui sûrement un des persos que je préfère), Sekiwaka (le coureur), Akaboshi (encore plus poseur qu'Anya, mais aussi bon), Hawanaka (plus drôle qu'utile à l'équipe) ou encore l'impayable looser Hirastuka qui ne manque pas une occoasion de la ramener avant de se ridiculiser lamentablement (sauf lorsqu'il réussit de rares exploits en jouant de manière assez risquée ^^). Bien sûr, les équipes adverses ont leur lot de joueurs charismatiques également : Enatsu en première ligne (dont le destin est étroitement lié à celui de l'équipe de Futago), le batteur Kono (qui ressemble à s'y méprendre à Hiyama), Kawakami (le lanceur de génie) ou encore l'impressionnant Besho (le batteur puissant que, je ne saurais dire pourquoi, j'aime beaucoup).

Bien sûr, c'est bourré de bons sentiments et on a parfois du mal à croire qu'une telle bande de voyous ait pu s'attendrir en si peu de temps. Ici, je trouve que GTO a mieux réussi le coche. Mais, on se laisse tout de même entraîner par ce manga plein de fraicheur et d'amitié virile (oui, parce que faut bien dire aussi que les filles sont reléguées à l'arrière-arrière plan...).

La comparaison avec GTO (le prof essayant de remettre sur le droit chemin des élèves à la dérive) et Slam Dunk (l'équipe de voyous qui s'en sort grâce à un sport collectif) est presque inévitable. Et je dirai que j'ai une préférence pour GTO, que j'ai trouvé plus amusant à lire, et Slam Dunk, qui m'a plus passionné. Néanmoins, Rookies les surpasse au niveau du dessin grâce au trait soigné de Morita. De plus, il dispose de ce que j'appelle une "vraie" fin et ne laisse pas le petit goût d'inachevé dans la bouche de ses deux compères. Ce qui en fait un manga agréable qui se lit avec beaucoup de plaisir (jusqu'à la dernière bulle ^^) ! Plaisir qui deviendrait encore certainement plus intense si je comprenais un temps soit peu les règles du Base-Ball ! Très content
En tout cas, Morita a réussi son pari avec moi. Car, contrairement à avant ma lecture de Rookies, si je tombe sur un match de Base-Ball, je pense que je ne zapperais pas tout de suite...

À quand un manga qui me passionne pour le Golf ? Clin d'oeil
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Kaibara
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Message Posté le : 04/10/07 19:26    Sujet du message: Le message de Ben Répondre en citant

Reprise du message de Ben sur l'autre topic mort-né que j'avais créé (quel boulet ! T_T) parce que, mine de rien, c'était bien intéressant ^^ !

Ben a écrit :

Si tu veux des compléments sur les règles du baseball pas de pb Sourire

Le baseball n'est pas si complexe que cela.

Tout d'abord, cela se joue à 9 dans chaque équipe, en attaque les 9 joueurs passent à la batte (sauf en cas de frappeur désigné...), et en défense les 9 joueurs ont un poste spécifique.

Champ intérieur :
1 - Catcheur, attrapeur (situé au marbre, la 4ème base que l'équipe adverse doit toucher pour marquer 1 point)
2 - Picher, lanceur (sur le monticule au milieu du terrain)
3 - 1ère base (entre la 1ère et la 2ème base)
4 - 2ème base (entre la 2ème et la 1ère base)
5 - 3ème base (entre la 3ème base et la 2ème base)
6 - Short Stop, arrêt court (entre la 2ème base et la 3ème base)
*la 1ère base donnée, entre parenthèses, étant la base la plus proche où se trouve le joueur

Champ extérieur :
7 - Champ Gauche (au fond au milieu de la 2ème et 3ème base)
8 - Champ Centre (dans le prolongement de la 2ème base)
9 - Champ Droit (au fond au milieu de la 2ème et 1ème base)

Un match se déroule en 9 manches, c'est le visiteur qui attaque en 1er.

Au bout de 3 "morts", on tourne, l'équipe en attaque passe en défense, et vice et versa.

Chaque batteur a 3 strikes, c'est-à-dire 3 tentatives pour batter la balle.
Si la balle n'est pas dans la zone de strike (épaule - genou), elle est alors "balle", le lanceur a 4 "balles".
Exemple, le lanceur une balle extérieure, donc hors zone de strike, et que le batteur ne fait rien, cela fait une "balle", si le batteur c'était élancé cela aurait fait strike.
Quand il y a 2 strike et 3 "balles", cela s'appelle compte plein, la dernière balle lancée est décisive ; si le lanceur se rate, le batteur gagne la 1ère base ; si le batteur frappe, il peut courir pour toucher la 1ère base ; si le batteur rate la balle il est "OUT" et cela donc 1 "mort".

On verra dans un 2ème post comment éliminer un joueur quand il court. Si bien sur cela intéresse quelqu'un...

Voilà !
J'aurais pu attendre que Ben reposte son message, mais je craignais que le topic soit effacé avant (vu qu'il vient d'être clôturé).
J'aurais pu aussi faire un quote, mais c'est désagréable à lire lorsque le texte est long.

PS: Désolé Marie, il va falloir également que tu re-postes ton message ici (bah oui, je ne vais pas tous les remettre tout seul non plus ^^)...

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skizyk
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Message Posté le : 25/08/12 19:23    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, gros déterrage de topic


Avec celles d'Adachi, les séries de Morita étaient clairement celles qui manquaient le plus à ma culture en matière de shonen. Vu que Racailles Blues est très dur à trouver, je n'ai pu en lire qu'une dizaine de tomes... En revanche, j'ai pu avoir l'intégrale de Rookies y'a un an. Et bien mazette, si j'avais su que c'était si bien, je l'aurais lu dès l'époque ou ça sortait !


Je vais commencer par ce que je n'ai pas aimé : la fin. Mais ça, c'était avant de lire les posts de Marie et donc d'apprendre que Morita était malade. Tout s'explique !


En dehors de ça, franchement, j'ai adoré ! C'est vraiment une oeuvre incontournable, à plein de niveaux.


Coté sport déjà, j'ai trouvé que les matchs étaient effectivement haletants. Contrairement à Otarie, pas de problème pour les règles : j'avais lu Go And Go avant et elles y sont très détaillées par de nombreuses notes. Du coup j'ai pu parfaitement suivre les matchs. Par contre, je n'arrive pas à considérer Rookies comme un manga de sport à part entière, vu qu'il n'est ici qu'un pretexte, un catalyseur, un peu comme dans les mangas d'Adachi. Comme le soulignait Marie, ça aurait très bien pu être un autre sport collectif comme le foot ou le basket. C'est juste qu'il y avait déjà un manga de basket, que le base ball est populaire, et que Morita ne s'y connait peut être pas en foot... Du coup, ça ne m'étais jamais venu à l'idée de comparer à SD qui est PUREMENT sportif réalisé par un auteur passionné par ce sport, là ou Morita est davantage préoccupé par le fait que ces persos doivent se réaliser. Et les persos de SD, aussi intéressant et travaillés soient-ils, sont des bisounours à coté des bads boys de Futago ! (y'a même des "intellos" !).


Par contre, la comparaison avec GTO est inévitable. Et là, comme j'ai la chance d'être enseignant, je ne vais put-être pas me baser sur les mêmes critères que vous pour comparer. Si j'adore évidemment l'humour et les bastons de ce dernier, je préfère Rookies. Tout simplement parce que Onizuka n'est absolument pas crédible, il est inconcevable de penser qu'un prof comme ça puisse exister. Alors que des Kawato, Y'EN A DES VRAIS ! CA EXISTE DES PROFS COMME CA ! Qui s’arrachent, se dépouillent, s’investissent à fond pour sortir les élèves de la merde dans laquelle ils se mettent sans s’en rendre compte. Peut-être en avez vous eu... Bien sûr, tout prof est censé avoir un minimum de fibre sociale, d'empathie, surtout en France ou c'est l'école qui "absorbe" beaucoup de problèmes sociaux. Mais je connais effectivement des collègues qui ont ce coté excessif, démesuré, très idéalistes, qui ne travaillent (et même ne vivent) que pour les élèves en grande difficultés (c'est surtout des femmes d'ailleurs). Du coup, le personnage de Kawato me semble bien plus réaliste qu'Onizuka, si bien que n'importe quel prof français pourrait s'identifier au premier et pas au second.
(Enfin, à la nuance près, puisqu'en France, une telle proximité avec les élèves est très mal vue, du coup chez nous une implication aussi forte s'exprime d'une autre façon, plus discrète, plus subtile, moins physique (et bien souvent les élèves ne s'en rendent compte que des années après). D'ailleurs, les mangas que j'ai lu qui parlent de problèmes à l'école (Evil Heart, Hammer Session) m'inclinent à penser que les relations prof/élèves sont pas tout à fait les mêmes que chez nous. Autre débat...)
Du coup... Notre Kawato, là, qui ne se décourage pas et donne tout, malgré les coups durs, les « rechutes » des mômes et le regards des collègues... On dirait pas un héros de shonen classique? Pour moi, c'est en quelque sorte le thème du dépassement de soi (« Nekketsu ») que l’on voit d’habitude dans les shonen d’action/baston/aventure qui est appliqué au réel !


Du coup j'en arrive aux élèves, qui eux aussi sont crédibles. Franchement, à certains moments, on dirait des vrais ! Situations ET réactions sont réalistes, alors que dans Evil Heart, la situation l'est à la limite (j'ai même vu pire malheureusement, mes pauvres), mais la réaction d'Uméo ne me parait pas du tout être celles d'un enfant de 12 ans (trop mature !). Ici, les jeunes pourraient être des élèves Français en difficultés de maintenant... Ne croient pas en eux, s’enferment dans leur image de bad boy, ne veulent pas voir qu’ils mettent leur avenir en danger, problèmes pour se placer dans un groupe, ne s’investissent dans rien car sont persuadés qu’ils n’y arriveront pas, du coup rejettent cette école qui les mets en face de leur difficultés... Des milliers de kilomètres de distances mais les mêmes thématiques ! C'est fou (et pareil dans Bakuon Retto). Tématiques éternelles de l’adolescence qui sont je trouve très bien traitées ici.


Donc voilà, j'ai complètement accroché, à cette série, je la recommande à tout le monde, elle a vraiment des qualités (j'évoque même pas le dessin, pas la peine). Après, en tant que prof, j'ai surement une lecture du titre un peu différente de la vôtre. D'ailleurs, je me demande vraiment ce que j'aurais pensé de Rookies si je l'avais lu ado. Je suis sûr que j'aurais aimé, mais pour d'autres raisons. D'où l’intérêt de relire plusieurs fois ses mangas, avec un recul d'adulte (enfin, là en ce qui me concerne je suis prétentieux !).
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Message Posté le : 02/08/13 16:44    Sujet du message: Répondre en citant

Du coup taikun, il me semble que tu avais acheté un lot complet en tant qu'amateur de baseball, tu as lu la série quel est ton avis ?
ça reste un manga très marquant pour moi - dans mon top 5 sans problème -, surtout le début qui est vraiment bien construit. Un excellent souvenir de lecture, à part la fin un peu vite expédiée. Je l'ai relu souvent d'ailleurs et si un jour une version deluxe arrive au Japon, je serais bien tenté de la racheter si (encore un 2ème si, on est dans le très hypothétique) tonkam la propose car l'édition tsuki poche vieillie très mal. Pleure ou Très triste
Maintenant, les rois du rire en octobre ! Surpris
(Marie va devoir revenir nous poster un petit avis)
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