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Petites chroniques ciné et DVD (3)
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 04/10/18 11:30    Sujet du message: Spotlight / Les noces rebelles Répondre en citant

Je n'en doute pas herbv car je ne connais pas du tout bien les Monty Python. N'étant pas une fan aussi, je crois que je ne réalise pas trop. Quand j'ai dit que je n'aimais pas à fond ce film, j'ai été traitée d'hérétique par des collègues plus âgés que moi (oui, les autres de mon âge ne l'avaient juste pas vu) Mort de rire . Un jour, je verrai le début de La vie de Brian. Mon DVD est là de toute manière y'a plus qu'à Mort de rire .

D'autres films vus le mois dernier (je continue, même si c'est ennuyeux/laborieux, et peut-être que ça n'intéresse personne... je veux surtout m'habituer à garder une petite trace écrite sur les films vus alors je le fais ici).

Spotlight de Tom McCarthy (j'avais vu The Visitor avant, que j'avais trouvé très chouette), sorti en 2015



Ce film est "based on a true story", comme le fut Philomena. Il s'intéresse à l'équipe de journalistes d'investigation nommé Spotlight du Boston Globe (merci Therru), qui révèle, au début de notre siècle, un gros scandale de prêtres catholiques pédophiles sur Boston dans un premier temps, mais aussi sur tout le territoire des Etats-Unis voire le monde entier. Je voulais voir ce film au cinéma mais je l'ai raté. Et j'ai surtout voulu le voir car Gemini en avait parlé (je ne sais pas si c'est sur Twitter, via un lien vers son Senscritique?), et cela m'avait intrigué. Ce film a été couronné d'Oscars en passant.

J'appréhendais ce film tiré d'une histoire vraie, après ma déception de Philomena une semaine avant (jour pour jour) sur la même chaîne de télévision. Finalement, j'ai trouvé le film vraiment excellent. La réalisation est très dynamique, le tout étant surtout fait comme un thriller. On suit les journalistes en quête de vérité, le tout montrant la puissance de l'église catholique (et son impunité surtout). Rien à dire dessus, j'ai passé un excellent moment devant Spotlight. Je ne suis pas férue des histoires "vraies" d'habitude, mais ici, pas de pathos. Juste des personnes qui font au mieux pour faire éclater la vérité par conscience professionnelle aussi.


Les noces rebelles / Revolutionary Road de Sam Mendes (American Beauty) avec Leonardo Di Caprio et Kate Winslet, sorti en 2008.



Dans les années 50, un couple se forme. Elle est actrice de théâtre, lui ne sait pas ce qu'il voudrait devenir. Des années plus tard, ce couple détonnant se retrouve à vivre en banlieue, marié, avec 2 enfants, dans un conformisme dont il pensait être protégé. Elle est devenue femme au foyer et ne semble pas épanouie dans sa vie (ne reconnaissant plus celui qu'elle aimait), lui est devenu commercial dans la même entreprise que son père et s'ennuie au bureau. Jusqu'au jour où elle arrive à le convaincre d'un projet fou: partir vivre à Paris, l'endroit qu'il a préféré lorsqu'il a été en Europe lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Depuis 10 ans que je voulais voir ce film Très content (il fait ainsi partie des "ENFIN!") !!! Il est passé à la télé cette année, mais je l'ai raté. J'ai fini par trouver le DVD pour 1€ et j'ai donc décidé de l'acheter au lieu d'attendre un autre passage télé. Ce film regroupe un couple mythique: Leo et Kate que toute personne ado dans les années 90 a sûrement connu (avec passion ou... aucune). Le couple incontournable. Parfois, je me dis que tant mieux: si le Titanic n'avait pas coulé, ils seraient engoncés dans cette vie-là Très content (surtout Kate en fait).

Ce film est excellent. Il parle tout simplement de la vie, d'épanouissement, de conformisme, d'être coincé par la société mais aussi le quotidien, la routine. On voit ce couple parfait, la société conformiste des années 50, avec ses pavillons, ses jolies pelouses, des gens comme il faut. Et aussi la jalousie devant le projet formenté, la jalousie des autres, des amis, des collègues. Mais aussi les chaînes qui nous poussent à épouser le confort, et le prix à payer pour l'avoir. C'est un film assez dur et la fin est cynique (le coup de l'appareil Mort de rire ), où les fous ne sont pas ceux qu'on pense être. Les acteurs sont tout aussi excellents.


Dernière édition : Taliesin le 07/10/18 15:50; Edité 1 fois
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Therru
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 25 Avr 2007
Localisation : Liège

Message Posté le : 04/10/18 21:11    Sujet du message: Répondre en citant

J'aime beaucoup Terry Gilliam principalement pour son identité visuelle et sa direction artistique et sa réalisation, un peu moins pour les histoires qu'il raconte, souvent un peu fouillis niveau narration.

J'ai un souvenir très fort de "L'armée des 12 Singes" et "Les aventures du Baron de Münchhausen", notamment, alors que ça fait fort longtemps que je ne les ai pas vus. Il y a une dimension onirique qui laisse sa marque indélébile, au-delà de l'histoire.

"L'homme qui tua Don Quichotte" est du même acabit, j'ai adoré tout l'aspect réalisation et le soin des décors (ainsi que la performance d'Adam Driver, qui fait partie maintenant de mes acteurs préférés avec la confirmation pour moi de ses capacités avec "Paterson" de Jim Jarmusch). L'histoire cependant ne m'a pas laissé une empreinte forte, et j'aurais finalement beaucoup de mal à la résumer.

Sacré Graal me fait toujours autant rire, mais c'est tellement un concours de circonstances, de problèmes et de déboires et d'improvisation qui ont fait de ce film ce qu'il est qu'il serait impossible de reproduire sa magie aujourd'hui.

Taliesin a écrit:
Il s'intéresse à l'équipe de journalistes d'investigation nommé Spotlight du Washington Post


C'est le Boston Globe, le Washington Post c'est dans "The Post" de Spielberg. Clin d'oeil
Beaucoup aimé ce film aussi, très efficace sur la plan narratif et du rythme, avec beaucoup d'implication émotionnelle des acteurs, et la sujet est évidemment dévastateur, et cruellement toujours d'actualité malgré l'enquête choc...

Les Noces Rebelles, je l'ai vu une fois, jamais plus, c'est beaucoup trop déprimant dans sa réalité, et j'adore Sam Mendes pourtant. ^^

Taliesin a écrit:
je continue, même si c'est ennuyeux/laborieux, et peut-être que ça n'intéresse personne... je veux surtout m'habituer à garder une petite trace écrite sur les films vus alors je le fais ici).


Non non, c'est pas laborieux ou ennuyeux du tout, continue bien comme ça, ça motive les autres à discuter aussi. ^^ Clin d'oeil
Je ferai un petit post de deux lignes max par films que j'ai vu cette année au cinéma, tiens.
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Taliesin
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 07/10/18 15:48    Sujet du message: Films de septembre, suite et fin! Répondre en citant

@Therru: J'apprécie aussi la poésie et la réalisation de Terry Gilliam. Moins le côté un poil trop romantique à mes yeux. Je trouve également sa narration fouillis, mais je suppose que cela fait aussi partie de son charme. Globalement, il y a beaucoup de personnalité dans ses films, mais je crois que ça agit de moins en moins sur moi. Je n'ai vraiment pas aimé L'homme qui tua Don Quichotte (même si j'aime bien Adam Driver aussi Sourire). Quant à L'armée des 12 singes, j'ai beaucoup aimé le (re)voir enfin (car je l'ai vu il y a super longtemps, à la télé, à l'heure du dîner, quand on se parle tous quoi, comme Se7en dont je n'ai quasi aucun souvenir non plus d'ailleurs). En revanche, encore une fois, je n'ai pas trop aimé la romance qui se dessine entre Bruce Willis et l'héroïne du film. Mais tout le côté folie est super bien rendu. Après, je pense que j'ai gardé de meilleurs souvenirs, ce qui a pu ternir ma vision cette fois!

Je comprends pour Sacré Graal!!!! ça n'a juste pas trop fonctionné sur moi ^^ mais oui il y a de superbes moments d'absurdité.

Pour Spotlight: oui, je ne sais pas pourquoi je suis obsédée par le Washington Post en fait... En plus, je n'ai même pas vu The Post que j'ai raté comme Spotlight, et je ne savais même pas que The Post était sur le Washington Post, pour te dire Mort de rire Mort de rire Mort de rire . Non, vraiment, il y a inception!!!!

Quant aux Noces rebelles, je peux dire que ça calme... Je pensais passer une soirée pépère eh bien non pas trop!!!! O_O C'est complètement déprimant même, il n'y a quasiment aucun échappatoire. Surtout le personnage de Kate Winslet...

Alors, je continue donc à poster ^__^ . Merci! Après, si c'est ennuyeux, il suffit de ne pas lire Mort de rire . Voici donc la suite et fin des films de septembre!

The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson, sorti en 2014, avec beaucoup d'acteurs connus!!!


L'histoire d'un grand hôtel déchu étroitement liée à un homme très riche qui vient chaque année y passer ses vacances en prenant toujours la même chambre minuscule: celle d'un groom.

Vu au cinéma, je ne l'avais jamais revu depuis. C'était mon coup de coeur de 2014, ce qui n'empêche pas le fait que j'ai totalement oublié l'histoire de ce film!!! Quand il est passé à la télé, j'ai craqué: je l'ai revu. Et j'ai vraiment bien fait car j'ai totalement redécouvert ce film. C'est fou. En plus, j'ai reconnu le personnage féminin: c'est bien l'héroïne de Lady Bird (oui j'ai adoré ce film)!!! Que dire sur The Grand Budapest Hotel, c'est (à mes yeux) le plus beau film de Wes Anderson, le plus réussi aussi, le plus facile à regarder. C'est mainstream et totalement soigné, poétique, bourré de personnalité, beau, drôle, touchant, farfelu, et évidemment, plein de nostalgie! La narration est maîtrisée, le film ne manque pas de rythme, c'est accessible aussi. Je n'ai as vu tous les films du réalisateur (Fantastic Mr Fox, La vie aquatique, La famille Tenenbaum, A bord du Darjeeling Limited, Moonrise Kingdom, L'île aux chiens), mais c'est vraiment mon préféré de très très très loin (et bien devant L'île aux chiens que je n'ai pas autant aimé que je ne le pensais!). J'ai vu The Grand Budapest Hotel un dimanche, Les noces rebelles un samedi et Spotlight un jeudi. J'ai trouvé le rendement de cette semaine-là vraiment très très bon Très content


La mémoire dans la peau (The Bourne Identity) de Doug Liman, sorti en 2002. Avec Matt Damon.


En Méditerranée, un bateau de pêche récupère un homme criblé de balles. A son réveil, cet homme ne se souvient de rien mais montre des aptitudes physiques et intellectuelles hors du commun. Il se trouve qu'il connaît en plus plusieurs langues. Il cherche ainsi à savoir qui il est, finissant dans une chasse à l'homme dans laquelle il entraîne une jeune femme.

Ce film est dans la catégorie des "ENFIN". Je l'ai vu grâce à The Grand Budapest Hotel, sur TF1 Séries et Films (la chaîne 20, je ne la connaissais pas!!!), après lequel on voyait une annonce pour le film du jeudi. La saga a été prévue chaque jeudi, mais j'ai manqué la suite. Tant pis. Mon objectif était de voir enfin La mémoire dans la peau! Le film est sorti en 2002, et j'avais déjà eu envie de le voir au ciné car je lui trouvais réellement un air de film d'action des années 90, avec des combats qui ne sont pas des combats d'arts martiaux inspirés par les films de Hong Kong (suite au succès de Matrix avec Yuen Woo Ping), comme ce fut le cas dés la fin des années 90 jusqu'à la moitié des années 2000. Puis finalement, il y a eu 5 films et je n'ai jamais réussi à les croiser lors de passages télé!!!

En bref, je vois ce film un poil tard mais j'ai aimé ce film d'action. C'est très bien fichu, ça va souvent à l'essentiel, il y a quand même une histoire alambiquée d'identité perdue (à la XIII), une atmosphère paranoïaque (c'était la mode des "complots" du gouvernement, suite à l'époque X-Files, Ennemi d'Etat, il y avait aussi La recrue à cette époque, avec Al Pacino et Colin Farell), des bonnes scènes d'action, du combat, et même une petite romance. C'est un film qui se tient plutôt bien. J'ai aimé, mais pas adoré. Je pense que celle que j'étais à l'époque de sa sortie aurait adoré par contre Sourire . Mais je suis super contente de l'avoir vu! Il y a aussi un petit cachet de voir un film avec un acteur comme Matt Damon, un film d'action avec des courses poursuite dans un décor européen (et parisien), sans qu'on ne soit dans un production Besson!!! D'ailleurs, pour parler de Paris, je dois dire que ça m'a replongée dans cette époque et que le paysage a quand même changé. Les voitures sont beaucoup moins rondes qu'aujourd'hui, on y voit des cabines téléphoniques avec le logo & de France Télécom (même quand je l'écris, ça me vieillit Mort de rire ), ou encore quand LCL s'appelait encore "Le Crédit Lyonnais" en toutes lettres.


Closer, entre adultes consentants de Mike Nichols (Le Lauréat), sorti en 2004. Avec Natalie Portman, Clive Owen, Julia Roberts, Jude Law. Adapté d'une pièce de théâtre.


Dan (Jude Law) travaille dans la rubrique nécrologique d'un quotidien anglais, à Londres. Il rencontre Alice (Natalie Portman), une Américaine, alors que celle-ci est renversée car elle regardait dans le mauvais sens en traversant. On les retrouve quelques années plus tard, ils vivent ensemble. Dan est désormais romancier et se fait photographier (pour la sortie de son livre) chez Anna (Julia Roberts) dont il tombe éperdument amoureux. Celle-ci le rembarre. Sur un chat en ligne, il joue un mauvais coup à un certain Larry (Clive Owen), dermatologue, en se faisant passer pour Anna, jolie blonde à forte poitrine. Surprise, Larry et Anna se mettent ensemble.

Depuis super longtemps, je voulais voir ce film (catégorie des "ENFIN"). Natalie Portman devait être sacrément à la mode, car sur la même période, je voulais aussi voir un autre film avec elle (et dont je vais aussi parler): Garden State. J'associe souvent ces deux films, pas à cause de l'actrice, mais surtout pour une raison: c'est dans ce même sujet que j'ai entendu parler d'eux! Donc, si je me traîne ces films dans un coin de ma tête, c'est donc à cause d'une personne ici... qui ne poste peut-être même plus? Je ne sais pas. Il semble en tout cas que dans la décennie passée, on voyait beaucoup Natalie Portman (qui a sûrement eu des fans ici) ou bien Jude Law (à en juger par les jaquettes des DVD que j'ai achetés récemment). J'ai vu ce film en DVD: on le trouve très facilement en plusieurs exemplaires dans n'importe quelle boutique, d'occasion, pour 1€. Et il y en a encore une pelleté!!! Même commentaire pour Garden State d'ailleurs Mort de rire Mort de rire .

Je ne savais pas grand chose de ce film en le regardant, à part le côté chassé croisé. J'aime bien l'affiche du film sinon. Je savais qu'on était pas dans une comédie romantique, et c'est aussi pour ça que j'ai voulu le voir. Enfin, j'ai aussi vu ce film pour son quatuor d'acteurs/actrices. Du coup, au touuuuut début du film, avec son ralenti sur Jude Law et Natalie Portman et son "Can't take my eyes off you" (pas en dance, mais SUPER MEGA DOUX a cappella), j'ai craint. J'ai pris peur devant une romance dégoulinante. Mais j'ai eu tort. On est bien dans un film "entre adultes consentants". Le film se déroule sur quatre années, avec plusieurs sauts dans le temps. Chaque action d'une personne (souvent Jude Law en fait), a des répercussion sur les autres personnages. Les remous provoqués sont bel et bien là et le statut quo n'est jamais très long. J'ai finalement aimé ce film avec son ton assez particulier (je trouve), j'ai aussi aimé les personnages, ainsi que les acteurs et actrices. Par contre, le chassé croisé donne quand même beaucoup plus de place au triangle amoureux Clive Owen x Julia Roberts x Jude Law, j'ai trouvé le personnage de Natalie Portman un poil de côté, et ce, même socialement (elle est Américaine, a fait peu d'études, de ce que je comprends, n'est pas dans un milieu professionnel intellectuel, contrairement aux trois autres). Quoiqu'elle ne révèle pas tout, et ce jusqu'à la fin du film. J'ai trouvé ce film très intriguant de bout en bout en somme Sourire et j'en garde un bon souvenir!

Sinon, les mecs comme Jude Law, c'est... non merci. Collant, romantique, rêveur, compliqué, sensible Mort de rire insupportable en somme Mort de rire . Curieusement, je préfère largement le personnage de Clive Owen, beaucoup plus direct, alors que c'est un sacré prédateur sexuel et un gros obsédé... Mort de rire (je ne me comprends pas non plus...). Et sinon, je crois que Londres agit bien sur moi, j'ai tendance à plutôt aimer les films romantiques qui s'y passent, même Coup de foudre à Notting Hill (oui, celui avec Hugh Grant et Julia Roberts, oui, je n'assume pas tout à fait Mort de rire ).


Garden State de de Zach Braff, sorti en 2004. Avec Zach Braff (de Scrubs, que tout le monde a probablement déjà regardé sauf moi...) et Natalie Portman (on y voit aussi l'interprète de Sheldon dans Big Bang Theory, plus jeune, dans un rôle tout aussi farfelu visiblement Mort de rire ).


Largeman est un jeune adulte qui n'a pas encore 30 ans. Il essaie de percer dans le cinéma, et joue un dans une série télé, ce qui l'emprisonne dans un certain type de rôles. Depuis son enfance, il a toujours pris un tas de médicaments (calmants...?) contre la dépression, et se sent anesthésié. Sa mère vient de décéder, ce qui le fait retourner dans le New Jersey (à Garden State plus précisément), dans une maison familiale avec un père très froid (qui est aussi son psy... euh O_O) avec lequel il n'a pour ainsi dire aucune relation. Il fait donc le tour de ses amis de lycée, effectuant tous des boulots sans intérêt (flic, creuseurs de trous dans les cimetières...), jusqu'au jour où il rencontre une fille très gaie (et "innocente"): Natalie Portman (bien sûr!!!!).

Comme dit au-dessus, encore un autre film que j'ai vu grâce au forum, et que j'ai longtemps associé à Closer, pour adultes consentants (et un film "ENFIN"). Là aussi, je n'ai eu qu'à me baisser pour ramasser le DVD, et c'est encore le cas aujourd'hui. Je crois que j'étais super attirée visuellement par l'affiche postée dans le sujet (affiche qui n'a pas été reprise du tout pour la jaquette du DVD qui elle, m'aurait fait fuir tant elle est laide). Le titre aussi était intriguant.

Et finalement, après tant d'années intriguée, je dois dire que malheureusement, ce film est un gros flop! Alors soit je suis trop vieille pour le regarder, parce que ça parle vraiment d'une période de la vingtaine, avant la trentaine, la fameuse période de doutes, celles où on a encore des rêves (bon, je suis blasée en fait perso...)? Je pense aussi que je n'ai juste pas aimé parce que j'ai trouvé ce film assez mou en fait. Je l'ai aussi trouvé un poil nombriliste ("moi, moi, moi" ^^; en fait, le réalisateur s'est apparemment inspiré de son propre vécu). J'ai trouvé les personnages entourant le héros un poil farfelus. Je n'ai pas aimé la romance (que j'ai trouvé assez niaise). Je n'ai pas aimé le personnage incarné par Natalie Portman (et qui a une famille un peu chelou aussi). C'est probablement un film hyper générationnel, qui transpire les années 2000 ^^; . Je ne sais même pas si des jeunes d'aujourd'hui ayant l'âge des personnages, aimeraient le film. Car les temps ont aussi bien changé en fait (enfin, c'est ma perception aussi). Après, ce n'est pas mal filmé, ce n'est pas mal joué, ça se regarde plutôt bien, les musiques sont bien aussi (on entend Imogen Hearp à la fin, chouette musique). Mais je ne sais pas. Un peu vain? Et que dire de la fin aussi (niaise à mes yeux). Je crois que c'est vraiment un film que je vois beaucoup trop tard en fait.


Mirrormask de Dave McKean, scénario de Neil Gaiman, sorti en 2005.


Helena est une jeune adolescente qui en a marre. Ses parents ont un cirque dans lequel elle travaille et elle aimerait surtout avoir "une vie normale". Un soir, sa mère a un malaise et elle s'en veut. Inquiète et anxieuse, elle est transportée dans un autre univers dans lequel elle doit rechercher un "talisman" pour réveiller la reine blanche. Mais la reine noire la recherche et ses alliés nombreux. Helena est accompagné de Valentin dans sa quête. Dans cet univers, les personnes ne montrent pas leur visage et sont toujours parées de masques leur permettant d'exprimer leurs sentiments. Dans notre monde, une autre Helena a pris sa place, une Helena bien plus sombre, en pleine crise d'adolescence.

J'ai voulu voir ce film depuis une dizaine d'années (encore un "ENFIN") pour des raisons évidentes: Neil Gaiman et Dave McKean. Puis je le croise en DVD, pour 1€. C'est l'occasion qui fait le larron comme on dit. Et en même temps, j'ai longtemps redouté de voir ce film. Je ne connaissais pas le synopsis, je voulais seulement le voir, avant tout pour l'univers visuel et artistique de Dave McKean, le comparse de Neil Gaiman.

Après tant d'années, verdict? Je ne pense pas que je vois ce film "trop tard". Mais c'est hélas un autre flop. En effet, le film est vraiment très mou, l'histoire est vue et revue (un mélange entre De l'autre côté du miroir et L'histoire sans fin pour la quête, avec un mélange d'adolescence), elle ne tient pas très longtemps et on sent donc que le tout est étiré en longueur. Le visuel tient bien (certains effets spéciaux font un poil datés, mais là, ça me va), et c'est avant tout cet aspect qui est réussi. L'univers inquiétant de McKean est plutôt bien fichu, avec ses chats, ses personnages masqués, on est dans un féérique non pas merveilleux mais plutôt sombre, où les monstres sous le lit se tapissent pour attendre leur proie. Et c'est donc tout ce que j'ai retenu de ce film, pourtant pas très long (1h30 environ, 40?) qui m'a paru durer une éternité. Vraiment à réserver aux fans du duo avant tout, les autres passeront probablement leur chemin. Je trouve vraiment que c'est dommage au final.


Le Hobbit: Un voyage inattendu de Peter Jackson, sorti en 2012. Adapté du fameux Bilbo le Hobbit de Tolkien, évidemment.


On retrouve Bilbo, l'oncle de Frodon, racontant à l'écrit une histoire que son neveu n'a jamais connue. Bilbo, encore une jeune hobbit, est entraîné malgré lui dans un voyage aux côtés de Gandalf et de 13 nains, en tant que cambrioleur. En effet, les nains aimeraient récupérer leur montagne occupée par un dragon nommé Smaug. Depuis des générations, les nains sont itinérants. Bilbo va devoir quitter son petit confort et sa belle Contée, surtout que le chef des nains, Thorin, n'a pas l'air de lui faire confiance.

Lorsque cette nouvelle trilogie a été annoncée, j'étais très réfractaire à l'idée de la voir. Je n'ai donc pas été voir ce film, surtout que l'on parlait bien d'une trilogie, avec des films de quasi 3 heures chacun, pour un livre qui faisait environ 300 pages, là où je pouvais comprendre la trilogie pour Le seigneur des anneaux. Je voulais bien le voir à la télé, mais je l'ai manqué à chaque fois. Si bien que cette fois-ci, j'ai réussi à me préparer pour être devant, sur France 4. C'est donc la raison pour laquelle je n'ai pas poursuivi l'autre saga, celle de Bourne Mort de rire .

Finalement, de manière "inattendue" (pour rester dans le thème), j'ai plutôt aimé ce film!!! Je dois dire que j'ai été agréablement surprise. Le film met beaucoup de temps à commencer, mais j'ai été entraînée visuellement par la beauté des paysages, par la beauté de la musique aussi, et par le voyage évidemment. La scène des nains à la maison m'a bien fait rire, comme ce fut le cas dans le livre (que j'ai dû relire il y a quelques années, en version commentée, mais dont il ne me reste, je le réalisais devant le film, plus grand chose Surpris ). Et puis, il y a la fameuse scène avec Gollum (je pensais qu'elle n'arriverait qu'au second film, soit comme dans le livre, au milieu), le plus grand acteur de la décennie passée Mort de rire . Rien à dire de mon côté du coup, je me suis beaucoup divertie. Ceci dit, vu que le film sort après l'autre trilogie, beaucoup d'allusions sont faites à l'anneau, et je n'avais pas souvenir qu'il y avait tout ça dans le livre. Et surtout, déception le jeudi suivant: il n'y avait pas La désolation de Smaug mais Le retour du roi (ils ont passé tout Le seigneur des anneaux les mardi, mercredi, jeudi sur France 4). Dommage! Je me demande ce que donnent les 2 autres films et ce qu'ils vont bien pouvoir y raconter! Mon point de reproche, c'est la longueur de certaines scènes d'action, surtout la dernière avec les orques et puis l'ennemi juré de Thorin. Enfin, je voulais aussi signaler l'aspect de Thorin, qui ne fait pas trop "nain", le seul qui fait "beau gosse", c'est simple, c'est juste Aragorn en nain en fait Mort de rire alors que les autres ont des visages plus... typiques (?). J'ai beaucoup aimé la scène de la traversée en montagne, avec les géants de pierre sinon Sourire .


District 9 de Neil Blonkamp, sorti en 2009.


Un vaisseau extra-terrestre est stationné depuis 20 ans dans le ciel de Johannesburg. Les aliens, surnommés "crevettes", sont parqués dans un ghetto appelé "district 9", suite aux problèmes sociaux que leur présence a engendré parmi les êtres humains. Au milieu de tout ça, le MNU, une organisation humanitaire internationale, décide de déplacer les "crevettes" dans un nouvel endroit (qui ressemble plutôt à un camp de concentration) afin de débarrasser le ghetto. Les "crevettes" se sont habituées à la vie sur Terre, devenant accrocs aux boîtes d'aliments pour chats et commerçant avec les Nigériens. C'est le grand jour pour Wirkus du MNU qui a une promotion et qui est chargé de la mission d'évacuation du District 9. Mais tout ne se passe pas comme prévu pour lui.

Un autre film de la catégorie "ENFIN". Sorti en 2009, ce film a beaucoup fait parler de lui. J'entendais aussi du bien à son propos, mais je ne l'ai jamais vu. Sûrement parce qu'il ne passait pas au cinéma juste à côté de chez moi. Et que je ne l'ai jamais vu à la télé non plus. J'ai fini par m'offrir le DVD pour la modique somme de 1€. Le lecteur DVD/BR est une véritable révolution chez moi (oui, Netflix existe je suis au courant, mais quand je vois visuellement des piles s'accumuler, je finis par regarder Très content c'est moins vrai sur le virtuel, loin des yeux, loin du cœur!).

J'ai vu ce film sans rien savoir sur lui si ce n'est une chose: c'est sud-africain, pas américain, ce qui change un peu, et puis on y parle d'extra-terrestres. Maintenant, je comprends enfin pourquoi Dead Dead Demon's Dedededestruction fait visuellement penser à District 9 avec son vaisseau stationné dans le ciel de Tokyo. J'ai donc bien aimé ce film, assez surprenant avec son début très télé réalité, où on reconstruit la journée de Wirkus. L'apparence des "crevettes" surprend, de même le fait qu'humains et crevettes parviennent à communiquer sans parler la même langue. La cohabitation rappelle évidemment un certain passé dans l'histoire de l'Afrique du Sud, forcément. On pourrait presque sortir un film sur les extra-terrestres aujourd'hui, en Europe, pour parler d'une autre migration...

Le côté non Américain donne des acteurs inconnus et c'est aussi ce qui donne surprise au film: on ne sait finalement pas vraiment qui peut y passer ni quand (quand des acteurs sont connus, certains sont des "premiers" et ne meurent jamais). J'ai trouvé le film assez violent d'ailleurs, surtout visuellement, pas mal de moments bien glauques et sanglants. Il y a aussi un aspect "buddy movie" au milieu du film, entre un humain et une crevette. Mais surtout, la fin est un peu trop bourrée d'action pour moi, un peu trop bourrin. Le héros est difficile à apprécier, parfois capable de gentillesse, et souvent très con Mort de rire Mort de rire (surtout à la fin, probablement pour rallonger le film je pense O_O non parce que sérieux mais POURQUOI TU AGIS COMME CA?????).

En bref, j'ai aimé ce film, c'est une surprise mais c'est aussi un film qui ne se regarde (je trouve) qu'une fois. Avec une morale classique de l'humain qui n'est pas toujours celui qu'on croit. Ni le monstre.


En conclusion, les DVD payés quelques euros m'ont permis de voir plein de films de la décennie précédente Très content sans avoir à attendre un passage télévision ^^ .
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Therru
Mangaversien(ne)


Inscrit le : 25 Avr 2007
Localisation : Liège

Message Posté le : 10/10/18 22:15    Sujet du message: Répondre en citant

Taliesin a écrit:
En plus, j'ai reconnu le personnage féminin: c'est bien l'héroïne de Lady Bird (oui j'ai adoré ce film)!!!


Saoirse Ronan !! Mon actrice préférée et de loin. Professionnelle, tellement versatile, discrète dans sa vie privée, et un talent immense. Puis ce regard...

J'adore Wes Anderson aussi, et j'aimerais vraiment que ses premiers films (Life Aquatic, Tenenbaum, etc.) sortent en Blu-ray.


Taliesin a écrit:
Je me demande ce que donnent les 2 autres films et ce qu'ils vont bien pouvoir y raconter!


Beaucoup de gens crachent sur cette trilogie, et c'est vrai qu'il y a pas mal de longueurs et de passages un peu inutiles, et on sent que Peter Jackson en avait un peu marre de cet univers et s'était retrouvé un peu la main forcée. Mais j'aime cette série à sa façon, notamment grâce aux acteurs parfaitement à l'aise dans leur rôle et quelques scènes très fortes (surtout dans La Bataille des cinq Armées). Je vois les défauts qui en font une série moins maîtrisée que la trilogie LOTR, mais j'ai pris du plaisir à me replonger dans ce monde.


Sinon, mes films vus au cinéma cette année, première partie (janvier - mars).

The Greatest Showman : Histoire complètement romancée avec pas mal de clichés d'un personnage historique loin d'être aussi noble dans la vraie vie, mais on sent tellement le projet passion qu'on se laisse emporter par le rythme des acteurs, et les chansons sont magnifiques (à tel point que une fois sortie du ciné, j'ai enregistré l'album sur Spotify). Un film moyen que j'ai adoré.

Wonder : Un petit film "feel good" sans prétention, très prévisible dans sa morale et son déroulement et sans surprise au final, mais ça se laisse bien regarder, et le réalisateur s'attache à présenter plusieurs points de vue et pas seulement celui du garçon défiguré.

La forme de l'eau : Guillermo Del Toro est un maître au niveau visuel et c'est toujours autant un plaisir à regarder ses films. L'histoire est touchante, la dernière image est magnifique, mais je ne sais pas, je n'ai pas accroché à un niveau émotionnel pur, mais plus intellectuel. C'était beau mais un peu dénué d'émotions pures.

The Disaster Artist : Les coulisses d'un des meilleurs pires films du monde, qui comme souvent sont remplies d'anecdotes savoureuses et improbables et de créateurs hauts en couleurs. James Franco est superbe dans ce rôle aussi. Un film à la fois drôle et touchant sur les conditions de production et de tournage d'un film, mais j'en retiendrai avant tout une belle histoire d'amitié, même si un peu toxique tout de même.

Jumanji, Bienvenue dans la jungle : Un joli reboot/suite (il est fait allusion au premier avec Robin Williams), propre et divertissant. Rien d'indispensable mais on passe un moment agréable, et c'est ce que j'attendais de ce film.

The Florida Project : Un film à la fois sombre et lumineux, qui illustre bien toute la misère humaine et à quel point le monde est à la fois un endroit merveilleux et un trou immonde où les rêves viennent mourir. La petite fille qui tient le rôle principal est magnifique d'innocence et de naturel, et nous fait ressentir toute la peine que dans quelques années, elle sera devenue comme sa mère, qui essaie pourtant à sa façon de l'en préserver. Un film très beau et très dur dans sa légèreté.

Black Panther : Un très bon film de super-héros pour moi, très coloré et fun avec un méchant d'une vraie prestance et qui remue le héros aussi bien au niveau physique qu'émotionnel. Pour d'autres, c'est un film avec une signification plus forte encore en termes de représentation, et qui j'espère se poursuivra à l'avenir et sera normalisé un jour futur.

Lucky : Film vu avec ma mère (je n'aurais pas été le voir moi-même), un film qui se laisse regarder, avec de jolies scènes et une belle dernière apparition à l'écran de Harry Dean Stanton, mais qui est un peu trop "théâtral" (beaucoup de monologues tout de même) dans sa construction et le rapport développé entre les personnages.

3 Billboards outside Ebbing, Missouri : Un film coup de poing, superbement filmé et interprété avec une Frances McDormand méconnaissable tant elle se fond dans son personnage. Un film complètement non-manichéen, où tout le monde à tort et raison d'un point de vue différent, et où chacun parvient tout de même à trouver un terrain d'entente sur la fin, sans pour autant ne trouver aucune résolution définitive. Un très grand film basé sur un scénario complètement original et prenant.

Tout l'argent du monde : Ridley Scott m'a assez déçue ces dernières années, notamment avec son horrible "Alien : Covenant" (quel gâchis complet à tout niveau, même Prométheus était plus solide que cela), et ce film est dans cette lignée. Erratique dans sa construction, dans son découpage, de mauvaises transitions, un manque de maîtrise de l'unité de lieu et de temps, des personnages non-développés... Reste la maîtrise visuel et l'oeil du cadrage du réalisateur, mais c'est loin d'être suffisant pour prendre du plaisir à regarder ce film. On mettra néanmoins à son crédit de n'avoir pas hésite à remplacer Kevin Spacey après les accusations d'abus sexuels. Christopher Plummer parvient de toute façon à largement effacer Spacey de l'esprit compte tenu de sa prestation (une des rares bonnes du film, mais pour être franc, les autres acteurs n'avaient pas grand chose dans leur rôle non plus).

Tomb Raider : Un bon petit film d'action, avec une superbe Alicia Vikander, parfaite dans ce rôle. J'espère une suite qui améliorera la formule davantage.

Ready Player One : Rien à redire d'un point de vue visuel et découpage de l'action, Spielberg est un vétéran qui ne m'a jamais déçue à ce niveau-là. Néanmoins, l'histoire est plutôt bancal, le monde mal défini, et l'histoire d'amour assez malalaisante. Ca se laisse regarder et mon amour pour le travail du réalisateur obscurcit mon jugement de toute façon.
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Gemini_
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Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 10/10/18 23:19    Sujet du message: Répondre en citant

Allez, je m'y mets aussi. Films vus cette semaine, pardon aux familles tout ça.

Gothic & Lolita Psycho : Un film qui se situe dans la lignée des Sushi Typhoon, ces productions japonaises outrancières avec la main lourde sur le gore et le délire. Celui-ci ne déroge pas à la règle, et nous invite à suivre à une héroïne vêtue en gothic lolita - d'où le titre - partie supprimer les assassins de sa défunte mère. Le tout à l'aide d'un parapluie dissimulant des armes mortelles.
C'est aussi bas du front que le suppose le synopsis. Le réalisateur multiplie les situations absurdes et les antagonistes étranges, sur un scénario bourré d'incohérences alors qu'il tient sur un post-it. Néanmoins, son délire assumé et une chorégraphie des combats étonnamment réussie, tirant pleinement partie des spécificités des armes de l'héroïne, en font un divertissement efficace. Malheureusement, la fin essaye de se recentrer sur son histoire, avec un dernier affrontement qui s'avère aussi le plus faible. Le film se ferme ainsi sur une mauvaise note, c'est dommage. Après, entendons-nous bien, je ne recommanderai de toute façon ce long-métrage qu'à des tarés adeptes de ce genre de productions. Pour les autres, il y aurait de quoi se flinguer.

Cani Arrabbiati : La semaine dernière disparaissait le compositeur italien Stelvio Cipriani, un des maitres du cinéma de genre des années 60/70. Sa plus célèbre bande-son reste probablement celle de Cani Arrabbiati, qui fût aussi le dernier film de Mario Bava. Une reconnaissance qui s'explique à la fois par le dynamisme de son thème principal, et par une musique qui semble ne jamais vouloir s'arrêter.
Le film commence lorsque quatre braqueurs volent la paye des salariés d'une entreprise pharmaceutique. Dans leur fuite, leur pilote se fait descendre, et ils doivent prendre des otages pour s'en sortir. A partir de là, l'histoire se déroule dans la voiture des malfaiteurs, avec leurs trois infortunés compagnons de voyage.
Pour son dernier long-métrage, Mario Bava impressionne par une énergie folle. Cani Arrabbiati est aisément un des long-métrages les plus nerveux que je connaisse. Il ne s'arrête jamais, la tension est omniprésente, palpable d'un bout à l'autre, avec une situation prête à exploser à tout moment. Cardiaques s'abstenir, ce film met les nerfs à rude épreuve, bien aidé par l'interprétation des acteurs et la mise-en-scène de Mario Bava. Le concept est aussi simple que le résultat efficace, et la musique de Cipriani vient encore renforcer le sentiment d'urgence. Je lui reprocherais peut-être d'avoir une péripétie de trop, vers la fin. Et les acteurs sont presque trop bien dirigés, les dialogues trop subtils, ce qui rend la fin prévisible mais non moins marquante.
Et si le meilleur film de Mario Bava n'était pas aussi son dernier ?
_________________
- Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
- Ça correspond à bon !
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sushikouli
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Inscrit le : 29 Oct 2003

Message Posté le : 11/10/18 00:00    Sujet du message: Répondre en citant

Therru a écrit:
3 Billboards outside Ebbing, Missouri : Un film coup de poing, superbement filmé et interprété avec une Frances McDormand méconnaissable tant elle se fond dans son personnage. Un film complètement non-manichéen, où tout le monde à tort et raison d'un point de vue différent, et où chacun parvient tout de même à trouver un terrain d'entente sur la fin, sans pour autant ne trouver aucune résolution définitive. Un très grand film basé sur un scénario complètement original et prenant.

J'ai vu le film dans l'avion, et, si il était effectivement prenant (à aucun moment je n'ai eu envie de décrocher), je suis resté sur ma faim et... j'ai quasiment déjà tout oublié, à part son approche très forte de la difficulté du "vivre ensemble". Du coup, si c'est ce qui se fait de mieux / plus original au cinema en ce moment, ça fait un peu peur...

J'ai revu L'effet Papillon, qui vieillit bien et qui reste très prenant. Protocole Fantôme et Fallout, les deux derniers Mission Impossible sont d'une efficacité assez effrayante, malgré le culte de la surenchère propre aux superproductions Hollywoodienne. Tom Cruise a assurément gagné ses gallons d'acteurs de films d'actions et de cascadeur tous terrains. Il n'en fera probablement plus beaucoup maintenant, mais il a apporté une véritable assise à la franchise sur laquelle je n'aurais pas misé en 1997 alors qu'elle faisait un peu "idée du pauvre pour un cinéma en crise avec des acteurs en bout de course".

Alien Covenant : Quelques bonnes idées quand même, d'autres prévisibles. Je ne serais pas aussi dur que toi. C'est de l'horrifique-pop corn, quoi.

Il a déjà tes yeux : J'aime beaucoup Lucien Jean-Baptiste que j'ai découvert via le doublage où il excelle, mais c'est également un bon acteur à l'écran et meilleur réalisateur encore. Ses films sont touchants de sincérité, drôles et à l'échelle humaine. J'ai passé un très bon moment avec Première Etoile, j'ai trouvé DieuMerci! un peu en-dessous, mais Il a déjà tes yeux remontait d'un cran (d'ailleurs, je découvre que France 2 a décidé de produire une série en 6 épisodes).

Se7en: Je n'avais jamais vu ce classique du cinéma, et il me semble que j'étais passé entre les spoils. Lui, il a mal vieillit et sa construction était pour le moins prévisible. Du coup, déçu. Déçu de ne pas l'avoir vu il y a 20 ans, avec mon bagage de spectateur de l'époque et non celui de maintenant.

Baywatch : Un nanar excellent au 40e degré ! Au 1er, on se demande ce que Dwayne Johnson est venu faire là-dedans... Ce garçon a du potentiel en matière de comédie et d'autodérision, mais avec un vrai scénario, quoi...
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Therru
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Inscrit le : 25 Avr 2007
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Message Posté le : 11/10/18 10:55    Sujet du message: Répondre en citant

sushikouli a écrit:
Du coup, si c'est ce qui se fait de mieux / plus original au cinema en ce moment, ça fait un peu peur...


Par "original" j'entends toujours "non basé sur l'oeuvre issu d'un autre support ou fait réel dramatisé ou qui fait partie d'une série/franchise/univers".
Après, les attentes personnelles, tout ça, c'est très variable d'une personne à l'autre. Tous les films ne doivent pas changer ta vie non plus, et il y a assez de styles de cinéma je pense pour que chacun trouve encore son compte. Bien plus que dans les manga pour moi. Sourire


sushikouli a écrit:
Alien Covenant : Quelques bonnes idées quand même, d'autres prévisibles. Je ne serais pas aussi dur que toi. C'est de l'horrifique-pop corn, quoi.


Mais ce n'est pas l'essence de ce qu'a posé le premier épisode de la série, et Covenant n'a pas le côté explosif de Aliens non plus. Comme la franchise Terminator, les deux premiers opus sont d'excellents films (qui bouclent de surcroît parfaitement l'arc des personnages), et les suites ne parviennent jamais à recapturer cette impression.
C'est trop intello et trop rattaché à la franchise Alien par la présence de son réalisateur d'origine que pour pouvoir le prendre juste comme un film pop-corn divertissant. J'aurais peut-être été moins dure avec un autre metteur en scène. En plus il n'y a pas de tension, le "twist" de fin est téléphoné au possible, l'alien n'a aucun poids (CGI) ou présence menaçante, l'action est mal filmée et parfois ridicule (l'alien qui s'accroche au vaisseau...), et les personnages mal définis.

Non, je ne vois rien de ce qui a fait "Alien" ou une autre approche intéressante de la créature dans "Covenant", et avec Ridley Scott aux commandes je refuse de le voir comme un simple film pop corn style "Jumanji" ou "Tomb Raider".
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Taliesin
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Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 11/10/18 21:55    Sujet du message: Films d'octobre Répondre en citant

@Therru: Three Billboards fait partie de mes gros coups de coeur cette année aussi ^^ !!! Sinon, j'ai manqué The Florida Project ainsi que The Disaster Artist au cinéma. Quant à La forme de l'eau, après avoir enfin vu Le labyrinthe de Pan l'an dernier seulement, j'ai été le voir direct au cinéma. Je trouve comme toi qu'il manque un petit quelque chose à ce film. Quant au Hobbit, je fais partie des personnes que ça gave un poil de voir uniquement des licences à l'écran. Même si j'aime bien le film du Seigneur des anneaux. Si je n'avais pas vu Dark Shadows cette année (à la télé), Real Player One aura sûrement été mon pire film de l'année (en tout cas il reste le pire vu au cinéma) tant j'ai passé un mauvais moment. L'ode aux années 80 me lasse (et pareil pour toi sur la romance).


Depuis le début du mois, j'ai vu quelques films.

Moonrise Kingdom de Wes Anderson, sorti en 2012


L'histoire se passe dans les années 60 sur une petite île paumée de la Nouvelle Angleterre sur laquelle vit une jeune fille de 12 ans au caractère trempé. Elle fait une fugue amoureuse avec un jeune scout aussi sensible que débrouillard, orphelin, qui a eu une vie difficile. Les deux jeunes gens, esseulés et incompris par leur entourage vivent une idylle. Sur l'île, cette disparition provoque la panique.

J'ai manqué ce film au cinéma et je l'ai donc vu en DVD (à 1€...). Le casting mêle Frances McDormand (une mère de famille), Edward Norton (meneur de scout), Bill Murray (père de famille déprimé) et Bruce Willis (un flic célibataire), tous dans un rôle un peu ridicule. Comme tous les films de Wes Anderson, le visuel est particulièrement soigné (maniaque de la symétrie, couleurs magnifiques). L'histoire est pleine de nostalgie et de poésie. La solitude des personnages, leurs excentricités font aussi partie de l'univers de Anderson. Par contre, je ne saurais dire si j'ai aimé ce film. Pour moi, la narration ressemble beaucoup à celle de L'île aux chiens (ou plutôt l'inverse). Je n'ai pas été prise par l'univers du film, ni ressenti de l'attachement pour les personnages en fait. Je l'ai même trouvé un poil mou. C'est surtout beau, mais c'est un peu tout. Un rendez-vous manqué pour moi. J'ai surtout aimé voir Edward Norton et Bruce Willis!


eXistenZ de David Cronenberg, sorti en 1999


Allegra Geller est la conceptrice célèbre d'un jeu vidéo intitulé eXistenZ, permettant d'aller littéralement dans un autre monde. Alors en pleine présentation de son nouveau jeu, celle-ci est agressée par un groupe armé réclamant la mort de cette personne considérée comme une démone. Elle embarque avec elle un agent de la sécurité (Jude Law), et essaie de le convaincre d'entrer dans son jeu.

J'ai vu ce film il y a bien longtemps, chez un ami. Il avait acheté le DVD en ligne. Waouw. A l'époque, je connaissais 2 personnes ayant Internet à domicile au lycée. Ce film fascinant, je ne l'ai jamais revu, mais j'en ai toujours eu envie. Chose marrante, je lisais il y a peu un livre de Christopher Priest intitulé Les extrêmes, traitant de réalité virtuelle et écrit peu avant eXistenZ, que ce même auteur a adapté en roman.

Finalement, j'ai beaucoup aimé ce film. Les moyens sont peu nombreux, on sent le film qui n'a pas un gros budget. Mais Cronenberg nous embarqué dés le début du film, avec son jeu très intriguant et surtout ses pods, des manettes organiques arborant un ombilicâble. On est embarqué dans ce monde, dans ce jeu, tout comme l'est Jude Law. Le virtuel et le réel semblent s'influencer l'un l'autre (c'est d'ailleurs le cas dans Les extrêmes de Priest). Par contre, j'avais oublié que comme par hasard, on trouve de la bouffe chelou au... restaurant chinois! Même dans les mondes virtuels! Je reproche par contre tout l'aguichage de l'héroïne tout au long du film (qui m'a fatigué). J'avais aussi oublié à quel point c'est sexuel toutes ces histoires de bioport dans le dos ^^; .


Manhattan de Woody Allen, sorti en 1979


Isaac (Woody Allen) a 42 ans, sort avec une jeune fille de 17 ans qui l'aime, même si lui ne croit pas en cette relation. Son meilleur ami, Yale, marié, lui confie avoir une liaison avec une femme (Diane Keaton). Isaac a toujours vu ce couple comme le plus stable qu'il connaisse. Lui-même est divorcé deux fois et son ex-femme (Meryl Streep) est partie vivre avec une autre femme et a la garde de son fils. Mais surtout, elle écrit un livre sur leur couple, ce qu'il n'apprécie pas! Quant à lui, il écrit surtout des sketches pour la télévision mais tente d'écrire un roman parlant de son lieu préféré: Manhattan.

J'aime beaucoup Annie Hall, probablement un de mes films préférés du réalisateur (dont je n'ai pas vu tant de films). Mais souvent, Manhattan était cité dans ses meilleurs. Je me suis laissé tenter en DVD, car je savais le film dans un superbe noir et blanc. Pour le coup, j'ai été servie. J'ai aimé voir ce film finalement, avec ses dialogues parfois savoureux, ses personnages particulièrement névrosés et une certaine magie qui se crée autour de Woody Allen et Diane Keaton. J'adore leur rencontre. J'aime aussi les dialogues, hyper intello (tellement pas mon monde Mort de rire ), avec des "mon psy m'a dit ci, ça" comme si ils parlent de leur pote ^^ . L'univers de Allen s'inscrit aussi avec le personnage de Isaac et tout ce qu'il apprécie comme le cinéma de Ingmar Bergman. Sur le coup, je n'ai pas tant aimé le film mais finalement, certains moments et dialogues restent encore en moi.

Sinon, je dois dire que la relation entre la jeune fille de 17 ans et Isaac m'a semblé prophétique quand on connaît la suite de sa vie amoureuse bien plus tard...


La nouvelle vie de Paul Sneijder de Thomas Vincent, sorti en 2016


Paul Sneijder (Thierry Lhermitte) est la seule victime rescapée d'un accident d'ascenseur ayant chuté de 90m. Il en sort choqué, meurtri et surtout endeuillé de sa fille. Aujourd'hui, il vit avec sa seconde épouse avec qui il a eu deux fils qui sont au lycée. A son retour chez lui, il ne reconnaît plus les personnes avec qui il vit. Sa femme est obsédée par le procès et les dommages et intérêt afin de donner l'opportunité aux enfants de poursuivre leurs études dans les meilleurs universités américaines (un univers à haut potentiel pour reprendre ses mots). Lui étouffe et finit par prendre un emploi de promeneur de chiens (ou "dog walker" comme on dit à Montréal).

J'avais vu ce film au cinéma. Près de chez moi, c'est 3,50€ le mercredi soir et le réalisateur habite la même ville. De plus, la bande annonce m'a intriguée. J'ai revu ce film hier, passé sur Arte. Ce n'est pas un grand film, mais je l'aime beaucoup. Finalement, cela parle d'un homme qui a besoin de vivre à son rythme, mais que tout son entourage trouve fou. Le fait qu'il se passe à Montréal lui donne aussi du charme. Parfois, certains films parviennent à me marquer. Ce fut aussi le cas pour Des nouvelles de la planète Mars ou Dans la forêt.
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Taliesin
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Inscrit le : 01 Fév 2004

Message Posté le : 02/11/18 12:48    Sujet du message: Films d'octobre (encore) Répondre en citant

Je vais continuer sur les films que j'ai vu ce mois-ci Sourire . Allez, c'est parti!

Les Bouchers verts de Anders Thomas Jensen, sorti en 2003. Avec Madds Mikkelsen (moche) Mort de rire


Alors ce film... depuis que j'ai vu la bande annonce au cinéma à sa sortie, il m'a intriguée. Je me suis souvent souvenue de ce film, mais comme c'est un film danois, je n'ai pas eu beaucoup d'écho à l'époque (de bouche à oreille dans mon entourage s'entend), et je l'ai donc raté. Parfois, je guettais un passage télé, mais rien non plus. En 2016, un de mes gros coups de coeur ciné fut Men & Chicken, surtout vu pour son affiche intrigante: une photo de famille mêlant humains à l'apparence parfois grotesque avec des poulets. Poulets = point sensible chez moi. C'est ainsi que j'ai découvert ce réalisateur, qui s'avère aussi être celui des Boucher verts. Finalement, j'ai pu trouver ce film vraiment pas cher en DVD car il n'est jamais passé à la télé Très content (sans doute que je l'ai raté...) !

L'intrigue nous emmène au Danemark, chez Svend et Bjarn, deux employés d'une boucherie dans une petite ville (paumée). Ils travaillent tous deux dans la boucherie renommée de la ville, sous un patron peu aimable (aaah... ses blagues douteuses sur l'andouillette Mort de rire Mort de rire ). Svend (Madds, surnommé aussi Svend La Sueur) embarque Bjarn (son seul ami, très peu loquace Mort de rire ) pour ouvrir leur propre boucherie afin de vendre pour l'un sa marinade, pour l'autre son pâté. Un accident donne lieu à un commerce florissant: les clients font la queue pour les "volaillettes de Svend" dont l'ingrédient est la viande humaine!

Que dire de ce film... Depuis plusieurs années, j'ai du mal à me passer d'un grain de folie en regardant un film. Ici, mon voeu est exaucé. Gros coup de coeur pour ce film que j'ai trouvé hilarant, même si pas parfait. En effet, il y a sur le milieu un peu de coup de mou, mais globalement, je dois dire que j'ai adoré l'humour du réalisateur. Quant à Mikkelsen, j'en suis devenue fan. Il était méconnaissable dans le rôle d'Elias dans Men & Chicken, il est laid (cette satanée coupe de cheveux, un mélange entre sueur et un cosplay du Pavillon des hommes Mort de rire ) et pathétique, tellement qu'il en devient drôle. A vrai dire l'intrigue autour de la famille de Bjarn est sans doute ce qui est le moins bien mené. Quant à la relation du réalisateur avec les animaux, qu'en penser? C'est vrai ça, entre Men & Chicken puis ici la viande (enfin, une obsession pour un autre perso)... je me demande ce que donne Adam's Apple (je tente un achat) va donner vu que certaines personnes disent avoir été moins emballées par Men & Chicken que son précédent film. J'ai hâte ^___^ . Et sinon, vive Svend la sueur...


12 hommes en colère, sorti en 1957 avec Henry Fonda (surtout... car il le produit aussi le film Mort de rire )


Film culte jamais vu, j'ai connu son nom en 2003 car un ami en était super fan. Il est passé en octobre sur France 5 et ce fut l'occasion. Tout le monde connaît forcément le scénario: 12 hommes forment le jury de délibération d'un procès pouvant mener le coupable (un adolescent de 17-18 ans? d'un milieu défavorisé) à la chaise électrique car accusé de meurtre. Sur les 12 hommes, l'un est rempli de doute quant au jugement final (Henry Fonda, of course).

Un film qui a très bien vieilli sûrement dû à son aspect huis clos et son scénario qui est donc intemporel. Evidemment, Henry Fonda a le beau rôle, forcément. Tour à tour, chacun (pas de femme, faut pas pousser non plus) va exposer ses arguments. Au début, tout le monde a le même avis, de la difficulté de s'extraire de l'avis majoritaire. Mais peu à peu, le jury va réellement débattre et délibérer, montrant aussi un procès qui a été traité par-dessus la jambe. J'ai passé un excellent moment devant ce film.


Asako I&II de Ryusuke Hamaguchi (Senses), sortie prévue en janvier 2019

Ryusuke Hamaguchi est un réalisateur japonais que je ne connaissais pas jusqu'à cette année. Il est responsable de l'un de mes gros coups de coeur ciné de cette année, à savoir Senses, film s'étalent sur 5h17 et sorti au cinéma en 3 parties (avec la promo mensongère, à mon avis, de "série au cinéma"...). Quand j'ai vu Asako I&II dans le programme du ciné près de chez moi, j'ai de suite prévu de le voir. Curieusement, il n'y avait qu'une séance, en présence du réalisateur. Et j'ai enfin compris pourquoi: il s'agissait d'une avant-première!

Asako est une romance qui s'étale sur plusieurs années. Au début, on suit Asako à l'université puis ensuite, à l'âge adulte. Asako tombe amoureuse de Baku (oui, comme le tapir, cet animal mythologique chinois - puis japonais - qui aspire les rêves). Des années plus tard, elle entame une relation amoureuse avec Ryohei, le portrait craché de Baku.

J'ai beaucoup aimé ce film qui explore un triangle amoureux dans lequel une femme est partagée entre deux hommes au visage identique. Surtout, le film est construit d'une manière à perdre son public, entre rêve et réalité. C'est aussi un film sur l'âge adulte. On retrouve, comme à la fin de Senses, une perte de confiance. Un film à voir à sa sortie en tout cas, je suivrai les prochains films de Hamaguchi Très content .


Bons baisers de Bruges de Martin McDonagh (Three Billboards: les panneaux de la vengeance), avec Colin Farrell, Ralph Fiennes, Brendan Gleeson), sorti en 2008


Voilà un film que j'ai bêtement raté au cinéma alors que l'affiche me donnait trop envie (surtout que j'étais déjà allée à Bruges ^^ ). J'ai aussi raté les nombreux passages télé et j'ai finalement dû le voir en me le procurant en DVD.

Le pitch: deux tueurs à gage irlandais finissent à Bruges histoire de se planquer quelques temps, sans faire de vague, le temps que leur assassinat (enfin celui de Farrell) se tasse. Si Gleeson est très enthousiaste à l'idée de visiter Bruges et toute sa culture, cela est moins le cas de Farrell qui ne supporte pas l'idée de venir dans ce trou perdu. En réalité, il cache un terrible mal-être depuis son dernier boulot.

Je pensais que j'allais adorer ce film et en fait... non. L'idée même des tueurs à gage obligés de se planquer dans une ville touristique romantique (la Venise du Nord, enfin beaucoup d'autres villes s'en sont aussi réclamées Mort de rire ) me faisait sourire. Sans parler d'une histoires de nains dont j'entendais souvent parler (par mon père, toujours à la limite du spoilers...). En fait, il y a de l'absurdité, mais je trouve toute l'installation du film un peu trop molle. Il ne se passe pour ainsi dire rien pendant bien 40 minutes du film à part un Farrell qui râle et l'autre qui aime visiter Bruges. L'humour est bel et bien là, absurde, mais je trouve souvent que côté rythme, c'est raté et ça tombe donc parfois à plat. J'ai donc aimé le film, mais pas beaucoup aimé. ça aurait pourtant pu donner quelque chose de plus fou et absurde vu le cocktail.


There will be blood de Paul Thomas Anderson, avec Daniel Day Lewis et Paul Dano, sorti en 2007.


Film de 2h45 que je voulais voir au cinéma et que j'ai raté. Sûrement à cause de sa longueur, ne voulant pas rentrer trop tard chez moi. Idem, ratage complet à la télé. Pourtant, après avoir vu Magnolia, j'étais impressionnée par le réalisateur et tous les avis étaient dithyrambiques. J'avais aussi vu Punch-Drunk Love (mon moi du passé a aimé mais je n'ai aucun souvenir aujourd'hui). Aussi vu en DVD (il n'y a pas eu grand chose à la télé ce mois-ci, enfin je trouve).

Le film raconte l'histoire d'un pétrolier misanthrope, accompagné de son fils adoptif, HW, son business partner qu'il trimballe partout avec lui pour attendrir les gens lors de négociations. On est au début du 20ème siècle, en Californie, et notre héros va forger un village paumé, Little Boston, où il n'y avait pas grand chose jusque là. On va voir le personnage prospérer tout au long du film mais aussi se déshumaniser. L'intrigue s'articule aussi autour d'une haine réciproque entre le héros et le jeune pasteur du coin, Paul Dano (acteur qui joue décidément toujours des rôles détestables ^^; ).

Alors le film se regarde bien et se suit bien. Mais alors... pourquoi? Je ne saurais dire. Voir ce film ne m'a pas apporté grand chose à part que l'humain est mauvais et irrécupérable? En tout cas, je n'ai pas ressenti grand chose tout au long, j'ai aussi eu du mal à éprouver de la sympathie ou même à m'intéresser au sort des personnages. A la limite, mon personnage préféré restera HW. En fait, j'ai envie de dire "tout ça pour ça". C'est vraiment ainsi que je résumerais mon avis sur ce film.


Donnie Darko de Richard Kelly, avec Jake Gyllenhaal (et sa vraie soeur) et Drew Barrymore, sorti en 2001.


Depuis le temps que j'en entends parler... Après There will be blood, je voulais voir un film plus facile, disons même léger. Je crois que je me suis plantée par son apparence très "teen movie" et son côté "film de Halloween". Donnie Darko est un adolescent vivant dans une banlieue plutôt chic dans les années 80. Il est plus intelligent que ses camarades et s'ennuie parfois en cours, mais il a aussi des problèmes psychologiques et est suivi. Il a aussi un ami imaginaire, Frank, déguisé en lapin qui arbore une tête de mort, lui déclarant qu'il ne reste plus que quelques semaines avant la fin du monde.

Film étrange entre teen movie, film d'Halloween et surtout, film fantastique alimentant de nombreuses théories. Je comprends donc, avec un scénario aux possibilités multiples, le côté culte du film. J'ai trouvé le film vraiment agréable à voir, même si je n'en suis pas devenue fan pour autant. Par contre, je n'ai pas du tout apprécié la bande son alors que c'est plutôt le contraire pour beaucoup de monde ^^; (c'est mon côté légèrement allergique à la pop-rock je pense...). Finalement, le film est aussi plutôt sombre et m'a fait légèrement penser à L'effet papillon pour les histoires de possibilités avec un côté teen movie. Bref, pour le film "léger", je me suis gourré!

Parle avec elle de Pedro Almodovar, sorti en 2002


Je continue à explorer Almodovar avec un de ses films emblématiques. Comme souvent, la construction du scénario est soignée et les personnages se croisent. L'intrigue tourne autour de personnages dans le coma et d'une amitié indéfectible qui se met en place autour d'un infirmier et d'un proche d'une femme dans le coma.

En regardant les scènes de tauromachie avec une femme, je me suis demandée si est em n'a pas trouvé une inspiration pour son Golondrina. C'est la première chose qui m'a traversé l'esprit en tant qu'obsédée du manga. Le film est comme je le dis au-dessus très bien construit, et chaque fois que l'on découvre un personnage, on veut en savoir plus sur lui. J'ai donc aimé le moment passé devant le film, mais ce ne fut pas sans heurt: à un moment de l'histoire, un viol est clairement représenté comme un acte salvateur. Oui, salvateur. Et encore mieux, toute l'empathie est surtout du côté du fameux violeur, à tel point que j'ai vraiment cru qu'il était innocent. Au fond, ce film fait peur, surtout un personnage qui est (effectivement) très atteint. Il y a de belles choses, surtout cette amitié très présente. Mais... un goût bizarre me reste. Et pourtant, j'ai trouvé ce film super bien...



Et donc, au bout du compte, le coup de cœur du mois est... Les bouchers verts!


Dernière édition : Taliesin le 11/11/18 12:30; Edité 1 fois
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Corti
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Message Posté le : 02/11/18 17:03    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
Poulets = point sensible chez moi


Comment ça se fait que tu ne soies pas encore venu à Jonetsu alors que l'on a des poulets sur toutes nos affiches ? Surpris
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Taliesin
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Message Posté le : 04/11/18 12:10    Sujet du message: Répondre en citant

Parce que ça tombe sûrement en même temps qu'autre chose. Et surtout, Jonetsu est beaucoup plus orienté anime, or, je n'en regarde plus du tout. Pourtant, c'est une convention que je trouve vraiment intéressante car thématique, contrairement à ces usines qui brassent toute la culture dite "geek" (je ne supporte plus ce mot), en passant par les comédiens de doublage d'une série comme Highlander aux manga... un jour peut-être Clin d'oeil (cette année, la conférence sur Adachi m'avait donné envie mais c'est tombé en même temps que Pulp Festival)
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Taliesin
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Message Posté le : 11/11/18 12:20    Sujet du message: Films de novembre Répondre en citant

Je continue encore à voir pas mal de films ces temps-ci. A part La saveur des râmen, ce sont tous des DVD de films que je veux voir depuis un certain temps et que je ne vois jamais dans le programme TV.

La saveur des râmen de Eric Khoo, sorti en 2018


Le film qui me faisait tant envie depuis sa sortie, et qui n'est passé que tardivement au cinéma à côté de chez moi. Un film dont j'aimais beaucoup l'affiche, puis la composante Singapour m'attirait aussi. Bon, il y avait aussi ces histoires de soupe de nouilles et de bouillon, ça me parle aussi...

L'histoire est celle de Masato, jeune adulte qui recherche depuis longtemps les saveurs de son enfance, en l'occurence celles de sa mère, après avoir passé son enfance à Singapour. C'est en plein deuil qu'il décide de se rendre à Singapour afin de retrouver ces saveurs et découvrir ses racines.

J'aime bien les films de famille chinoise, de loin ou de près. Celui-ci entre un peu dans cette catégorie. De plus, le film aborde aussi les douleurs laissées aux Singapouriens suite à l'occupation de l'armée japonaise lors de la Seconde Guerre Mondiale, chose assez peu abordée et même montrée en Occident. Ces aspects sont ceux qui m'ont le plus plu, en plus de voir Singapour et sa gastronomie.

J'ai beaucoup apprécié le film, mais Khoo tire clairement sur la corde sensible de manière trop peu subtile entre la musique (horrible musique pour faire pleurer dans les chaumières...) ou encore l'histoire d'amour des parents en flashback (au secours!!!! c'est tellement gnan gnan...). Mais le pire dans tout ça est le personnage de la mère: idéale comme pas possible, la figure maternelle (et amoureuse) plus douce tu meurs, qui ne se plaint jamais, qui garde ses douleurs pour elle, qui n'est jamais de mauvaise humeur ^^; . Un personnage qui perpétue hélas tous les clichés de la femme asiatique douce, docile, bonne mère et j'en passe! Au secours!!!!!

J'ai beaucoup aimé l'histoire familiale et les douleurs passées. En incohérences, il y a le personnage de Masato: il a passé 10 ans à Singapour, sa mère l'emmenait souvent voir son oncle, mais il ne parle pas un mot de mandarin. On peut oublier avec les années, et même les décennies. Mais 10 ans, ça laisse des traces. Or, même après avoir mis le pied à Singapour, il ne sait PAS parler mandarin, et ne le comprend pas du tout (par exemple, mon père a quitté le Cambodge il y a bien 40 ans et n'y était pas retourné depuis, mais a re-compris quand il est parti en voyage là-bas). Côté coupe de cheveux, je ne connais pas les modes, mais il a des cheveux de personnage de shôjo, comme ceux de Ryô Ikuemi par exemple xD !


L'échine du diable de Guillermo Del Toro, sorti en 2001


Le labyrinthe de Pan a laissé une grande trace chez moi. Je l'ai vu tardivement, en 2016 (il me semble) et il m'a vraiment impressionné. J'ai donc eu envie de voir L'échine du diable qui se passe dans le même univers mais avant le régime de Franco, pendant la Guerre civile espagnole. En effet, je voulais retrouver un film de Del Toro en espagnol, ce qui n'était pas le cas lorsque j'ai vu La forme de l'eau.

Carlos, 12 ans, est amené dans un orphelinat où il n'est pas forcément bien accueilli parmi ses nouveaux camarades et a peur de l'homme à tout faire. De plus, pendant la nuit, il entend l'appel d'un fantôme lui prévenant que des personnes vont mourir. Côté adultes, il y a aussi une histoire d'or et de "cause" politique.

Voilà un film bien sombre. A l'instar du Labyrinthe de Pan, on suit un enfant confronté à la cruauté des adultes qui l'entourent, eux-mêmes confrontés à une situation de guerre et de politique qui les dépasse. Le film est donc très sombre. L'atmosphère fantastique est portée par l'histoire de fantôme. Le côté fantastique est pour moi beaucoup moins fascinant que dans Le labyrinthe de Pan qui, je suppose, avait aussi plus de moyens financiers à sa disposition pour faire naître les idées de Del Toro. Néanmoins, j'ai trouvé le film plutôt prenant, sans pathos et très cruel. Mais j'ai été beaucoup moins séduite que par Le labyrinthe de Pan. Et souvent, je me disais "mais pourquoi est-il si méchant?" (qu'on ne me réponde pas "Orangina rouge" svp).


Mad Detective de Johnnie To et Wai Ka-Fai, sorti en 2008, avec Lau Ching Wan, Lam Suet, Andy On et Kelly Lin


J'ai raté la sortie de Mad Detective à une époque où pas mal de films de ce réalisateur que j'aime beaucoup sortaient en France au cinéma. Depuis, je ne l'ai jamais vu et ça m'a toujours un peu frustrée.

Bun est profiler dans la police de Hong Kong. Il a la particularité de se mettre complètement dans la peau du coupable afin de trouver l'identité de celui-ci. Ses résultats sont brillants, jusqu'au jour où il est démis de ses fonctions lorsqu'il se coupe une oreille en guise de cadeau de départ en retraite de son supérieur. Bun a le pouvoir de voir les "démons" (gui en mandarin) de chaque personne, ou bien il est tout simplement fou. Lorsqu'une disparition d'un officier de police laisse le responsable de l'enquête sans trop d'idées, Bun est appelé pour aider la police avec ses méthodes particulières.

Un film hongkongais avec des acteurs qui parlent cantonais, ça m'avait manqué. Un polar hongkongais, ça m'avait encore plus manqué. Un polar hongkongais Milkyway, ça m'avait encore bien plus manqué. Je dois donc dire que j'ai adoré le film. J'aime beaucoup voir Hong Kong filmé par To. Il y a en plus ces histoires de "démons"/gui qui font douter de la santé mentale du héros, campé par un Lau Ching-Wan qui ne déçoit pas. Le tout est sombre et l'atmosphère est évidemment noire, bien pourrie jusqu'au bout. J'adore le gui de la femme de Bun sinon ^^ . J'ai vraiment hâte d'en (re)voir d'autres de Johnnie To. J'ai aussi complètement raté Exilé, qui se passe à Macao! Trop envie de voir un jour The Longest Nite dans ces prod, il y a en plus Tony Leung dedans (je n'ai plus que le VCD qui est irregardable sur ma TV).


Memento de Christopher Nolan, sorti en 2000, avec Guy Pearce, Carrie-Ann Moss (Trinity!!!), Joe Pantoliano (encore un rescapé de Matrix)


Depuis le temps que je rêvais de voir ce film un jour Sourire . Un Nolan AVANT Le prestige, film que j'aime beaucoup (avant le Nolan que je trouve un peu trop "grandiloquent", qui en fait des tonnes, j'avoue que Dunkerque m'a traumatisée...).

Leonard souffre d'un problème de mémoire à court terme: il ne se souvient que des 10 dernières minutes passées. Cela s'est produit suite à un accident: sa femme a été violée et tuée chez lui par un homme (un certain John G) et depuis, il cherche à se venger. Il se souvient néanmoins de cela, et de sa vie avant, de sa vengeance. A ses côtés, il y a Teddy qui l'aide, ainsi qu'une certaine Natalie. Mais la vie est difficile lorsque l'on ne se souvient que des 10 dernières minutes.

Un film concept puisqu'à l'instar du héros, on ne verra chaque fois que des bouts de 10 minutes de l'histoire. Celle-ci se déroule sous nos yeux de manière anti-chronologique. En parallèle, il y a les scènes en noir et blanc qui se déroulent dans l'ordre. C'est un film curieux où comme le héros, on est un peu paumé. On ne sait pas vraiment qui ment, qui dit la vérité, et la fin laisse tout de même un peu de mystère quant à tout cela. On finit par douter de tout, même du passé qui a pourtant l'air solide. En parallèle est aussi racontée l'histoire d'un homme dont Léonard s'est occupé lorsqu'il était encore enquêteur de fraudes pour une société d'assurance, un certain Franky qui souffre du même syndrome que lui dans le présent.

J'ai trouvé l'idée très bonne, jouant avec le thème même de la mémoire, mais jouant aussi avec la mémoire du spectateur. Il y a de la manipulation, forcément. Je crois que la seule chose qui m'a gêné tout a long, c'est le look du personnage typique des années 2000, avec son costard trop large et surtout ces cheveux blonds décolorés tellement laids ^^; . Les rescapés de Matrix accusent aussi de l'âge du film Très content . Un film vraiment intriguant!


Dark City de Alex Proyas, sorti en 1998, avec Kiefer Sutherland (Jack Bauer, me dit un proche, je n'ai jamais vu 24 Mort de rire )


J'ai découvert le titre de ce film en même temps que Donnie Darko. Après bien 15 ans, je le vois enfin. Un film sorti peu avant Matrix et que je ne connaissais pas du tout au moment de sa sortie. Un film proche de Matrix!

Une ville très proche des polars noirs, ceux avec un détective privé et une femme fatale. Un monde où des extra-terrestres appelés "étrangers" côtoient les humains. Et dans cette ville, un homme qui ne sait plus trop qui il est, a peu de souvenir, se réveille dans une chambre d'hôtel à côté d'un cadavre de femme, et qui reçoit un coup de fil lui disant de s'en aller immédiatement. Une ville où des hommes chauves ont des pouvoirs psi. En parallèle, la police enquête sur des meurtres en série avec comme victime une prostituée blonde.

Adoré le film dés le début, avec son atmosphère noire hyper prenante mélangeant en plus la SF et surtout le thème de la mémoire, de la réalité et des souvenirs. En cela, le côté réalité/fiction rappelle beaucoup Matrix, de même que le côté "élu" ou encore les costumes (manteaux longs en cuir noir qui vont jusqu'aux pieds). Un film de SF parano mélangé avec du noir. J'adore la trouvaille de la ville qui se reconstruit pendant le sommeil des citoyens. C'est un vrai film d'ambiance très prenant en plus. Un coup de coeur.


Mr Nobody de Jaco Van Dormael (Le huitième jour, jamais vu), sorti en 2009, avec Jared Leto (il n'y en a que pour lui...)


J'ai eu le malheur de voir une bande annonce m'ayant intriguée des années durant. Il s'agissait de Mr Nobody, raté en salles. Il y a bien 6 ans, un collègue a refourgué ses DVD pour les remplacer par des BR. J'ai donc choisi ce film, resté des années dans un carton jusqu'au jour où j'ai rouvert ce carton.

Nemo est un enfant heureux (assez spécial puisqu'il dit se souvenir du futur) vivant avec son père et sa mère jusqu'au jour du divorce. C'est à ce moment-là que sa vie s'est scindée selon les possibilités multiples: suivre son père ou sa mère. En 2094, on le revoit à 118 ans, il est le dernier homme mortel puisque les humains ont désormais une technique pour faire revivre les cellules à volonté. A ce titre, un journaliste l'interroge sur sa vie ou plutôt ses vies puisqu'il se souvient de toutes: celle où il a épousé Elise, celle où il a épousé Jeanne ou encore, celle sans Anna.

C'est cette scène du train, où la vie se scinde en plusieurs qui m'a intriguée. Je n'ai finalement jamais eu d'échos de ce film et je l'ai donc raté. Mais quand j'ai vu la jaquette du DVD, je m'en suis resouvenue. Clairement, j'aurais dû le laisser dans l'oubli. Car je viens là de voir le film le plus chiant de l'année (c'était L'homme sans âge de Coppola en 2017). J'avoue avoir cru que mon pire film de l'année était Real Player One de Spielberg, chose changée en août pour décerner cette palme à Dark Shadows de Tim Burton.

Mais non, la palme est décernée à Mr Nobody, film insupportable à tous les niveaux. La réalisation clipesque, pleine de tics, la photo avec ses couleurs vives et le côté "photoshop" de tout ça (certains parlent de "Pixar"), les histoires d'amour hyper gnan-gnan, la narration hyper prétentieuse non linéaire (mais parallèle), les insertions de théories scientifiques, les yeux bleus tristes de Jared Leto, et surtout, la durée du film: 2h35.

Et tout ça pour ça, on a envie de se dire à la fin du film. Tout ça pour dire que "quand on ne choisit pas, tout est possible". A cela, j'ai envie d'acquiescer: tant que je n'ai pas vu ce film, je pouvais imaginer rater un super film! Le côté vie parallèle, vies possibles, m'intéressait beaucoup. En fait, le côté "et si" avait l'air très en vogue ces années-là, entre très réussi Eternal Sunshine of the spotless mind (qui mêlait amour et SF sur le thème de la mémoire) ou L'effet papillon et même Donnie Darko. Mais là, on a juste un film chiant. Très chiant. Qui m'a assommé. Le mot que je cherchais pour décrire ce film est: pénible.

Pour couronner le tout, Jeanne, un des possibles de Nemo, a un rôle assez ingrat, une femme assez "plate" comme diraient nos amis québecois, est le seul personnage asiatique. Oui. Car les autres femmes suscitent au moins un peu de passion, ont un relief de par leur personnalité. Là, on a juste la femme à qui on se marie parce que. Bon, c'est juste que ça a enfoncé le clou pour moi.
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