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[LONE WOLF AND CUB]
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CygnusX
Mangaversien·ne


Inscrit le : 27 Fév 2003
Localisation : S-E

Message Posté le : 07/03/04 23:59    Sujet du message: Répondre en citant

Les deux premiers films sont très bons je les aient vus récemment et j'adore, surtout le second Très content
Oogami est vraiment l'ancêtre de Kenshirô^^
Sinon suite à la remarque de Gwen je me demande s'ils ne traduisent pas de l'anglais Confus
Grrr, GC et leur fichu manque de transparence.
Et leur prix, arghh depuis le temps que Lone Wolf me fait de l'oeil dans ma librairie.
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Bp
Mangaversien·ne


Inscrit le : 08 Mai 2003
Localisation : Sur la Drina

Message Posté le : 08/03/04 00:11    Sujet du message: Répondre en citant

Cygnus a écrit:

Sinon suite à la remarque de Gwen je me demande s'ils ne traduisent pas de l'anglais


Le lexique de fin, oui. J'imagine que les droits sont venus en même temps que ceux des couvertures (piquées à l'édition américaine).
Par contre, la traduction, est elle originale, et traduite du japonais.

Elle est très bonne d'ailleurs, à part l'utilisation idiote de "Lone Wolf and Cub" au lieu de Kogure Okami.

Bp
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Laotzi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 07 Jan 2003
Localisation : Paris

Message Posté le : 01/04/04 15:35    Sujet du message: Répondre en citant

Lone Wolf and cub 4 (bah oui, il n’y a pas que Nana dans la vie quand même)

Un volume dans la droite lignée du précédent, c’est à dire excellent (tiens, je viens de remarquer que j’avais pas développé d’avis sur ce volume 3 apparemment : bah dites-vous que j’irai dans le même sens que Herbv ou Stab’, à savoir que c’était de loin le meilleur pour le moment). Le nombre de chapitre se rétrécit de nouveau, passant à quatre, et donc le nombre de pages par chapitre augmente en conséquence. Tout particulièrement, le dernier d’entre eux occupe plus de 120 pages. Cette augmentation du nombre de pages se fait essentiellement au profit d’une chose : le développement de l’ambiance. Les auteurs prennent le temps, par de nombreuses cases contemplatives, sans dialogues, d’installer une superbe atmosphère. Ainsi, dans le premier chapitre par exemple, Ogami Ittô est installé dans un vieux moulin dans la campagne environnant Edo et y attend chacun des trois frères venus le défier. Les auteurs en profitent pour placer profondément les scènes dans leur paysage, avec de nombreuses représentations du moulin à eau en fonctionnement.

Je vais peut-être me répéter par rapport à ce que j’ai développé pour les précédents tomes, mais plus que jamais, le dessin de Goseki Kojima frappe par sa splendeur. Que ce soit au niveau des personnages, et plus spécialement des visages, impressionnant de charisme, plein d’une rude sensualité. Que ce soit au niveau des décors, très travaillés, qui participent grandement à l’instauration de cette ambiance incroyable. Que ce soit au niveau de la représentation des combats, toujours aussi impressionnante de maîtrise et de dynamisme. Que ce soit, enfin, au niveau de la mise en scène, avec des effets particulièrement bien rendus. Je ne serais pas loin de penser que l’on se trouve, dans Lone Wolf and cub, parmi ce que j’ai pu voir de mieux au niveau de la maîtrise du dessin (mais vous savez que je m’enflamme vite Clin d'oeil ).

Ensuite, ces quatre chapitres continuent de nous montrer Ogami Ittô engagé dans sa voie de l’assassin. Il va sans dire que si Goseki Kojima est un génie du dessin, Kazuo Koike est un maître du scénario. D’une rigueur sans faille, d’une inventivité et d’une originalité sans cesse renouvelées, chaque chapitre de ce volume est un délice de lecture. D’ailleurs, Kazuo Koike nous offre même, à l’intérieur d’une histoire, des scènes de flash-back, notamment dans le long dernier chapitre, mettant en place une construction parfois surprenante. De même, le troisième chapitre met essentiellement en scène Daigoro, le fils d’Ogami Ittô, puisque son père n’intervient qu’à la fin. Cela permet ainsi à l’auteur d’étoffer le personnage de Daigoro, et surtout, indirectement, de nous présenter plus profondément les liens qui l’unissent à son père, indicibles mais puissants. Mais également d’introduire les conséquences d’une telle vie sur un si jeune enfant. Il suffit de voir le regard d’Ogami Ittô à la fin de ce même chapitre pour s’apercevoir de toute la subtilité avec laquelle les auteurs caractérisent leurs personnages.

Et, bien entendu, Kazuo Koike en profite pour nous dévoiler de nouveaux aspects de la société japonaise de l’époque. Que ce soit à travers l’institution du gardiens des clochers d’Edo, qui semble jouer un rôle fondamental dans l’organisation et le pouvoir de la ville, bien plus fondamental que ne le suggère a priori sa fonction. Que ce soit à travers les Orisukes, ces mains d’œuvre temporaires des maisonnées de Samuraï qui ne leur sont plus liées par des serments d’honneur et de fidélité, et constituent ainsi une excroissance parasitaire de cette caste des Samuraï (dont on nous suggère également la puissance économique à travers la possession foncière d’Edo), n’étant finalement guère plus que des bandes de mercenaires et voyous. Que ce soit enfin à travers la présentation des Gomune, ces communautés d’artistes de rues mendiants de toutes sortes, constituant quasiment un peuple distinct avec la conscience de former un groupe particulier, avec ses règles, ses modes de vie, ses mentalités, et totalement méprisés par la haute société.

Sans oublier la ville d’Edo (actuelle Tôkyô), qui constitue le cadre de plusieurs chapitres de volume, et qui nous est plus amplement présenté dans un texte de fin de volume, après un lexique de plus en plus abondant. D’ailleurs, sans ce curieux choix d’avoir conservé Lone Wolf and cub lorsque ses ennemis s’adressent à Ogami Ittô et son fils (alors que dans l’introduction, on nous écrit bien Kozure Okami : c’est peut-être par souci de cohérence avec le fait d’avoir conserver le titre américain pour la série), qui reste de toute façon un détail, l’édition est parfaite.

La série est bel et bien lancé, et ce volume 4 est donc tout aussi réjouissant que le précédent. Et le prochain promet d’être particulièrement explosif, et de nous entraîner véritablement dans l’intrigue principale au vu du petit résumé fourni.
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michael
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Sept 2002
Localisation : alsaco-moselane

Message Posté le : 21/04/04 11:25    Sujet du message: Répondre en citant

Bon, grâce à une âme généreusement intentionnée, j'ai pu me lire les 4 Lone Wolf & Cub.
Alors même si cela ressemble un peu à un post de vengeance envers Laotzi et ses remarques sur Parasite, il n'en est rien, bien que j'ai des petites choses désagréables à dire, et j'espère moi aussi échapper à la damnation éternelle.

Bon, sur le Lone Wolf, après 4 volumes de lu, je dois dire que j'ai avis bien positif, mais taché par de nombreuses choses tout de même.

Tout d'abord, les aspects positifs, qui ne sont pas d'un mystère insoutenable : narration, personnages, dessin qui fait parfois très estampe, découpement épisodique très pertinent, richesse historique et d'ambiance, tout ça quoi...

Maintenant, fightons un brin.
Alors, ça vient d'où ce "Lone Wolf & Cub" ? De la version ricaine ?
C'est pas le titre original je crois ?
Parceque constamment dans la bouche d'un samouraï dans ce Japon qui commence à peine à s'ouvrir à l'étranger, ben, l'effet "j'en jette à la John Wayne" fait surtout un peu pitié.
Pas très cohérent les mots anglais dans la bouche du bon Ogami, choix de GC ?

Continuons les festivités...
Le truc du sakki, l'envie de tuer perceptible, ok, mais qu'ils arrivent à se sentir dans le dos, à des kilomètres, tout ça, je trouve que ça fait super pouvoirs à la shônen, et ça m'a considérablement gêné dans ma lecture.
Je pense qu'on tombe là en plein dans un bon gros mysticisme lié aux arts martiaux, et fait bien enfantin face au reste.
Ce doit être l'élément qui m'a le plus gâché la lecture.

Ensuite, et j'arrêterai là pour les points négatifs, même si la plupart des combats sont réfléchis, élaborés par notre fin stratège Ogami de façon très "subtil", souvent, il balance son sabre et c'est reglé (même si cela est fort car signifie beaucoup, c'est un peu trop systématique), et surtout, lorsqu'il est entouré par de multiples adversaires, il remue son sabre dans tous les sens, et ils tombent comme des mouches... Confus Mouais, "manga de fight ultime", peut mieux faire.
La richesse de LW&C se situe bien ailleurs selon moi.

La dimension historique, très riche et précise du système féodal, des castes, etc... est vraiment superbe. Mais ce qui retient plus mon attention, ce sont certaines figures marquantes qui émergent, outre Ogami Itto.
Ainsi dans le volume 3, après un épisode avec les trois frangins ninjas où on s'attend presque à voir surgir un Kamehameha, on arrive à "Tapis, demi-tapis, poignée de riz", qui est mémorable.
L'autre figure du samouraï, surtout en confrontation avec celle d'Ogami, est plus qu'intéressante, car ils confrontent leur motivation, et leur combat est lourd de sens, par les raisons de chacun.
Les dialogues qui précèdent ce duel sont pour moi certaines des répliques les plus fortes lues dans un manga depuis un bon moment (je ne résisterai pas au plaisir d'en recopier qq unes à la fin de mon message).
Les chapitres qui suivent où l'on explore le passé d'Ogami et celui avec la jeune prostitué et les yakusas, sont tout aussi remarquable.

Puis un volume 4 quasiment dans la même veine, avec un chapitre sur le sonneur de cloche (là aussi, dimensions historique débordantes d'info nouvelles me concernant) d'un bon niveau, mais surtout, deux chapitres conslusifs très intenses.
Celui sur Daïgoro, qui m'intéresse plus que son père pour le coup. Avec son regard si marquant, ses attitudes si... Une des grandes force du manga que se personnage qui finit par vraiment s'incarner au delà de toute espérance.
Puis celui avec la femme tatouée, où la série atteint certainement son somment, sur les 4 volumes, bien entendu, refusant toute forme de manichéisme, et d'une beauté à couper le soufle.
Rien que pour ces deux là, je vais m'acheter le volume.

Voilà, dernière réserve : je me demandais juste combien de gens il allait encore massacrer avant de commencer à ébaucher sa vengeance... il serait temps, il a dû déjà amasser un ptit pactole déjà mine de rien...
Puis je vois que les Yagyû se pointe dès le début du vol. 5, plus rien à dire.


Shino Sakon : "Qu'est-ce que le Bugi pour toi ? Tu peux trouver des arguments, certes. Mais au fond, ce n'est qu'un art de tuer.
Je me suis longtemps échiné à lui trouvé un autre usage, mais en vain...
Samouraï ou paysan, nous sommes tous des hommes. Nous mangeons le même riz, rejetons les mêmes excréments. Mais en vertu du Seisatsu Yodatsu, le samouraï a le droit de massacrer le paysan.
(...)
Commettre un meutre pour en éviter des centaines, c'est utiliser mon art à bon escient...
(...)
Un demi-tapis le jour. Un tapis la nuit. Diriger la nation, une poignée de riz.
Peu importe le nombre de gens que tu tues, de pays que tu voles, de fortunes que tu pilles, de titres que tu gagnes... Tu n'occupes qu'un demi-tapis quand tu es assis, un tapis entier quand tu dors, et ton estomac ne peut contenir qu'une poignée de riz !
Pourquoi ne pas regarder le monde avec les yeux d'un humain ? Pourquoi ne pas vivre une vie humaine pour ton fils ?
Nous ne passons que cinquante ans sur cette Terre. Comparé au cycle de réincarnation, ce n'est qu'un rêve fugitif...
Pourquoi passer cette vie éphémère sur la voie de l'assassin et tuer sans cesse pour de l'argent ?!
Quitte la route de l'assassin !"

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"Rien que d'être vivant, de respirer ce jour-là, c'était une vérité qui était comme un inexprimable miracle".
L'audacieux jeune homme au trapèze volant, William Saroyan
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Laotzi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 07 Jan 2003
Localisation : Paris

Message Posté le : 21/04/04 17:55    Sujet du message: Répondre en citant

Petite réponse rapide au développement très intéressant de Michael, et comme très souvent, pertinent :

Puisque tu m'as épargné la damnation éternelle, je suis bien forcé de le l'épargner également, cher michael.
Je suis bien content que tu aies apprécié Lone Wolf and cub. Les réserves que tu poses ne forment malgré tout que des points de détail.

Tout d'abord, en ce qui concerne l'utilisation de l'expression Lone Wolf and cub, elle est bien entendu à la fois grotesque et choquante. Comme je l'ai souligné dans un message précédent, et comme l'écrit également Morgan dans son excellente chronique du titre, c'est d'autant plus étonnant que dans l'introduction, c'est bien l'expression japonaise "Kozure Okami" qui est employée. Je pense que l'explication que l'on peut avancer est que GC utilisant l'édition américaine en ce qui concerne les couvertures et le lexique (mais absolument pas la traduction), et reprenant de ce fait le nom américain de la série, il leur a semblé cohérent de garder le titre de l'oeuvre dans les dialogues eux-mêmes. C'est la seule explication que je vois en tout cas, ce qui ne m'empêche pas bien entendu de trouver l'emploi de Lone Wolf and cub totalement ridicule.

Ensuite, ce que tu appelles le truc du saki ne doit pas être si présent que cela (je ne me rappelle pas quand c'est utilisé). Mais, de même que ta réserve suivante (sur le fait qu'Ogami Ittô tue ses adversaires toujours très rapidement), ça rentre en compte, je pense, dans la caractérisation du personnage, dans le développement de son charisme, de son aura. Bien entendu, le personnage de Ogami Ittô, presque invincible (encore que ce n'est pas vrai car même dans ces 4 premiers volumes, il est confronté à beaucoup de situations difficiles dont il ne réchappe parfois que par chance), n'est pas réaliste en soi, mais il est défini comme cela tout simplement parce que c'est nécessaire pour le scénario, nécessaire pour qu'il puisse remplir toujours plus de quêtes et de missions, nécessaire pour que les auteurs puissent développer ce tableau du japon. Enfin, j'avoue qu'il me faudrait une relecture pour mieux me rappeller de ce dont tu parles, parce que j'ai plus cet aspect du saki en tête du tout.

Pour le coup des combats rapidement réglés, on peut peut-être en effet avoir cette impression là, encore qu'une analyse approfondie des 4 volumes pourrait peut-être nuancer fortement cette idée. Mais je pense de toute façon que l'intérêt des auteurs et de la série ne se situe pas dans le développement de techniques de combats toujours plus sophistiquées. Pour cela, lire plutôt Kaze No Shô ou dans un tout autre genre Gunnm. Je ne pense pas que les auteurs veulent en faire un "manga de fight ultime". Ces combats, qui sont magnifiques, prennent tout leur intérêt dans le dynamisme du dessin, et donc dans la rapidité de l'action.

Après, comme tu le soulignes, les auteurs arrivent en effet à brosser de superbes portraits de personnages, et notamment des personnages féminins très forts (comme le souligne justement Morgan dans sa chronique). Il me semble d'ailleurs avoir lu sur Mangajima que la femme tatouée du dernier chapitre de ce volume 4 reviendra plus tard dans la série.

D'une manière générale, ces 4 volumes, et plus particulièrement le 3 et le 4, sont d'une richesse exemplaire sur beaucoup d'aspects (graphiques, historiques, "philosophiques", narratifs...), proposant une lecture à plusieurs niveaux. Chaque volume en lui-même, par ses chapitres autoconclusifs propose des pistes de réflexion vraiment intéressantes. Mais je pense qu'il sera également vraiment intéressant d'étudier sur le long terme ce qui forme la quête du héros, à la fois éthique (puisqu'il réfléchit sur la façon dont il doit vivre et doit agir dans le monde) et ontologique (puisque sa vengeance interroge fondamentalement son être intérieur à travers sa voie de l'assassin, et donc le but de son existence). Vivement ce volume 5 en effet avec le retour des Yagyû (dont l'image est dans Lone Wolf and cub vraiment différente de celle qui nous est présentée dans Kaze No Shô).

Laotzi (qui quitte son habit du moine sage Ikkyû plutôt moqueur pour revêtir celui de Yasu, séducteur de Nana. Ca vous fait un choc, hein !)
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Laotzi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 07 Jan 2003
Localisation : Paris

Message Posté le : 22/04/04 17:06    Sujet du message: Répondre en citant

Je me permets un nouveau message pour compléter ma réponse précédente en revenant plus précisément sur le problème du sakki. Rassurez-vous, je n’ai pas relu l’œuvre en une soirée, non. Mais je voudrais, grâce à Fredd qui me l’a gracieusement communiqué et porté à ma connaissance, citer un extrait de Penser les arts martiaux (PUF) par Florence Braunstein (avec après l’extrait quelques réflexions inspirées par Fredd) :

Citation:
"L'équilibre universel est maintenu par la complémentarité de deux forces dynamiques le Yin et le Yang. Les individus sont réunis par l'énergie cosmique le Qi en chinois, Ki, en japonais, qui devient souffle à l'échelle humaine. Savoir l'utiliser est primordial dans bien des domaines, et notamment dans celui des Arts martiaux.

Le modèle fondamental de ce type de pensée reste le processus par interaction. L'opposition, si fondamentale dans la philosophie occidentale n'apparaît pas ici, mécanisme et finalisme ne sont pas des dilemmes, puisque le yin et le yang constituent l'amorce du processus, que ce dernier contient en lui-même son principe de régulation. Nous retrouvons dans le Zen l'interdépendance et l'impermanence des choses. Tout est en mouvement, tout est en relation. Dans un des Sûtras principaux du Zen et du bouddhisme, le Hannya Shingyo (1), il est écrit : " La forme n'est pas différente de la vacuité, la vacuité n'est autre que la forme. Tous les phénomènes ont le caractère du vide. Ils ne naissent ni ne s'arrêtent. " Les scientifiques ont reconnu l'existence de ces lois essentielles et ont démontré que la stabilité est une illusion. Du vide fondamental naissent constamment des particules qui retournent au vide fondamental, c'est l'impermanence.
C'est en ce sens qu'il faut saisir l'importance des techniques de combat, non en tant que forces s'opposant entre elles, ou opposant des individus, mais comme moyens de regrouper en une seule force la dispersion des énergies qu'elles impliquent. Il ne s'agit plus de subordonner une puissance à une autre, de dominer, mais, au contraire, de réintégrer vers un équilibre originel. L'intuition y joue un rôle primordial et les techniques de guerre montrent ainsi qu'elles s'inscrivent dans une longue tradition de réflexion sur les rapporte que l'intuition spontanée entraîne avec l'action et l'instant. La notion de sakki (2) qui permet de faire front avant même que l'adversaire n'ait eu le temps de contre-attaquer, ou celle de Kiseme qui permet de saisir l'intention de l'autre en Iaïdo ou en Kendo, ou encore, celle de Yomi, " de lire dans l'esprit de l'autre ", sont présentes dans la vie quotidienne des Japonais, dans le principe proche de Ishin den Shin, " d'un esprit à l'autre ", en tant que moyen de communication communément utilisé, mais qui ne passe pas par la parole. L'interprétation d'une situation nécessite un temps d'arrêt pour la réflexion ; or, il faut acquérir un état de conscience qui permette de saisir, sans pour autant mettre fin à la vigilance de l'esprit, l'intention d'un adversaire avant qu'elle ne soit clairement manifestée.

Ce moyen de communication se retrouve, aussi, aujourd'hui dans la façon dont les entreprises au Japon dirigent les relations humaines. Il est évident que cet état de conscience, naturel pour un Japonais (3) parce qu'intégré dans sa culture, ne peut-être qu'un obstacle pour un occidental et que le conseil émis par Sun Tsé

"Prends-les au dépourvu
Déplace-toi dans l'inattendu,
Sois subtil jusqu'à l'invisible
Sois mystérieux jusqu'à l'inaudible
Alors tu pourras maîtriser le destin de tes adversaires "

risque de ne pas avoir de réel, effets. "

(1) Sûtra de la sagesse suprême, texte principal de bouddhisme Mahâyâna, appelé en fait, Maka Hannyaharamita Shingyô.
(2) " Sentiment intuitif spontané ".
(3) N., Chié, La société japonaise, Paris, Armand Colin, 1974.


L’auteur rattache donc la pratique du sakki à la fois au bouddhisme zen, à la pratique des arts martiaux, et à un mode de communication toujours en usage aujourd’hui au Japon. On peut rattacher quand même facilement ce texte, il me semble, à Lone Wolf and cub, parce que le manga met en scène à la fois ces trois aspects (sauf bien entendu le mode de communication qui n’est alors pas contemporain). Ca éclaire ainsi une partie du comportement d’Ogami Ittô, notamment dans les phases de combats, toujours très silencieuses, et dans le fait qu’il puisse plus ou moins « sentir » ses ennemis au loin (ça me semble donc d’une toute autre nature que les « supers pouvoirs à la shônen ») mais aussi dans les rapports entre le père et le fils. Ceux-ci se comprennent en effet généralement sans échanger la moindre parole. Et si cela peut surprendre beaucoup au premier abord, en envisageant leurs rapports sous l’angle soulevé par cet extrait, cela offre une perspective de compréhension différente, qui me semble tout à fait pertinente, et en tous les cas très intéressante. Il est certain que ces concepts nous sont assez étrangers et plutôt difficile à saisir a priori. Mais cela met au jour une autre richesse de Lone Wolf and cub, et permet d’accéder à une meilleure compréhension de l’ensemble de la culture japonaise, de leurs mentalités, et si j’ose dire, de leur « âme », au-delà des richesses que j’ai un peu développé dans mes messages précédents. Loin d’être un mysticisme faisant enfantin, ça me semble au contraire recourir au plus profond de la culture japonaise. Il s’agit ici pour les auteurs de transposer à travers leurs personnages un mode de communication (mais aussi d’action) inhérent à leur façon de vivre et de se comporter.

Lone Wolf and cub n’a pas fini de nous dévoiler toutes ses richesses, j’en suis persuadé. Ce manga est extrêmement complexe à de nombreux niveaux, et il ne faudrait surtout pas le limiter ni à un manga d’action classique (sans aucun jugement péjoratif de ma part) ni à un manga présentant une peinture historique, politique et sociale du Japon de l’époque. Je crois qu’il interroge plus profondément la culture japonaise (au sens large, incluant par exemple les comportements, la façon d’agir, la façon d’être…) dans son ensemble d’une manière également intemporelle.
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CygnusX
Mangaversien·ne


Inscrit le : 27 Fév 2003
Localisation : S-E

Message Posté le : 25/04/04 12:34    Sujet du message: Répondre en citant

br a écrit:
le fait qu'il puisse tuer si facilement des adversaires par charettee (ogami itto gats, meme combat ?) peut rappeler aussi le chambara non (et ce que j'en connais, sa resucee occidentale, kill bill) ?


Les films sont d'ailleurs connus pour être les derniers grands du genre et d'ailleurs aussi pour en avoir cassé tout les codes.
Arf, le 3 qui tourne carrèment en western.

Sinon Oogami est un peu le prototype des machines à tuer insensibles du manga, comme Kenshirô.
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A / K
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Inscrit le : 15 Juin 2004
Localisation : Paris

Message Posté le : 16/06/04 01:26    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour à tous !

Laotzi a écrit:
C'est la seule explication que je vois en tout cas, ce qui ne m'empêche pas bien entendu de trouver l'emploi de Lone Wolf and cub totalement ridicule.

Uhm, personnellement je serais moins catégorique que vous à ce sujet.
Je le vois plus comme un hommage en fait, à la version US et donc, à Franck Miller.
Ou disons que je choisis de la voir comme ça ! Sourire
Peut être aussi est-ce une façon de "parler" aux gens pour qui Kozure Okami, ça a été pendant longtemps Lone Wolf and Cub.
Parce qu'on l'a attendu *un peu* longtemps la trad' française !!!

Citation:
Bien entendu, le personnage de Ogami Ittô, presque invincible (encore que ce n'est pas vrai car même dans ces 4 premiers volumes, il est confronté à beaucoup de situations difficiles dont il ne réchappe parfois que par chance), n'est pas réaliste en soi, mais il est défini comme cela tout simplement parce que c'est nécessaire pour le scénario, nécessaire pour qu'il puisse remplir toujours plus de quêtes et de missions...

Oui, Itto est le moteur de la geste de Lone wolf, d'où son "invicibilité".
C'est une sorte de super-héros impassible (mais pas impavide !). On sait pertinemment qu'il remportera tous ses combats, reste à voir comment, et dans quel cadre !

Citation:
Après, comme tu le soulignes, les auteurs arrivent en effet à brosser de superbes portraits de personnages, et notamment des personnages féminins très forts (comme le souligne justement Morgan dans sa chronique). Il me semble d'ailleurs avoir lu sur Mangajima que la femme tatouée du dernier chapitre de ce volume 4 reviendra plus tard dans la série.

En fait c'est Tizuro, la chef des prostituées, qui refait une apparition bien plus tard dans la saga (quand toutes les données de départ ont été bouleversées).
O-yuki, la jeune fille tatouée, est une superbe trouvaille graphique (cf. Baby Cart IV) mais elle ne réapparaît pas.


Citation:
Vivement ce volume 5 en effet avec le retour des Yagyû (dont l'image est dans Lone Wolf and cub vraiment différente de celle qui nous est présentée dans Kaze No Shô).

Oui, vivement le volume 5 ! (qui tarde).
A propos des diverses interrogations sur la personnalité d'Itto, c'est un volume intéressant, notamment l'histoire "Vents noir" (?) / "Black Wind", dont le mode de narration et le contenu sont très riches.
[/quote]
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Bp
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Inscrit le : 08 Mai 2003
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Message Posté le : 16/06/04 01:56    Sujet du message: Répondre en citant

Ciel, un renard parachuté de mangajima pour porter la bonne parole du bellâtre ténébreux Ogami Itto. Sourire

A/K a écrit:

C'est une sorte de super-héros impassible (mais pas impavide !). On sait pertinemment qu'il remportera tous ses combats, reste à voir comment, et dans quel cadre !


Oui, mais je trouve que l'adjonction du personnage de Daigoro contribue à humaniser Itto de manière assez marquante.
Ce qu'il perd en humanité par son côté machine de guerre indestructible, il le gagne grâce à sa relation atypique avec son fils. Ses dilemnes lorsqu'il doit l'abandonner lors d'une mission, ou encore le peur de la perte de l'enfant à son retour lui confèrent une dimension inattendue qui m'a particulièrement marquée en découvrant LW&C.

Et puis Daigoro, lui, est encore plus fascinant. Image spéculaire et miniature de son père, il est fait d'un improbable mélange entre une candeur d'enfant et une bestialité copiée des actions de son père. Il se construit dans l'ombre de ce dernier tout en se forgeant une personnalité propre par son analyse du monde.

J'aime beaucoup cet apsect au delà des combats du manga, cette constante recherche d'une humanité pour un homme qui a pourtant abandonné la vie en choisissant la voie de l'assassin. On pourra voir dans son fils une sorte de figure rédemptrice, qu'il doit mener vers la vie pour racheter la mort qu'il sème.

En tous les cas, j'attend le tome 5 avec impatience, même si j'ai peur de l'abrasion de la série en raison de son nombre assez important de volumes.

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A / K
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Inscrit le : 15 Juin 2004
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Message Posté le : 16/06/04 02:40    Sujet du message: Répondre en citant

Bp a écrit:
Ciel, un renard parachuté de mangajima pour porter la bonne parole du bellâtre ténébreux Ogami Itto. Sourire

Oui, les renards sont forts en parachutes (c'est comme ça qu'ils en viennent à colonier les campagnes !! ^^).
Sinon, Ittto, "bellâtre ténébreux", je m'inscrit en faux !

Citation:
Oui, mais je trouve que l'adjonction du personnage de Daigoro contribue à humaniser Itto de manière assez marquante.
Ce qu'il perd en humanité par son côté machine de guerre indestructible, il le gagne grâce à sa relation atypique avec son fils. Ses dilemnes lorsqu'il doit l'abandonner lors d'une mission, ou encore le peur de la perte de l'enfant à son retour lui confèrent une dimension inattendue qui m'a particulièrement marquée en découvrant LW&C.

En plus de ce que Kojima appelait les "moments absurdes" de Lone Wolf : toute la facette contemplative ou décalée de Daigoro, qui joue quand on explique à son père, les mobiles tortueux d'un assassinat.

Citation:
Et puis Daigoro, lui, est encore plus fascinant. Image spéculaire et miniature de son père, il est fait d'un improbable mélange entre une candeur d'enfant et une bestialité copiée des actions de son père. Il se construit dans l'ombre de ce dernier tout en se forgeant une personnalité propre par son analyse du monde.

Lone wolf fonctionnerait très différement (voire pas du tout) sans Daigoro, c'est certain.
Il apporte une respiration dans les histoires mais aussi dans l'histoire, avec toutes ses aventures personnelles. Qui parfois éclipsent complètement Ittto, on ne le voit que revenir d'une misson quand tout le récit n'a été que consacré à Daigoro.

A propos de la relation père / fils, une des histoires du volume 10 ("Les larmes de Daigoro") est vraiment très belle. Elle met en scène un autre duo père (samouraï inflexible) / fils, mais là le fils est demeuré.
Je crois que c'est une des plus fortes histoires de toute la saga (enfin, à mon avis !).
Donc que GC publie vite le 5, et tous les volumes intermédiaires, pour que le génie lonewolfique soit encore plus patent. Sourire

Citation:
En tous les cas, j'attend le tome 5 avec impatience, même si j'ai peur de l'abrasion de la série en raison de son nombre assez important de volumes.

Ben faut bien avouer que 28 volumes...
Ils ne gardent pas tous la même intensité. Même si l'introduction d'un nouveau personnage vient redynamiser le duel Itto / Restudo.
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Kaibara
Mangaversien·ne


Inscrit le : 17 Déc 2002
Localisation : Asnières-sur-Seine (92)

Message Posté le : 22/06/04 14:39    Sujet du message: Lone Wolf & Cub (vol. 1) Répondre en citant

[url=http://www.forum-mangaverse.net/viewtopic.php?t=3012&start=525]
Presque copié-collé de mon message sur le topic : Dernieres lectures : vos avis (n°3)[/url]


Lone Wolf & Cub (vol. 1) :

Comme je le disais donc, ce premier volume m'a quelque peu déçu.

J'avais lu pas mal de critiques positives dessus et je savais également qu'il s'agissait d'une oeuvre incontournable de la galaxie manga (ce que, par ailleurs, j'estime toujours être le cas).
Et effectivement, l'oeuvre semble assez riche et plutôt prometteuse. Le scénario de Koike est pour l'instant relativement bien maîtrisé (sur cet unique volume que j'ai lu en tout cas) et, malgré l'âge du manga, les dessins de Koseki ne font pas trop vieillots (pas comme un Nagaï ou Tezuka ^^). D'ailleurs, je les trouve même très réussis ces dessins. Brillant mélange d'esquisses et de traits plus classiquement employés dans le manga. Le tout est fort plaisant à regarder (contempler ?) et vient augmenter sensiblement l'intérêt du manga de façon indéniable.

Avec tout le bien que j'en dis pour l'instant, on peut vraiment se demander pourquoi j'estime être déçu ?
Et d'ailleurs, ça m'ennuie assez de l'être car j'aimerais franchement apprécier ce manga, mais rien à faire. Il me passe au-dessus. Je le trouve beau, bien écrit. Mais voilà, je n’accroche pas. De plus, il fait 28 tomes et est relativement cher (près de 10 € le volume).
J'aurais plus de temps et d'argent, il est très probable que je poursuivrais la série (au moins pour ma culture perso car il est plutôt ludique en plus ^^), mais n'ayant ni l'un ni l'autre (ni particulièrement envie de lire ce genre de manga - faut bien l'avouer) je vais (avec une certaine déception) passer mon chemin ...
Un bon manga cependant je pense (même si moi il ne m'a pas "touché").

Cependant, à la lueur de certains éclaircissements que j'ai lu pour une grande partie ici, il fort possible que je le lise un jour ou l'autre.
Néanmoins, ça va attendre un peu que :
1/ Plus de tomes soient sortis pour que je puisse lire la série de façon plus approfondie et émettre un avis deçu plus définitif et justifié.
2/ Que je les trouve en occasion car 10 € le volume pour 28 volumes (soit 280 €), quoi qu'on en dise, ça fait cher ! D'autant plus que j'ai déjà revendu l'unique et premier volume que j'avais en ma possession (preuve s'il en est que le manga provoque de toute manière un engouement certain).

Pour conclure, voici une série que j'attendais ardemment et dont les premiers instants de lecture m'ont un peu décontenancé. Néanmoins, ce n'est pas vraiment un abandon total de la série que j'entreprends mais plutôt une lecture décalée (à une date ultérieure).
Promis donc, je m'y remettrai un jour. Clin d'oeil
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Hiro Hito 1923
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Inscrit le : 16 Juil 2003

Message Posté le : 21/02/07 10:35    Sujet du message: Répondre en citant

Le nouveau tome demain !!! slam

Une série un peu inégale, alternant histoires géniales et plus conventionnelles voire superflue, mais un monument du manga de sabre tout de même !...

Ne serait-ce que pour cette désacralisation qui est faite du mythe du samouraï, qui m'avait aussi profondémment marqué dans "Satsuma".
_________________
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Natth
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Mai 2008

Message Posté le : 08/03/10 20:47    Sujet du message: Répondre en citant

A partir de vendredi prochain, Arte va diffuser Kozure Ôkami, l'adaptation en film de "Lone Wolf & Cub". Cette série en six volets sera diffusée le vendredi soir (ou plus exactement le samedi très tôt ^^") vers 00h30-01h00 :
http://www.arte.tv/fr/programmes/242,day=7,dayPeriod=night,week=10,year=2010.htm

Le résumé me paraît très alléchant, mais je n'ai jamais eu l'occasion de voir cette adaptation.
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 14/03/10 18:34    Sujet du message: Question Répondre en citant

Alors, c'était bien, comme film ?

Pour ma part, je dois avouer que je n'ai pas encore trouvé le courage d'acheter le 26ème tome. Ce serait bête d'abandonner si près de la fin après s'être farci des tomes et des tomes de médiocrité tant la série est devenue nulle...
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IKKIsama
Mangaversien·ne


Inscrit le : 07 Déc 2006
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Message Posté le : 14/03/10 19:37    Sujet du message: Re: Question Répondre en citant

J'ai beaucoup aimé ce premier film (mais je ne connais pas le manga).
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