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Petites chroniques de Science Fiction
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namtrac
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 02 Déc 2003
Localisation : The dark side of the road

Message Posté le : 03/04/05 00:18    Sujet du message: Répondre en citant

Yes Très content Et le prochain prévu pour Octobre. Bon, je pense que J'ai Lu devrait tenir ce rythme de parution semestriel. 2 par an ça va (mais bon heureusement que j'ai plein d'autres romans et de mangas à acheter à côté sinon je ne pourrais pas supporter l'attente Sourire )
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kalimmba
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 02 Avr 2005

Message Posté le : 04/04/05 11:35    Sujet du message: Répondre en citant

br a écrit:
Et moi, comme j'ai pris de l'avance avec les tomes anglais, j'attend toujours la sortie du tome 13 de la Roue du Temps pour pouvoir continuer en poche... Sourire
Quelqu'un d'autre lit la série ? Roulement des yeux

ARF vi !
Excellent
un poil long mais vraiment tres bon
Mon préfé c'est Perrin
Et vous ?
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Baptiste
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 25/06/05 22:43    Sujet du message: Répondre en citant

Lu L'Eau dort, dernier tome paru de La Compagnie noire. Cette série de fantasy... pyrotechnique, qui fonctionne beaucoup au style, à l'ambiance, à l'épate avait réussi jusqu'ici à garder assez de diversité et d'inventivité pour éviter la monotonie tout en gardant le même esprit, les mêmes figures réccurentes, malgré les changements de pays, d'époque, de personnage. Sauf qu'on atteint ici un peu les limites dans la surenchère (des méchants toujours plus effrayants, des citadelles toujours plus imprenables, des mystères toujours plus noirs), vu que l'auteur nous emmène très loin, trop loin, puisqu'il introduit l'existence d'un multivers, rien que pour relancer l'intrigue. Gare à l'indigestion.


Lu aussi deux beaucoup de Gaiman : Miroirs et Fumée et Neverwhere.

J'ai trouvé Miroirs et Fumées très moyen. La plupart des nouvelles sont banales, sans beaucoup d'idées, voire pour celles semi-versifiées presque illisibles. Quelques sont meilleures, soit parce qu'elles sont réellement originales (celle ou un américain se rend dans le vrai Innsmouth qui a inspiré Lovecraft, et constate que la réalité est bien plus plate que la version romancée, et aussi que la seconde a influé sur la première : les habitants ont fini vraiment pas croire aux histoires de Lovecraft, et tentent de se conduire selon les descriptions du roman, ce qui rate totalement), avec un regard intéressant sur le merveilleux (en y introduisant par exemple un certain prosaïsme : "je suis un troll", "le Graal fera très bien sur ma cheminée") ou montrent une vraie folie (celle ou un homme fait assassiner la planete entière)... mais ça reste peu. L'objectif semblait être de présenter une vision originale du fantastique ou de phénomènes modernes (Hollywood, les jeux vidéos), mais je n'ai pas trouvé le résultat à la hauteur.

Neverwhere beaucoup mieux par contre. L'histoire est assez courte, le rythme rapide, mais ça ne m'a pas gêné. Et l'univers, le "Londre d'en bas", magnification des Bas-Fonds, de la Cour des miracles, de la marginalité invisible, est très réussi. Il m'a fait penser à l'univers du jeu de role _Planescape : Torment_. On y retrouve le même foisonnement de personnages bigarrés, populaciers, criards, vulgaires, misérables, si attachants, des lois et un ordre tout aussi étrange... d'ailleurs il est aussi question dans ce jeu vidéo de Clés et d'un ange déchu prisonnier...
Par contre, je me dis que l'auteur aurait du rallonger le bouquin de deux cent pages, ou s'il en avait le talent les densifier, pour avoir la place de mieux travailler les ambiances, approfondir l'univers et la psycho des persos.


Lu aussi Substance Mort. K. Dick fait des romans toujours aussi mal construits et écrits banalement, mais quelle fulgurance dans le regard sur la modernité !
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Pacha421
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 25 Juin 2005
Localisation : Paris

Message Posté le : 06/07/05 01:12    Sujet du message: Répondre en citant

Neil Geiman m'a laissé un peu en plan avec Neverwhere. Concernant la fin (mais non je ne vais pas la raconter), on se pose un paquet de questions sur la santé mentale du personnage principal. Où commence son imagination, si imagination il y a ? Où s'arrête la réalité ? Choqué Et du coup, ça remet en question tout le livre. Un pote m'a d'ailleurs sorti une grande et belle théorie sur la schizophrénie du personnage. #Halfrobot ça m'a laissé un peu mitigé sur le livre.

Sinon, j'ai bien aimé De bons présages du même auteur. Même si le contexte est radicalement différent, c bien marrant.

Sinon pour les amateurs de SF un peu déjantée, il y a Douglas Adams et son guide galactique (Folio). Et la bande annonce de l'adaptation est sur allociné : (cf. H2G2) Clin d'oeil
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"C'était l'aube du troisième âge de l'humanité, 10 ans après la guerre entre les Terriens et les Minbarris. Le projet Babylon était un rêve qui s'était concrétisé...".
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Dark
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 06 Juin 2004

Message Posté le : 06/07/05 11:15    Sujet du message: Répondre en citant

Ma dernière lecture était La Bataille de Corrin de Brian Herbert et Kevin J. Anderson, dernier volume d'une trilogie sur Le Jihad Butléren narrant la guerre contre les machines et l'avènement des forces en présences de la saga Dune de Frank Herbert (le papa de Brian). je dois dire une nouvelle fois (comme pour la préquelle à Dune du meme duo), dans cette trilogie déjà je n'ai pas cherché les incohérences (que j'avais trouvé en grand nombre pour la saga des maisons qui se termine 15 ans avant les évenement de Dune et qui raconte la vie du Duc Leto Atréides) et le Jihad Butlérien dans Dune apparait comme une véritable croisade, je m'attendais donc à une trilogie épique ou l'émergenace des grande maison apparaitrai de manière flamboyante et où la rivalité Harkonnen / Atréides serait expliqué de manière viscérale et j'ai été grandement déçu. Autant la saga de Dune est impregné de l'âme de son créateur autant la nouvelle trilogie m'apparait comme un best seller sans âme. Dune était impregné de philosophie, de politique, d'écologie alors que la Génèse de Dune traite de manière superficiel la psychologie entre les personnages alors que la saga d'origine tirait sa grande force de ces personnages. Bon je ne vais pas continué j'ai été grandement déçu de la descriptions du Jihad, j'en attendai certainement beaucoup trop surtout comparé à la merveille saga de Frank Herbert. Ce qui me fait peur c'est que Brian Herbert et son comparse ont pour projet de s'attaquer à la suite de La Maison des Mères et là ça me fait peur car reprendre les fondement, autant je peux pardonner à des préquelles qui permettent un certain éloignement créatif autant Dune VII s'appuira sur des bases solide où les incohérences ne pouront être interprété pour ma part que comme des trahisons. Bon tout cela n'est qu'un projet et peut être que les notes de Herbert père permettront de resté fidèle à sa saga et son esprit, il faut attendre et seul l'avenir nous le dira.
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Tommy
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 13 Avr 2005
Localisation : La Roche-sur-Yon ou Elne

Message Posté le : 06/07/05 15:26    Sujet du message: Répondre en citant

En règle générale, les préquelles sont rarement du niveau de l'oeuvre originelle, surtout quand ce n'est pas le même auteur qui s'en charge. Je n'ai pas encore lu le dernier volume de la trilogie du Jihad Butlérien, mais j'avais trouvé les deux premiers décevants.
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Baptiste
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 07/07/05 01:18    Sujet du message: Répondre en citant

Je ne vois pas en quoi la fin de Neverwhere remet en cause ce qui précède, ni fait penser que le héros est malade mentalemment, encore moins schizo. Pourrais-tu préciser, pour que je ne te réponde pas à coté de la plaque ?
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Pacha421
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 25 Juin 2005
Localisation : Paris

Message Posté le : 07/07/05 11:39    Sujet du message: Répondre en citant

Pour ceux qui n'ont pas lu Neverwhere, je vais raconter une partie de la fin donc ne lisez pas ce qui suit !!! Exclamation

Réponse à Baptiste :

Ben si tu veux, j'ai un peu besoin de croire en ce que je lis. Si l'auteur ne parvient pas à convaincre, c'est pas la peine. Mais Neil Geiman, s'il y réussit sans difficulté, est visiblement arrivé à la fin avec un problème qui a un peu tt cassé : comment conclure ? Il avait plusieurs possibilités dont un choix du héros entre le Londres du haut ou du bas. Et en fait, même si tu as l'impression que l'option "monde d'en bas" a été choisie, tu réalises dans les toutes dernières pages que l'auteur a choisi une troisième voie. Le gars nage en plein délire, et en gros, l'histoire devient celle d'un employé pas heureux qui s'invente un monde pour échapper à la grisaille de son existence. Et pour le coup, ça casse tt ce que tu as lu avant. Voili, voilou...
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Baptiste
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 07/07/05 12:42    Sujet du message: Répondre en citant

Je suis surpris, parce que je n'ai du tout compris la fin comme toi. Pour moi, Richard n'est pas fou, il n'a pas imaginé son aventure, et s'il a l'impression d'être fou, c'est parce que les deux mondes ne peuvent absolument pas se rencontrer, et la vie dans le Londres d'en haut excluant tout ce qui vient d'en bas, Richard a l'impression d'avoir rêvé, parce qu'il ne reste aucune trace de ses péripéties, hormis son couteau et ses souvenirs.
Simplement, après les bas-fonds, notre vie lui semble bien morne, il ressent un manque, et retourne dans le Londre d'en bas.
J'avoue que je ne comprend pas très bien ce qui te fait penser à une fin en "retournement de crêpe".
De plus, que ces Bas-fonds n'existent pas serait assez peu cohérent avec le propos de Gaiman, qui veut décrire une certaine réalité, le monde des marginaux, avec l'image de l'invisibilité (sentiment vraiment ressenti par les clochards). Gaiman dénonce notre tendance à bannir de notre champs de vision la misère, en l'y faisant rentrer (même par le biais du fantastique), ce serait stupide de sa part de dire finalement qu'elle n'existe pas.
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Baptiste
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 04 Juin 2005

Message Posté le : 10/08/05 03:01    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu Le Guide Galactique de Douglas Adams, bouquin à mon humble avis assez anecdotique mais assez réjouissant dans sa logique burlesque très pratchettienne d'un héros si malchanceux que cela défie toutes les lois de la probabilité, terrien ordinaire qui se retrouve embarqué dans des complots cosmiques.


Tant que je suis là (car je suis ici tout à fait par hasard Sourire)))), je signale que le dossier Cyberpunk d'Artelio s'est enrichie d'un article sur Identification des schémas, le dernier livre de William Gibson, l'auteur du Neuromancien.
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 23/05/19 14:06    Sujet du message: Blitz de Connie Willis Répondre en citant

Récemment, j'ai été prise en otage sur le dyptique Blitz (Black-out et All Clear) de Connie Willis. C'est grâce à un certain herbv que j'ai découvert cette autrice de SF eavec Sans parler du chien qui fut un véritable coup de coeur. Je vous invite à lire la présentation de herbv. Le dyptique Blitz (dernier en date), comme son nom l'indique, se passe à Londres durant la Seconde Guerre Mondiale.

Pour ceux ou celles qui n'auraient pas lu le post de herbv, Connie Willis place la plupart de ses histoires autour de 2060, époque à laquelle les voyages temporels sont devenus possibles pour les historiens. Tous les romans se déroulent autour de la figure du professeur Dunworthy à l'université d'Oxford. Les étudiants en histoire sont donc projetés dans des époques diverses pour mieux mener leurs recherches, en tant qu'observateurs, et ceux-ci ne doivent pas altérer le cours de l'histoire. La nouvelle Les veilleurs de feu se passe à Londres pendant la Seconde Guerre Mondiale, Le Grand Livre au Moyen-Âge, Sans parler du chien dans l'Angleterre Victorienne (hilarant), Blitz retourne donc à l'époque des Veilleurs de feu. La plupart des romans de Connie Willis sont très épais et Blitz ne fait pas exception: 770 pages pour Black-out et 930 pages pour All Clear dans leurs éditions poches.

Dans Blitz, trois historiens sont projetés en Angleterre au début de la Seconde Guerre Mondiale. Eileen se trouve à la campagne en tant que servante de Lady Caroline dans son manoir à Backburry afin d'étudier l'évacuation des enfants vers les campagnes en prévision du Blitz. Mike est envoyé du côté de Douvres afin d'observer les héros lors de l'évacuation des soldats anglais de Dunkerque. Quant à Polly, elle se retrouve à Londres en plein Blitz afin d'étudier la vie des Londoniens sous les bombardements. Rien ne se passera comme prévu pour nos trois étudiants en histoire et ils se retrouveront donc coincés à cette époque, avec la peur d'avoir altéré le cours de l'histoire en connaissant tous les événements à venir, sans parler de questions beaucoup plus terre-à-terre: comment subvenir, sur une longue durée, à ses besoins? Mais que se passe-t-il donc à Oxford, en 2060? Et que fait Mr Dunworthy?

Le voyage fut long mais il en valait la peine. Je dois dire que j'ai adoré ce livre de bout en bout et ce malgré ses longueurs. Malgré l'épaisseur, le livre se lit vite car le style de Connie Willis est simple avec de nombreux dialogues. J'appréhendais avec l'épaisseur mais encore plus avec la période: la Seconde Guerre Mondiale. Il faut dire que je ne suis pas très friande de cette période, loin de là. Et pourtant, c'est très réussi car Willis a réussi à m'embarquer dans son voyage aux côté de ses nombreux personnages. Je dois dire qu'en plus, je découvre totalement cette période. Pourtant, nous avions forcément étudié cette période de l'histoire, mais je n'en garde aucun souvenir (c'était il y a 20 ans). De la Seconde Guerre Mondiale je me souviens surtout de la Shoah, du Débarquement et de l'occupation. J'ai tendance à ne pas regarder les films se passant durant cette période et lorsque j'en regarde, ils parlent souvent de ces mêmes événements. Plus récemment, j'ai pu voir Dunkerque au cinéma (contre mon gré) et je n'avais aucun souvenir de cette opération de rappatriement. Il y a quelque mois j'ai aussi lu La séparation de Christopher Priest qui se passe aussi en Angleterre pendant la Seconde Guerre Mondiale avec un regard plus particulier. Connie Willis, elle, s'intéresse vraiment au quotidien des Londoniens de l'époque. On y voit aussi une partie sur les services secrets et les campagnes de désinformation (j'ignorais par exemple les tanks gonflables faisant office de leurres).

Connie Willis truffe son roman de détails sur la vie quotidienne sous les bombes entre les alertes, les lignes de métro qui ne fonctionnent plus, les déviations en bus, les grands magasins, l'effort de guerre, le rationnement, le goût des aliments (la cuisine de Mme Rickett), les nuits dans le métro (le manque de sommeil), le fait de ne pas se démonter face à Hitler et tenter de vivre le plus normalement possible. J'ai trouvé ça passionnant. De plus, les personnages sont tous très attachants, les personnages secondaires avant tout, les personnes banales qui subissent tout ça avec distance et beaucoup d'euphémismes. Il y a beaucoup de solidarité, d'humanité et puis des liens très forts entre les personnages (l'amitié entre Polly et Eileen). A la fin, j'ai eu un peu de mal à quitter tout le monde (j'aime beaucoup Eileen et sir Godfrey et puis on rit de toutes les bêtises des terribles Hodbin, l'arme secrète devant laquelle Hitler aurait probablement plié).

Par contre, Connie Willis est bavarde et prend énormément de détours. Ainsi, l'histoire ne démarre réellement qu'après 100 pages durant lesquelles les personnages ne parlent que de problèmes administratifs dans la fac d'histoire à Oxford, avec des emplois du temps chamboulés pour les trois personnages principaux. Ces dialogues peuvent paraître interminables surtout si on ne connaît pas trop l'univers de Connie Willis (par contre, celles et ceux qui ont lu Le Grand Livre ont pu en savourer plus le goût, ce n'était pas mon cas). Heureusement, le tout se lit très facilement encore une fois, la plume de Willis étant plutôt fluide et l'humour étant présent. Le livre est aussi très long car plein de détours. Ainsi, c'est une véritable frustration de voir les personnages se croiser d'un bout à l'autre, n'arrivant jamais à se réunir (Maaaais!!!! Elle était juste LA!!!!). Il y a aussi toute la paranoïa engendrée par la peur d'avoir changé le cours des choses, les angoisses qui reviennent un peu trop souvent, le fait de toujours vouloir se ménager les uns les autres (si je lui dis ça, ça va foutre le moral de bidule à zéro alors je le garde pour moi). Et puis il y a des retournements de situation où on pense sans cesse que tel personnage est mort à tel point que ça finit par ne plus être crédible si ça se produit!

Bref, Blitz m'aura vraiment accroché de bout en bout mais je ne le recommande pas pour commencer Connie Willis (il révèle aussi un peu Le Grand Livre dans ses débuts). C'était long, parfois frustrant, mais je ne regrette pas le voyage Sourire . J'étais tellement accrochée à ce livre que j'en ai aussi eu mal aux yeux.


(Cette année, j'ai encore lu beaucoup de romans Sourire sans avoir le réflexe de venir poster. Je pense poster un peu plus souvent dans ce topic si j'y arrive... En tout cas je recommande très chaudement La séparation de Christopher Priest)
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Lisez Descending Stories de Haruko Kumota, tout est dispo en 10 volumes en anglais Très content
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herbv
Modérateur


Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 23/05/19 17:20    Sujet du message: Remarque Répondre en citant

Et bien, tu sais donner envoie (de relire Blitz en ce qui me concerne) Sourire .

Il faudra aussi que je lise La séparation de Christopher Priest.
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 05/06/19 22:11    Sujet du message: Solaris de Stanislas Lem Répondre en citant

C'est surtout toi herbv qui donne envie de lire Connie Willis Clin d'oeil .

Allez, j'essaie de rédiger encore une fois un avis sur un livre sans image (même si mes avis ne sont pas super intéressants). Cette fois, ce fut Solaris de Stanislas Lem, écrivain polonais sorti dans les années 60 dans son pays d'origine. J'ai raté l'adaptation filmique de Tarkovsky l'an dernier au cinéma et j'ai fini par croiser le roman à 1€. Je n'ai pas vu le film de Soderbergh non plus.

Le récit est conté à la première personne. On suit Kris Kelvin, scientifique solariste qui va rejoindre une mission sur une station en orbite de la planète Solaris. Cette planète a été découverte depuis plusieurs décennies et fascine certains scientifiques. Elle est recouverte par un océan qui semble intelligent. Les scientifiques de tous les pays sur Terre cherchent à étudier Solaris. Lorsque Kelvin arrive sur la station, tout est étrange. Ses collègues semblent tous cacher quelque chose et ne pas vouloir voir grand monde. Et encore mieux, son épouse jadis décédée est là, sous ses yeux.

Si j'ai réussi à bien entrer dans le récit au début du livre, ce fut moins le cas après 100 pages. Au début, le récit se présente surtout comme un huis-clos. On se demande ce qui a pu se passer et surtout pourquoi les autres scientifiques ont tous l'air atteints de paranoïa et restent cloîtré chacun dans sa chambre. De plus, dés le début, le mentor du héros, Gibrarian, est mort (probablement par suicide). Le tout est donc teinté d'une atmosphère de mystère.

En fait, ça se gâte dés l'arrivée de Harey, l'épouse décédée de Kelvin. Il y a donc tous les regrets de Kelvin qui remontent à la surface, et surtout ses sentiments pour feue sa femme. Quant à Harey, c'est évidemment un fantasme vivant, une femme qui aime son mari, qui l'aime tellement... Évidemment, c'est voulu par le scénario, elle est là uniquement pour Kelvin. Quand bien même, tous ces moments m'ont ennuyée. Je pense avoir de plus en plus de mal avec ce type de schéma MEME quand c'est justifié. Je ne sais pas comment était la femme de Kelvin avant, si elle avait une personnalité autre. Je ne le saurai jamais. Ces moments d'atermoiements m'ont évoqué La nuit des temps quand le narrateur est en mode monologue en fait.

J'ai aussi trouvé le récit très plat. Le récit à la première personne est en partie responsable. Les personnages sont aussi très plats. C'est aussi très lent, Kelvin nous faisant partager ses réflexions et surtout ses lectures. Alors là, c'est la torture. On a donc droit aux théories d'autres scientifiques solaristes ayant précédé Kelvin sur l'océan de la planète sous toutes ses formes: longus, mimoïdes, etc... expliqués de long en large en travers. Je crois que ces passages ont eu raison de moi.

Le roman est aussi très intellectuel. Et là, faut croire que c'est le mien qui a eu beaucoup de mal à suivre. De ce fait, je n'ai pas ressenti toute la fascination que j'ai pu lire un peu partout, qualifiant ce livre de chef-d'oeuvre. C'est bête mais oui, je suis totalement passée à côté. J'ai été victime d'une mauvaise communication moi-même puisque c'était quand même le sujet principal du roman. Une lecture au final bien laborieuse. En plus, entre temps, je suis partie trois jours en vacances sans lire une seule page, ce qui n'a pas dû aider.
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