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[ SING "YESTERDAY" FOR ME ] d'hier au lendemain
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Minh
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 20 Jan 2005

Message Posté le : 21/08/05 22:33    Sujet du message: [ SING "YESTERDAY" FOR ME ] d'hier au lendemain Répondre en citant

Ça alors… Je vous avoue ma stupeur lorsque j’ai constaté qu’il n’existait aucun sujet dédié à Sing Yesterday For Me (qui est-ce qu'on rosse ce coup-ci ?), un manga d’une mangaka que l’on ne présente pourtant plus, la talentueuse Kei Toume (que les vendeurs de Junku ne connaissent même pas, buh buh * bouche de poulpe *). Je m’apprêtais donc à compléter d’enflammées discussions d’adhérents passionnés et… vais malheureusement, me contenter d’inaugurer ce topic, pas comme il se faut, mais au plus près que je puis, c’est une promesse.

Sing « Yesterday » For Me (traduction amatrice : Chante « hier » pour moi ; variantes : chante « yesterday » pour moi, chante-moi « hier », chante-moi « yesterday » ; variantes libres : oh, ce serait cool si tu m’entonnais le « yesterday », tiens je me ferais bien un entonnement de « hier », hé tu veux pas chanter qu’il aurait pas neigé « hier », « yesterday… la la la… lalalo… » merci de l’en chanter, t’aurais pu chanter pour moi hier [j’avais honte devant les autres et Baptistine a roucoulé merci la réputation maintenant…] etc.) édité par la Shueisha au Japon en 1999, a été pris en mains par Akata-Delcourt en 2003. C’est alors que nous faisions la connaissance d’une mangaka à la patte si reconnaissable, la dénommée Kei Toume, reconnue pour ses Lamentations de l’Agneau, œuvre antérieure à SYFM et qui parviendra pourtant jusqu’à nos contrées seulement 2 ans plus tard. Quatre tomes composent cette œuvre, la version française s’en contentant de trois (le quatrième est pour le moment prévu pour octobre).



Voici un petit résumé pour ceux qui auraient manqué le début :

Uozumi vient de terminer ses études à l'université, et, pour le moment, se contente d'un job de vendeur dans un «convenience store». Un jour, il rencontre une étrange jeune fille accompagnée d'un corbeau. Cette fille nommée Haru prendre l'habitude de rendre régulièrement visite à Uozumi et peu à peu, tous deux deviennent amis. Le lendemain de leur rencontre, Uozumi retrouve Shinako, dont il était amoureux avant qu'elle ne quitte Tokyo, sans lui laisser le temps de déclarer sa flamme. Laquelle des deux jeunes femmes parviendra à conquérir le coeur d'Uozumi...

Pour les petits curieux et avides de critiques fondées, détaillées et en plus stylées, c’est par ici les petits curieux et avides de cri… cliquer là (vite ! vite !)

Déjà fan de l’auteur (passons sur Zero, elle était jeune et influençable, erreur de jeunesse, faut bien s'alimenter…), SYFM m’a beaucoup plu. J’aimerais en parler durant des centaines de minutes, mais préfère pour le moment détailler quelques aspects qui m’ont particulièrement plue.
Tout d’abord, je précise que cette œuvre a eu beaucoup d’impact sur mon faible corps par un effet de coïncidence, de hasard, d’accident bizarre, beaucoup de discussions abordées dans ces trois tomes concernaient des sujets sur lesquels je m’interrogeais présentement…

Ce manga ne vous racontera pas les aventures vaudevillesques de Nénette et Hachiparmentier sur une barque au milieu de la mer déchaînée des aléas de l’amour et l’amitié et les garçons et puis les filles et leurs différences de constitution…
Cela est relativement lent : on avance, pas après pas, tout doucement mais assurément. C’est une progression difficile à laquelle le lecteur assiste, encourage ou renie. Les personnages sont humains, faibles et forts et j’ai particulièrement aimé le fait de découvrir petit à petit tout un réseau relationnel, les personnages tous liés les uns aux autres, et leurs différentes rencontres.
Les faiblesses avec les uns, leur force avec d’autres. Tour à tour, ils se dévoilent, ils rient aujourd’hui et demain pleurent et le tout est d’oublier hier, bel hier, hier inaccessible, révolu hier, cause de toutes les douleurs qui se coursent-poursuivent jusqu’au présent…
C’est un enchevêtrement de petits riens (c'est le rien powa) qui poussent à évoluer ceux qui stagnaient.

Bref, tout est soigneusement et naturellement orchestré. Je fais partie de ceux qui s’en seraient trouvés frustrés s’il n’y avait eu aucune suite à ce troisième tome car nulle conclusion n'est constatée ici. Si quatrième tome il n’avait jamais existé, nous aurions alors été témoins d’une tranche de leur vie, infime tranche où nous aurions assisté à un commencement de changements dans l'existence des protagonistes. Changements ou mutations où jamais nous n’aurions eu connaissance des aboutissements à l’issue de ces paisibles bouleversements.

Avec SYFM, c’est donc un quotidien qui est admirablement dépeint dans sa simplicité, sans fioriture ni ornement bien inutiles à nous conter la vie, la vraie au chant de « Yesterday »…
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Baptiste
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 22/08/05 00:01    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne comprend pas la signification du titre. Avec Chante moi "Yesterday" (all my troubles seem so far awayyyy...) on s'attendrait plutôt à un récit nostalgique, or c'est beaucop plus une chronique du présent. Mais ceux qui ont lu les trois tomes pourront peut-être m'expliquer une subtilité que je n'ai su saisir, parce que une vénérable expérience m'a appris qu'un titre est rarement anodin (pas commes les noms de groupes de rock (mon groupe préféré ? Les Menstruations Douloureuses)), et là ch'uis passablement intrigué.
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cosmos
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Suspended between being a nobody, nothing and everything.

Message Posté le : 22/08/05 00:21    Sujet du message: Répondre en citant

En ayant lu et relu les 3 tomes de la série, je n'ai pas vu de subtilité expliquant le titre de ce manga. Mais d'après la biographie de la mangaka disponible sur le site des éditions Delcourt, il a été inspiré par une chanson du groupe rock japonais RC succession, dont le chanteur, Kyôshirô Imawa no fut l’un des chanteurs les plus charismatiques du rock japonais pendant les années 80. Le titre de la chanson en question est d'ailleurs exactement "Yesterday wo utatte".
Peut-être que le rapport est à chercher dans ses paroles par exemple, j'avoue que je n'en sais pas plus.

Sinon, ils connaissent Kei Toume à Junku ^^ Moi quand j'y ai été, une vendeuse super-sympa m'a tout de suite trouvé l'endroit où étaient ses mangas Très content

Pour mon avis, un autre jour, là il commence à se faire tard -.-
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Laurent
Mangaversien(ne)


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Message Posté le : 22/08/05 09:29    Sujet du message: Répondre en citant

Rien à voir avec les Beatles donc ? Hmm...

"Sing 'Yesterday' for me" est pour moi un manga délicieux. Délicieux par le trait de Kei Toume bien sûr. Délicieuses aussi ces petites tranches de vie et la sympathie qu'éprouvera sans nul doute le lecteur pour ces attachants personnages. Enfin, ce n'est que mon avis. Pas de boules de feu, pas de lutte interplanétaire contre un danger cosmique, juste quelques individus comme vous et moi, cherchant un peu leur voie dans ce nouveau monde d'adulte qui est maintenant le leur, trainant leur pas dans un petit quartier de Tokyo (je dis "petit quartier" parce que c'est fou le nombre de fois que les protagonistes se croisent en rue sans le faire exprès), cherchant aussi l'amour (avec ses délicieuse petites complications).
Et puis moi, Shinako et ses cerisiers, elle ma fait trop de la peine d'abord !

Sans renier l'intérêt ou le divertissement qu'on peut trouver dans un récit plus orienté "aventure", j'avoue avoir un faible pour les histoires plus réalistes, intimistes, inscrites dans un quotidien plus proche du nôtre (Taniguchi, mon pote à moi, Monsieur Jean aussi du côté franco-belge). Donc SYFM m'a tout de suite tapé dans l'oeil (ouille) et c'est, avec GTO, l'oeuvre qui m'a fait plonger dans le manga (avant, bien avant, je n'avais lu que "Akira", mais c'est une autre histoire).

Avant de conclure, je fais vite un petit copier / coller de ce que je disais il y a quelque mois sur le forum Akata (histoire de ne pas trop me paraphraser moi-même) :
Un des thèmes constants du manga (outre l'amouuur) réside dans les interrogations, voire les errances, d'adolescents et de jeunes adultes face à leur vie future. Je suis très touchés par les tentatives de réponses apportées par Kei Toume, qui sont des réflexions sur la vocation et l'inspiration artistique (photo, musique, peinture, cinema). C'est quand même assez rafraîchissant et épanouissant comme démarche, surtout au pays des salarymen.

Et pour finir, une petite précision à propos du tome 4, le planning l'annonce pour le mois de novembre.
[EDIT du 24/08 : ha ben ça a encore été repoussé : décembre]
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-- Peter Venkman


Dernière édition : Laurent le 29/12/05 00:54; Edité 2 fois
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cosmos
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Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Suspended between being a nobody, nothing and everything.

Message Posté le : 22/08/05 16:24    Sujet du message: Répondre en citant

Spread the Kei Toume love pawaa~

Ce qui m'a le plus plu dans SYFM (qu'on peut prononcer "siiifme" plutôt que "sin-g'-yes-teu-dè-fo'-mi" parce que c'est plus marrant), ce sont ses personnages. On peut lire le manga une fois et, suivant le parcours qu'on a eu, s'identifier à un personnage (genre Uozumi) et ne pas être du tout touché par un autre (genre Minato). Puis le relire quelques mois (voire années) plus tard et se mettre à détester le premier (mais quel mou, cet Uozumi) et finalement apprécier le second (je t'aime bien, Minato, en fait). En le relisant une fois de plus, on sera attentif à encore d'autres aspects de l'histoire ou de la personnalité des protagonistes (Haru, très mignonne en fait).
En général, quand on relit plusieurs fois un manga, on ne découvre plus grand-chose de nouveau (à part des petits trucs qui nous avaient échappés, comme dans le cas d'une intrigue bien complexe, mais ça va rarement plus loin). Avec SYFM, c'est l'inverse. La mangaka a créé ("naturellement", comme le dit très justement Minh) des personnages tout ce qu'il y a de plus normaux, mais si crédibles dans leur manière d'être qu'il y a toujours quelque chose à redécouvrir, à ressentir différemment. Autrement dit, Kei Toume a su capter la richesse du quotidien pour donner un manga qui ne paye pas de mine en apparence (à tout point de vue : dessin, personnages, histoire, planches...) mais qui cache des trésors insoupçonnés.
Comme Minh, j'aurais été très déçu s'il n'y avait pas eu de suite au tome 3, car - on ne s'en aperçoit pas forcément tout de suite - il y a vraiment une évolution qui se met doucement en place et qui devient évidente au tome 3 (notamment chez Shinako qui semble bien changée à son retour, mais à quel point ? sans tome 4, on ne le saurait pas).

Dans les "trésors" dont je parle, il y a pour moi ces réflexions sur l'art qu'on retrouve à différents endroits du manga, et qui illustrent bien souvent un comportement par rapport à la vie. Celle qui m'a le plus marqué est sans doute celle de la fin du tome 2, avec l'étudiante qui n'arrive plus à peindre et qui est venue dans la prépa de Rui pour tenter de retrouver ses "dispositions premières". A la fin, après plusieurs années passées à étudier la peinture, elle choisit finalement de laisser tomber définitivement pour passer à autre chose. Notre première réaction serait sans doute de dire qu'elle a perdu son temps, qu'elle a gâché plusieurs années de sa vie. Or son point de vue est complètement différent, car elle considère qu'elle a eu la chance de faire ce qu'elle voulait tant qu'elle le voulait, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Cette vision si positive des choses tranchait radicalement de la mienne à l'époque où j'ai lu le tome pour la première fois, et de la nôtre plus généralement, j'ai l'impression. En tout cas, ça m'a pas mal parlé...

SYFM est donc le genre de manga qui, à l'instar de certains shôjo comme Paradise Kiss ou Déclic amoureux, fait vraiment se poser des questions sur la vie qu'on mène : s'est-on vraiment épanoui ? n'avons-nous pas cherché à fuir (ou simplement pas spécialement cherché à avancer) comme les héros ? a-t-on vraiment choisi la vie qu'on mène ? (et si non, quelle en est la raison, qu'est-ce qu'on se cache à soi-même ?) Il nous accompagne et au fur et à mesure de nos évolutions, révèle peu à peu toutes ses facettes.

Bref, pour toutes ces raisons, SYFM c'est vachement bien et il faut le lire et l'aimer, et Kei Toume c'est la meilleure.
Une petite critique, cependant (mais toute petite, hein). Dans les 3 (4 ?) premiers tomes, elle adoptait un trait assez lâché, proche de l'esquisse, qui convenait parfaitement à l'ambiance du manga et à ses thèmes. Les personnages ne se sont pas encore pas encore accomplis, n'entrevoient que vaguement leur futur (tel une esquisse), secherchent... Alors quoi de mieux qu'un dessin qui ne semble pas tout à fait fini - tout en étant maîtrisé ? Par contre, dans ses deux derniers chapitres (correspondant donc au début du futur tome 5), elle a gardé son trait actuel, beaucoup plus net et s'il est plus esthétique (et convient parfaitement au dernier chapitre de Fugurumakan Raihôki, par exemple), je le trouve moins approprié à SYFM... (des extraits quand je serai rentré chez moi).
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Minh
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 20 Jan 2005

Message Posté le : 22/08/05 17:33    Sujet du message: Répondre en citant

cosmos qui le vaut bien a écrit:
Bref, pour toutes ces raisons, SYFM c'est vachement bien et il faut le lire et l'aimer, et Kei Toume c'est la meilleure.

Hum, logiquement, il n'y aurait rien à rajouter à cela Moqueur mise à partie que sifmeu, c'est bien pratique comme appellation orale et en plus c'est drôle.

Logiquement, car bien que mot qui conviendrait aux orchestrements naturels (auto-citation, parce que tous les posteurs de ce topic le valent super bien), la logique ici est masquée par la passion des Toumeistes : il y a toujours à dire sur ses oeuvres, on ne s'en lasse jamais.

Je suis tout à fait d'accord avec ce qu'ont pu dire Laurent (il faut que tu pleures, n'omets pas...) et Cosmos : le charme simple de cette narration et ce dessin épurés. Je n'ai remarqué dans la totalité des 3 volumes lors de ma lecture que 5 cases tramées à tout désintégrer... Peut-être moins, et ai trouvé que ces trames étaient incongrues. Peut-être aussi ai-je mal compté et certaines ont défilé sous mon nez...

Il pèse à la fois une étrange solitude et une atmosphère de chaleur dans ses cases : comme le reflet de notre existence. Je ne peine pas à rappeler la petit proverbe qui dit : "si tu as plein d'amis, peut-être te sens-tu seul et si tu es tout seul, peut-être te sens-tu plein d'amis, ou quelque chose dans le genre". Bref, ce n'est parce qu'un personnage est seul dans une case que le lecteur ressentira de la (sa ?) solitude. A contrario, lorsque un dessinateur trace un groupement de personnes, il saura très bien lui faire comprendre que l'une d'entre elles se sent seule si cas il y a.
Par le biais de paysages (particulièrement nocturnes, puisque nuit propice aux rencontres des travailleurs), d'observation de l'autre, des autres, Kei Toume retranscrit parfaitement le for intérieur des personnages selon les situations : Shinoka se sentait irrémédiablement isolée de tout lors d'une excursion en soirée où elle se remémore un amour disparu. Mais notre héros peu dégourdi (mais pas sceau pour autant, encore une idée véhiculée par le festival Mangaverse...) la rejoint et après quelques minutes de discussion survient le réconfort. Parler et se réchauffer un peu, se tiédir à défaut de s'enflammer.
Des petits instants qui apportent dans la continuité et non dans l'instantané (réchauffée 3 minutes au micro-ondes et voici votre tartiflette végétarienne presque aussi vraie que nature, hum, merci qui, merci Ginger Cédutoucuit).

Par contre, inversement, l'histoire des cerisiers m'a parue tout gauchement sortie d'un cliché (les jolies fleurs de cerisier, on en manque pas dans les shôjô, ça rapporte parait-il...) et finalement parvenue au troisième tome, les explications viennent, avec un discours de Shinoka sur le passage des saisons... Et vous déclarez finalement que quelle honte cet usage abusif des fleurs de cerisier, tout le monde devrait faire comme Toume.

Je vais tout de même relire ces trois volumes, car j'ai très envie de développer ses réflexions sur l'art et de divaguer sur quelques uns de ces "trésors" (voir le post ci-dessus) mais ne m'en sens pas encore la capacité...
Et avant de rendre le post, un petit mot sur le titre : mon avis, est qu'il est lié à Shinoka, et d'une certaine autre manière à Uozumi, et donc Haru puis Minato... Ce "Yesterday" (mais encore devrons-nous attendre une éventuelle traduction de cette chanson japonaise...) me renvoie au passé de Shinoka dont elle ne parvient (parvenait ?) pas à se dégager, ce passé spectral qui hante le présent et empêche de progresser. Ce désir de retrouver ce passé ou de le faire revivre un instant infime (infini ?...), avec ce "chante-moi"... Nous pourrions également disserter (et ce n'est pas moi qui y maugrérai) sur le pourquoi "chante-moi", pourquoi à l'autre d'entonner et pourquoi pas le chanter soi-même ?
...
Ahh, le soucis du sifme'(sifeum', avec un touche d'anglais) détail...
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Laurent
Mangaversien(ne)


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Message Posté le : 22/08/05 21:11    Sujet du message: Répondre en citant

Sifme ? Pas mal en effet.

Cosmos, ce n'est pas faux ce que tu dis sur l'appréciation que l'on peut avoir des personnages au fil de la lecture et à chaque relecture. Il n'y a pas de "méchant" dans Sifme (même Rui apparaît sympathique finalement, pour Minato, j'attends le tome 4), les personnages ont une psychologie nuancée, une histoire qui leur est propre et qui les rendent à la fois crédibles et difficiles à cerner en une seule lecture.

Toute petite précision à propos de Shinako. Quand je suis arrivé à la page 153 du tome 3, ben oui, moi j'ai eu une grosse boule dans la gorge... Et puis les cerisiers, je n'ai pas l'habitude. En shojo, je n'ai lu que "La rose de Versailles", "Déclic amoureux" et "BX". Au passage, c'est vrai que"Déclic amoureux" fait penser à certains passages de Sifme.
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cosmos
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Message Posté le : 22/08/05 21:33    Sujet du message: Répondre en citant

Ca m'a fait exactement la même chose pour les cerisiers. Pas à la première lecture, mais à un moment j'ai vraiment ressenti toute la tristesse de Shinako (alors qu'en fait les planches sont toutes simples, et ce qu'elle dit aussi, mais je pense que c'est à un moment où je suivais particulièrement ce personnage, et dans les chapitres précédents on voyait vraiment cette détresse s'accumuler, celle de voir que tout le monde autour d'elle avance et qu'elle n'y arrive pas).
Et c'est troooop bien La rose de Versailles Cool

Sinon, je revenais principalement pour :
- petit un, donner des images des derniers chapitres (merci Heiji-sama Très content), afin que vous puissiez voir l'évolution graphique dont je parlais plus haut (finalement, en les regardant bien je ne sais plus quoi en penser...) :

- petit deux, à la demande d'un certain L., reposter le lien vers le topic archivé.
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cosmos
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Inscrit le : 02 Sept 2002
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Message Posté le : 09/12/05 19:45    Sujet du message: Répondre en citant

Sifme #4 : le dernier tome remontant à deux ans, je n'étais plus vraiment impatient de lire ce volume 4. Pourtant j'aurais pu l'être sans craindre de déception, car il est tout aussi bon que les autres *o*

Exit les grandes réflexions sur l'art ou sur ce qu'est l'amour : après avoir longuement fait leur introspection dans les tomes précédents, les personnages se sont un peu trouvés et peuvent penser à aller de l'avant. La mélancolie ou la nostalgie sont donc nettement moins présentes, au profit de l'humour. J'ai souvent ri en lisant ce tome, ayant même l'impression qu'il ne s'agissait pas de SYFM mais d'une autre comédie romantique. A la différence de nombres d'entre elles cependant, SYFM possède toujours ses personnages très crédibles, son rythme calme qu'ont en commun les mangas de Kei Toume et une histoire qui avance (notamment grâce à Minato qui, au contraire d'Uozumi et d'un peu tous les autres personnages en fait, sait vraiment ce qu'il veut et agit en conséquence sans se poser trouze mille questions d'abord mais c'est pour leurs questionnements qu'on les aime, les autres ^^).
[J'ai été surpris par l'existence de l'ex d'Uozumi par contre, je pensais qu'il n'en avait pas o.O Enfin ce personnage apporte pas mal de fraîcheur, tout en n'étant pas qu'un prétexte à faire encore durer l'histoire puisque son départ et le fait qu'elle se lance dans la piano ne seront certainement pas sans conséquence sur l'envie d'Uozumi de faire de la photgraphie)].

Bref, un tome différent des précédents selon moi, et ce n'est pas forcément plus mal. Les 3 premiers m'avaient beaucoup parlé lorsqu'ils étaient sortis (et lorsque je les ai relus, mais d'une autre manière). Or entretemps j'ai changé et je ne me reconnais plus dans les mêmes situations ou personnages, et ça tombe bien parce que ce manga me donne autre chose à voir Très content

Bon ben... rendez-vous dans 2 ans pour la suite, maintenant Mort de rire
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Ishigami
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Inscrit le : 30 Sept 2002
Localisation : Lille

Message Posté le : 10/12/05 09:51    Sujet du message: Répondre en citant

Après deux ans d'absence, nous retrouvons enfin le quotidien de Uozumi, Haru et Shinako. Ces personnages m'ont manqué mais jamais je ne les ai oubliés tant Sing "Yesterday" For Me a toujours tenu une place particulière en moi. Les retrouvailles sont des plus agréables et nous rappellent tout le charme et toute la saveur du manga de Kei Toume.

On retrouve avec plaisir le rythme calme et paisible du manga où l'auteur s'attache à nous décrire le quotidien de ses personnages. Elle dessine tout un tas de petits détails qui n'auraient pas leur place ailleurs mais qui ici donne de la consistance à ses personnages. Ceux-ci sont toujours aussi crédibles et savent nous parler. Ils nous font parfois sourire et leurs questionnements font toujours écho chez le lecteur (chez moi, en tout cas). L'émotion est également présente et ce quatrième tome amorce un changement qu'il sera intéressant d'observer sur le long terme.

Le quatrième tome se centre davantage sur Minato qui s'avère bien plus entreprenant dans sa manière d'aborder la vie. Lui ne stagne pas et n'hésite pas à se remettre en question, à prendre des risques pour avancer. Pour Uozumi aussi, les choses avancent, lentement mais sûrement. Au niveau professionnel comme au niveau personnel. L'arrivée d'un charmant "parasite" va d'ailleurs provoquer des émois chez sa prétendante (Haru) comme chez sa prétendue (Shinako), ce qui ne devrait pas rester sans suite. Pour le reste, les saisons défilent dans ce volume (été, automne puis hiver) et Kei Toume fait évoluer ses protagonistes par petites touches, au gré des sorties, des disputes et des rencontres.

Bref, on ressort de Sing "Yesterday" For Me ravivé, revigoré par une succession d'émotions subtilement amenées. Et ça fait du bien ^^
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clash
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Inscrit le : 28 Sept 2005
Localisation : Genève

Message Posté le : 15/12/05 23:13    Sujet du message: Répondre en citant

C'est les mains tremblantes d'émotion et la larme à l'oeil que j'ai entamé ce volume 4 tant attendu...

Bon, je pense que c'est trop tôt pour me faire un avis: un Syfme ça se relit, ça se mature, ça gagne en arôme comme le bon vin...
Parce qu'arrivé à son terme, je me suis surpris à me faire une remarque qui m'exaspère au plus haut point quand je la lis des autres: "bon, c'est bien gentil mais ça ronronne un peu en rond là..."

Mais c'est oublier un peu vite que c'est toute la force de Syfme: la décalque de la réalité. Quand on se perd dans des histoires comme celles d'Uozumi, Shinaku et Haru, effectivement on stagne, et les années défilent... A travers la bouche de Shinako, c'est encore plus parlant: "les hommes mettent énormément de temps à changer, mais le temps, lui, passe inexorablement..." (tome 1 je crois).
Force est de constater que rien ne bouge autour de notre fameux triangle, avec une mention spéciale pour Haru dont la détermination complètement vaine fait vraiment plaisir à voir (enfin je me comprends ^ ^): on essaie de changer, on le décide, mais finalement on continue de se côtoyer comme au premier jour, au détour d'une rue ou d'un café...
Je ne pensais pas que Tôme oserait coller à la réalité au point de ne pas céder d'un pouce pendant quatres tomes quant à la stagnation totale de la relation Shinako-Uozumi (et c'est un exploit que de ne pas lasser le lecteur, car vraiment le sujet se prête peu à un bon manga je trouve), mais pourtant elle l'ose et y arrive avec toujours autant de doigté...

D'ailleurs il est faux de dire que rien ne bouge dans ce tome, puisque comme déjà signalé plus haut on suit effectivement un Minato qui, lui, va assez rapidement au bout des choses et semble arriver à dépasser ses échecs.
J'espère qu'on aura le même focus sur Rui dans les prochains tomes, parce que c'est vraiment un personnage au potentiel intéressant, un peu délaissé, et qui semblait commencer à évoluer dans les volumes précédents.

En bref, je pense que cette sensation de routine va vite s'estomper au fil de mes relectures, car dans les 3 premiers tomes pas un seul passage (ou presque) ne m'ennuie!!


Mais y'a quand-même deux-trois détails qui me chicanent dans ce tome: d'abord, je trouve le dessin d'Haru moins réussi. Alors qu'il me fascinait dans les 3 premiers, je trouve son trait moins original, moins piquant, moins sexy, moins tendre, que ce soit pour les dessins dans le récit (là j'ai pas d'exemple précis, c'est une impression diffuse) ou pour les dessins de présentation (certains essais de style convaincants (p.112), surprenants (p.1), franchement moyens (couv': stupeur! C'est la 1ère fois qu'une couv' de Tôme ne me met pas en transe Choqué ) ou carrément ratés -c'est mon avis hein- (p.26), ou enfin mal maîtrisés, comme si elle avait perdu la main sur Haru (p.176,177).
Mais bon, d'un autre côté, le style graphique évolue et est toujours aussi riche et inventif; difficile de le lui reprocher.

Deuxième chose, j'ai été surpris de découvrir une Haru se noyer tout comme les autres dans des atermoiements amoureux mi-gênés mi-immatures alors que je m'étais imaginé, de par son attitude franche et directe, son détachement face aux "comportements amoureux classiques" (c.f. sa relation avec Uozumi) qu'elle était au-dessus de la mêlée.
Or non, dans sa phase avec Minato, on a droit à des "ça n'implique rien; je vais juste voir un film avec un copain, etc..." qui montrent qu'elle aussi n'arrive pas à faire directement face à ce genre de choses.
Je pense qu'on y aurait gagné à garder une opposition sur ce plan entre Haru et les autres, mais bon, finalement je dis ça, c'est pas moi qui crée les persos hein...
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clash
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Inscrit le : 28 Sept 2005
Localisation : Genève

Message Posté le : 15/12/05 23:35    Sujet du message: Répondre en citant

Au passage j'en profite pour lancer quelques fleurs: j'en ai lu beaucoup, des présentations ou des avis sur syfme, mais la tienne, minh, est celle qui me plait le mieux!!

Je me permet même de quoter une de tes citations qui à celle seule te mériterait une invitation à bouillon de culture (non là je dis n'importe quoi; mais c'est sincère hein Mort de rire )

Citation:
Tour à tour, ils se dévoilent, ils rient aujourd’hui et demain pleurent et le tout est d’oublier hier, bel hier, hier inaccessible, révolu hier, cause de toutes les douleurs qui se coursent-poursuivent jusqu’au présent…
C’est un enchevêtrement de petits riens (c'est le rien powa) qui poussent à évoluer ceux qui stagnaient.
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Minh
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 20 Jan 2005

Message Posté le : 18/12/05 01:21    Sujet du message: Répondre en citant

Hohoho, c'était une vraie rumeur fondée, on m'a envoyé des fleurs !
Bon, pour l'information inutile, je n'aime pas beaucoup les fleurs... Par contre, je raffole de l'herbe verte, un bouquet de brins d'herbe fraîche et tu as droit une à une soupe multilégumes de culture Clin d'oeil. Je n'ai pas encore parcouru vos avis sur Sifme épisode quatrième, l'ayant acheté voilà la veille mais en attendant... Tadeum !
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cosmos
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Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Suspended between being a nobody, nothing and everything.

Message Posté le : 28/12/05 19:25    Sujet du message: Répondre en citant

clash a écrit:
Je ne pensais pas que Tôme oserait coller à la réalité au point de ne pas céder d'un pouce pendant quatres tomes quant à la stagnation totale de la relation Shinako-Uozumi (et c'est un exploit que de ne pas lasser le lecteur, car vraiment le sujet se prête peu à un bon manga je trouve), mais pourtant elle l'ose et y arrive avec toujours autant de doigté...

Mmmh, stagnation totale, pas totalement non plus quand même Moqueur
Déjà, le fait qu'Uozumi se prenne un gros rateau dans la première histoire du premier tome est plutôt original, et on sent que Shinako fait des efforts pour que la situation entre elle et Uozumi évolue (et elle est beaucoup moins lisse et fade dans le tome 4 qu'avant, voire même un peu rigolote ^^). Enfin elle reste tout de même la fille un peu (trop) sage, en retrait derrière Haru qui a beaucoup plus de présence (dans l'histoire mais aussi sur les couvertures et illustrations de début de chapitre). Donc quelque part, c'est plutôt cohérent qu'il ne se passe pas grand-chose entre elle et Uozumi (mais il se passe des trucs, si si ^^).

clash a écrit:
J'espère qu'on aura le même focus sur Rui dans les prochains tomes, parce que c'est vraiment un personnage au potentiel intéressant, un peu délaissé, et qui semblait commencer à évoluer dans les volumes précédents.

Il a l'air d'être au centre de la première histoire du futur tome 5 Très content

clash a écrit:
couv': stupeur! C'est la 1ère fois qu'une couv' de Tôme ne me met pas en transe Choqué

Aaaaargh, mais c'est la plus jolie des 4 couv' ;___;
(nan bon plus sérieusement c'est amusant de voir à quel point les ressentis peuvent être diamétralement opposés).

clash a écrit:
Deuxième chose, j'ai été surpris de découvrir une Haru se noyer tout comme les autres dans des atermoiements amoureux mi-gênés mi-immatures alors que je m'étais imaginé, de par son attitude franche et directe, son détachement face aux "comportements amoureux classiques" (c.f. sa relation avec Uozumi) qu'elle était au-dessus de la mêlée.

Dans les tomes précédents aussi, c'était elle qui menait le jeu. Comme Uozumi était plus attiré par Shinako, il n'y avait qu'elle qui faisait des avances, qui se donnait un air mystérieux, se faisait désirer (enfin, c'était l'impression qu'elle avait). Elle avait une vision très romancée de sa relation avec Uozumi (et puis peut-être que le fait de savoir que globalement, elle n'avait pas beaucoup de chances de réussir lui permettait d'aller à fond dans la fantaisie) alors qu'en fait basiquement elle était juste amoureuse d'un type qui ne s'intéressait pas particulièrement à elle, point. Avec Minato, comme c'est elle qui reçoit les avances, elle n'est plus maîtresse de ses effets, donc ça change tout et puis peut-être qu'elle se dit que si elle acceptait alors ça transformerait toutes ses gesticulations des tomes précédents en une vaste tromperie et que... Bref, ça m'a pas dérangé (par contre où sont passés ses vêtements excentriques ? l'ex d'Uozumi lui a damé le pion sur ce point...).
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Baptiste
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 28/12/05 20:21    Sujet du message: Répondre en citant

Ha ouais, elle déchire sa maman comme un cadeau de Noël la couverture du tome 4 de SYFM (la radio bruitiste). Le rendu un peu moins brut que de coutume chez Toume ne me déplait pas.

Dernière édition : Baptiste le 31/12/05 10:48; Edité 2 fois
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