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Petites chroniques BD's (2)
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herbv
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Message Posté le : 13/08/04 12:31    Sujet du message: Petites chroniques BD's (2) Répondre en citant

A l'occasion de la sortie récente d'Eva aux mains bleues, j'avais découvert une auteure de BD, Isabelle Dethan. Cette découverte était assez marquante pour que je cherche à lire ses autres oeuvres. Si celles de fictions ne me tentent toujours pas, il n’en était pas de même pour l’autre facette de son talent.

Sa carrière, débutée il y a un peu plus de 10 ans (en 1993, le 1er volume de la trilogie Mémoires de sable paraissait) a pris un nouveau tournant depuis quelques années, délaissant sans les abandonner les rives de la BD fantastique ou historique. Et c'est de cette nouvelle carrière, celle d'une auteure d'oeuvres plus intimistes, que je vais vous présenter ici. Outre le titre nouvellement sorti, en 2000, paraissait Tante Henriette ou l'éloge de l'avarice, rapidement suivi en 2001 du premier tome d'Ingrid. Il s'agit de récits reposant sur les souvenirs d'enfance de l'auteure ou ceux de sa mère et je dois dire que c'est extraordinairement efficace : histoire profondément ancrée dans la réalité quotidienne, personnages réalistes et attachants le tout étant servit pas un dessin que je trouve superbe de sensibilité et de finesse.

Pour présenter rapidement Isabelle Dethan, il suffira de dire qu'elle est âgée de 37 ans, que sa mère est d'origine allemande (ce que l'on verra plus particulièrement dans Ingrid), qu'elle a une Maîtrise de Lettres suivi d'un CAPES de documentation et qu'elle est passionnée d'Histoire. Notons aussi qu'elle est membre de l'Atelier Sanzot.


Tante Henriette ou l'éloge de l'avarice (2000 - Encrages - Delcourt)
Ou la biographie romancée d'une dame de la très bonne société française de ce siècle, par ailleurs grand-tante de l'auteur. 1976, des vacances dans le Périgord. La narratrice, alors petite fille âgée d'une dizaine d'année, rencontre cette dame mystérieuse et un peu repoussante comme peuvent le paraître les gens très âgés. Cette toute jeune fille constate, par le biais d'anecdotes, l'éducation qu'a dû recevoir la vieille dame et qui trahis les transformations de la société depuis cette époque révolue. Pour mieux confronter ces deux cultures, l'auteur alterne les séquences contemporaines et celles du passé, nous transportant régulièrement dans les année 20, puis lors de la seconde Guerre Mondiale, restituant l'atmosphère d'un autre temps.
Première oeuvre intimiste, fleurant bon l’autobiographie à part qu'il s'agit des souvenirs de jeunesse de l'auteure sur sa grand-tante si originale, elle a été réalisé en un lavis sépia et blanc superbe. Par le biais de la Tante Henriette, Isabelle Dethan nous brosse le portrait de certains membres de sa famille sous l'angle de l'avarice et nous dépeint un certain nombre de lieux de son enfance. C'est superbement réalisé et le lecteur se retrouve transporté à différentes époques de la société française (des années 20 aux années 90). C'est formidable de délicatesse et de subtilité et on peut se surprendre plus d'une fois à rester plongé dans les différentes périodes abordées, songeant à ces temps et ces moeurs révolus.


Ingrid - Volume 1 (2001 - Encrages - Delcourt)
Un père et une mère, trois frère et soeurs, des grands-parents, des jeux et des problèmes d'enfant... Cette petite fille n'a rien d'exceptionnel, à ceci près : Ingrid est Allemande et elle est née en 1937. Avec son regard de gamine, tour à tour grave et insouciant, elle vit et raconte les derniers mois de la guerre : les trois générations sous le même toit, les jeux des petits Allemands ; les bombardements sur une région qui bientôt sera zone d'occupation russe après un court passage de l'armée américaine ; et le départ après la défaite...
Deuxième incursion d'Isabelle Dethan dans le récit intimiste, il s'agit d'une sorte de biographie sur sa mère d'origine allemande. Dans ce premier volume, on voit la jeunesse pendant la Seconde Guerre Mondiale d'une petite fille à la veille de la défaite de l'Allemagne puis sous l'occupation des vainqueurs. Certaines scènes sont réellement bouleversantes, nous montrant que la guerre est un malheur qui frappe tout le monde, y compris (et peut-être surtout) les plus innocents. Comprendre que pour l'Allemagne, la période nazie a été aussi une grande tragédie ne peut que sceller encore plus la réconciliation entre les peuples. La grande force d'Isabelle Dethan est d'y arriver sans forcer le trait et nous dépeignant, par le biais d'un un lavis sépia et blanc toujours aussi superbe, des personnages et des situations avec sa grande subtilité habituelle. Vivement le volume 2 qui commence à se faire un peu attendre.


Eva aux mains bleues (2004 - Mirages - Delcourt)
Eva a les yeux gris, les cheveux noirs et la peau claire de ses ancêtres nordiques. En vacances d’été rituelles chez sa grand-mère, elle passe son temps à traquer les bizarreries que recèlent les objets et les gens : c’est une activité agréable quand on attend avec impatience une puberté qui tarde un peu…
Superbe histoire pour une superbe BD. Délaissant un peu les rives de la semi-autobiographie qui caractérisait ses deux oeuvres parus dans la collection Encrage, on suit Eva sur le rythme lent des vacances d’été, rythme parfaitement rendu malgré les 60 planches de 6 cases qui se lisent bien trop vite. Mais ces vacances d’été seront bien différentes cette fois-ci : Eva s’éveille à la féminité. En plus d'un excellent moment de lecture, la BD est est superbe avec sa jaquette habillant une couverture à la rigidité et à l'épaisseur luxueuse. Le papier est parfait, le dessin magnifique et impeccablement mis en couleur avec des effets pastels et d’aquarelle, bien loin des couleurs informatiques qui ont tendance à se généraliser. Une des sorties de l'année 2004 à ne pas rater si on est fan de BD intimiste.

Planches :
Tante Henriette : 1 et 2

Lien :
- La partie du site de l'atelier Sanzot consacrée à l'auteure.
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herbv
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Message Posté le : 07/09/04 21:16    Sujet du message: Chronique BD Répondre en citant


Cela fait 3 mois que j'ai acheté cette oeuvre mais le temps est passé trop vite pour en parler avant ce jour. Je viens de la relire et cela m'a rappelé que je n'avais pas fait une petite chronique dessus alors qu'elle le vallait. Je vais donc compléter mon message sur La boite à bulle avec La Fantôme de Pervieux et Vaccaro.

Comme les autres titres de la collection "contre-jour", il s'agit d'un récit assez intimiste, celui de Marion, une jeune fille aveugle de naissance vivant dans un village "si petit qu'il ne figure même pas sur la carte de la région". Sa solitude serait complète, ayant perdu toute famille, si elle n'avait pas le vieux André, baroudeur à la retraite, qui lui conte ses aventures, "uniquement celles avec un grand A", et Jacques le tenancier du bar où elle passe la quasi-totalité de ses journées à tuer le temps.

En 62 pages qui passent bien vite malgrès une histoire assez contemplative, les auteurs, qui signent là leur première oeuvre, nous content la vie d'une jeune handicapée sans le sou, sans famille et (pratiquement) sans ami. Loin de tout misérabilisme mais avec tendresse et simplicité, ils nous font vivre un moment bouleversant de sa vie : le choc de l'intrusion de la réalité dans le rêve. Cela sera encore plus difficile à supporter pour Marion, s'agissant de l'unique plaisir d'une vie morne et sans but. Le supportera-t-elle ? Le rêve ne pourrait-il pas être le plus fort ?

Avec un dessin en N&B rappelant fortement Edmond Baudoin (qui signe une très belle préface), La Fantôme nous propose de très beaux moments d'émotion et de poésie et cette oeuvre trouve parfaitement sa place dans la collection "contre-jour". Si vous avez aimé les 3 autres bandes-dessinées qui y ont été publiées, vous adorerez celle-ci.

Lien :
- Un (très) long extrait issu d'un dossier sur BD Sélection.
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herbv
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Message Posté le : 26/09/04 11:33    Sujet du message: Chronique BD Répondre en citant

Hier, je suis passé sur Paris et j'en ai profité pour ramener une dizaine de BD (6 mangas, 3 comics dont une en VO car Stranger in Paradise 14 était enfin disponible et 1 seule franco-belge). Je ne parlerais ici que des deux comics en version française, Une demi-douzaine d'elle 3 et Baraou et Dalle-Rive ayant été très décevant.


Same Difference de Derek Kirk Kim (6 Pieds Sous Terre - 2004)

Nancy et Simon, la vingtaine entamée, sont amis. Un jour, ils s'avouent chacun une histoire personnelle qu'ils ont du mal à assumer. Simon parle d'une amie de lycée aveugle, qu'il devait inviter à sortir. Il se ravisa à la dernière minute et inventa un prétexte pour ne pas avoir a le faire. De son côté Nancy, qui vient d'emménager dans un nouvel appartement lui confie qu'elle a reçu des lettres d'amour, d'un certain Ben, adressées à l'ancienne locataire de cet appartement. Au lieu de les retourner, poussée par la curiosité elle les a lus et lui a même répondu en se faisant passer pour la vraie destinataire. Elle convainc finalement Simon de partir sur les traces du mystérieux Ben qui habite Pacifica, la ville ou Simon vivait quand il était au lycée. Ils y croiseront Ben, Irene (l'ami aveugle de Simon) et d'autres anciennes connaissances de lycée de Simon. Ce sera l'occasion pour eux de faire le point, à l'aube de leur vie d'adulte, sur leur façon d'envisager leur relation aux autres et de se pencher sur leurs petites lâchetés.

J'avais remarqué cette oeuvre sur bulledair grâce à une couverture qui me semblait bien plus franco-belge que comic US (je sais qu'il existe une autre école que celle du musculeux super-héro, que celle du comic-strip ou que celle de l'underground mais c'est un domaine qu'il me reste à découvrir en grande partie) et à une certaine bulleaffinité avec Gilles (un bulledairien) en matière de BD sociale et intimiste. Vous ajoutez à ça une recommandation que m'a faite Tanuki hier après midi et hop, achat décidé. Je ne l'ai pas regretté car c'est vraiment excellent.

Nous découvrons tout au long des 40 pages (et oui, c'est court et on le regrette), un passage de la vie de deux posts-adolescents qui prennent conscience que certains comportement un peu lâches, pour ne pas dire stupide et cruels, peuvent être révélateurs de bien autre chose. Alternant moments de complicités déconnantes et questionnements plus sérieux sur soi-même, Simon et Nancy, les deux personnages principaux de l'histoire, vont commencer à comprendre qu'il est temps de devenir adulte. Et cela commencera par essayer de réparer les dégâts qu'ils ont pu causer à d'autres par leur comportement et ainsi l'assumer. Ainsi, ces questionnements sur des petits moments de leur adolescence pourront jouer un grand rôle dans leur passage au monde des adultes, leur permettant de devenir plus responsables.

Ce que j'ai particulièrement apprécié dans cette BD, c'est sous le couvert d'un dialogue foisonnant et assez jubilatoire, montrant une grande complicité entre les deux personnages principaux, on devine qu'il y autre chose : solitude affective, méconnaissance de l'autre dûe à une relation restant superficielle, crainte et envie d'évoluer mélangées, ... De même, j'ai beaucoup aimé les personnages de Ben et d'Irène que l'on découvre sur la fin et qui nous sont présentés tout en subtilité et même en non-dit pour Ben. Et j'adore la fin qui nous laisse rêveur et pensif.

Un lien : Le site Lowbright de Derek Kirk Kim où vous pourrez lire en ligne l'intégralité (en VO bien sûr) de Same Difference.


The Summer of Love de Debbie Drechsler (L'Association - 2004)

C'est un été dans les années 70. Lily vient d'emménager dans ce qui apparaît d'emblée comme "un endroit à la con". Sa nouvelle maison ressemble comme deux gouttes d'eau à toutes celles de la rue, elle déteste ses soeurs et, surtout, elle est en pleine adolescence. Période de grande confusion, c'est aussi celle des découvertes: amour, sexualité, homosexualité, amitié s'entremêlent dans un douloureux désordre. Lily va tenter de traverser l'été sans y laisser trop de plumes.

Après avoir été frappé par la force dramatique de Daddy's Girl traitant de façon qui me semblait très juste de l'inceste, c'est avec une certaine impatience que j'attendais la sortie de la deuxième oeuvre de Debbie Drechsler (elle n'est pas très prolifique). Même si le dessin est très spécial, semblant même assez peu maîtrisé, il rend parfaitement bien les sentiments et les attitudes des personnages. L'utilisation de la bichromie (vert et marron) est surprenante mais réussit parfaitement à rendre le malaise que peut ressentir Lily tout au long des 145 pages de cette BD.

On peut partager l'oeuvre en deux moments :
- Des vacances d'été bien chaotiques avec l'arrivée de la famille dans une petite ville de province américaine au début des années 70, d'un déménagement générateur de grandes tensions familiales, de la nécessité de tisser des liens amicaux avec de nouvelles connaissances, de la découverte de sa propre sexualité mais aussi de l'homosexualité de sa soeur.
- Un automne avec une rentrée scolaire qui fera découvrir à Lily toute la difficulté de vivre son adolescence quand on est en butte à la stupidité et à la cruauté des garçons qui ne pensent qu'à l'embrasser et à la peloter et à des filles qui ne cherchent qu'à se supplanter les unes aux autres dans le grand jeu de la séduction.

Ce que j'ai particulièrement apprécié est la représentation nauséeuse d'une société andro-centriste et patriarcale avec un père tout puissant mais plutôt lâche et absent, des garçons plus stupides, cruels et égoïstes les uns que les autres tout étant les rois du microcosme scolaire. Tout ceci est plutôt générateur d'aliénation pour les filles, aliénation qui les conduit à adopter des comportement stupides comme l'autodénigrement constant de l'héroïne, ce qui fait qu'elle est toujours perdue et indécise. On pourrait aussi ajouter une homophobie généralisée qui poussera Lily et sa soeur à une certaine exclusion.

Quelques liens :
- Le site de l'auteure en tant qu'illustratrice
- Le site de Dawn and Quarterly qui publie les oeuvres de l'auteure.
- La page (mal) scannée sur BDNet.
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michael
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Message Posté le : 09/10/04 12:08    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, on ne va quand meme pas laisser Hervb faire le sujet a lui tout seul (qui est lu en tous les cas, je te rassure au cas ou tu doutes)

Bon, juste un petit tour par ici pour raconter ma vie, parceque j'ai ete faire un petit tour a l'Alliance Francaise de Sapporo, lookant for a job et la conference de Michel Onfray (auteur de l'Anti-Manuel de philosophie, dont je crois avoir touche un petit mot ailleurs), mais le monsieur a annule a la derniere minute pour cause de typhon sur Tokyo...
Mais j'ai pu y rencontrer en contrepartie Etienne DAVODEAU, auteur de l'excellent RURAL !,qui est a priori la pour une dizaine de jour pour une sorte de reportage sur la ville.
Peut-etre inserera-t-il dans ses planches un passage de cette passionante conversation que nous avons eu...

Extrait :
"Heu... hum... je... j'adore vos bouquins"
"heu... merci..."
"...... Sourire ...... "


Heu, si si , ce message a un interet, heu... le monde est si petit, voila Exclamation
_________________
"Rien que d'être vivant, de respirer ce jour-là, c'était une vérité qui était comme un inexprimable miracle".
L'audacieux jeune homme au trapèze volant, William Saroyan
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
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Message Posté le : 17/10/04 21:03    Sujet du message: Chronique BD Répondre en citant


Clichés Beyrouth 1990 de Ricard, Ricard et Gaultier - 2004

C'est mon coup de coeur du moment et je ne peux que vous inciter à lire cette BD.

Voici une oeuvre intéressante à plus d'un titre. Il s'agit d'un carnet de voyage (une forme d'autobiographie, je le rappelle) des frères Ricard, partis au Liban en 1990 pour apporter leur aide à une population en proie à la misère d'un pays en guerre. Mais au delà d'apporter un "simple" témoignage de ce périple de quelques semaines, cette bande dessinée nous montre à quel point la situation peut être grave pour les simples habitants victimes d'une guerre qui les dépasse. Et à quel point il y a un décalage entre la réalité vécue sur place et celle rapportée par les médias français. Ce témoignage est d'autant plus fort que les auteurs ont choisi la forme du roman graphique pour se mettre en scène, s'effaçant en grande partie au profit des images et des idées. Les événements ne sont pas outrageusement simplifiés pour le confort du lecteur qui se rend alors bien compte du côté complexe, pour ne pas dire inextricable, de la situation pour les gens du commun. Je n'ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec Rural d'Etienne Davodeau du fait de l'aspect didactique, de la démonstration de la partiabilité des infos et de la dénonciation d'injustices qui sont communs aux deux oeuvres. Mais la guerre au Liban est un sujet bien plus grave que l'expropriation de cultivateurs français, ce qui renforce encore plus l'impact de cette lecture à mes yeux.

Après le fond, un petit mot sur la forme. Je ne cacherais pas que j'étais un peu dubitatif sur le dessin de Gautier, n'ayant vu que des extraits d'oeuvres précédentes comme Kuklos ou du Cirque aléatoire mais j'ai été totalement convaincu à la lecture de Clichés Beyrouth 1990. Que se soit les personnages, leurs attitudes ou leurs expression, que ce soit les objets (mais pas les avions Sourire) ou les lieux, le dessin est tout à fait juste. La narration est classique mais efficace et colle parfaitement au propos. Une réussite sous toutes ses formes dont je conseille très fortement la lecture, on a trop rarement la possibilité de lire des BD de cette qualité.
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manu_fred
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Message Posté le : 25/11/04 00:48    Sujet du message: Répondre en citant

Combustion, de Chris Lanier, paru chez Fantagraphics



"The War has been going on for years. A protester arrives in a public square, carrying a can of gasoline and a box of matches..." (La guerre dure depuis des années. Un manifestant arrive sur une place publique, porteur d'un bidon d'essence et d'une boîte d'allumettes...)
Telle est la phrase qui barre la quatrième de couverture et qui constitue en fait le prologue de l'histoire racontée par Chris Lanier. Son oeuvre commence en effet juste après ces mots, lorsque l'homme s'arrose d'essence et s'immole par le feu. Mais son agonie est de courte durée, abrégée par la balle d'un soldat qui passait. Cependant, loin d'accepter placidement son rôle, son geste va le pousser à réfléchir et, lorsque à l'occasion d'une guerre de libération dans un état voisin, il est envoyé sur le champ de bataille, sa récente expérience va le pousser à commettre l'inimaginable, la faute ultime pour un soldat, penser par lui-même (comme on dit: "réfléchir, c'est désobéir; penser, c'est déserter"). Pour l'anecdote, il est intéressant de remarquer que toute l'histoire est résumée sur la couverture qui reprend les grandes étapes de l'évolution, tant physique que spirituelle, du héros.

Combustion se place dès le départ sous le signe des trois singes tutellaires (See no Evil, Hear no Evil, Speak no Evil), symboles du régime en place et statufiés par le pouvoir, mais aussi lieu de début et de fin de l'album et représentants des démons que doit combattre le héros. Et même si le propos est volontiers antimilitariste, le fond de l'album ne se réduit pas à une critique simpliste mais retrace plutôt l'évolution psychologique du personnage, avec ses peurs et ses émerveillements lors de la découverte forcée de l'autre et de, finalement, son absence de différence.

Album muet (l'album a pour sous-titre "A story without words"), Combustion se distingue aussi dans sa forme graphique. Non pas dans sa mise en page qui suit de manière quasi immuable un découpage en gauffrier de 2x2 mais dans son style, qui rappelle fortement les gravures sur bois expresionnistes de l'Allemagne des années 1920 et 1930. La comparaison n'est pas fortuite (l'auteur lui-même la revendique sur son site, comparant notamment son style au travail de Franz Masereel, caricaturiste et illustrateur de presse belge principalement actif dans la première moitié du vingtième siècle et publiant notamment dans des journaux pacifistes) car la thématique de Lanier est en fait assez proche des thèmes chers à l'époque, en pleine republique de Weimar et à la sortie de la première guerre mondiale. Le style produit par cette technique, outre le jeu sur le rapprochement artistique et thématique, crée des images toutes en contraste qui soutiennent parfaitement le propos de l'oeuvre et qui rendent en réalité inutiles tout ajout de dialogue qui n'auraient contribués qu'à en diminuer le pouvoir évocateur et onirique.


Cet album a beau se lire très vite (assez court, pas de dialogue), il ne s'oublie pas de si tôt et demeure longtemps dans l'esprit du lecteur. Comme le dit Eric Drooker en quatrième de couverture : "For maximum effect: read this story late at night - alone, by candle light."

Quelques liens pour finir, tout d'abord, concernant Chris Lanier :
* son site, à voir notamment la page Illustration
* une page reprenant un extrait de son histoire parue dans l'Horreur est humaine n° 7
* une galerie d'images extraite de Combustion, sur le site de Fantagraphics

Et deux liens sur Frans Masereel :
* quelques images ainsi qu'une courte biographie
* une autre galerie avec une (très) courte bibliographie
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herbv
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Localisation : Yvelines

Message Posté le : 05/02/05 14:01    Sujet du message: Chronique Répondre en citant

Revenons un peu à la BD franco-belge. Je vais vous parler de mes principaux achats angoumoisins.

Commençons par Super Coincoin - Partition à quatre mains.


Super Coincoin - Partition à quatre mains - Vincent Rioult - La boîte à bulle - 01/2005

Toujours très intéressé par les sorties de l'éditeur La boîte à bulle, j'avais acheté cet album dès sa sortie il y a 3 semaines, connaissant l'auteur par le très sympathique Passer l'hiver. Ayant adoré ce premier tome et voyant son auteur en dédicace, je n'ai pas hésité un seul instant à le racheter histoire de le faire personnaliser et surtout bavarder un peu (beaucoup même Sourire). Voici donc l'occasion de faire la chronique prévue de longue date.

Cette série nous présente les aventures de Thibaud Quouac, jeune chef de start-up Internet le jour, justicier masqué à ses heures perdues. La première chose qui frappe le lecteur, c'est que l'album est du typique "franco-belge", c'est à dire en couleur, en 32 pages avec une couverture cartonnée. Voilà qui n'est pas (encore) habituel chez La boite à bulle et pouvait laisser craindre que ce premier tome n'allait pas échapper aux défauts habituels de ce format (difficulté de bien développer l'histoire et les personnages, périodicité trop faible). Autant vous le dire de suite, le premier écueil est parfaitement évité et le second devrait l'être si le tome 2 sort bien en juin comme annoncé.

Ensuite, ne vous attendez pas à suivre les aventures d'un super héros sans peur et sans reproche en collant moule-burnes. Super Coincoin n'est pas si super que cela, comme on s'en aperçoit dès les premières planches, et il porte un pantalon un peu pat'd'eph' qui n'est pas des plus seyant. Ensuite, il n'a pas de super méchants à combattre, seulement des gens "normaux". D'ailleurs, la série plante rapidement le décor et ne perd pas de temps, on n'est pas dans un manga. De plus, lecture au second degré et réflexion sont au programme (même si on y trouvera une excellente lecture de divertissement pour ceux qui le voudront).

En effet, Vincent Rioult a décidé de nous raconter une aventure de super héros qui a une "vraie" vie parfaitement ancrée dans la réalité d'aujourd'hui et qui a des problèmes pour atteindre ses objectifs de vengeur masqué. C'est qu'il n'est pas si simple de faire régner la justice quand l'injustice et l'horreur sont tapies en chacun d'entre nous, aussi bien chez les bourreaux que chez les victimes. Mais le principal est de s'en rendre compte, n'est-ce pas ?

On appréciera tout particulièrement les tranches de vies de Thibaud Quouac, simple jeune chef d'entreprise, qui sonnent de façon très juste ainsi que ses questionnements lorsqu'il réalise qu'il se transforme en Super Coicoin lorsqu'il s'endors. Et on appréciera aussi qu'en seulement 32 pages, l'auteur réussit à planter le décor, à présenter en profondeur le personnage principal et nous raconter une histoire prenante. En tout cas, le tome 1 se termine sur un cliffanger des plus réussit et nous laisse en haleine. Vivement la suite de cette série chaudement recommandée.


Dédicace faite à Angoulême cette année (cliquer pour l'avoir en plus grand).


Planche disponible sur la page dédiée à l'album sur le site bulledair.com (cliquer pour l'avoir en plus grand).

Quelques liens :
- Page dédiée à l'oeuvre sur le site de l'éditeur avec plusieurs planches proposée au visiteur.
- Le site de l'auteur
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herbv
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Message Posté le : 05/02/05 15:58    Sujet du message: Chronique Répondre en citant

Poursuivons la revue de mes achats angoumoisins avec une autre oeuvre en couleur (comme quoi, ça m'arrive d'en lire Clin d'oeil) :


Je veux le prince charmant d'Hélène Bruller - Albin Michel - 10/2004

J'avais remarqué cette couverture (faut dire qu'elle est flashy) et apprécié quelques gags à la librairie Imagination à Genève (je n'étais pas le seul, il avait fallu arracher Pitite Kourai du rayon, tellement elle était prise par la lecture) et m'étais dit qu'il faudrait que je l'achète pour pouvoir l'apprécier pleinement. Chose faite à l'occasion de la ballade à Angoulême.

Je veux le prince charmant est un recueil de gags (en une ou deux planches) sur les vicissitudes d'être une fille trentenaire dans notre société moderne. Hommes, femmes, petites vieilles, différents métiers ou activités, tout y passe. En une soixantaine de planches, Hélène Bruller passe au vitriol toute une série de défauts et de manies aussi bien des filles que des garçons. Souvent très drôle, voire hilarant (fallait voir Kourai pouffer régulièrement ou la crise de fou rire qui m'a pris à la lecture des deux planches sur les chauves) et frappant juste là où ça fait le plus rire. Ne vous laissez pas rebuter par un dessin un peu spécial mais très juste, ce recueil est une totale réussite. Vivement le tome 2.


Scan fait avec les deux rabats de couverture, présentant l'auteure (cliquer pour l'avoir en plus grand).

Quelques liens :
- Une planche sur bdselection.com
- Une interview de l'auteure sur infobd.com
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cammyn
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Message Posté le : 05/02/05 18:32    Sujet du message: Répondre en citant

Juste un ptit post pour dire que j'ai également adoré cette BD, que j'ai d'ailleurs offerte à ma mère pour Noël (mon père a déclaré que c'était tout de même rare qu'elle se marre autant, bien qu'elle ne se retienne pas particulièrement en temps normal).
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herbv
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Message Posté le : 05/02/05 21:14    Sujet du message: Chronique Répondre en citant

3ème achat angoumoisin en couleur :


Le retour à la terre 3 - Jean-Yves Ferri & Manu Larcenet - Dargaud - 01/2005

Voici donc le 3ème opus d'une de mes séries préférées de Larcenet. Après avoir vécu l'installation de Manu Larssinet et de Mariette aux Ravenelles, une campagne bien sauvage pour qui n'a vécu que dans les villes de la banlieue parisienne puis la décision de fonder une famille, voici arrivé le moment de la naissance. C'est toujours sous la forme de strips de 5 ou 6 cases (mais pouvant être constitué d'une vignette unique parfois) que Ferri nous raconte la vie du double papier de Larcenet. C'est toujours aussi drôle (le premier gag "Le dicton" m'a plié de rire) mais il y a une touche de tendresse, peut-être due à l'arrivée du bébé. En tout cas, les auteurs réussissent à garder le rythme et à nous enchanter à nouveau avec un album tout à fait réussit. L'alliance de l'humour assez subtil de Ferri et le dessin "gros nez" si typique de Larcenet fait encore merveille.


Planche disponible sur la page dédiée à l'album sur le site bulledair.com (cliquer pour l'avoir en plus grand).

Un lien :
- Le site de Manu Larcenet
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Key
Modérateur


Inscrit le : 06 Sept 2002

Message Posté le : 05/02/05 21:55    Sujet du message: Répondre en citant

Pas grand-chose à rajouter sur le très très bon Retour à la Terre 3 ! Notons les guest-stars (plus ou moins présentes) : Joann Sbar (c), Laurence Pernoud (c) aussi, un auteur de BD tibétain qui parle un esperanto bizarre une fois bourré au champagne, Ferri, les beaux-parents etc... sans parler des autochtones (rââââh Mme Mortemont Mort de rire).

Bref un très bel album, qui sait être très touchant également.
_________________
Sheldon: Why are you crying?
Penny: Because I'm stupid!
Sheldon: Well, that's no reason to cry. One cries because one is sad. For example, I cry because others are stupid, and that makes me sad.
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herbv
Modérateur


Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 06/02/05 12:50    Sujet du message: Chronique Répondre en citant

Passons à mes lectures angoumoisines en N&B. Là aussi, elles seront au nombre de 3. Mais commençons par un Comic book (étonnant non ?) :


Bitchy Bitch - Les rudes études de Roberta par Roberta Gregory - Vertige Graphic - 9/2004

L'avantage du fectival d'Angoulême est de voir (presque) tous les éditeurs indépendants et de trouver des oeuvres mal diffusées. C'est le cas de Bitchy Bitch 3 que je savais devoir sortir. En fait, il était sorti et je l'ignorais, ne me tenant pas trop au courant et ne l'ayant vu nulle part.

Voici donc le 3ème volet des aventures de Midge McCracken. Il est entièrement consacré à un retour dans le passé de notre antipathique héroïne, plus précisemment à ses études universitaires dans les années 70. Autant j'avais bien aimé le flash back du volume 2 autant celui là m'a déçu. Peut-être à cause de la superficialité de la plupart des interrogations et des actions de Midge (mais je pense que ça retranscrit bien celles de certaines étudiantes de l'époque). Libération sexuelle avec l'arrivée de la pillule, usage des drogues douces, rejet de la guerre du Vietnam, inintérêt des études suivies, peu d'intérêt des soirées estudiantines... Si tout cela est abordé, ça l'est de façon peu intéressante et un peu caricaturale. Ce n'est que dans la dernière partie que mon intérêt a été éveillé lorsque le féminisme des années 70 et ses groupes d'études est abordé de façon concrête (notamment en les montrant sous un jour très favorable sans être caricatural, par exemple en rappelant leur rejet des lesbiennes). Il s'agit donc d'une lecture à réserver aux fans de l'auteure, et là, je crains être le seul à la fois sur mangaverse et sur bubulle.

Liens :
- Site officiel de Bitchy Bitch (en anglais)
- Interview de l'auteure sur JadeWeb (en français)
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Chroniqueur à du9
Ténia de Bulledair
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ingweil
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 24 Sept 2002
Localisation : Grenoble

Message Posté le : 02/03/05 17:56    Sujet du message: Répondre en citant


Big Bill est mort par Taborda Walther & Antunes Wander

Big Bill, un Noir dans les Etats du Sud, est découvert pendu devant sa maison par ses frères. Ces derniers dressent la liste de ses éventuels agresseurs, liste bien longue...

Disons-le tout de suite, ce qui m’a posé le plus de problèmes avec cette bd, ce n’est pas le dessin, même si certaines scènes de bagarre sont vraiment complètement ratées… Non ce qui m’a gêné c’est le traitement apporté à cette histoire de racisme dans les Etats-Unis pendant la Grande Dépression.

Je veux bien croire que des shérifs aient pu couvrir ou même participer à des lynchages (finalement, on se dit que ça pourrait très bien arriver aujourd’hui). Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est si cette bourgade est si corrompue, comment Big Bill peut-il se promener si facilement ? Il sort son flingue en pleine rue face à un Blanc, personne n’intervient (on en connaît qui se sont fait exécuter pour moins que ça). Comment peut-il tabasser un Blanc et que la seule réponse des autorités soit de se mettre dans l’illégalité ? Comment un Blanc peut-il lui commanditer un meurtre alors qu’il est raciste ?

Bon essayons de passer sur ces incohérences (qui rendent peu crédible toute l’histoire, mais bref). Là où je commence à sérieusement m’énerver, c’est dans la vision que donne les auteurs des femmes à l’époque : mère (grosse, évidemment) ou putain (il y a aussi le personnage de la femme du gentil Blanc, j’y reviendrai). Comment peut-on réaliser une bd sur le racisme et l’affliger de machisme à ce point ? Je ne résiste pas à l’envie de vous citer (de mémoire) un dialogue entre Big Bill (forcément étalon) et une prostituée : « Tu pourrais rester encore un peu… - T’as le feu aux fesse toi, avec tout ce que tu as baisé aujourd’hui – Ce que je fais toute la journée, c’est écarter les jambes, c’est quand je suis avec quelqu’un comme toi que je baise – Ben tu dois pas baiser souvent alors, parce que des comme moi par ici, y en a pas des masses »… Ca se passe de commentaires…

Arrive enfin le personnage du gentil Blanc, qui, forcément !, est un socialiste qui a maille à partir avec une méchante société qui veut lui faire la peau, parce que, naturellement, il a provoqué une grève… Avec sa greluche de femme (la même que plus haut : « Oh ! Crois-tu que nous serons heureux ici ? »), il va essayer de donner du travail aux Noirs (mais il sera humain, évidemment !). Et il va aider les frères à régler cette histoire de meurtre, et il va les couvrir.

Aurait-on pu se passer de tous ces stéréotypes pour parler d’une histoire ô combien douloureuse ? Certainement, mais tel n’a pas été le choix de nos auteurs qui nous signent là un véritable torchon.

A fuir, absolument.
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"Quoi qu'elle fasse, la femme doit le faire deux fois mieux que l'homme pour qu'on en pense autant de bien. Heureusement, ce n'est pas difficile."

Charlotte Whitton
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Mithreus
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Inscrit le : 25 Mars 2004
Localisation : Dans l'onirique contrée...

Message Posté le : 03/03/05 12:46    Sujet du message: Répondre en citant

Petit coup de pub sur un titre que j'apprécie beaucoup, qui cause de la guerre de Troie, et qui le fait autrement mieux que le pas regretté Troie de Petersen.

C'est donc l'âge de bronze d'Eric Shanower, un comics donc. Il est édité en France par Akileos, qui a eu le bon goût d'adapter la série en grand format, donc plus grand que l'original, ce qui rend justice à un dessin certes académique, mais que je trouve fin et intéressant. En particulier pour la recherche d'exactitude archéologique que propose Shanower dans cette oeuvre très érudite, mais jamais barbante.

Le mieux reste de lire l'Iliade, ça ne fait aucun doute. Mais l'Iliade ne raconte pas tout, et donc un petit détour par Shanower présente l'avantage d'avoir une synthèse très fidèle des mythes.

Pour les commentaires plus poussés et circonstanciés, c'est sur Artelio :
L'âge de bronze, un millier de navires
L'âge de bronze, sacrifice (ce second tome vient de sortir, et il est meilleur que le précédent, amha !)
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patate
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Inscrit le : 07 Oct 2002
Localisation : toulouse

Message Posté le : 08/03/05 17:39    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai eu l'occasion de lire le tome 2 de Nini Patalo récemment (sans avoir lu le permier tome :/) et j'ai trouvé ca vraiment trés drole et trés rafraichissant comme lecture.

Auriez-vous d'autres BDs a me conseiller dans le meme style ? C'est pour offrir a mon frere qui se trouve au Japon et qui est donc contraint et forcé de ne lire que des mangas Mort de rire J'aimerais lui apporter un peu de fraicheur made in France (ou Belgique Clin d'oeil ) avec des BDs dans le style Nini Patalo.

Merci bcp par avance !
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