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Mari OKAZAKI
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Miko-chan
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 07 Oct 2004
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Message Posté le : 17/12/07 09:42    Sujet du message: Répondre en citant

Bah un peu l'inverse de shun
lecture très agréable pour effleurer le ciel

Pour ce qui est de l'heroine entre la pleurnicheuse de subaru et l'ancienne championne junior dejanté d'effleurer le ciel le choix est vite fait pour moi en faveur de cette derniere

donc bah meme avant la lecture du recit independant de fin de volume Un one shot très frais, lecture conseillée

Bon me reste plus qu'a tester shibuya maintenant qui s'annonce prometteur avec de bonnes critiques à son credit
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Oui ce que j'ai à dire n'est probablement pas interessant, mais la vie n'est pas faite que de choses interessantes !
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sushikouli
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 29 Oct 2003

Message Posté le : 22/04/08 06:07    Sujet du message: Répondre en citant

sushikouli a écrit:
Quoiqu'il en soi, ce Shibuya Love Hotel est vraiment un très bon moment de lecture.
Très content

Si le premier tome m'avait vraiment plu, j'ai trouvé ce second opus tiède et assez inégal, voir inutile. Mon avis sur ce tome rejoins plus celui de cosmos sur le tome 1 (voir page précédente) ou celui de Rei_II lorsqu'elle dit qu'Okazaki la déçoit une fois sur deux.

Pour la suite, je crois que je n'achèterai que les tomes impairs Mort de rire Mort de rire
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 17/09/08 12:52    Sujet du message: Répondre en citant

Jusque là, j'ai toujours apprécié ce que fait Mari Okazaki, sauf BX que j'ai trouvé décevant. Mais même dans BX, il y avait ce petit cachet, cette sensualité propre à Okazaki, malgré un découpage n'étant pas des plus lisible. Bref, j'ai apprécié Déclic Amoureux, Le Cocon, 12 mois, Après l'amour, la sueur a le goût de miel, Vague à l'âme et Complément affectif (jusqu'au volume 4, n'ayant malheureusement pas lu les volumes d'après). C'est donc avec un certain plaisir que j'emprunte Shibuya Love Hotel, premier volume.

Et là, déception totale... Pour ceux qui n'auraient pas lu les posts précédents, Shibuya Love Hotel constitue un recueil d'histoires courtes toutes articulées autour du quartier de Shibuya qui abrite de nombreux love hotel, ces lieux où amoureux (souvent officieux plus qu'officiels :p) peuvent vivre un petit moment à eux...

La première histoire se penche sur la vie d'une lycéenne en deuxième année. Surprenant son professeur de mathématiques (25 ans, plutôt beau garçon) à la sortie d'un love hotel, celle-ci décide de lui faire du chantage. Mais petit à petit, celle-ci tombe amoureuse du beau professeur...

Deuxième histoire, une lycéenne calme et discrète se trouve victime d'ijime par celles qu'elle considère comme ses amies. Petit à petit, ses copines l'ignorent, parlent à deux alors qu'elle est à côté, jettent ses affaires à la poubelle. Elle se rapproche d'une fille solitaire doté d'un certain charisme et se balade avec à Shibuya pour ensuite fuguer et se trouver dans un love hotel...

Troisième et dernière histoire du recueil, une jeune fille découvre son amoureux dans le quartier des love hotel au bras d'une jeune femme. Celle-ci s'en va et lui fout une baffe. En pleurs, elle rencontre un jeune homme venant de se faire larguer. Les deux se rencontrent et décident de discuter tout en faisant une balade nocturne.

Si certains ont passé un très bon moment de lecture (ici ou sur Mangavoraces), je rejoins assez l'avis de cosmos. Je suis finalement déçue par ce recueil. Pourquoi? Parce que je ne retrouve pas ce petit "cachet" qui fait que j'aime Mari Okazaki. L'impression d'avoir lu un shôjo lambda, très anecdotique, que beaucoup de monde aurait pu raconter. Seul le dessin est signé Okazaki et encore, le découpage que "fouilli" que j'ai l'habitude de voir avec elle, l'émotion, la sensualité. Où se cache Mari Okazaki derrière ce recueil?! La deuxième histoire, mettant en scène les deux lycéennes, est celle qui pourrait se rapprocher le plus de son style habituel. Bref, des histoires plutôt banales, racontées sans grande personnalité. Je n'ai pas eu du mal à lire Shibuya Love Hotel, ça se laisse lire mais... mais... Amour avec professeur, fuite avec copine "classe" + ijime, chagrin d'amour sont le lot de Shibuya Love Hotel. Au niveau des décors, il manque le "on en sait pas où on se trouve" de Mari Okazaki (les décors du genre plantes et Complément affectif par exemple, tout droit sortis de rêves).

Bref, je ne sais pas si je lirai le volume 2 de ce recueil. D'autant plus que Shibuya n'est pas un quartier qui m'attire spécialement.
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 07/10/08 11:55    Sujet du message: Répondre en citant

shun a écrit:
Effleurer le ciel

Nouveau one shot de Mari okazaki en attendant le tome 2 de « Shibuya love hotel ».
Ce dernier centré sur le patinage artistique promettait beaucoup, mais la déception semble aussi grande que l’intérêt prévu.
La danse qu’elle soit sur glace ou pas se doit de faire ressentir de l’émotion chez le spectateur, quand on a lu Subaru il est dur de repasser sur le même thème.
De plus l’héroïne est assez énervante a se croire capable de tout, fort heureusement ça ne réussi par pour autant.
Du côté de l’amour, la spécialité de l’auteur la recette ne réussi pas, la magie n’opère pas.
Au final un titre anecdotique sans saveur.

Je n'aurais pas mieux dit ....

Ce Effleurer le ciel est fade au possible: des personnages aux dessins à la mise en page et au thème traité Confus . Je ne sais pas si vous l'avez ressenti aussi mais depuis Shibuya Love Hotel, je ne retrouve pas la même Mari Okazaki. Celle au trait sensuel, celle où la sensibilité était à fleur de peau. Celle où les traits n'étaient pas toujours précis, avec des défauts mais avec des planches intéressantes, que l'on apprécie ou non ses oeuvres. Mais là, pouf, rien. Que dalle. Le dessin est académique, fin, tout joli. Les mecs sont longilignes point barre, on a l'impression de lire d'autres shôjo. Quand on lit la nouvelle en accompagnement, qui se retrouve dans Vague à l'âme, on voit de suite cette différence. Les grosses lèvres, les trames moins "complètes", le trait moins nette mais avec du caractère... Bref, moi qui trouvais en Mari Okazaki une auteure intéressante, je suis déçue de Shibuya Love Hotel et Effleurer le ciel. J'espère que les Complément affectif restent toujours aussi bien que les premiers... Je croise les doigts.
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cosmos
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Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Suspended between being a nobody, nothing and everything.

Message Posté le : 07/10/08 20:56    Sujet du message: Répondre en citant

Taliesin a écrit:
J'espère que les Complément affectif restent toujours aussi bien que les premiers... Je croise les doigts.

Ils sont mieux en fait. Ses planches ont énormément gagné en clarté depuis les débuts de la série (qui a quand même commencé en 2004), tout en ayant gardé leur originalité parfois, leur onirisme et leur sensualité (les dernières pages du dossier 35...). C'est juste beaucoup mieux dosé qu'à ses débuts où ça partait un peu dans tous les sens. Avant c'était un peu tout le temps sensuel et tout le temps découpé bizarrement, maintenant ça l'est juste quand il le faut, ce qui rend la lecture beaucoup plus agréable.

Autrement, l'héroïne de Complément affectif se compare souvent à un poisson (l'impression de nager à contre-courant lorsqu'elle quitte son travail au petit matin à l'heure où tout le monde commence, d'être emportée par le courant, de manquer de se noyer sous les soucis etc.), ce qui imprègne visuellement les pages de l'œuvre, alors que les héroïnes de Shibuya Love Hôtel ou d'Effleurer le ciel n'ont ni cette fantaisie ni cette vision particulière du monde, du coup tout reste plus lisse et sans trop de saveur.

Et puis le propos est carrément plus intéressant, quoi. Passé les premiers tomes, la mangaka s'attache tour à tour aux différents personnages qui gravitent autour de Fujii et leur vision de la vie, de l'amour ou du travail sonne toujours assez juste. Comme dans certaines de ses premières œuvres il y a tout simplement des moments où c'est ça. Un état de grâce dans un état d'âme parfaitement retranscrit, qui vient s'ajouter à un développement psychologique qu'il ne peut pas y avoir dans ses nouvelles anciennes ou récentes, car nécessairement plus courtes.

Enfin bref, les derniers tomes de Complément affectif, c'est vraiment la synthèse des différentes qualités de l'auteur pour moi.
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Taliesin
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Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 23/10/08 11:50    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que je vais pouvoir lire Complément affectif volume 5 dans peu de temps vu que la bibliothèque en a fait l'acquisition Très content ! J'ai adoré les 4 volumes mais j'avais peur que la suite donne un truc fade à la Shibuya Love Hotel ou Effleurer le ciel vu mes dernières lectures de l'auteure. En tout cas tu me rassures.

Tu as sans doute raison quand tu dis que sa "sensualité" est désormais mieux dosée. Je m'en suis rendue compte à la lecture de Complément affectif, il est vrai. En tout cas, ses moments oniriques sont magnifiques dans cette série car son dessin s'est effectivement amélioré, le trait est quand même plus clair, c'est moins fouillis qu'avant. En revanche, dans les récits "insignifiants", je trouve qu'elle perd son petit cachet justement. Car dans ses premières oeuvres, où les histoires n'étaient pas forcément super garnies, on y trouvait une sensualité absente de Effleurer le ciel ou Shibuya Love Hotel. Les histoires n'étaient pas beaucoup moins insignifiantes et c'était son style "sensuel" qui donnait "corps" à ses histoires.

Complément affectif est pour le moment le meilleur josei sur les femmes au travail (ces "célibattantes" >_<) que j'ai dû lire. C'est vrai qu'on trouve souvent ce thème dans les josei mais ici, je l'ai trouvé bien traité. Les personnages ont tous une certaine épaisseur alors que bien souvent, ce sont des trucs archi égocentriques sur l'héroïne par-ci l'héroïne par-là, à manger sa glace en pleine déprime Mort de rire.

Ceci dit, l'héroïne demeure quand même en quelque sorte une héroïne classique de manga dans la mesure où elle est gentille, qu'elle est jolie mais un peu naïve enfin voilà. C'est un peu une héroïne de shôjo avec quelques années en plus. Elle me fait aussi un peu penser à Ally McBeal. Enfin bon, vivement la suite quand même Sourire.
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cosmos
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Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Suspended between being a nobody, nothing and everything.

Message Posté le : 27/09/11 03:27    Sujet du message: Répondre en citant

Ça me fait tout drôle de relire les dernières pages de ce sujet ^^ D'un côté je prends plaisir à retrouver des posts d'ancien(ne)s habitué(e)s du forum qui ont un peu disparu à présent, de l'autre je suis surpris de retomber sur mes appréhensions premières sur ce titre tellement Complément affectif est devenu une de mes séries préférées, au fil des tomes et du temps.



Son dernier tome est sorti récemment et comme à chaque fois, le rendez-vous ne déçoit pas. Graphiquement je trouve Mari Okazaki au sommet de son art : dès les premières pages, on retrouve ce style si gracieux qu'elle a amélioré au fil du temps pour le rendre plus esthétique tout en conservant sa personnalité : une façon rien qu'à elle de poser les trames, un découpage qui trouve le juste milieu entre la liberté des shôjo et leur pétales de fleurs d'une part, et la clarté des titres à destination d'un public plus adulte de l'autre... Là où les josei sont souvent critiqués pour leurs dessins ("tremblotant", "moche"...), Complément affectif propose un style très agréable à l’œil.

Mais tout cela serait bien vain si le propos ne suivait pas. Fort heureusement ce n'est pas le cas : dans le premier chapitre, Fujii et Sahara se retrouvent confrontés à la nécessité de ne pas déplaire dans leur métier de publicitaire - à ne pas confondre avec le fait de plaire - rassurer et séduire, parler au plus grand nombre tout en restant cantonné à un art considéré comme très mineur, en évitant si possible de trop laisser parler ses sentiments. Dans un thème similaire, il est probable que pas mal de lecteurs ayant déjà passé des entretiens d'embauche à la fin de leurs études se retrouvent dans les souvenirs de Fujii. Dans leurs questions toutes faites ("où vous voyez-vous dans 5 ans ?") et leurs réponses préparées et un peu vides de sens, se pose à nouveau le problème de l'image qu'on renvoie et du subtil équilibre à trouver entre l'expression de sa personnalité et la nécessité de se conformer à des contraintes, des règles, des moules.

Quand on voit comment l'auteur a fait évoluer son style pour atteindre cet équilibre, et qu'on se rappelle qu'elle a travaillé dans la pub' avant de se lancer dans le métier de mangaka à plein temps, c'est stupéfiant de se rendre compte à quel point elle a pu nourrir son manga de sa vie pour lui donner toute cette âme.

En relisant les posts précédents, je me suis rappelé que Complètement affectif a commencé à paraître à une époque qui a vu sortir plusieurs autres josei du même style... pour finalement les éclipser complètement dans mon estime. Là où on pourrait s'attendre à un récit très (trop) léger sur le thème un peu éculé de la "célibattante" (comme le dit Taliesin Moqueur), celui de Mari Okazaki nous propose une découverte très instructive du monde de la publicité. Trop girly la jeune active qui doit faire face à plein de problèmes hyper trop graves comme les mecs, le travail ou la pluie qui fait friser les cheveux ? Par leur variété, les personnages de Complément affectif proposent un éventail de situations dans lesquelles tout le monde se reconnaîtra à un moment ou à un autre, homme ou femme (même s'il est préférable d'avoir un peu fréquenté le monde du travail pour que certains passages nous parlent). Dommage d'ailleurs que l'accroche de la 4e de couverture nous dise que "toutes les filles ont besoin de Complément affectif !" ; comme lovehina68 sur manga-news, je remplacerais le début de la phrase par "nous avons tous besoin", ce qui ferait plus au honneur à la capacité du titre à s'adresser à tous les publics.

La transformation de l'héroïne est elle aussi saisissante, quand on y repense. Elle qui n'était au départ qu'une jeune femme naïve et maladroite de plus a réussi à tirer une force incroyable des différentes épreuves qu'elle a subi et des relations qu'elle a su tisser. La mangaka a d'ailleurs dessiné cette métamorphose avec beaucoup de finesse. J'aime comment cette force n'appartient pas à l'héroïne mais circule des uns vers les autres. Elle l'a puisée dans sa relation avec Sahara, a été capable de la transmettre et de la recevoir de ses collègues, voire de la trouver en une présence assez inattendue sur la fin. On n'est pas dans un personnage monolithique ou une évolution peu crédible : l'héroïne apprend de ses erreurs et atténue certains de ses défauts, tout en restant globalement la même ; c'est surtout le réseau humain qui s'est créé autour d'elle qui donne autant de force aux uns et aux autres.

En parlant de la fin, en lisant la news d'Akata à l'époque j'avais peur que celle-ci soit trop abrupte, mais en fait pas du tout, je l'ai trouvée tout à fait satisfaisante. Ça ne m'empêchera pas de me jeter comme la misère sur le monde sur le volume extra pour quelques chapitres de plus, ceci dit Moqueur D'ailleurs c'est curieux de se dire que les mangas ont la réputation d'avoir des fins décevantes, quand avec ce système de chapitres bonus les auteurs peuvent dessiner par petites touches des fins extrêmement réussies en refermant petit à petit leurs intrigues secondaires et en donnant des détails qui auraient pu alourdir l'ensemble s'ils avaient été intégrés au récit principal.

Oh, et je vous ai dit que la scène muette chez les parents de Fujii est absolument magnifique de calme et d'apaisement ? Et que... bon, j'arrête là ^^
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herbv
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Localisation : Yvelines

Message Posté le : 28/09/11 11:21    Sujet du message: Réaction Répondre en citant

Il va falloir vraiment que je m'attaque à la lecture de Complément Affectif au lieu de me contenter d'accumuler les tomes au fur et à mesure de leur sortie (quoique je viens de réaliser que je n'ai pas pris le 9 ni le 10). Maintenant que la série est terminée, je vais y songer sérieusement. Il n'y a pas, Cosmos, tu sais donner envie Sourire
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shun
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Message Posté le : 28/09/11 12:18    Sujet du message: Répondre en citant

je viens de lire le dernier tome de complément affectif et je suis content ! la série a su finir de bien belle manière, pas de mièvrerie, jusqu’au dernier moment on sais pas comment ça va évoluer, ce tome se centre plus sur la psychologie et c'est pas un mal! et surtout et je pense que c'était un peu aussi le but du manga, l’héroïne continue sa carrière jusqu'au bout et n'arrête a aucun moment pour devenir une "simple femme au foyer ".
ça me rassure car ça remonte le niveau sur l'ensemble, complément affectif étant pour moi ça moins bonne œuvre avec shibuya, pas mauvaise mais trop de haut et de bas.
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cosmos
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Localisation : Suspended between being a nobody, nothing and everything.

Message Posté le : 30/09/11 02:21    Sujet du message: Répondre en citant

Herbv ~ ravi que ça puisse te donner envie de te plonger dans la série. Quand je regarde la liste des BD que j'ai lues cette année, je réalise que c'est vraiment mon coup de cœur du moment en matière de manga, avec A fleur de peau (et pour des raisons similaires, à savoir la sensibilité qui émane des 2 titres et les dessins devant lesquels je tombe en arrêt 1 page sur 3 Moqueur). On rajoute Fables dans les comics, et ça y est on a quasiment mon best of 2011 en BD.

Le piège dans lequel aurait pu tomber Complément affectif, ce serait de nous raconter une histoire dont on connaîtrait déjà le déroulement et la fin. Comme d'autres josei du même genre, au début une héroïne un peu naïve et maladroite - pour ne pas dire beaucoup - perd son mec, se rend compte qu'avec la trentaine qui approche elle n'est plus toute jeune même si elle n'est pas vieille non plus, et se remet en question (d'où plusieurs péripéties...). Mais ce qui fait la force de la série c'est qu'à partir du tome 3 environ, la mangaka commence à bien développer ses personnages secondaires et trouve le bon dosage, de manière générale. Même si Fujii reste le fil conducteur, ses collègues illustrent des situations différentes et des attitudes diverses face à la vie et à des problèmes communs (j'ai bien aimé le passage du retour chez les parents pour les fêtes, avec toujours les mêmes questions qui reviennent d'une famille à l'autre Mort de rire). A la limite, l'inconvénient c'est que certains personnages peuvent nous parler plus que d'autres, de fait on pourra se reconnaître à fond dans certains chapitres, et pas du tout dans d'autres. Personnellement ceux qui m'ont parlé compensent largement les autres. Je pense à ce passage notamment :

Dans le tome 5, il y a écrit:
Je voyais le travail comme un moyen de s'élever et d'accomplir des choses positives. Et puis, je me suis rendue compte qu'il y avait deux sortes de boulot : l'un qui procure des expériences, et l'autre qui use. Le premier donne et le second prend, sans rien laisser d'autre que des marques indélébiles. Tout doucement, j'écorche mon propre corps et ma peau fânée tombe en lambeaux. En réalité, on ne me paye pas pour mes réussites, mais pour cette usure constante que je subis. Un jour viendra où ce que j'ai perdu dépassera ce que j'ai péniblement réussi à accumuler.

Je dirais plutôt qu'il y a des boulots qui prennent plus qu'ils ne donnent et réciproquement, mais globalement c'était l'illustration parfaite de ce que j'ai ressenti à certains moments (ahlala, le talent de Mari Okazaki pour atteindre l'extrême justesse, que ce soit dans son propos, ses personnages et leurs relations...).

On peut reprocher à certains josei d'être finalement assez légers malgré leurs personnages plus vieux que ceux des shôjo et leurs thématiques plus adultes, mais je trouve que Complément affectif tire bien son épingle du jeu. On ne sait jamais trop ce que l'histoire nous réserve, les relations entre les personnages et leurs choix face à la vie sont très crédibles, et puis surtout le thème principal n'est pas "est-ce que l'héroïne va trouver l'Amour ?" mais plutôt la place du travail dans la vie. Comme je le disais plus haut, la publicité et la BD ont certains points communs, entre autres celui d'être souvent considérées comme des disciplines mineures (et surtout pas de l'art hein !) tout en nécessitant tout de même du talent et de la sensibilité. Avec son passé de publicitaire et son présent de mangaka, Mari Okazaki est particulièrement bien placée pour parler de son sujet...
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michael
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Message Posté le : 02/10/11 21:50    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu (très) rapidement (et en diagonale) la dernière page de ce sujet et notamment tes posts cosmos, je vais moi aussi m'intéresser de plus près à Complément affectif Sourire
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 02/10/11 21:58    Sujet du message: Remarque Répondre en citant



Alala, alors que grâce à Taliesin, grande chasseuse de mangas d'occasion devant l'éternel, j'ai les tomes 9 et 10 et que je pensais pouvoir ré-attaquer la série (une fois que j'aurai remis la main sur le volume 1 qui n'est pas rangé avec les autres), je m'aperçois que sort un mystérieux tome 11 ! Vérification faite sur Mangaverse, je vois qu'il s'agit d'un "extra". Il apporte quelque chose d'indispensable à la série ?
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cosmos
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Message Posté le : 03/10/11 02:16    Sujet du message: Répondre en citant

Personnellement je ne sais pas vu que je ne l'ai pas encore lu ^^ Il semble qu'on soit dans le même cas que d'autres séries, où la fin officielle de l'histoire principale se trouve complétée par des petits chapitres bonus, qui narrent des événements s'étant déroulés en parallèle de la trame principale ou par la suite. Basara ou Le sablier se terminent bien avant leur dernier tome notamment (pour le second, les nouvelles de la fin ont carrément fait remonter le titre dans mon estime d'ailleurs).

Un petit résumé est disponible très facilement en cherchant sur le net (pour ne pas dire sur un site très connu dédié à l'actu manga ^^) mais il spoile la fin du tome 10, donc ça ne sert à rien de vouloir se renseigner dessus trop tôt. On apprend cependant que ce volume extra inclut un long entretien avec Mari Okazaki.
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cosmos
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Message Posté le : 12/01/12 17:46    Sujet du message: Répondre en citant

Complément affect... ah non il sort finalement le mois prochain, drame de ma vie Pleure ou Très triste

Shibuya Love Hotel #4, Entre tradition et modernité La cité aux mille fleurs ~ Alors que les précédents tomes rassemblaient des histoires se déroulant dans le même quartier mais sans autre réel fil conducteur, celui-ci est centré sur une jeune femme travaillant comme geisha dans le quartier, et bien décidée à lui rendre sa splendeur d'antan, à l'époque où il s'agissait d'un des hauts-lieux des arts traditionnels. Son point de chute ? Un bar appelé Caprice de femme, tenu par un jeune patron séduisant et où elle croise une autre femme bien différente d'elle-même, leur seul point commun apparent étant d'avoir été dans la même classe il y a des années de ça.

Grâce à ce fil conducteur, j'ai sans doute beaucoup plus apprécié la lecture de ce tome que celle des précédents, même si ça ne reste pas mon titre préféré de l'auteur. Où sont les magnifiques planches de Complément affectif qui me font tomber en arrêt toutes les 3 pages ? Je ne sais pas si c'est le format plus réduit, le retour à un magazine shôjo ou les deux, mais son trait de resplendit pas autant ici. Dans certaines fins de chapitre un peu maladroites ou des traits d'humour ben, pas très drôles, on retrouve aussi les défauts de ses œuvres antérieures ou du début de Complément où elle cherchait visiblement ses marques, même si sa narration a indiscutablement gagné en clarté depuis. Et puis c'est quoi cette fin de dernier chapitre ? C'est exactement le même procédé que dans une des nouvelles de fin de tome de 12 mois Confus

Ça reste sympathique quand même hein, j'aime beaucoup le fait que l'héroïne ait pour projet de faire resplendir dans le futur un certain passé tout en étant elle-même ancrée dans le présent, on n'est pas bêtement dans le "c'était mieux aaaavant".
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cosmos
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Message Posté le : 09/02/12 19:26    Sujet du message: Répondre en citant

Et donc le fameux tome 11 est sorti hier. Un peu plus fin que les précédents, cet "extra" commence par quelques chapitres nous racontant des événements s'étant déroulés un peu avant ou un peu après la fin du manga (là encore, je conseille de ne pas chercher à lire des résumés de ce volume 11 pour ne pas se faire spoiler sur tous les événements de la fin du 10). Même s'ils évoquent des difficultés, leur fin est toujours plutôt heureuse et légère, c'est donc avec un sentiment de sérénité qu'on clôt cette histoire qui se sera bonifiée à vue d’œil, aussi bien sur le fond que sur la forme [J'ai quand même éclaté de rire quand les différentes femmes se complimentent sincèrement sur leurs maris respectifs, tout en s'avouant tout aussi sincèrement qu'elle ne s'imaginent pas un instant avec celui des autres Mort de rire Pareil pour la relation Fujii-Ishida qui est une très belle histoire d'amitié selon la mangaka et les autres femmes du récit, j'ai quand même *un peu* l'impression que pour Ishida ou d'autres hommes, la conclusion de tout ça ce serait plutôt qu'il s'est carrément fait refouler dans la friend zone.].

Ensuite, Mari Okazaki répond aux questions de ses lecteurs et nous parle de ses sources d'inspiration, de la façon dont elle a construit son intrigue (moins cadrée et plus spontanée qu'on pourrait le penser) et de l'équilibre entre le travail et la vie privée. Comme elle a l'air d'avoir un point de vue très tranché sur l'implication dans son travail, j'aurais bien aimé quelques réponses plus développées de temps en temps, même si elle est beaucoup plus loquace que plusieurs de ses collègues mangakas en interview (et d'après elle, elle ressemble à Mme Tanaka mais sans la féminité (oh ce bruit de verre brisé ? ce n'est rien, juste mes illusions qui viennent de se fracasser par terre)).

On continue avec le point de vue de l'agence artistique de l'agence de publicité où travaillait Mari Okazaki sur ce qui se dit dans le manga, l'occasion d'avoir l'avis de quelqu'un d'autre du métier sur ce qui est très fidèle à la réalité et ce qui l'est un peu moins (les gens tous beaux, principalement Mort de rire). Puis la mangaka nous décrit ses personnages principaux et la façon dont elle les a créés, s'inspirant souvent de personnes existantes.

J'ai été agréablement surpris de l'aspect assez "fanbook" de cet extra. Alors qu'on se demande parfois si on aura ceux de shônen ou shôjo assez en vogue, là on ne demande rien et on retrouve tout un tas d'informations inédites en bonus et qui donnent une autre perspective à l'histoire (alors que typiquement un fanbook de One Piece va nous rappeler avec masse textes écrits en tout petit des trucs qu'on savait déjà en lisant le manga, super~). Reste à savoir ce que le Facebook d'Akata entend par "peut-être le dernier Mari Okazaki en France ??"
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