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Message |
herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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Posté le : 09/04/11 00:21 Sujet du message: Réaction |
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| Natth a écrit: | C'est nul -_-
C'est pourtant un volume bourré d'informations difficilement accessibles en France. Il parle de choses méconnues ou mal connues, dans le sens où on croit bien les connaître... Et où on finit par avoir pas mal de surprises à la lecture.
Est-ce que le fait qu'il soit plus récent peut jouer sur les chiffres de vente ? |
Tu veux dire "informations [qui étaient] totalement inaccessibles en France"
Sinon, malheureusement, le gros des ventes se fait à l'office, après, c'est foutu, le phénomène de longue traine ne rattrapant en aucun cas un mauvais placement... Il faudrait qu'on fasse la tournée des conventions de province, comme un groupe de musiciens sur le retour...  _________________ Simple fan (auto-proclamé) de Rumiko Takahashi
Chroniqueur à du9
Ténia de Bulledair |
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XaV Mangaversien·ne
Inscrit le : 30 Mai 2006 Localisation : Paris
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Posté le : 09/04/11 07:31 Sujet du message: |
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| shun a écrit: | | n'allant jamais sur ce site |
Quelle erreur... |
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shun Mangaversien·ne

Inscrit le : 01 Sept 2002 Localisation : charleroi la ville noir
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XaV Mangaversien·ne
Inscrit le : 30 Mai 2006 Localisation : Paris
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Posté le : 09/04/11 16:10 Sujet du message: |
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| shun a écrit: | | tout dépend de ce qu'on recherche, perso les analyses de fond ne m’intéresse pas. |
Ca a le mérite d'être clair. |
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herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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BenBecker Mangaversien·ne

Inscrit le : 26 Juin 2004 Localisation : Clermont-Ferrand (63)
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Posté le : 10/04/11 11:44 Sujet du message: |
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Vraiment très intéressant !!! En plus, j'y ai découvert l'excellent article sur Une Brève Histoire du Manga !!!
Je SUR-valide !!!  _________________ Ma mangathèque |
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XaV Mangaversien·ne
Inscrit le : 30 Mai 2006 Localisation : Paris
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Posté le : 18/07/11 11:29 Sujet du message: |
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Alors que les vacances arrivent, session de rattrapage des textes concernant les productions asiatiques (au sens large) sur du9 ces derniers mois. Bonne lecture, dômo yoroshiku.
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Chronique: Ax Anthologie Volume 1
Début 2010, Top Shelf publiait le premier volume d'une anthologie de bande dessinée japonaise (manga) indépendante. Le Lézard Noir vient de sortir la version française de l'ouvrage. Ax, nom du volume et de la revue dont les histoires sont tirées, constitue une des références (la référence ?) en matière de bande dessinée japonaise indépendante des quinze dernières années. Au commencement, il y avait Garo, autre revue légendaire, fondée en 1964 par Katsuichi Nagai avec (...)
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Entretien: Sai Comics
Sai Comics constitue la seule maison d'édition de bande dessinée alternative en Corée du Sud, et publie également une revue de bande dessinée alternative du même nom. Créée il y a une dizaine d'années par un jeune auteur, Kim Dae-joong et la responsable d'une maison d'édition, Cho Kyung-sook, une trentaine d'auteurs gravite aujourd'hui autour d'eux. Pendant les années 2000, Sai Comics a traduit et fait découvrir au public coréen des auteurs tels que (...)
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Entretien: Chihoi
Le Hongkongais Chihoi constitue l'un des auteurs les plus intéressants de la Grande Chine (Hong-Kong - Chine - Taiwan). D'abord parce que son parcours est inhabituel : celui d'un autodidacte abandonnant une possible carrière de nutritionniste pour se consacrer à la bande dessinée. Ensuite parce que Chihoi est un important acteur de la bande dessinée indépendante hongkongaise, qui malgré un nombre assez réduit d'auteurs regorge d'initiatives et (...)
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Vues Ephémères - Eté 2011
Au fil des années, il est indéniable que Japan Expo s'est progressivement imposé comme LE rendez-vous à ne pas manquer pour les éditeurs de manga. Battant tous les étés un nouveau record d'affluence, le grand Barnum installé du côté de Villepinte est devenu l'endroit où l'on vient présenter ses nouveautés et annoncer les sorties à venir. N'échappant pas à la règle, Pika en profitait donc pour mettre en avant ce qui va certainement constituer son événement de la (...) |
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XaV Mangaversien·ne
Inscrit le : 30 Mai 2006 Localisation : Paris
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Posté le : 11/02/12 11:07 Sujet du message: |
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Ce n'est pas sur du9, mais pas loin: mon texte «Le manga et son histoire vus de France : entre idées reçues et approximations» est désormais en ligne, publié sur Comicalités (revue scientifique à comité de lecture). Le résumé, histoire de savoir de quoi il y retourne:
| Citation: | | Le succès du manga en France au cours de la décennie passée a été accompagné d'un développement du discours tant critique qu'historique s'y rattachant. Cet article se propose d'examiner le traitement accordé à l'histoire de la bande dessinée japonaise dans les ouvrages de référence disponibles en français, ainsi que les idées reçues qui l'entourent. On s'y intéressera en particulier à la question de l'origine et du traitement de la figure centrale de Tezuka Osamu. On évoquera ensuite les déformations liées au prisme de l'accessibilité des œuvres à un lectorat francophone, qu'il s'agisse de l'importance accordée à un auteur comme Taniguchi Jirô, ou à la faible attention accordée à une production alternative encore peu traduite. On examinera également la vision de l'industrie du manga au Japon, et comment celle-ci s'établit principalement autour du cas emblématique de la revue Shônen Jump. Enfin, on observera la manière dont les éditeurs français retranscrivent cette vision dans leur approche et la constitution de leurs collections. |
Bonne lecture, dômo yoroshiku. |
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moudidoung Mangaversien·ne

Inscrit le : 24 Oct 2005 Localisation : Louvain-la-Neuve
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Posté le : 11/02/12 13:20 Sujet du message: |
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Un super article !!
Il m'a convaincu d'abandonner quelques poncifs que je continue malgré tout de propager, du genre "les mangakas travaillent comme des forçats". J'ai beau savoir que Hergé travaillait dans des conditions similaires aux auteurs du Shônen Jump, et que tous les mangakas ne font pas 16 planches par semaine, c'est difficile de se défaire de ces "éléments de langage" lus et relus partout. Si j'avais une suggestion à faire, ce serait peut-être de mettre ça en lien avec le stéréotype français du Japonais travailleur et dévoué à son boulot...
Et j'aime beaucoup beaucoup l'idée du dialogue en écho entre spécialistes et éditeurs où chacun y trouve gentiment son compte, formant une caste professionnelle aux codes bien établis. Parmi ces codes, les fameux shôjô ou shônen, qui sont peut-être "directement empruntés aux classifications des spécialistes japonais" (paragraphe 36) mais correspondent surtout à un catégorisation du public français (car, sociologiquement, tout emprunt implique une transformation) utilisée par les professionnels français. Tu parles d'un article dans Animeland où Nicolas Penedo réagit assez négativement à la critique du mythe Tezuka (monté, entre autres, par Animeland) par la revue Manga 10 000 images ; même s'il met pas mal d'eau dans son vin, j'ai interprété cela comme une réaction un peu épidermique de défense de ces codes.
Bref, je verrais bien un sociologue s'emparer de tout ça...
Une jolie faute de frappe sinon : "je nous nous" au paragraphe 5. Le "nous" universitaire a encore fait des ravages !  _________________ Close The World, Open The Next |
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Gemini_ Mangaversien·ne

Inscrit le : 03 Fév 2011
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Posté le : 11/02/12 15:32 Sujet du message: |
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Je n'ai jamais lu les ouvrages en français sur l'histoire de ce média, seulement Manga! Manga! (offert par un ami). Ouvrage qui a l'avantage d'avoir été écrit avant que la publication de manga ne commence véritablement dans son pays, donc sans parti-pris.
Selon Schodt, Osamu Tezuka avait été obligé de modifier certains détails de Shin Takarajima, qui empruntait ouvertement à la culture populaire (notamment américaine) mais sans reverser le moindre centime aux ayant-droits des œuvres pillées, comme Tarzan. De plus, l'impression d'origine du akahon avait été réalisée au moyen de plaques de cuivre gravées, pour un résultat disons-le assez moche. Bref, tout cela a rendu nécessaire une modification en vue d'une réédition, orchestrée par Osamu Tezuka lui-même, mais sans Sakai (il me semble décédé à ce moment) ; l'absence de son nom sur la couverture aurait été acceptée par la famille du scénariste. Aujourd'hui, il ne reste que peu d'exemplaires du Shin Takaeajima d'origine, en raison de la mauvaise qualité du produit (les akahon tirait une partie de leur prix très attractif de l'utilisation de papier recyclé de mauvaise qualité) ; hormis dans quelques bibliothèques qui le conservent à l'abri des regards, et probablement chez Leiji Matsumoto, impossible de le trouver.
Après, tout est une question d'interprétation : Osamu Tezuka a-t-il enlevé le nom de son co-auteur pour bâtir sa légende, pour ne pas partager les bénéfices sur la vente de ce "classique", ou parce que celui-ci n'a pas participé à la conception de cette nouvelle version, apparemment bien différente de la sienne ? Aujourd'hui, le Dieu du Manga nous parait tellement "parfait" que, finalement, il serait tentant de croire à une mesquinerie de sa part. Mais le premier intéressé nous a quitté en 1989, emportant avec lui ses secrets.
Le shôjo manga existe depuis aussi longtemps que le manga lui-même, tout simplement car les publications nippones contenant de la BD et destinées au public féminin - comme Shôjo Club - datent d'avant même la naissance de Osamu Tezuka.
Le seul problème, c'est que la majorité des auteurs étant des hommes - Machiko Hasegawa faisant figure d'exception - cela valait aussi pour les shôjo.
Lorsque Osamu Tezuka a débuté, il s'est consacré aux shônen, ce qui est compréhensible. Lorsque l'influence de Osamu Tezuka a provoqué l'apparition d'une nouvelle génération d'auteurs, ceux-ci étaient bien évidemment issus du lectorat shônen : il s'agissait de garçons souhaitant à leur tour écrire des manga comme ceux qui les avaient marqué dans leur enfance. Résultat, le shôjo est plus ou moins devenu une poubelle où se retrouvaient les mangaka qui n'arrivaient pas à percer dans le shônen, beaucoup trop concurrentiel ; Leiji Matsumoto (alors prénommé Akira), Tetsuya Chiba, ou encore Shotaro Ishinomori ont débuté dans les pages de magazines shôjo, et certains comme Fujio Akatsuka en ont marqué l'histoire. L'apport de Osamu Tezuka au manga pour fille aura été double : montrer grâce à Princesse Saphir que les nouveaux codes du manga n'étaient pas applicable qu'aux shônen, et permettre l'arrivée d'auteurs talentueux.
Toutefois, les futurs mangaka féminines de shôjo avoueront elles-mêmes avoir été moins marquées par les manga de ces auteurs - souvent trop loin de leurs préoccupations - que par des artistes comme Junichi Nakahara, qui n'était pourtant pas mangaka. Il faut imaginer que la première héroïne lycéenne de shôjo n'est apparu que dans les années 60, sous la plume d'une femme ; cela en dit long sur le contenu de ces séries jusque-là, tant cela nous semble aujourd'hui naturel.
Petite correction : même si le Groupe de l'an 24 était informel, il caractérise des auteurs se réunissant régulièrement à Ohizumi. Riyoko Ikeda n'en fait parti.
Le problème de l'utilisation des mots shônen, shôjo,... c'est que les lecteurs eux-mêmes ne comprennent pas ce que cela signifie. Si tu demandes à un lecteur lambda ce qu'est un shôjo, il te répondra probablement qu'il s'agit de comédies romantiques qui se déroulent au lycée et avec une fille dans le rôle titre. Une définition qui exclue de nombreux authentiques shôjo. Désormais, quand un éditeur tombe sur un shôjo qui ne rentre pas dans ce moule, soit il ne le publie pas - les shôjo atypiques marchent mal en France - soit il ne le présente surtout pas comme un shôjo. Par exemple, Trinity Blood a été publié dans la collection Dark Kana, et un responsable de Kana d'expliquer que ce sont les Japonais qui avaient mal catégorisé ce titre à l'origine.
S'ils n'ont pas recours à ces stratagèmes pour ces shôjo "différents", ils n'attirent que le public qui attend de la comédie romantique mais risque d'être déçu, tout en dissuadant les lecteurs que ces manga auraient pu intéresser mais qui ne lisent pas de comédie romantique et ne leur auraient donc pas donné leur chance.
Article très intéressant dans l'ensemble, mais il suffirait de lire Manga! Manga! pour obtenir une vision plus juste de l'histoire du manga.
Dernière édition : Gemini_ le 11/02/12 15:43; Edité 1 fois |
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sushikouli Mangaversien·ne
Inscrit le : 29 Oct 2003
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Posté le : 11/02/12 15:41 Sujet du message: |
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| Gemini_ a écrit: | | Je n'ai jamais lu les ouvrages en français sur l'histoire de ce média, seulement Manga! Manga! (offert par un ami). |
Les fans de manga, toujours curieux et ouverts d'esprit. _________________ Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre. |
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Gemini_ Mangaversien·ne

Inscrit le : 03 Fév 2011
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Posté le : 11/02/12 15:45 Sujet du message: |
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| sushikouli a écrit: | | Les fans de manga, toujours curieux et ouverts d'esprit. | Pourquoi payer pour des bouquins en français quand tu disposes à la fois d'un ouvrage considéré comme une référence et d'internet ? Tu peux aussi tout simplement lire des manga sans t'intéresser à l'histoire derrière... |
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sushikouli Mangaversien·ne
Inscrit le : 29 Oct 2003
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Posté le : 11/02/12 15:59 Sujet du message: |
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Parce qu'internet véhicule tout autant d'idées reçues, sinon plus ? (le tout facilité par la baguette magique du copier-coller)
Parce que se confronter à l'avis des autres, c'est le meilleur moyen de faire évoluer sa propre réflexion ?
Parce que les fans de mangas sont les premiers, depuis plus de 20 ans, à appeler à la tolérance voire à la curiosité vis à vis de leur passion et qu'ils sont les derniers à agir ainsi ?
Parce qu'acheter ce genre d'ouvrages est le seul moyen de financer une forme de recherche sérieuse sur le manga ?
Je continue ? _________________ Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre. |
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Gemini_ Mangaversien·ne

Inscrit le : 03 Fév 2011
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Posté le : 11/02/12 16:02 Sujet du message: |
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| Parce que quand tu vas au cinéma, tu lis des ouvrages de référence sur l'histoire du cinéma auparavant ? |
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sushikouli Mangaversien·ne
Inscrit le : 29 Oct 2003
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Posté le : 11/02/12 16:05 Sujet du message: |
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Sérieusement, tout ce que tu as lu sur internet sur le sujet (et donc ce que tu sais), ça sort d'où, d'après toi ? ^^' _________________ Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre. |
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