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sushikouli Mangaversien·ne
Inscrit le : 29 Oct 2003
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Posté le : 04/06/08 14:39 Sujet du message: |
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Kami s'apprête à nous livrer un nouveau bousin :
http://www.wartmag.com/?p=1209
Désolé d'être cassant d'entrée de jeu, mais quand on se prétend pro et qu'on annonce Kadokawa comme éditeur japonais de FMA, ça commence très mal niveau crédibilité... _________________ Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre. |
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egil Mangaversien·ne
Inscrit le : 23 Avr 2004 Localisation : sur site
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Posté le : 04/06/08 14:44 Sujet du message: |
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Et Full Metal Panic chez Shueisha ?
Hmmm...  |
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sushikouli Mangaversien·ne
Inscrit le : 29 Oct 2003
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Posté le : 04/06/08 14:52 Sujet du message: |
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Attend... En plus faut lire les résumés... C'est encore pire... (sans compter qu'ils ont du se contenter de reprendre le boulot de leur précédent guide...) _________________ Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre. |
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Heiji Mangaversien·ne

Inscrit le : 06 Sept 2002 Localisation : Japon
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Posté le : 04/06/08 15:59 Sujet du message: |
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13 tomes (en cours) pour Fma, 20 pour Fruits Basket ça été fait en 2006 le livre  |
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crapule Mangaversien·ne

Inscrit le : 27 Jan 2008
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Posté le : 04/06/08 20:47 Sujet du message: |
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Ah, oui effectivement (j'avais même pas capté sur le coup) ils se tapent quand même un peu la honte là  _________________ Le raton laveur c'est pas comestible!!! |
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herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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Posté le : 04/06/08 21:32 Sujet du message: Remarque |
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C'est Kami, hein ! L'éditeur le plus médiocre de la francophonie, et de loin.
Je ne comprends pas comment les auteurs permettent la sortie d'une édition aussi dépassée et aussi bourrée de fautes. A leur place, j'aurais honte d'avoir mon nom accolé à une telle merde... _________________ Simple fan (auto-proclamé) de Rumiko Takahashi
Chroniqueur à du9
Ténia de Bulledair |
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herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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Posté le : 15/04/09 21:57 Sujet du message: Livre |
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Ayé, j'ai fini la lecture de L'État de la bande dessinée - Vive la crise ? édité par Les impressions nouvelles.
J'y ai mis le temps (2 mois et demi) alors qu'il ne s'agit pas d'une lecture complexe. Il s'agit des actes de la troisième université d'été de la bande dessinée qui est d'une sorte de colloque entre professionnels se déroulant début juillet chaque année depuis 2006. Certes, l'ouvrage ne parle pas que de manga mais ce dernier se trouve au centre de plusieurs interventions.
Composé de 23 interventions, d'une introduction et d'une conclusion, l'ensemble est forcément inégal en qualité et tous les textes ne présentent pas le même intérêt. Ils ont cependant l'avantage de présenter des avis parfois très divergents. Dans tous les cas, c'est vraiment intéressant à lire et je ne peux que vous conseiller ce titre même s'il est difficile à trouver en librairie. _________________ Simple fan (auto-proclamé) de Rumiko Takahashi
Chroniqueur à du9
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XaV Mangaversien·ne
Inscrit le : 30 Mai 2006 Localisation : Paris
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Posté le : 15/04/09 22:28 Sujet du message: Re: Livre |
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| herbv a écrit: | | Composé de 23 interventions, d'une introduction et d'une conclusion, l'ensemble est forcément inégal en qualité et tous les textes ne présentent pas le même intérêt. Ils ont cependant l'avantage de présenter des avis parfois très divergents. Dans tous les cas, c'est vraiment intéressant à lire et je ne peux que vous conseiller ce titre même s'il est difficile à trouver en librairie. |
Ah ben c'est un peu light comme chronique, mister Hervé. J'attendais mieux de ta part. :-) |
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herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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Posté le : 15/04/09 23:03 Sujet du message: Oui |
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Tu as raison.
Tout bien considéré, j'ai préféré ne pas rentrer dans le détail, texte par texte (j'allais pas me faire que des copains et on m'aurait encore accusé de cirage de pompes envers certains). Mais j'ai prévu d'y revenir plus en détail car je suis en train de préparer une liste des ouvrages à lire pour mieux comprendre le manga (et la bande dessinée en général). Et là, j'ai l'intention de développer les apports de chaque œuvre présentée. _________________ Simple fan (auto-proclamé) de Rumiko Takahashi
Chroniqueur à du9
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herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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Posté le : 18/04/09 18:21 Sujet du message: Comprendre |
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Je croyais l'avoir fait et il semble que non : je n'ai jamais posté de message sur la série de livres dont j'estime la lecture nécessaire pour mieux comprendre le manga (et la bande dessinée en général). La plupart ne sont pas dédiés à la bande dessinée japonaise en particulier étant donné qu'aucun ouvrage japonais sur le manga n'a été publié en français. J'ai prévu de chroniquer une dizaines d'essais en suivant un ordre de lecture progressif, du plus abordable au plus compliqué, ce qui va me donner l'occasion de les relire, au moins partiellement. Bonne lecture !
Scott McCloud est l’auteur d’un essai sur la nature de la bande dessinée réalisé sous la forme d’une bande dessinée qui est paru en 1993 aux USA et en 1999 en France. Dans les années 1980, il a été l’auteur de quelques bandes dessinées et aussi un des principaux contributeurs au projet de Déclaration des droits des auteurs de comic books qui a été publié en 1988. Il ne s’agit pas du premier essai sur la bande dessinée réalisé sous la forme d’une BD car Will Eisner en a réalisé un auparavant mais qui s’attachait plus à montrer certains principes et techniques que d’élaborer une analyse générale (La bande dessinée, art séquentiel, 1985). C’est d’ailleurs cet ouvrage qui est à l’origine de L’Art invisible.
En un peu plus de 210 pages L’Art invisible cherche à proposer une définition de la bande dessinée, s’attache à présenter le vocabulaire de celle-ci puis passe en revu ses caractéristiques : l’ellipse, la gestion du temps, le dessin, la place du texte. Ensuite, Scott McCloud s’attache à élargir un peu son propos sur l’élaboration de la bande dessinée et la mise en couleur avant de conclure. Le tout est proposé de façon très didactique et cherche à être le plus compréhensible possible. Il y a un réel souci de vulgarisation et de pédagogie qui est parfaitement rendu par une excellente traduction de Dominique Petitfaux, professeur d’anglais, auteur de plusieurs ouvrages sur Hugo Pratt et membre de feue la revue Le Collectionneur de Bande Dessinée.
Tous les chapitres ne sont pas de la même qualité. Le premier consacré à l’histoire et à la définition de la bande dessinée est un peu faible car cherchant peut-être à englober un peu trop d’œuvres dans le champ de la BD. Pour moi, le codex précolombien, la tapisserie de Bayeux ou les récits en gravures d’Hogarth ne sont pas de la bande dessinée même s’il s’agit de récits graphiques. Je renvoie les personnes intéressées par ce débat à deux autres ouvrages : Système de la bande dessinée de Thierry Groensteen et Principes des littératures dessinées d’Harry Morgan. Cependant, ce premier chapitre, malgré ses faiblesses dues principalement au fait qu’il aurait eu besoin de plus de développements, passe en revue les principaux enjeux d’une définition et donne une certaine assise à la suite du livre.
(Cliquer sur la miniature pour avoir l'image en plus grand.)
Le deuxième chapitre a le défaut d’être un peu trop théorique mais il pose les bases indispensables à compréhension de ce qu’est une bande dessinée et de l’importante variété de formes qu’elle peut prendre. Il faut donc un peu s’accrocher si on a pas trop l’habitude de lire des ouvrages théoriques car il est un peu long (36 pages). Ceci dit, l’effort demandé n’est pas insurmontable (c’est quand même plus lisible que du Harry Morgan) et c’est illustré avec beaucoup d’à propos. Cependant, si on a compris quel était le vocabulaire de la bande dessinée, notamment en distinguant l’image et le texte et en précisant les notions de réception / perception et les différents degrés entre la représentation de la réalité par l’image et le texte, il reste encore à voir comment ce vocabulaire est mis en œuvre.
Les chapitres 3 à 6 permettent de comprendre comment la bande dessinée fonctionne, quelle est sa grammaire. Ainsi, Scott McCloud attire note attention sur l’espace inter-iconique appelé aussi gouttière (le blanc entre deux cases d’une planche de BD) et l’importance de l’ellipse dans la narration. Les 34 pages consacrées au sujet sont formidables de clarté et constituent, à mon avis, la meilleure partie de l’essai. On peut apprécier tout particulièrement une tentative d’explication des spécificités narratives du manga. L’excellent quatrième chapitre consacré à la gestion du temps est plus court et se focalise sur la façon de rendre celui-ci sous la forme figée d’un ensemble de dessins sur une page ou même à l’intérieur d’une case. Ensuite, un chapitre assez court rappelle quelques vérités sur le dessin et la représentation des sentiments, sensations sous forme graphique. De nombreux fans de dessins léchés auraient bien intérêt à lire tout particulièrement cette partie afin de comprendre que non, l’auteur qu’on admire n’est pas si bon que cela et qu’en fait, c’est peut-être un tâcheron même s’il est excellent illustrateur.
C’est ensuite que L’Art invisible commence à perdre un peu de son intérêt. Heureusement, on n’est plus très loin de la fin, ce qui fait que cette baisse est sans réelle importance, le principal ayant été dit. Le chapitre 6 est pourtant important pour une bonne compréhension de la bande dessinée car il est consacré à l’interdépendance du texte et de l’image. Malheureusement, toute la première partie est assez théorique, plutôt nébuleuse et se contente souvent d’enfoncer quelques portes ouvertes. C’est seulement ensuite que l’auteur propose des cas concrets avec différents types de textes en exposant leur fonction narrative. J’aurai préféré une démarche inverse, partir du concret pour aller vers une théorie plus globale.
(Cliquer sur la miniature pour avoir l'image en plus grand.)
Le chapitre suivant sur le processus de création d’une BD expose là aussi une série de lieux communs et rappelle quelques évidences. Cela peut toujours intéresser les apprentis auteurs mais risque surtout de laisser de marbre les simples lecteurs. La courte partie sur la couleur est intéressante mais le thème est survolé un peu trop vite. Surtout, on continue à s’éloigner trop d’une théorie de la bande dessinée et des mécanismes nécessaires à sa compréhension. Enfin, un dernier chapitre propose une conclusion en résumant les propos de l’auteur. Il est de trop, incontestablement. On a l’impression que Scott McCloud a peur de ne pas avoir été assez clair et essayer de re-expliquer autrement ses idées à grand renfort de pages très graphiques. À moins qu’il applique un principe pédagogique bien connu : celui de la répétition.
Il reste, malgré une fin moins intéressante, que l’ouvrage est indispensable pour qui cherche à mieux comprendre pourquoi il apprécie la bande dessinée et comment elle est construite. Il est amusant, puis, petit à petit agaçant, de remarquer l’usage systématique par Scott McCloud d’un effet de suspens en fin de page. Chaque planche est construite par une première case introduisant le propos et par une dernière créant une attente (il ne faut pas confondre avec l’effet de suspense qui lui, à l’intérieur d’une construction dramatique, cherche à générer une angoisse). On peut aussi regretter que les possibilités au niveau de la planche, notamment des deux planches en vis-à-vis, ne soit pas mieux développées. La notion de narration visuelle n’est pas vraiment explicitée non plus. L’importance du rythme dans la narration n’est pas réellement abordée non plus. Cependant, d’autres ouvrages permettent de combler ce manque et L’Art invisible les rends bien plus compréhensibles.
Scott McCloud
L’Art invisible, comprendre la bande dessinée
Vertige Graphic, 1999
Delcourt, 2007
14,95 € _________________ Simple fan (auto-proclamé) de Rumiko Takahashi
Chroniqueur à du9
Ténia de Bulledair |
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muse Mangaversien·ne

Inscrit le : 06 Fév 2008
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church Mangaversien·ne

Inscrit le : 08 Avr 2008 Localisation : South west of France
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Posté le : 05/05/09 00:10 Sujet du message: Re: Livre |
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| herbv a écrit: |
Composé de 23 interventions, d'une introduction et d'une conclusion, l'ensemble est forcément inégal en qualité et tous les textes ne présentent pas le même intérêt. Ils ont cependant l'avantage de présenter des avis parfois très divergents. Dans tous les cas, c'est vraiment intéressant à lire et je ne peux que vous conseiller ce titre même s'il est difficile à trouver en librairie. |
| XaV a écrit: | | Ah ben c'est un peu light comme chronique, mister Hervé. J'attendais mieux de ta part. :-) |
Impossible d'en vouloir à herbv, faut vraiment être maso pour se lancer dans cette lecture, non ?
Mais comme je suis en effet un peu maso, j'avais aussi acheté et lu ce livre. Et comme je suis aussi passablement sadique, je l'ai parcouru de nouveau pour essayer de vous assommer avec quelques unes de mes considérations.
Bon en fait je peux l'avouer, je suis assez friand de ce genre de publication. J'avais aussi acheté (et lu intégralement, chose rare !) à l'époque de sa sortie le bouquin sur la "Nouvelle Bande dessinée" publié chez Niffle-Cohen, et toutes sortes d'autres trucs aussi sexy. Alors celui-là, vous pensez bien !
Il s'agit principalement de la retranscription des actes d'une université d'été sur la BD (un colloque quoi). Le titre évoque le point de départ, la problématique de l'ensemble : "Vive la crise ?", à savoir une crise de la BD qui se manifesterait (ou prendrait sa source) par / dans une surproduction.
1er point : la transcription de communications "orales" est un exercice dangereux, et les réunir dans un livre un acte normalement suicidaire. C'est pas vendeur, souvent très chiant à lire, et les contributeurs ont vite fait de se plaindre du résultat... Je sais pas si ça s'est vendu et si certains se sont plaints de propos déformés, mais une chose est sûre, c'est quand même très intéressant à lire (pour les détraqués comme moi du moins), donc bravo à ceux qui ont réalisé le livre.
Je vais pas faire un post de 108 pages (je suis bien parti pour), donc je vais essayer de simplifier et donc déformer au maximum... En fonction des réactions, je pourrai préciser des trucs (mais il n'y en aura pas, de réactions...).
Comme le colloque réunissait différents "acteurs" de la "chaîne" du livre-BD, chacun a pu développer sa propre vision et analyse sur le sujet. L'intérêt, c'est qu'il ne s'agit pas de s'en tenir à commenter l'explosion du nombre de sorties BD/mangas depuis quelques années. Au travers de chacune des interventions se dessine l'organisation, les enjeux de la filière, de l'auteur à l'éditeur, au lecteur (parfois), au(x) libraire(s), etc...
Le mal qui est débattu ici, c'est d'abord l'inflation ininterrompue du nombre de titres donc. certains n'y trouvent rien à redire, d'autres s'en inquiètent. Il n'y a pas de ligne de partage simpliste : un Jean-Louis Gauthey (éditeur, Cornélius) va bien sûr pester contre ce flot d'ersatz qui empêchent les véritables créations d'exister face à ce qu'il appelle les "publieurs" (les grosses maisons d'édition, notamment). Louis Delas (Casterman) ou Delcourt (Soleil n'était pas là... ) déclineront toute responsabilité dans l'explosion du nombre de titre : ils publient juste ce qu'il faut, leurs sorties sont homogènes par rapport à leurs parts de marché, etc. Pour la "vieille" maison d'édition Casterman, les responsables sont par exemple les jeunes maisons d'édition qui se sont lancées dans cette prétendue "ruée vers l'or" BD, et qui, ayant l'œil rivé sur leur chiffre d'affaire, multiplient les sorties pour maintenir celui-ci. Ou encore les éditeurs généralistes, pressés de se diversifier... Du côté des libraires, tous n'ont pas le même avis : les GSS culturelles (ici, Virgin) voient plutôt d'un bon œil l'explosion de l'offre : elle leur garantit une bonne visibilité du produit et ça compense la chute des ventes de leurs autres produits (disque - DVD). Pour les libraires spécialisés, c'est l'asphyxie : physique (trop de trucs à mettre en vente, pas de place, pas de temps pour lire) et financière (payer les livres et leur transport avant de les vendre, peut-être...).
Rien de bien nouveau, donc, chacun s'en tient à ses positions sur la question de la surproduction, pas d'autoflagellation en public ! Le coupable, c'est l'autre.
Le paradoxe, la contradiction, c'est que les éditeurs disent vouloir défendre les librairies spécialisées BD : parce qu'aujourd'hui, ce sont elles qui vendent leur fonds de catalogue, pas les hyper. Et pourtant, ce sont bien les éditeurs qui sont responsables du nombre de sorties, et donc de leur asphyxie... Et les solutions qu'ils proposent ne semblent pas vraiment enthousiasmantes...
Mais si on parle ici de "surproduction", c'est un autre spectre bien plus inquiétant qui plane au-dessus de la BD et des libraires en particuliers.
Pour moi, LA crise, LA mutation qui pose question pour l'avenir du medium BD, c'est celle de la numérisation du support. Et comme cette question n'était pas a priori au centre de la problématique de départ, B. Peeters (qui signe les conclusions successives) semble avoir voulu insister dessus à chaque fois que cela était possible. Pour B. Peeters, il faut distinguer crise du support (aujourd'hui suproduction, demain mutation numérique) et crise du medium. Les supports vont connaître des mutations, c'est certain, mais il estime que la bande dessinée pourra survivre à ces mutations...
Moi, franchement, je me pose pleins de questions à ce sujet. Je me demande aussi ce qu'il adviendra des librairies spécialisés (ou pas d'ailleurs) dans ce nouveau contexte (en fait je sais à peu près...).
Il y a plein d'autres trucs très intéressants dans ce livre, mais je vais pas en rajouter. J'ai été juste "déçu" par deux trucs. Didier Pasamonik en expert "visionnaire" et égocentrique qui se cite à chaque page et qui semble être d'abord là pour passer un entretien d'embauche (clairement, il se verrait bien à la tête d'un "observatoire européen économique de la bande dessinée" qu'il souhaiterait que quelqu'un créé...). Lui défend le concept de "surproduction volontariste", veut "opposer la connaissance à l'anxiété" et dresse un tableau tout rose de la filière (à la manière des experts de la finance mondiale avant que tout ne leur explose à la gueule...). En gros il cherche un job.
Dans un autre ordre : V. Poeydemenge, libraire du réseau CanalBD (librairies spécialisées BD et Manga), dont le compte-rendu ne m'a pas vraiment stimulé : rien sur l'avenir numérique (alors que ça le concerne quand même !), un exposé assez classique sur les difficultés issues de la surproduction et la mise en avant des bienfaits de la librairie spécialisée. J'ai parfois cru lire un prospectus CanalBD, mais bon... (ça vient peut-être du fait que j'aime bien CanalBD et que je connais leur credo par cœur...)
Dernier truc : il y a aussi pas mal de choses sur le marché des mangas en particulier, on pourra en reparler.
Mais bon, j'arrête là pour l'instant... |
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herbv Modérateur

Inscrit le : 28 Août 2002 Localisation : Yvelines
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Posté le : 05/05/09 09:20 Sujet du message: Re: Livre |
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J'ai beaucoup de bouquins sur la bande dessinée mais je n'ai pas Nouvelle Bande dessinée car en le feuilletant, je n'ai pas été convaincu par son intérêt. Moi, c'est sur Mangaverse que j'ai été formé à la "nouvelle bande dessinée" . Sinon,
| church a écrit: | | 1er point : la transcription de communications "orales" est un exercice dangereux, et les réunir dans un livre un acte normalement suicidaire. C'est pas vendeur, souvent très chiant à lire, et les contributeurs ont vite fait de se plaindre du résultat... Je sais pas si ça s'est vendu et si certains se sont plaints de propos déformés, mais une chose est sûre, c'est quand même très intéressant à lire (pour les détraqués comme moi du moins), donc bravo à ceux qui ont réalisé le livre. |
En fait, il ne s'agit pas de transcriptions. Les intervenants avaient à livrer leur intervention sous la forme d'un article (sauf pour les extraits de débats, j'imagine). Il n'y a donc pas de risque de déformation des propos. Par contre, on perd le côté "échange" des communications car il manque les réactions du public.
Pour le reste, bravo pour ton texte sur l'ouvrage, je trouve que tu as retranscrit correctement les divergences sur la notion de surproduction. Tu aurais peut-être pu plus insister sur les positions de B. Peeters, de JL Gauthey et quelques autres sur la qualité des œuvres. _________________ Simple fan (auto-proclamé) de Rumiko Takahashi
Chroniqueur à du9
Ténia de Bulledair |
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egil Mangaversien·ne
Inscrit le : 23 Avr 2004 Localisation : sur site
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Posté le : 05/05/09 09:40 Sujet du message: Re: Livre |
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| church a écrit: | (Soleil n'était pas là... ) |
On avait piscine
Toutefois, Soleil est en avance sur le numérique et propose de plus en plus d'oeuvres sur les sites de vente en numérique. |
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church Mangaversien·ne

Inscrit le : 08 Avr 2008 Localisation : South west of France
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Posté le : 05/05/09 10:44 Sujet du message: Re: Livre |
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| egil a écrit: | | Toutefois, Soleil est en avance sur le numérique et propose de plus en plus d'oeuvres sur les sites de vente en numérique. |
Pour le numérique, je sais pas, je vais vérifier !
En revanche, je suis sûr que pour la vente de droits à l'étranger, vous avez une équipe de choc ! Si tu en as l'occasion, passe le bonjour de ma part à Séverine Aupert, on verra si elle réussit à faire le rapprochement... |
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