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Petites chroniques BD's (2)
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 08/12/17 05:24    Sujet du message: Répondre en citant

C'est précisément à Iga Biva que je pensais pour les rebondissements farfelus. J'aime bien le personnage mais il n'avait rien à faire dans cette histoire.
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Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 12/01/18 23:40    Sujet du message: Répondre en citant

Il ne s'agit pas d'une chronique BD, mais je mets tout de même en lien ce documentaire par Arte sur Pif Gadget: Pif, l'envers du gadget. Elle est disponible jusqu'au 20 janvier.

Pour rester sur le sujet, un collègue moldave qui apprenait le français en langue vivante l'achetait dans son pays en français. Il m'a dit être surpris que ce journal soit disponible dans son pays (à son époque, c'était encore le communisme). J'ai soulevé un de ses mystères quand je lui ai appris les liens avec le PCF Mort de rire
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 13/01/18 01:12    Sujet du message: Réaction Répondre en citant

Alala, je n'ai pas pu m'empêcher de regarder jusqu'au bout, alors que je n'ai jamais été un lecteur du journal Sourire
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Ténia de Bulledair
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 15/01/18 13:48    Sujet du message: Répondre en citant

Et donc? En tout cas, j'ai appris quelque chose...

Je suis née au début des années 80 mais j'ai commencé à fréquenter le marchand de journaux dans les années 90. Je n'achetais pas Pif, et je comprends mieux pourquoi: c'était quand même en perte de vitesse à cette époque. Je n'aimais pas les dessins non plus (très important quand j'étais petite...).

Mais j'ai surtout appris que la presse jeunesse dit aussi beaucoup de la famille dans laquelle on grandit. ça c'est quelque chose dont je n'avais absolument pas conscience, même aujourd'hui, puisque je n'ai jamais vécu dans cette culture de la presse, où les parents abonnent leurs enfants à tel ou tel mag. Perso, je lisais ce qui me tombait sur les mains (souvent des donations), je n'ai donc jamais eu ce rapport disons "idéologique" de mes parents.

C'est dingue les gadgets qui existaient comme les pois sauteurs ou encore les Piffies Très content !!!
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 15/01/18 19:28    Sujet du message: Répondre en citant

Ces histoires de "rapport idéologiques" pour les BD, ça ne marche que si les pas toujours, si on regarde mon cas particulier Sourire
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herbv
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Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 26/02/18 20:46    Sujet du message: Annonce Répondre en citant

Vous aimez le roman noir ? Vous aimez la BD ? Alors, Tyler Cross est fait pour vous !


Tyler Cross 3 : Miami par Herbv
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Taliesin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 05/06/19 22:39    Sujet du message: Les folles nuits de Jonathan de Jean-Paul Jennequin Répondre en citant

Lors du SOBD cette année, j'ai acheté Les folles nuits de Jonathan de Jean-Paul Jennequin. Je l'ai surtout fait par sympathie pour Jennequin que je croise souvent dans divers festivals BD, souvent fidèle au poste à son stand LGBT BD. Je n'ai jamais acheté son magazine et je me suis dit que c'était l'occasion puisque Les folles nuits de Jonathan est un récit long (200 pages environ). Il s'agit surtout d'une réédition de la BD culte de JpJ agrémentée d'une postface. Et puis, j'ai surtout découvert cette BD à cause d'un certain H (car c'est lui qui connaît bien le monsieur ^^ )

On suit donc Jonathan, 19 ans, étudiant d'anglais à la Sorbonne en 1990. C'est l'été et Jonathan, jeune homme sérieux, se dégote un job dans lequel il rejoint des personnes organisant un salon du livre d'art. Mais surtout, c'est aussi l'occasion pour Jonathan, encore vierge, de découvrir des endroits gay de Paris afin de pouvoir draguer.

En ce mois de Pride month, je lis ce "un des premiers romans graphiques gay français" de manière involontaire mais appropriée (j'ai acheté ce livre il y a 6 mois). Et je dois dire que j'ai beaucoup aimé cette lecture que j'ai trouvée très rafraîchissante. Surtout que l'ayant surtout acheté parce que j'éprouve de la sympathie pour JpJ, j'avais un peu peur de ne pas aimer. J'ai trouvé là un récit très réussi et très bien raconté. On y découvre (je suis hétéro) les lieux gays dans le Paris des années 90, alors sans Internet, à une époque où les questions liées à l'homosexualité n'étaient pas encore très répandues (d'autant plus que le SIDA faisait encore très peur).

On suit donc Jonathan dans la découverte du milieu gay mais pas que. On suit aussi Jonathan dans sa découverte du monde professionnelle et dans une voie qu'il a envie de suivre: l'édition. A la fin du livre, je découvre que le héros a souvent été critiqué pour son côté sage et limite ennuyeux car travailleur et peu fêtard. J'ai au contraire trouvé ce personnage très sympa et j'ai aimé qu'il ne soit pas un fêtard justement. On voit que JpJ a beaucoup mis de lui entre le goût pour les hommes plus âgés typés bear et les études d'anglais.

Le seul défaut serait le dessin pas vraiment intéressant en soi. L'autre grand défaut est plutôt dans la fabrication du livre: un papier extrêmement lourd et surtout BIEN glacé alors que le tout est en noir et blanc. C'est vraiment pas "roman graphique" pour le coup!
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herbv
Modérateur


Inscrit le : 28 Août 2002
Localisation : Yvelines

Message Posté le : 12/12/19 23:45    Sujet du message: Festival Répondre en citant

Pour avoir une idée de dont parle Taliesin lorsqu'elle évoque le SoBD, je vous invite à voir mon billet WordPress consacré aux trois petits festivals de BD parisiens que l'on aime bien.


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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 07/03/20 11:42    Sujet du message: Répondre en citant

Dans la joie jusqu'au cou : Recueil d'histoires signées Gotlib et Alexis. Gotlib me fait penser à certains mangaka sans responsable éditorial ; tout va bien tant qu'il est supervisé, mais laissez-le seul 5 minutes, et cela part en couilles. Ou plutôt en bite, dans le cas de Gotlib. J'ai grandi avec ses Rubriques à Brac, et j'adore les Dingodossiers. Seulement, j'éprouve beaucoup plus de mal avec ses travaux datant d'après ses années chez Pilote ; qu'il s'agisse de Rhââââ ou d'Hamster Jovial, je n'ai pas accroché. Depuis, j'ai découvert Wallace Wood, et cela explique beaucoup de chose.
Seulement voilà : Dans la joie jusqu'au cou, mélange de fausses publicités et d'histoires diverses, blindé d'humour noir, me laisse sur une impression bien plus positive. Peine de mort, racisme, para, religion organisée, les deux artistes taclent de nombreux sujets brulants avec férocité. Cela reste inégal, mais il y a de vrais moments de grâce.

Claire Bretécher - Les Années Pilote : Je connais mal Bretécher. Ou du moins, elle fait partie de ces nombreux artistes dont je me dis que j'aimerais découvrir l’œuvre. Un jour. Puis l'actualité vous rattrape. Grand amateur de Pilote, j'ai décidé de commencer par là.
L'album reprend à la fois les aventures de son héroïne Cellulite, et des histoires en une planche - rarement plus - traitant de sujets comme le couple et le féminisme.
A propos de ces dernières, il semble que peu de choses aient changé en 50 ans. Cela reste malheureusement d'actualité, et l'autrice se montre particulièrement cinglante. C'est bien méchant comme il faut, et l'album mérite d'être lu rien que pour ça.
Les histoires de Cellulite sont plus anecdotiques. Bien sûr, il s'agissait alors d'une héroïne hors-norme : une princesse bête à manger du foin, au nez en trompette, courant après tous les mâles du royaume en espérant en trouver un qui voudra bien l'épouser ; le tout en composant avec son roi de père, à peine moins stupide mais infiniment plus cupide. Pas déplaisant, mais par rapport à la soixantaine de pages de l'album décrivant ses contemporains, cela ne tient pas la comparaison.
Maintenant, je voudrais lire Les Frustrés. Hélas! en rupture de stock ; les éditeurs devraient quand même s'inquiéter de l'état de santé de leurs auteurs, et réimprimer en fonction au lieu de laisser passer de bonnes occasions de faire des ventes. J'appelle ça une faute professionnelle.
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- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 19/08/20 18:04    Sujet du message: Répondre en citant

Cela faisait longtemps ! Quelques lectures BD pour changer.

Impostures T1 : Parodies, détournements, et réflexions autour de classiques anciens et modernes de la BD Franco-Belge.
De l'humour très noir, façon sale gosse, avec un goût parfois discutable, mais une vraie inventivité. La déclinaison de Titeuf autour du monde permet même à l'auteur une portée plus politique.
Selon l'idée de départ, les histoires fonctionnent plus ou moins bien. Je valide totalement Spirou et Fantasio en proie aux changements de dessinateurs, ou visitant l'univers de Blake & Mortimer. Par contre, le futur de Boule & Bill passe beaucoup moins bien.
L'album demande une bonne connaissance de la BD Franco-Belge, mais aussi de ne pas rechigner à voir les héros passés à la moulinette, littéralement dans certains cas. Cela m'a suffisamment convaincu pour que je lise la suite.

Mortelle Adèle T1 : Il semblerait que la série connaisse un véritable succès en librairie, ce qui a éveillé ma curiosité et poussé à la découvrir.
Adèle est une petite file que nous pourrions qualifier de préoccupante, intelligente (mais en même temps très naïve), déjà cynique, et surtout cassante (même si elle cache aussi quelques sentiments positifs qu'elle peine elle-même à avouer).
Comme le précédent, il y a pas mal d'humour noir, mais dans un style différent. Cela reste globalement gentil, à ceci près que je désapprouve la violence sur animaux (et que le chat d'Adèle subit parfois ses expérimentations).
Les gags sont très courts - trois cases en moyenne - mais fonctionnent globalement bien. Je me suis amusé à la lecture de cet album, alors que j'aurais à priori passer l'âge du lectorat cible. Toutes les réflexions ne sont pas extrêmement originales (et certaines sont même douteuses), mais Adèle est une héroïne attachante avec beaucoup de réparti. Là encore, j'ai donc bien envie de lire la suite.
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
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Message Posté le : 20/08/20 05:09    Sujet du message: Répondre en citant

Si tu n'aimes pas les gags à base de violence sur les animaux, tu vas être déçu : Ajax est l'une des têtes de turc préférées d'Adèle (avec ses parents et Geoffroy). Il y a même eu un spin-off sur le greffier, moins réussi à mon avis.

J'aime bien Mortelle Adèle, qui change un peu de la plupart des autres BDs sur des enfants turbulents. D'une part parce que c'est une fille alors qu'en général, ce sont surtout des garçons qui sont les héros de ce genre d'oeuvre, du petit Nicolas à Titeuf en passant par Nobita ou Calvin. D'autre part parce qu'avant souvent, elle fait "le mal pour le mal" (à un niveau de gamine, certes), en en ayant conscience et en aimant ça - elle se donne elle-même le surnom de Mortelle Adèle ; alors que, dans ce type de BD, les enfants font en général des bêtises par paresse, inconscience..., pour faire ressortir les défauts des adultes ; en ce sens, elle fait plus penser à Calvin.
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Manuka
Mangaversien·ne


Inscrit le : 26 Juin 2004
Localisation : dans le Tea tree !

Message Posté le : 20/08/20 15:00    Sujet du message: Répondre en citant

Disons qu'on ne sent pas forcément un second degré dans Mortelle Adèle, du peu que j'en ai lu. Ça crée quand même un petit malaise.
Impostures, c'est du Fluide Glacial. Mortelle Adèle, c'est du Bayard depuis quelques mois. Involontairement ou non, tu les mets sur un même plan (car c'est possible de le faire). C'est éditorialement un peu déroutant Clin d'oeil
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 20/08/20 22:01    Sujet du message: Répondre en citant

Clairement, les deux n'ont pas le même ton et ne visent pas le même public.

Pour en avoir discuté avec d'autres personnes, le passage qui me dérangeait dans Mortelle Adèle se voulait apparemment féministe, mais j'avais surtout l'impression qu'il véhiculait des idées reçues sur le divorce (largement exploitées par les mascu). Ce qui m'a été confirmé depuis. Globalement, l'auteur me donne l'impression de se vouloir progressiste et féministe, mais que sa (mé)connaissance de ces sujets pose parfois problème ; l'intention est là, mais les clichés ont la vie dure.
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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 11/10/20 06:43    Sujet du message: Répondre en citant

Dad 8 : toujours avec son format de gag en 1 page, cette bande dessinée sait évoluer et introduire régulièrement de nouveaux éléments, comme le prouve encore avec brio ce septième album qui introduit quelques éléments plus sombres, notamment dans la dernière planche ; laquelle est l'aboutisseemnt de plusieurs autres de l'album et de problèmes introduits d'ailleurs dès le début. Cela rend d'ailleurs l'évolution de la série très réussie, sans donner l'impression d'un changement brutal comme dans Mélusine, par exemple.


On suit donc toujours La vie quotidienne de Dad et de ses filles, avec son lot de gags et de révélations, notamment sur Bérénice en 2 très belles planches qui montrent à quel point le dad a un coeur gros comme ça (beaucoup plus que son porte-feuille, malheureusement pour lui, et beaucoup plus aussi que le coeur de la mère d'Ondine). Il y a heureusement quelques notes d'espoir dans ce volume, avec un spectacle qui s'avère être un succès (plus ou moins aidé par le dad de dad). Il faut espérer qu'il aura des conséquences positives par la suite.
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Taliesin
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Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 27/10/20 14:44    Sujet du message: Ralph Azham 1-3 Répondre en citant

Ralph Azham T1 à 3

Dans les années 2010, Trondheim est revenu sur la BD mainstream en couleurs (avec Brigitte Findakly), cartonnée, en 48 pages, chez un grand éditeur: Dupuis, dans un genre mainstream aussi: la fantasy! Ralph Azham est désormais terminé en 12 tomes en 2 cycles, le premier en comptant 7.

Ralph vit dans un village. Il a été bleui par la lumière de la lune enfant et c'est un paria: on dit qu'il porte malheur. Ralph peut savoir si quelqu'un est mort et surtout si quelqu'un attend un bébé. Petit, il a été l'espoir du village, un Envoyé est venu le chercher afin de savoir s'il était l'Elu. Force est de constater que ce n'est pas le cas. Ralph est un adolescent ayant le sens de la répartie qui vit avec un père aimant.

Je n'ai pas grand chose à dire sur la série et je pense que beaucoup en ont déjà mieux parlé sur Internet. Seulement, j'ai décidé de refaire un petit effort et poster ici (pour vous imposer ma prose...) car encore une fois, les réseaux sociaux sont bien trop éphémères. Cette série me faisait déjà bien envie car j'aimais beaucoup les couvertures, mais la lecture a sans cesse été repoussée dans l'éventualité de les emprunter en bibliothèque (la franco-belge ça prend de la place... mais ce retour en biblio ne venait jamais) puis j'ai finalement craqué en croisant 11 tomes à très bas prix... On peut dire que j'ai eu de la chance (ou non). En ouvrant le tome 1, j'ai réalisé que le dernier livre que j'ai lu de Trondheim fut Île Bourbon 1730 il y a bien plus de 10 ans (l'époque où j'empruntais intensivement en bibliothèque)...

Cette lecture fut un véritable plaisir. Trondheim est un excellent raconteur d'histoire, les péripéties s'enchaînent, il n'y a pas de temps mort, c'est enlevé, il y a toujours une révélation qui fait avancer l'histoire. Bref, c'est vraiment super chouette et ça se lit donc très vite. Côté chara-design c'est comme d'habitude, on retrouve encore un héros en canard à l'instar de Donjon Zénith. Les dialogues y sont excellents (la répartie de Ralph y est pour beaucoup). Côté dessins les décors sont très beaux mais surtout, les couleurs de Brigitte Findakly rehaussent en plus le tout. L'histoire est une vraie aventure, il y a du voyage et on découvre tout un univers avec Ralph qui n'avait jamais quitté son village (sauf petit, mais on lui a bandé les yeux donc il n'a rien vu). Et puis, il y a une histoire familiale et de la douleur derrière (le père). Côté ambiance c'est plus sombre que je ne le pensais (je comprends que herbv ait été surpris par la prépublication dans Spirou), ça meurt pas mal (surtout dés le tome 2, et pas de manière douce loin de là). Il y a du mystère en tout cas et passé le tome 3, l'ennemi est enfin identifié. J'ai adoré le tome 1 et la révélation à la fin.

spoiler t1 a écrit:
avec le mensonge du père: le titre a donc bien un rapport... celui-ci aime tellement son fils qu'il veut le garder quitte à tuer l'Envoyé. Ralph n'a donc jamais quitté le village et suite à cela, est devenu un paria. Car le père a déjà perdu une fille, la grande soeur dont Ralph ignorait l'existence jusque là, aussi partie avec un Envoyé et jamais revenu. Une douleur vivace. Mais il y a aussi la mère de Ralph qui n'est plus là non plus.


Contrairement à d'autres, je n'ai pas comparé le titre avec Donjon. Il est vrai qu'on retrouve la fantasy, la couleur, le cartonné, le faux mainstream, le canard. Mais en même temps, je n'ai pas relu un tome de Donjon depuis des lustres (le tome 5 de Donjon Zénith probablement, donc milieu des années 2000!). En réalité, mes souvenirs de Donjon sont archi-flous, j'aimerais beaucoup les relire surtout Donjon Potron-Minet qui était ma partie préférée (et quelle colo puis les dessins de Blain Surpris ).
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