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sushikouli
Mangaversien·ne


Inscrit le : 29 Oct 2003

Message Posté le : 18/12/19 00:10    Sujet du message: Répondre en citant

Tokyo Revengers : En attendant d'écouter vos conseils en matière de shônen, j'ai lu les 4 premiers tomes de Tokyo Revengers que j'avais déjà. Graphiquement, j'aime vraiment beaucoup : c'est péchu, nerveux, moderne, parfois mignon, parfois classieux... La mise en page est dynamique, le rythme soutenu. Là où le bat blesse, c'est davantage au niveau du scénario. Qu'est-ce qu'ils sont mignons ces petits bad boy en mousse ! Tellement de bons sentiments qu'on se croirait dans un shôjo !! (franchement, même les rockeurs de Nana foutent plus la pétoche !) Heureusement qu'ils le disent régulièrement, qu'ils sont des voyous, parce que ça ne saute pas aux yeux. Lâchez-les dans Paris, ils survivront pas deux jours (rien qu'en 24h, ils feront une dépression à cause des grèves de la SNCF). Plus globalement, le scénario a quelques faiblesses de-ci de-là, mais surtout, beaucoup d'angles morts qui, s'ils passent très bien au moment de la lecture, ne survivent pas à une analyse a posteriori. Enfin, si l'auteur ménage bien son suspens, s'il y a eu quelques séquences très bonnes, et de bons cliffanghers, la fin du tome 4 a le goût du "bon, ta série marche, faut rallonger la sauce !" (impression confirmée par un rapide coup d’œil aux couvs VO qui ont connu un changement de maquette à partir du tome 5) Malgré toutes ces réserves, le tome 5 sera quand même mon 1er achat 2020 parce que les personnages sont attachants (plus que ceux d'Echoes en tout cas - pour rebondir sur une discussion précédente) et j'ai envie de savoir ce qu'il va leur arriver.

***

EDIT : Du coup, dans la foulée, j'ai lu l'interview de l'auteur dans ATOM et j'ai bien ri. Une première fois quand il explique que l'argent gangrène le milieu actuel des furyos... avant de révéler que, lorsqu'il était jeune, il était celui qui organisait des paris illégaux. Et la seconde en réalisant que "l'auteur rebelle" qu'il est ne supporte pas quand son tantô le laisse entièrement libre de dire ce qu'il veut et de dépasser toutes les limites possibles et imaginables (au point de trouver lui-même qu'il va trop loin) mais qu'il préfère quand son tantô lui impose un cadre, qu'il essaye de dépasser mais pas trop. Mort de rire Mort de rire (ce qui est parfaitement à l'image de Tokyo Revengers : rebelles, mais pas trop, bad boys, mais pas trop) Ce qui nous ramène au début de l'interview quand il dit qu'être furyo, c'était avant tout une posture.
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Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre.
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Goku
Mangaversien·ne


Inscrit le : 05 Avr 2004

Message Posté le : 18/12/19 15:10    Sujet du message: Répondre en citant

N'est pas Tsutomu Takahashi qui veut !
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melvin
Mangaversien·ne


Inscrit le : 25 Jan 2004
Localisation : Paris

Message Posté le : 18/12/19 15:17    Sujet du message: Répondre en citant

C'est clair, Bakuon Rettou c'est sale.
En parlant de furyo, vous savez ce que devient Morita ?
Il me semble que ça fait bien 4 ans qu'il n'a plus rien publié, sa carrière est en pause apparemment. Un auteur qui me manque beaucoup. Pleure ou Très triste
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"Music is an indirect force for change, because it provides an anchor against human tragedy. In this sense, it works towards a reconcilied world." Tim Armstrong
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sushikouli
Mangaversien·ne


Inscrit le : 29 Oct 2003

Message Posté le : 18/12/19 17:59    Sujet du message: Répondre en citant

Morita ? On l'a jamais autant vu au Japon que ces dernières années !! Mort de rire Mort de rire Reportages TV, docu à l'expo des 50 ans du Jump, émissions de radios, concours de Manzai... Il a repris Beshari Gurashi cette année, dont le tome 20 est paru en septembre tandis que le manga a été adapté en drama (dont le coffret sort en janvier au Japon)... Shûeisha lui a également consacré un livre en septembre : Besharu Mangaka. Y a une expo Racailles Blues qui se balade au Japon (Nakano, Osaka...) ET j'ai noté au moins deux histoires courtes en 2016 et 2018, ainsi que ce petit truc. Et le 22 décembre, c'est son anniversaire ! Sourire


Et aussi, il a participé à un bouquin (#Brunovamenvouloir) consacré à Fusako Kuramochi (dans lequel on trouve aussi Moto Hagio, Fumi Yoshinaga, Ryo Ikuemi...). Sinon, il a fait un fanart d'Asadora en 2016 Maléfique Là, il vient de faire une couv de CD. Bref, il s'occupe bien ! Sourire
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 18/12/19 18:56    Sujet du message: Répondre en citant

Petit rattrapage de nouveautés de l'année 2019.

Kakushigoto T1 : Kakushi Goto est père célibataire et mangaka de profession. Mais, spécialisé dans les histoires un peu olé olé, il craint que sa fille ne soit mise à l'écart si ses camarades de classe découvrent son métier (il est un tantinet parano). Aussi fait-il tout pour cacher sa profession, en particulier à sa propre fille.
Nouvelle série par le mangaka que Sayonara Monsieur Désespoir. Que je n'ai pas lu, mais je connaissais l'anime.
Du comique de situation, avec quelques personnages loufoques, à commencer par le mangaka - obsédé par sa fille - et ses assistants ; parmi eux, une fille aux répliques cinglantes qui font souvent mouche.
C'est amusant, mais à petite dose, car cela doit rapidement devenir lourd. Même si je suis curieux de voir comment l'auteur pourra renouveler l'intérêt sur la longueur, je ne suis pas non plus impatient de lire la suite. C'est sympathique sur l'instant, mais sans tellement plus, même si nous sentons une certaine noirceur poindre par derrière.
Par contre, j'aime beaucoup le dessin, très agréable à l’œil tout en montrant une vraie identité de la part de l'auteur, lequel arrive à accoucher pour ses personnages de bouilles mémorables. Nous apprécierons aussi ses commentaires sur son métier, entre les chapitres.



Angolmois T1&2 : Les autorités de la petite île de Tsushima ont demandé au gouvernement de Kamakura de leur envoyer des condamnés, sacrifiables, pour aider à la défense de l'île en cas de débarquement des troupes mongoles. Parmi eux Jinzaburô Kuchii, un samouraï déchu.
Série complète en 10 tomes au Japon, revenant sur un événement des invasions mongoles au Japon. Un sujet intéressant, même si avec un certain risque de tomber dans le nationalisme.
Il s'agit du premier titre que je lis chez Meian en dehors de Kingdom, et l'édition s'avère de nouveau soignée, mais cette fois avec une traduction et une adaptation plus travaillées.
L'éditeur semble vouloir rester dans les récits d'aventure/action historiques, et moi foi, il s'agit d'une bonne pioche. J'avais entendu parler de son adaptation animée, ce qui avait attisé ma curiosité.
Les exilés forment une troupe disparate dont nous sentons que chacun possède des talents particuliers, même si le mangaka ménage ses effets et ne nous révèle pas toutes leurs capacités trop tôt. Parmi les habitants de Tsushima, nous trouvons aussi des personnalités fortes, à commencer par la fille du gouverneur ; et déjà, nous sentons que l'île renferme quelques secrets.
La géographie des lieux apporte une certaine originalité, et le dessin est moins clivant que celui de Kingdom, même s'il possède du cachet. De ce-dernier, nous retrouverons tout-de-même une violence très graphique, et des soldats que cela ne dérange pas trop de s'en prendre aux civils de manière bien sale. A déconseiller aux âmes sensibles.
Pour l'instant, c'est captivant, cela se lit très bien. Donc je suivrai la suite sans faute.



Mon Coloc d'Enfer T1 : Miiko, encore lycéenne, rejoint la colocation tenue par son oncle, pour des raisons familiales. Là, elle y côtoie un groupe de jeunes adultes, dont Jun, un graphiste colérique au premier abord mais avec un vrai bon fond.
Bruno en avait dit du bien, ce qui m'a finalement convaincu malgré une maquette graphique ayant eu la main lourde sur le rose et les cœurs.
Le dessin de la mangaka est très joli, et le couple principal charmant, même si un événement à la fin du premier tome vient briser le statu quo ; je me demande donc comment cela va évoluer. En outre, cette entame se focalise sur Miiko et Jun, là où la colocation renferme plusieurs personnalités qu'il nous reste à découvrir ; nul doute que l'autrice se penchera sur eux par la suite, et c'est là que nous pourrons réellement juger sa capacité à créer des protagonistes réussis.
En l'état, c'était plaisant. Mignon ce qu'il faut, des sentiments, un peu d'humour. Rien de révolutionnaire, mais cela passe tout seul.


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- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
- Ça correspond à bon !
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 20/12/19 17:55    Sujet du message: Répondre en citant

Je continue mon rattrapage avec le premier tome de Freya - L'ombre du prince chez Doki Doki.

Le royaume de Sigurd cherche à étendre son territoire à travers le continent, prenant notamment pour cible celui de Tyr. C'est là que vit Freya, une jeune fille dont la ressemblance frappante avec le prince héritier la forcera à prendre sa place.

Difficile de répéter à l'envie chercher de la diversité dans les shôjo, tout en passant à côté de la bonne volonté de Doki Doki. Lequel nous propose ici une série dans un cadre médiéval, avec de faux-airs de Basara. Leurs points communs s'arrêtent malheureusement au travestissement de l'héroïne, afin qu'elle puisse prendre la place d'un sauveur providentiel.

Toutefois, j'avais lu le premier chapitre sur le site de l'éditeur, et celui-ci ne m'avait pas convaincu de me lancer dans ce premier tome. L'héroïne pleurnicharde entourée de beaux gosses avait agi comme un repoussoir. Néanmoins, en demandant autour de moi quels étaient les shôjo mémorables de 2019, ce titre fût parmi ceux cités, attisant ma curiosité et me poussant à lui donner sa chance.

La première impression reste globalement la bonne. La mangaka nous explique dans ses free talks être habituellement spécialisée dans les personnages féminins forts, et avoir changé pour l'occasion. C'est regrettable, car Freya est une héroïne difficile à supporter. Je comprends la volonté de l'autrice de présenter une fille étrangère à la guerre et à la violence, à la larme facile, qui devra apprendre à se comporter comme le prince qu'elle doit remplacer bon gré mal gré ; et si nous la voyons capable d'endosser le rôle à quelques reprises, il n'empêche que suivre les aventures de ce personnage n'est pas toujours plaisant du fait de son caractère.

Elle aurait plus sa place dans une comédie romantique - d'autant qu'elle est entourée de beaux jeunes hommes à son service - et en même temps, c'est totalement raccord : Freya n'a effectivement rien à faire là, à la cour, confrontée à des ministres fourbes et des ennemis cherchant à l'assassiner.

Ce qui sauve ce premier tome sur la longueur, ce sont les quelques sursauts de l'héroïne dans son nouveau rôle - même si elle redevient égale à elle-même l'instant d'après - et le fait que les événements s'enchainent malgré elle. Reste donc à voir comment elle va les gérer.

Côté dessin, là encore, cela siérait mieux à une comédie romantique. J'imagine plus aisément les personnages en uniforme scolaire qu'en armure, c'est très perturbant.

Malgré tout cela, sans être franchement convaincu - vous l'aurez compris - j'éprouve une certaine curiosité quant à la suite. Freya commence déjà à évoluer, et à comprendre qu'elle devra prendre sur elle pour sauver son entourage. Donc je pense lire au moins le second tome avant de décider de continuer ou non la série.


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Cyril
Mangaversien·ne


Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 31/12/19 06:16    Sujet du message: Répondre en citant

Dvines 1 à 3 : un manga de l'auteur de L'atelier des sorciers sur un ange et un démon amis et qui passent leur temps à se chamailler sur tout et n'importe quoi, sur des âmes de mortels ou sur l'emprunt de vêtements de l'une à l'autre. Ca m'a fait penser à un mélange d'Ah my goddess et des vacances de Jésus et Bouddha, avec pas mal de références religieuses mais jamais vraiment prises au sérieux.

Sans atteindre la qualité de ceux de L'atelier des sorciers, les dessins sont très beaux - et plus sexys, les protagonistes n'ayant pas le même âge que les petites sorcières. On a quelques histoires où des personnages se sacrifient pour obtenir un voeu qui pourraient être touchantes mais sont souvent désamorcées par l'humour, ce qui est parfois un peu frustrant - j'aurais parfois aimé que le manga aille plus loin que des historiettes avec des personnages récurrents comme seul fil rouge.
_________________
Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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Tuc
Mangaversien·ne


Inscrit le : 30 Juil 2006

Message Posté le : 10/01/20 23:42    Sujet du message: Répondre en citant

Je me suis laissé tenter par Old West de Chiaki Maeda chez Omake Books. C'est le bandeau du prix shogakukan du meilleur premier manga, le thème (western) et les dessins qui m'y ont poussé, le fait aussi que ça soit un one shot

On y trouve 5 histoires sur l'Ouest américain , assez divertissantes, un peu touchante, un peu triste aussi. C'est pas quelque chose d'inoubliable mais ça se lit bien, c'est frais, c'est bien dessiné, pour chipoter je dirais juste que j'aurais aimé un fil directeur plus prononcé avec peut être des personnages se retrouvant d'une histoire à l'autre mais en dehors de ça je recommande
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Flore
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Inscrit le : 03 Mars 2008
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Message Posté le : 14/01/20 13:02    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai lu les tomes 2 et 3 From End prêtés par sushikouli.
Globalement, je suis d'accord pour dire que la série est très bien construite et qu'elle est un très bon page-turner. Sur le premier tome, je me disais "c'est dommage, le méchant est juste trop sadique/trop méchant et du coup ça décrédibilise la série" => ça s'améliore pas sur la suite où des gens random deviennent des monstres avec une facilité déconcertante.
Globalement, c'était quand même une lecture originale et qui m'a bien plu !
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Cyril
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Inscrit le : 04 Sept 2002
Localisation : Evry

Message Posté le : 18/01/20 17:24    Sujet du message: Répondre en citant

Tiens, j'aurais juré que Stop, Hibari-kun avait un sujet. Ce n'est pas le cas d'après la fonction Recherche donc je poste ici :
Globalement, j'ai moins apprécié ce volume que le précédent. Peut-être parce que le plaisir de la découverte est passé et que certains chapitres sont un peu redondants (ce qui est classique dans les mangas comiques) ; aussi parce que l'humour est parfois un peu lourdingue (je pense notamment aux strips situés entre les chapitres et à certains passages scatologiques, dans ces ctrips ou dans le coeur du manga, avec la volleyeuse par exemple). Je trouve d'ailleurs que le traducteur s'en tire moins bien que dans le premier volume, certains jeux de mot me semblant assez tirés par les cheveux, donc peu naturels et de ce fait pas efficaces.

Ceci dit, il y a toujours de très bons chapitres qui m'ont bien fait rire, notamment sur la fin avec la parodie de Roméo et Juliette ou avec les chapitres conclusifs qui voient les retrouvailles entre Kôsaku et son ancien ami. Pour le reste, le personnage d'Hibari est toujours très réussi, avec sa spontanéité et sa façon d'embêter Kôsaku ; les autres, notamment les yakuzas, sont un peu moins réussi, trop carricaturaux (c'est notamment à eux que je pensais lorsque je parlais d'humour lourdingue).

Je reste quand même assez curieux de lire le troisième et dernier volume. En espérant qu'il ne faudra pas attendre plus d'un un an pour l'avoir.
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 27/01/20 00:20    Sujet du message: Répondre en citant



J'aurais pu attendre de lire le dernier tome, mais j'avais envie de parler de cette série suite aux messages des pages précédents.

Koji Nanjo, 16 ans, est la nouvelle star de la chanson nippone, réputé sulfureux et incontrôlable. En plein travail, il disparait pour retourner sur les lieux de son enfance, à la recherche de son amour de jeunesse. Lequel, contre toute attente, se trouve être Takuto Izumi, un garçon.

Je l'avais déjà mentionné à propos de Bloom into you, mais lire une romance homosexuelle permet de faire passer des choses que je n'accepterais jamais dans une relation hétérosexuelle. En effet, dans ces-dernières, quand il y a une relation toxique, je ne peux pas m'empêcher qu'il s'agit d'une conséquence de la société patriarcale dans laquelle nous vivons - laquelle conditionne les rapports homme/femme - là où dans une relation homosexuelle, les rapports de force reposent sur d'autres réalités.
Tout cela pour dire que la relation entre Koji et Takuto n'est pas franchement saine. Loin de là.

Cela peut encore sembler mignon sur les premiers tomes. Koji s'éveille à l'amour et prend conscience que, garçon ou fille, il en pince pour Takuto alors qu'il n'avait jamais douté de son hétérosexualité. Ses questionnements en font un personnage intéressant, parfois fragile, dont les sentiments amoureux deviennent de plus en plus palpables, et qui lutte visiblement pour ne pas que la vérité explose.
Ceci étant, Koji est le dernier des connards, dans le sens où il ne pense qu'à lui, à assouvir ses pulsions. Pour des raisons que je vous laisserai le soin de découvrir, Takuto fait profil bas et chérit son anonymat ; il ne s'agit pas d'une simple lubie, ses raisons sont sérieuses et légitimes. Evidemment, la présence d'un aimant à tabloïds comme Koji est la dernière chose dont il a besoin. Celui-ci en a parfaitement conscience, et c'est donc en connaissance de cause qu'il va lui coller aux basques, l'objet de son désir dut-il en souffrir. En bref, il fout la merde.
Et à partir du tome 4, ce n'est plus mignon du tout : Koji passe à l'attaque.

Est-ce que cela en fait un mauvais manga ? Pas du tout. Ou, du moins, pas là où j'en suis. Les personnages sont les héritiers des shôjo tragiques des années 1970 : secrets de famille, sentiments complexes, passés douloureux, accidents en pagaille, et pulsions impossible à assouvir, rien ne manque. Leurs moments d'intimité, leurs petites joies du quotidien, et l'éveil progressif de Koji aux sentiments (tandis que Takuto est une brique) font tout le sel de cette série, qui sait se montrer aussi touchante qu'elle peut être cruelle.
Et puis, graphiquement, ça tue, même si nous sentons que la sortie française date et l'édition a fait de gros progrès en matière d'adaptation graphique et de lettrage.

Ceci étant, je ne peux pas dire être impatient de lire le dernier tome. Cela ne peut pas bien se finir, Koji n'est clairement pas bien dans sa tête depuis que la jalousie lui a grillé les neurones. Tandis que Takuto semble né pour souffrir. Dieu merci, ce n'est que de la fiction.

On se revoit demain pour le dernier tome.

EDIT : Série finie, et nous ne pouvons pas dire que Koji s'arrange. Le dernier tome contient au moins deux événements horribles et traumatiques - dont un viol - mais l'autrice présente tout cela comme si ça ne prêtait pas trop à conséquences...
Zetsuai 1989 est un manga toujours aussi tragique mais de plus en plus malsain au fil des pages, la faute à un personnage de Koji pour qui tomber amoureux signifie harceler et se comporter comme la dernière des ordures. Malgré cela, j'ai beaucoup aimé, mais avant tout grâce aux premiers tomes.
A réserver à un pubic conscient du côté intrinsèquement glauque de la série.
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Gemini_
Mangaversien·ne


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Message Posté le : 01/02/20 11:14    Sujet du message: Répondre en citant

Food Wars T33 : Nous en avions déjà parlé, le Shônen Jump repart dans ses travers habituels, avec de nouveaux antagonistes supposés surpuissants tandis que les enjeux de la trame principale avaient déjà été bouclés.
Les auteurs se lancent dans un tournoi de chefs où seuls quelques-uns des personnages principaux ont été conviés - sans raison apparente, sinon leur amitié avec Sôma - et symbole de cet échec, nous n'aurons même pas le droit de voir les plats terminés de Megumi et Takumi, réduits à de simples faire-valoir.
Vivement la fin.

Libraire jusqu'à l'os T1 : Honda travaille dans une librairie spécialisée au Japon, et partage ici son quotidien, fait notamment de rencontres et de mise en rayon.
J'avais commencé la série en import US, mais apprenant qu'elle allait sortir en France, j'ai décidé de la reprendre dans cette nouvelle version (les éditions françaises étant plus soignées et abordables). Donc pas de surprise : nous suivons Honda confrontée aux demandes pas toujours réalistes de ses clients, baragouiner comme elle peut quelques douloureux mots d'Anglais, affronter des commerciaux, et se briser le dos plusieurs fois par jour. C'est à la fois drôle et intéressant, même si sa clientèle étrangère n'en ressort pas toujours grandie.
Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu une publication Soleil Manga. L'édition est propre et la traduction assez soignée, Honda bénéficiant de quelques expressions bien senties. Je m'interroge toutefois sur le choix de traduire certains titres (L'Attaque des Titans) mais pas d'autres (Ore Monogatari), mais cela vient peut-être d'un problème de droits ?
La série ne compte que quatre tomes, et cela me parait correct afin de ne pas saturer.
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Tuc
Mangaversien·ne


Inscrit le : 30 Juil 2006

Message Posté le : 08/02/20 01:02    Sujet du message: Répondre en citant

Plusieurs lectures ces derniers temps dont j'avais envie de parler mais sans non plus en faire un topic

Shaman King 1 et 17/33 (si vous ne l'avez pas lu, on avait déjà parlé de cette réédition dans le topic Kana)
Dans l'ordre de ma lecture, j'ai en fait lu le dernier tome, ayant déjà lu la série une fois. J'avais aussi déjà lu cette fin il y a longtemps qui était trouvable en scantrad, et la relire m'a replongé assez facilement dans l'univers (surtout qu'on y retrouve tout le monde), mêlant les différentes religions (même si c'est plus influencé par le bouddhisme via les réincarnations mais c'est peut être une influence culturelle de l'auteur)
Je me suis ensuite laissé tenter par relire le tome 1 (qui est donc un double tome) et je me suis surpris à bien apprécier cette relecture, la série revient assez facilement en tête, avec son héros nonchalant qui le restera jusqu'au bout, on reste dans du shonen quand même assez classique puisque les premiers méchants seront les alliés finaux hein (je me demande quand même qui est le premier a avoir inséré cette règle dans les shonen) mais avec un univers et des personnages suffisamment intéressants pour que l'on accroche, et les dessins sont beaux, le lifting fait par l'auteur ayant surement aidé à ce que ça ne vieillisse pas trop
Du coup je vais surement refaire la série... et j'en ai même profité pour faire découvrir ) ma belle-sœur que la fin de cette série était publiée
Kana a classé Shaman King dans les "oeuvres intemporels" et je dois donner pour ma part plutôt raison. Je ne pensais pas replonger ainsi dans cette série qui ne m'avait pourtant pas laisser un souvenir transcendant
Du coup j'avais dit que je n'étais pas sur de faire les suites, mais après m'être penché sur la question je change d'avis

Jujutsu Kaisen tome 1 et 2
Je me suis laissé tenter par la nouvelle série "dark" de Ki-Oon issue du Jump pour laquelle Ki-Oon nous sort 2 tomes d'un coup comme souvent
pour ceux qui sont allergiques au shonen, vous pouvez passer votre chemin, on reste dans du classique, peut être un peu trop même
En effet le début est globalement un copier/coller de Bleach avec un héros curieusement fort (son grand-père essaye bien de lui expliquer pourquoi en lui parlant de ses parents mais il ne veut pas l'entendre et ce dernier décède - oh bin ça alors !) qui s'adapte curieusement bien à une situation tendue impliquant des monstres mais qui, en gênant la personne qui devait intervenir, se voit obligé d'obtenir des pouvoirs rapidement (ici en avalant un doigt moisi appartenant à un démon). Oui c'est quasiment la façon dont Ichigo obtient ses pouvoirs, en remplaçant démon par hollow et exorciste par shinigami (sauf qu'il ne prend pas les pouvoirs de l'exorciste mais bon...)
La suite copie un autre classique : Naruto avec une équipe rapidement formée de 2 garçons et une fille (bon la fille n'a pas les cheveux roses... mais roux) et un instructeur présenté comme le génie de sa génération qui... porte un bandeau sur les yeux... oui sérieusement c'est Kakashi
Au niveau des pouvoirs on est dans du classico-classique avec des pouvoirs de naissance et d'autres que l'on peut entraîner (et le héros ne pourra que s'entraîner... jusqu'à ce qu'on apprenne son ascendance ce qui lui donnera surement un pouvoir héréditaire)

Après au-delà de ses ressemblances tellement flagrantes que ça en serait presque des hommages, le titre a vraiment des graphismes et un univers qui lui est bien propre, et si on poussait la comparaison avec Bleach et Naruto, ce serait pour dire qu'on commence déjà avec le dernier arc car la série est nettement plus punchy et me fait penser à Black Torch par exemple à ce niveau là (série qui avait aussi un trio formé de 2 garçons et une fille... décidément). Pour exemple, s'il faut attendre je ne sais combien de temps avant un combat sérieux de Kakashi, ici à la fin du 2e tome on a déjà un joli combat qui montre la puissance de l'instructeur

Bref perso je vais donner une chance à cette série, même si j'espère que les ressemblances vont s'arrêter là (faudrait quand même que les éditeurs du Jump apprennent l'originalité, je ne peux pas croire que personne chez eux ne se soit rendu compte que cela ressemblait à ce point à leurs anciennes séries-phares)
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Dernière édition : Tuc le 25/04/20 00:48; Edité 1 fois
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taikun
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Message Posté le : 08/02/20 20:52    Sujet du message: Répondre en citant

Asadora T1 : Le retour d'Urasawa après plus de 2ans d'attente. J'étais resté dubitatif après la fin de Billy Bat qui pour moi constitue un beau gâchis tant le titre s'est perdu dans les intrigues alors que le potentiel d'en faire un bon Urasawa était là. Finalement et parce que j'aime le travail global d'Urasawa, je me suis lancé dans sa nouvelle série. D'emblée, on sent une simplicité dans le ton. C'est maitrisé, c'est fluide, on a là toutes les qualités de conteur d'Urasawa. La lecture est très plaisante, on s'attache facilement à Asa et aux autres personnages. La conclusion de ce premier tome donne envie d'en connaitre la suite même si dorénavant je reste méfiant quant à la capacité de l'auteur à développer et conclure de manière honnête et satisfaisante son oeuvre sur le long terme
_________________
Le (Re)retour de Ryu Fujisaki, auteur de Hoshin et Shi Ki , Stray Souls chez Pika Edition en 8 tomes Très content

Fondateur www.tokyo-hajime.fr
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Cyril
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Localisation : Evry

Message Posté le : 09/02/20 09:18    Sujet du message: Répondre en citant

Avec toi : un manga de chat où celui-ci n'a guère d'importance, étant surtout le témoin de la vie d'une famille et de ses évolutions. Si on commence avec une adoption assez classique, où le chef de famille râle un peu mais finit par l'accepter, les choses évoluent ensuite de façon plus sombre, voire glauque.

Les effets délétères de l'autorité du pater familias et de l'organisation de la famille traditionnelle japonaise (le père au travail, qui impose sa décision à sa famille, la mère au foyer, la pression scolaire) se voient de plus en plus au fur et à mesure qu'on avance dans le tome, notamment lorsqu'on découvre que le père a une maîtresse. Dès lors, la famille commence à se déliter : j'ai bien aimé l'évolution du fils, mais les choix de la fille m'ont davantage étonné : elle reproduit le modèle de sa mère alors même qu'elle sait qu'il a échoué. Si le manga finit sur une note d'espoir, celle-ci semble quand même bien futile par rapport à tout ce qui s'est passé et qui laisse l'impression d'un manga assez dur.
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Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs. C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
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