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Petites chroniques théâtrales
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Auteur Message
montbrumes
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 31 Août 2002
Localisation : Encore un peu plus à l'est

Message Posté le : 02/06/05 21:21    Sujet du message: Petites chroniques théâtrales Répondre en citant

J'avais envie de créer ce topic depuis un certain temps. La pièce dont j'aurais voulu parler à l'époque n'est plus jouée en ce moment (Confus), et celle dont je vais parler à la place n'est plus jouée que jusqu'au 11 juin, donc il est grand temps de me décider Embarassé J'espère trouver assez d'amateurs de théâtre ici pour que ce sujet ne tombe pas aux oubliettes ^^


Petits bonheurs parmi les moins tristes

Résumé "officiel" :
Une perpétuelle amoureuse, un éternel séducteur, un homme sexuellement indécis et une artiste invétérée. Une comédie de la vie qui vous fera rire... aux larmes !
Un décor minimaliste, une succession de saynètes - certaines très drôles, d'autres poignantes -, des destins qui se croisent et de sacrées performances d'acteurs. Difficile d'en dire plus sans déflorer le contenu de la pièce, ce qui serait vraiment dommage... et puis je déteste parler toute seule, donc allez voir la pièce et revenez en discuter ici avec moi Moqueur
(Toutes infos souhaitables ici.)
_________________
La chèvre a ses idées, mais la poule aussi.

Grand Conseil Mangaversien par la grâce d'Egil
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sushikouli
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 29 Oct 2003

Message Posté le : 05/06/05 09:33    Sujet du message: Répondre en citant

Vu également !
Une pièce très sympathique ! Vraiment !
Mais y avait un homme tout nu sur scène ! Choqué
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pitite kouraï
Mlle Mangaverse


Inscrit le : 26 Sept 2002
Localisation : Ailleurs...

Message Posté le : 06/06/05 22:06    Sujet du message: Répondre en citant

sushikouli a écrit:
Mais y avait un homme tout nu sur scène ! Choqué

Aha ? Cette mode n'a toujours pas disparue ?? Mort de rire

Bon plus sérieusement, j'ai fait partie d'un atelier théâtre pendant deux ans et la première année (il y a un peu plus de 2 ans donc), partiquement dans chaque pièce qu'on allait voir (et on en a vu plein), un mec se mettait à poil. darthmavis
La prof qui faisait l'atelier et le comédien avec qui on bossait nous avaient expliqué que c'était un peu la "mode" du moment. Mais j'avoue que depuis j'en ai pas vu beaucoup.

Ceci dit, parfois la nudité était-peu-être pas necessaire mais en lien avec l'histoire et venait appuyer le thème. Mais y a des fois où on voit que c'est fait uniquement pour choquer et faire parler de soi (remarquez que ça marche Clin d'oeil !).

Voilou, sinon ça fait bien longtemps que je ne suis pas aller au théâtre - je devrais peut-être y songer - donc pas de pièce actuelle dont je pourrais parler Roulement des yeux .

P.S: montbrumes> En tout cas, l'idée de ce topic est très chouette ! Merchi Sourire
_________________
La capote, c'est le soulier de verre de notre génération : on l'enfile quand on rencontre une inconnue, on danse toute la nuit et puis on la balance... La capote je veux dire, pas l'inconnue !
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Baptiste
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 06/06/05 22:21    Sujet du message: Répondre en citant

On va dire qu'on peut parler de pièces plus anciennces, parce que vu la fréquence avec laquelle je vais au théatre... ^^

J'ai vu y a un bout de temps une adaptation de L'apologie de Socrate, par Platon, le second racontant le procès du premier, à la fin duquel il fut condamné à mort. La mise en scène est simple : deux comédiens, l'un jouant Socrate, et l'autre Platon, qui fait office de narrateur (en se rappelant la scène, il joue également les accusateurs : "ha, je me souviens de cet idot de Rastapopoulos, qui disait "blablabla""). Une mise en scène a priori plutot aride, donc, mais le résultat est magnifique, par le talent du comédien de Socrate conjugué à la force du texte : non seulement il ose s'élever contre les puissants qui lui reprochent de "corrompre la jeunesse", mais en plus il se défend bord contre bord, et met en pièce les accusations de ses adversaires. Le rebelle contre le tribunal de la société, vieux thème, et l'Apologie de Socrate en sans doute le père.
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manu_fred
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 27 Avr 2004
Localisation : Paris

Message Posté le : 21/05/06 18:38    Sujet du message: Répondre en citant

Allez, ressortons des limbes ce sujet injustement ignoré et méconnu et parlons d'une pièce encore en cours pour une fois, à savoir Celui qui écoutait le coeur de la forêt d'Anton Tchekhov au théâtre des 5 diamants jusqu'au 25 juin.

Pour résumer la pièce, theatreonline.com a écrit:
Toute une assemblée se réunit chez l'ingénieur Jeltoukhine pour célébrer son anniversaire : Serebriakov, un professeur émérite, sa jeune épouse, Elena Andreïevna, l'ex-beau-frère du savant, une veuve, quelques propriétaires et autres jeunes gens désœuvrés. Intrigues amoureuses, jalousies et désespoir agitent cette société désenchantée qui s'achemine peu à peu au bord du gouffre. Seul le médecin Khrouchtchev, que l'on appelle le Génie de la forêt, garde encore l'espoir de réveiller ce monde qui s'endort et se détruit. Mais celui qui protège la nature saura-t-il prendre soin des hommes ?

En ce qui concerne l'histoire, c'est très russe et très tchekhovien. Entre des amours plus ou moins impossibles et un mal de vivre pregnant chez à peu près tous les personnages, rien que d'habituel même si la conclusion tranche par rapport à ses oeuvres de la maturité.

Tout petit théâtre (au premier rang, on touche la scène du bras) et petite troupe, on n'a pas ici de "stars" comme dans la mise en scène de Roger Planchon donnée en début d'année au théâtre Gérard Philippe de St Denis. Et même si la mise en scène est dans l'ensemble assez proche (mais je n'ai pas lu l'oeuvre originale donc je ne saurais dire quelle est la part de Tchekhov ou s'il a pu y avoir une certaine influence de Roger Planchon sur Catherine Brieux), on notera quelques différences, tout d'abord dans la structure de la pièce qui n'est pas exactement la même dans les 2 cas (Le génie de la forêt à St Denis, autrement dit une autre version de ces matrices qui donneront naissance à Oncle Vania) mais aussi dans le jeu d'acteur qui était bien moins criard dans cette mise en scène, ce qui fait du bien aux oreilles quand on doit entendre 20 fois un "mon p'tit parrain" un tantinet braillard.

Et malgré quelques petites erreurs de textes, le côté un peu fauché de certains accessoires (le samovar qui devient une simple théière, le coup de pistolet qui fait à peu près autant de bruit qu'un pistolet à bouchon ou certains costumes), on passe un excellent moment à apprécier la pièce (même si ça n'est pas la meilleure ou la plus fine du répertoire de Tchekhov à mon goût), ce qui est le principal. Elle est surtout un peu plus convaincante que la mise en scène de Roger Planchon qui devenait assez fatigante à force de gesticulation, d'artifices de mis en scène assez inutiles, de bruit et de fureur. Et elle a, pour moi, l'avantage de me montrer les personnages à l'oeuvre plutôt que Jean-Pierre Darroussin qui joue son rôle (même s'il le joue très bien).

Bref, une pièce conseillée et avec les réductions du Kiosque Jeune, cela vaut vraiment le coup. Et si cela permet de soutenir les petites troupes et le "spectacle vivant", c'est encore mieux.

Petit conseil quand même : essayez d'éviter d'y aller en même temps qu'un convoi de personnes âgées, vous éviterez peut-être ainsi les commentaires durant la pièce ou les gens qui applaudissent à la fin des scènes qu'ils ont appréciées.
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sushikouli
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 29 Oct 2003

Message Posté le : 09/06/07 22:53    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la série topic qui remonte une fois par an, je vous présente : notre formidable topic théâtre ! On m'a demandé de faire passer le mot, alors je fais passer. Sourire

Citation:
Pour vous faire savoir que le 23 juin à 20h30 aura lieu une représentation exceptionnelle de la pièce Au bord de l'eau, par Eric Legrand et Céline Monsarrat, qui la jouent d'ordinaire en appartement. Pour l'avoir vue dans ces conditions (et sachant que ce n'est pas donné de faire venir les comédiens chez soi), je ne peux que vous recommander chaudement de faire le chemin jusqu'à Romainville. Difficile, hélas, d'en parler sans amoindrir l'intérêt de la pièce... mais sachez qu'elle contient à la fois une mise en abyme du théâtre et un formidable exercice de style des comédiens, qui jouent chacun plusieurs rôles. Vous pouvez éventuellement, si vous ne me croyez pas sur parole, aller consulter le site de la pièce, mais ce serait un peu dommage - et j'ignore quelle sera la teneur des modifications de mise en scène pour cette représentation. N'hésitez pas à faire circuler l'info, car la ville ne fera a priori aucune pub pour le spectacle...

Que dire de plus pour vous convaincre ?
Peut-être que les deux comédiens vous sont très certainement familiers de par leurs voix, puisqu'ils ont doublé pas mal de dessins animés dans les années 80. Ce n'est pas leur principal mérite, sans parler d'être le principal intérêt de la pièce, mais si ça peut en motiver certains... Très content


Donc, en résumé :

Tous à l'Espace Jacques Brel
Rue de la Poix Verte
93231 Romainville
le 23 juin à à 20h30 !
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moudidoung
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 24 Oct 2005
Localisation : Louvain-la-Neuve

Message Posté le : 10/06/07 03:03    Sujet du message: Répondre en citant

omfg !
Je l'ai vu, ce spectacle Très content , y'a deux ans à Cherbourg. C'était vraiment vraiment excellent, très surprenant et très prenant. ça paraît tout simple au départ, deux acteurs/auteurs qui nous parlent de leur pièce... et puis ça part lentement vers une sorte de délire où tous les protagonistes de l'acte théâtral (le public, l'auteur, le comédien, le personnage, le décor réel, le décor imaginaire) se mélangent joyeusement, mais qui reste très abordable puisque les comédiens (?) semblent au moins aussi paumés que nous.
Je le conseille à tous les gens un peu curieux, amateurs de théâtre ou non ^^
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Kaibara
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 17 Déc 2002
Localisation : Asnières-sur-Seine (92)

Message Posté le : 21/09/07 17:42    Sujet du message: Cabaret Répondre en citant

Je profite de ce topic pour parler du magnifique spectacle que je suis allé voir hier soir avec ma douce et tendre :

Cabaret


Attention, ça risque d’être long ! Très content

De quoi ça parle ?
L’action de Cabaret se déroule en Allemagne pendant les années trente, au temps où les nazis s’activent à mettre sur pied le Troisième Reich. Dans la boîte de nuit berlinoise Kit Kat Klub, on retrouve la chanteuse Sally Bowles (Claire Pérot) et le Maître de cérémonie du club (Fabian Richard) qui essayent grâce à leur divertissement extravagant de faire oublier aux visiteurs les difficultés de la vie et les menaces grandissantes du monde extérieur…

Comment est naît le spectacle ?
À l’origine, Cabaret est une comédie musicale de Joe Masteroff qui s’inspire de la pièce de théâtre I am a camera, de John Van Druten, et d’une partie du recueil Adieu à Berlin, de l'écrivain anglo-américain Christopher Isherwood.

Entourés de John Kander (compositeur), Ronald Field (chorégraphe) et Fred Ebb (qui signent les paroles), Harold Prince (qui avait auparavant produit, entre autres, West Side Story) monte la pièce pour la première fois en 1966 à Broadway en transformant le caractère dur et pessimiste de l’œuvre en une grande fête pathétique. Le personnage de l’énigmatique Maître de cérémonie, grimé comme l'image de la mort, machiavélique manipulateur, captera l’attention de tous grâce à l’interprétation de Joel Grey. Le spectacle obtiendra huit Tony Awards. Il restera plus de trois ans à l’affiche. Cet incroyable succès le fait rentrer dans le club très fermé des meilleures recettes de l'histoire du musical.
Une fameuse adaptation filmée sortira en 1972 et sera mis en scène par Bob Fosse. L'incontournable Joel Grey sera du casting au côté de Michael York ou encore de l’admirable Liza Minnelli. Le film connaîtra le succès que l’on sait et remportera huit Oscars.

Il faudra attendre 1998, et la version réalisée et mise en scène par Sam Mendes sur des chorégraphies de Rob Marshall pour que Cabaret batte une nouvelle fois des records. Cette version, plus épurée libertaire, va triompher durant six années consécutives à Broadway et obtiendra de nombreuses récompenses.
Après avoir triomphé à New-York, Londres, Madrid, puis Amsterdam, le spectacle s’installe à Paris, aux Folies Bergère, en octobre 2006. Il s’agit alors d’une version entièrement adapté et interprété en live par des artistes et des musiciens français. En 2007, cette version française a été nommé six fois aux Molières (un record pour un spectacle musical ) et obtenu trois trophées aux Musicals : meilleur musical dans une adaptation, interprétation féminine (Claire Pérot) et interprétation masculine (Fabian Richard).
Fort de son succès, le spectacle joue en ce moment même les prolongations…

Pourquoi c'est bien ?
C’est cette version épurée, libertaire et transgressive que j’ai eu l’occasion de voir hier soir.

Déjà, dès l’arrivée, la magnificence du cadre bleu et or, assez guindé mais néanmoins classieux, des Folies Bergères a de quoi éblouir. Surtout lorsque, comme c’est mon cas, on est plutôt habitué à des scènes plus intimistes où se côtoient stars de la chanson, humoristes et artistes en devenir. À titre de comparaison scabreuse, l’Olympia, bien que mythique, ne m’avais pas autant impressionné. Après, je ne suis allé ni au Lido, ni au Moulin Rouge, ni au Crazy Horse (hélas), pour une comparaison plus juste.

La comédie musicale, d’une durée de 2h20 (avec une entracte de 15 minutes), commence à 20 heures. Mais, une bonne dizaine de minutes avant cette échéance officielle, un officieux spectacle s’offre à nous. En effet, les artistes du show entrent progressivement en scène. Ils s’échauffent, jouent faussement les poseurs, déambulent entre les fauteuils, taquinent le public. Le spectacle a déjà commencé.

J’avais déjà assisté à d’autres comédies musicales par le passé qui, disons, étaient plus clinquantes et formatées (à l’instar des Dix commandements ou du Roi Soleil : c’est Dove Attia qui est content ! ^_^), bien que très divertissantes et spectaculaires. Néanmoins, il s’agissait ici de mes premiers pas (si j’ose dire) dans l’univers du music-hall. Et je dois bien avoué qu’ils furent réussis.

Comme le promet en prélude Emcee, le flamboyant Maître de cérémonie du Kit Kat Klub, les filles sont magnifiques, les garçons sont magnifiques, l’orchestre est magnifique ! D’ailleurs, on peut ajouter que les serveurs et serveuses qui officient dans le Carré d’Or ne sont pas en reste non plus. Ce qui nous a encore plus dégoûtés, avec ma chérie, de ne pas pouvoir y être, faute de place disponible. Cependant, malgré le fait que nous étions en balcon, nous avons pleinement apprécié le spectacle. Je pense même que les sensations ressentis sont très différente en fonction de la place que l’on occupe : immersion totale dans l’univers du Kit Kat Klub avec les serveurs et serveuses, impression d’assister à ou plutôt de gentiment "espionner" une tranche de vie au balcon.

Le décor, sur scène, très minimaliste, contraste avec la beauté du lieu. Un instant suffit à nous plonger dans ce délicieux libertinage de l’underground berlinois des années 1930. Les artistes chantent, dansent, jouent admirablement, ils sont beaux et délicieusement décadents sur scène. Mais, avant tout, ce sont de formidables comédiens.
Fabian Richard (Emcee), séduisant et charmeur, drôle et pathétique, est d’ailleurs celui qui, à juste titre, rafle un maximum d’ovations. Il faut dire aussi que son personnage est le plus riche du spectacle (et celui qui m’a déclenché le plus de rires incontrôlés: un peu de finesse et grosse dose de grivoiserie suffit à mon bonheur en même temps !), et qu’il l’interprète à la perfection. J’ai d’ailleurs été très surpris d’apprendre qu’il avait été retenu à la dernière minute…
Et puis, bien sûr, il y a la flamboyante Claire Pérot qui, a seulement 24 ans, nous offre une présence sur scène et une puissance vocale qui n’a pas à rougir la comparaison avec son illustre prédécétrice (ça se dit ?), la talentueuse Liza Minnelli. Son interprétation finale de la chanson "Cabaret" est un grand moment d‘émotion unique et inoubliable !

À vrai dire, moi qui ne connaissait mal le monde du music-hall et n’avait pas vu le film de Bob Fosse (à part quelques extraits des prestations de Liza Minneli), je dois avoué que l'étrangeté du propos de l’œuvre et sa densité romanesque m’ont agréablement surpris. Ce spectacle est intelligent, drôle, sensuel, subversif, éblouissant… Un mot c’est une RÉUSSITE !! Très content

Petite cerise sur le gâteau, la FNAC propose actuellement une remise de 50% pour les séances jusqu’au 27 septembre 2007 (sauf samedis soirs), alors, surtout, ne vous contentez pas d'y aller… Courez-y !! Clin d'oeil

PS : Effectivement, j’ai été très loooooooong… Moqueur
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Adrien de Bats
M. Mangaverse


Inscrit le : 24 Sept 2003
Localisation : Orsay

Message Posté le : 22/09/07 19:40    Sujet du message: Répondre en citant

Meuh non t'as pas été long Kaibara!

Alors j'ai également vu Cabaret avec mon doux et tendre pour son anniversaire Clin d'oeil
C'était déjà à -50% (et honnêtement c'était pas plein), ce qui fait que j'ai eu des super places pour pas chères (la nana au téléphone de la fnac m'ayant dit que les places Carré d'or étaient pas extra nous avons opté pour celles de 1ère cat.) et comme l'a dit Kaibara, où que l'on soit, le spectacle est splendide, c'est juste la position du spectateur (recevant la sueur des artistes ou plus voyeurs, etc...) qui change.

En ce qui me concerne, j'ai pas été ébloui par l'actrice principale ni par sa puissance vocale, sans doute cela était-ce dû à un jeu de micros pas très très heureux mais bon, c'était la même chose à Londres pour les Misérables donc c'est probablement un des écueils des comédies musicales. Mais les personnages secondaires sont fort bons et particulièrement le maître de cérémonie...

Quant au message, ben, les nazis sont méchants comme souvent (cf. la myrifique Mélodie du Bonheur!) et l'argent facile n'est jamais bien propre mais y a des homosexuels donc ça sauve tout (je blague bien sûr).

Je conseille donc aussi chaudement d'aller voir Cabaret, ça m'a bcp surpris, les chansons sont très cool, le décor est absolument splendide, c'est pas cher.
Il y a aussi West Side Story au Chatelet!
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Kaibara
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Message Posté le : 25/09/07 15:44    Sujet du message: Emcee & Sally Répondre en citant

Sur la durée du spectacle, il est vrai que le Maître de Cérémonie est celui-ci qui m'a le plus marqué. Le personnage est vraiment fort et l'interprête est génial... Quel bel homme !

Après, pour l'interprête de Sally, ma copine l'a trouvé géniale dès le début du show mais, en ce qui me concerne, c'est surtout lorsqu'elle chante "Cabaret" qu'elle m'a surpris par sa puissance vocale et sa présence scénique. Il se dégage d'elle alors une vraie décharge d'émotions communicative. J'ai trouvé ça très beau en tout cas.
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minsk
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Inscrit le : 16 Oct 2003
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Message Posté le : 26/09/07 10:52    Sujet du message: Répondre en citant

Je sas pas si ça compte mais j'ai vu avec mon épouse (c'était un de ces cadeaux d'anniversaire) la comédie musicale britannique Mamma Mia basée sur les tubes d'ABBA.
Et ben bien que je sois plutôt métal, ça m'a bien plu et c'était très fun. L'histoire était sympa (une jeune fille qui va se marier profite de l'occasion pour inviter les 3 amours de jeunesse de sa mère dont l'un pourrait bien être le père qu'elle n'a jamais connu). Y'a de l'humour, pas trop de sentiments, les chansons sont bien intégrées et très bien interprétées (mention spéciale à la mère et la fille). Et pis ABBA c'est cool, ça prend pas une ride je trouve. Je conseille chaudement à ceux qui ont pas peur de la disco !
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Rédac-chef (ça fait classe) de Daily Movies
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Gally
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Message Posté le : 26/09/07 16:00    Sujet du message: Répondre en citant

Tu vas rire, mais j'ai également vu cette comédie cette année (bon moi c'était directement à Broadway enfin voilà quoi...). Effectivement j'ai adoré. Bon l'histoire de la fille est en fait moyennement intéressante, mais ce qui met le feu ce sont vraiment les 3 vieilles copines (mère + les 2 autres). C'est vraiment à se tordre. Et puis Abba c'est toujours sympa. Mon mari qui est lui aussi très métal a adoré (bon on a quand même préféré Chicago de très loin, mais j'ai trouvé ça plus sympa que le Fantôme de l'Opéra).
Sinon, d'où t'es marié et tu m'as rien dit ?
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Kaibara
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Localisation : Asnières-sur-Seine (92)

Message Posté le : 10/04/08 18:56    Sujet du message: L'abribus Répondre en citant


Au théâtre de la Gaité Montparnasse à Paris du 17 Janvier 2008 au 17 Mai 2008
(du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 16h30)


Scénario et dialogues : Philippe Elno
Mise en scène : Philippe Sohier
Décors : Pierre-François Limbosch
Lumières : Christophe Grelié
Costumes : Agnès Sénéchaud
Interprétation : Florence Foresti et Philippe Elno

Présentation :"Prendre son temps n'est pas une mince affaire de nos jours ! Pour une hyperactive, star du show-business de surcroît, c'est quasi impossible et synonyme de cauchemar. Isa tombe en panne de GPS en rase campagne où même son portable ne capte pas. La rencontre avec l'apiculteur local, Éric, particulièrement paisible, ne calme pas tout de suite son stress. Condamnée à attendre un bus qui ne passera qu'après la décrue, Isa finit par se laisser aller à l'écoute : à l'écoute de la nature, à l'écoute de son unique interlocuteur, et à l'écoute d'elle-même... pour retrouver, qui sait, sa créativité perdue..."

Remarquée par l'humoriste Anne Roumanoff, la truculente Florence Foresti a débuté aux côtés de Stéphane Bern au sein de l'émission 20h10 pétantes. Cependant, la célébrité lui proviendra de ces intermèdes comiques qu'elle interprète dans les émissions de Laurent Ruquier (la regrettée On a tout essayé, puis la nocturne On n'est pas couché) et où se mêlaient une pléiade de personnages bigarrés et délirants (telles que la bourgeoise salace Anne-Sophie de la Coquillette, la ministre des "affaires problématiques" Dominique Pipeau, la "belle-maman" envahissante Myriam, la bimbo écervelée Brigitte ou bien des parodies plus vraies que nature de Ségolène Royal, Britney Spears, Céline Dion ou encore Madonna).

Au cinéma, on a également pu la trouver à l'affiche du film Dikkenek du réalisateur belge Olivier Van Hoofstadt, des comédies romantiques Détrompez-vous de Bruno Dega et Si c'était lui... d'Anne-Marie Etienne ou encore prêter sa voix à la version française de Lucas, fourmi malgré lui de John A. Davis. Prochainement, elle devrait également jouer dans l'adaptation du célèbre roman de Marc Lévy, Mes amis, mes amours. Florence Foresti a aussi confirmé tout le bien que l'on pensait d'elle sur les planches grâce à son one woman show, Florence Foresti fait des sketchs (et des fois elle amène son chien), qu'elle a présenté à La Cigale en 2006.

Aussi survoltée que l'immense Louis de Funès, cette artiste aux multiples facettes, alliant la gouaille de Mireille Robin à la causticité d'Elie Semoun, se retrouve une nouvelle fois sur le devant de la scène grâce au comédien et auteur Philippe Elno, homme de théâtre à l’humilité aussi imposante que son talent, qui l'a choisi pour partager le duo de la pièce qu'il a écrite : L'abribus ; confrontation entre Paris et la province, la ville et la campagne, l'hyperactivité et la tranquillité, la technologie et la nature, le superflu et l'essentiel.

Par un heureux concours de circonstances, une scénariste angoissée va donc se retrouver coincée pendant plusieurs heures dans un petit coin perdu de campagne à la tranquillité qui lui paraît insupportable. Pour cette parisienne égocentrique sans cesse dans l'urgence et le mouvement, c'est le début d'une aventure qu'elle n'oubliera pas de sitôt (nous non plus) et qui s'avèrera bien différente de ce qu'elle aurait pu imaginer. Florence Foresti (plus énergique que jamais) campe à merveille un personnage taillé sur mesure plein de préjugés, ne jurant que par la technologie et la modernité, qui pose un regard méprisant, agacé et moqueur sur ce tranquille apiculteur insouciant amateur de nichées de mésanges et de couchers de soleil. En dépit des similitudes entre le personnage d'Isabelle et celui qu'elle s'est créée auprès du public, Florence Foresti est surprenante de justesse, de spontanéité, de sensibilité et d'autodérision. Bien sûr, on prend plaisir par moment à retrouver, par ci par là, une intonation ou une mimique familière, mais le texte léger de Philippe Elno permet à la comédienne de rendre son personnage à la fois ridicule et attachant.

Avec son espèce de combinaison d'astronaute surréaliste, Philippe Elno campe quant à lui un personnage solitaire, décontracté et paisible en totale contradiction avec cette parisienne acrimonieuse, stressée et survoltée. Avec beaucoup d'humour et d'amusement, Éric (le personnage qu'il interprète) va ainsi mettre en exergue tous les travers grotesques de cette starlette exagérément maniérée, hypocondriaque et narcissique ; avec toute la justesse de jeu nécessaire d'un comédien visiblement très à l'aise sur scène. Orné d’un sourire immuable qui suggère la distance amusée qu’il prend par rapport à cette femme qui s'agite inutilement, sa joviale sympathie et sa déconcertante simplicité seront les armes dont usera le tranquille provincial pour amadouer la parisienne effarouchée. Et à l'issue de cette confrontation, dont la finalité est prévisible (mais qu'importe), l’extrême différence de caractère entre les deux personnages s’atténuera à mesure que leur excentricité réciproque les rapprochera.

Alliant sobriété et efficacité, la mise en scène inspirée Philippe Sohier joue habilement de ce décor minimaliste aux ressources insoupçonnées, où chaque séquence est sublimée par le travail remarque de Christophe Grelié sur les lumières. Se collant à l'évolution de l'éclipse à venir, les lumières (tour à tour éclatantes, tamisées, sombres, lumineuses) suivent également une autre évolution, celle de la relation entre les personnages. À cela s'ajoute évidemment le talent des deux comédiens, transcendé par leur évident plaisir à jouer et leur manifeste complicité, ainsi que la qualité des dialogues percutants de Philippe Elno ; permettant à L'abribus un équilibre parfait entre le burlesque et le spirituel, la réflexion et l'humour, la dérision et la tendresse.

Au final, on s'émeut un peu et on rit beaucoup. La pièce, bien que classique dans sa trame, est un véritable petit nuage délectable dans un ciel bleu rayonnant. On en ressort avec une immense banane et le sentiment d'avoir assisté un rare et subtil moment (qui passe à une vitesse folle !) d'émotion sincère et de profonde humanité. Un vrai bonheur que je conseille à tous !


Le site officiel du théâtre de la Gaité Montparnasse : http://www.gaite.fr
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Kaibara
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Inscrit le : 17 Déc 2002
Localisation : Asnières-sur-Seine (92)

Message Posté le : 20/04/08 20:44    Sujet du message: L'abribus sur France 4 Répondre en citant

À noter que France 4 diffusera samedi 10 mai dès 21h la pièce L'abribus en direct du théâtre Gaité Montparnasse. Elle n'est pas belle la vie ?
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Cyril
Mangaversien(ne)


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Message Posté le : 05/10/08 08:46    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis allé voir Europe, écrite par le cardinal de Richelieu en 1642. Cette pièce ne fut jouée qu'une fois devant Louis XIII et son adaptation par Christiane Marchewska est donc quasiment une première. Elle est jouée dans un couloir du musée des Invalides

Je suis allé voir la pièce d'une part parce que j'avais lu un article à ce sujet dans L'Histoire, d'autre part parce que j'avais déjà entendu parler de cette pièce, oeuvre de propagande politique dans le cadre de la guerre entre la France et l'Espagne et que j'étais curieux de voir ce que ça donnait.

L'intrigue est assez simple et se joue autour de personnages personnifiant les différentes nations : le héros, Francion (dans la mythologie monarchiste de l'époque, Francion était un héros troyen dont les rois de France étaient censés descendre) protège Europe contre les ambitions d'Ibère qui, sosu prétexte, d'amour, veut posséder ses biens comme il possède déjà celle d'Amérique (le personnage n'apparaît pas dans la pièce) qu'il a réduit en esclavage.
A ces 3 personnages principaux s'ajoutent quelques comparses qu'Ibère tente de manipuler : son allié Germanique, Lorraine, pourtant vassale de Francion, Albion et Italie, les suivants d'Europe.

Si on pouvait craindre quelque chose d'assez ampoulé et fade, la mise en scène évite cet écueil et rend la pièce très agréable à regarder : d'ailleurs, 2 gamines qui accompagnaient leur mère se sont bien amusées lors de la pièce. Certaines répliques sont rendues très amusantes, comme lorsqu'Ibère drague successivement tous les protagonistes, femmes ou hommes, en les prenant dans ses bras et en les embrassant.

Quant aux acteurs, ils jouent tous très bien mais certains rôles sont, par nature, plus intéressants que d'autres : Francion (qui a par ailleurs une très belle voix lorsqu'il pousse la chansonnette), Europe ou Italie, défenseurs systématiques du bon droit, sont plutôt fades. En revanche, les autres personnages sont plus intéressants et les acteurs en tuirent très bien parti :

Ibère, le méchant de la pièce, est très bien joué par l'acteur, dont la voix de Stentor m'a surpris au début ; les "sènes de drague", déjà mentionnées, sont très drôles et bien jouées. L'acteur se fait tour à tour conciliant, hypocrite et mauvais, dévoilant ses véritables intentions.

Germanique, son fidèle allié, évolue durant la pièce mais cette évolution est assez peu crédible : il faut dire que Richelieu a intérêt, en 1642, à enfoncer des coins entre les 2 alliéspour forcer l'empereur à faire la paix et ainsi isoler l'Espagne. C'est d'ailleurs ce qui se passera en 1648, avec les traités de Westphalie qui mettront fin à la guerre de 30 ans. Francion fait d'ailleurs un petit speech à la fin sur Francs et Germains qui sont du même sang.

Lorraine, assez fade au début en intrigante. Beaucoup plus réussie quand, suite à sa trahison après qu'elle ait été séduite par les belles paroles d'Ibère, Francion lui prend tous ses biens (dans la réalité, la Lorraine était dans une situation complexe, ayant des liens avec l'Empire comme avec la France ; ayant choisi la première, la région est effectivement plus ou moins confisquée par la France et le duc de Lorraine régugié dans l'Empire). Elle apparaît alors vêtue de haillons et hystérique, en contraste complet avec les autres personnages de la pièce mais n'ayant toujours rien appris de ses erreurs. Elle est ensuite facilement retourné par Germanique : ce retourneemnt est d'ailleurs peu crédible puisque, juste après, Germanique lache Ibère.

Enfin, le perfide Albion : peu de dialogues mais un jeu très drôle et réussi. Le personnage ne s'engage pas vraiment mais observe, de façon ironique, les différents retournements de situation : son rire est d'ailleurs très... spécial. Il semble quand même plutôt du côté de Francion puisqu'il le prévient régulièrement des manoeuvres d'Ibère mais se voit reprocher ses perfidies passées.


Au final, une pièce intéressante d'un point de vue historique, comme outil de la propagande politique de Richelieu et de Louis XIII (Richelieu répoind notamment aux critiques qui lui sont faites sur ses alliances avec les protestants) mais aussi un bon divertissement, très bien joué grâce à une mise en scène et à des acteurs intéressants.
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