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Taliesin
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Message Posté le : 18/09/17 22:03    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, Takarai, je l'oubliais aussi! En fait, je parlais de mangaka traduites ici, et pour leurs BL et pour leurs manga autre. Finalement, il y en a eues Sourire .

Pour le BL > josei, il y a aussi eu Fumi Yoshinaga ou est em et puis Tomoko Yamashita. les 2 premières ont aussi fait du seinen par ailleurs. On peut citer Asumiko Nakamura qui fait du BL et qui a publié dans le Erotics F en seinen.
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Taliesin
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Message Posté le : 29/11/17 00:38    Sujet du message: Répondre en citant



Rendez-vous à Udagawachou de Hideyoshico: Momose est un lycéen sinistre et peu bavard qui ne se fait pas trop remarquer. Il surprend à Shibuya une fille mignonne qu'il soupçonne être en réalité Yashiro, un des mecs les plus populaires de sa classe, travesti. Dés lors, il ne peut plus se passer de cette image et s'intéresse à Yashiro.

Un titre qui a beaucoup fait parler de lui, du moins sur Twitter. J'aime bien le dessin de Hideyoshico, et j'ai eu envie d'essayer. Puis il faut dire que la couverture, même rose, est très jolie. Puis au final... je dois dire que le rendez-vous est manqué. Clairement, je suis passée à côté du titre. Je n'ai rien ressenti, je n'ai pas du tout accroché. Je n'ai aimé aucun des deux personnages, ni leur relation à vrai dire. Et oui, je trouve Momose vaguement glauque et flippant. Et la relation commence très mal, limite forcée. Bref, un titre qui ne m'a pas du tout touché.

Labradorescence de ymz (ça se prononce Yamazu): Il est photographe et se retrouve à l'hôpital après s'être blessé. C'est là qu'il fait la rencontre d'un docteur un peu bourru. Mais petit à petit, une relation se tisse entre les deux individus. De l'amitié, mais peut-être plus.

Ce one-shot m'a attiré par sa jolie couverture et son titre énigmatique (non, il n'y a pas de labradors, ni d'adolescents! c'est lié à une pierre, le labradorite Mort de rire ). Les planches dégagent une atmosphère empreinte de douceur. J'aime beaucoup les décors très foisonnants, et le découpage, tout en cases horizontales fines et longues. Graphiquement, les personnages sont plus anecdotiques. Quant à l'histoire, elle ne marquera pas les esprits. Et puis les deux personnages ont beau être adultes, on dirait vraiment des adolescents! C'est donc banal, avec une jolie ambiance, mais c'est un peu vite oublié.

Sotsugyosei 2 de Asumiko Nakamura: dernier volume de la romance lycéenne entre Sajô et Kasukabe, le premier étant pris par sa mère et son examen d'entrée à l'université de Kyôto.

Que dire... c'est toujours aussi excellent! Et pourtant, c'est juste une romance toute simple. Seulement, le couple est quand même super mignon. Il y a aussi le découpage, et le dessin de Nakamura, tout en finesse, très marquant (ses épaules, ses silhouettes, le visage très sexy de Sajô). Nakamura est marquante, elle est capable du plus glauque (et j'en ai lus entre J no subete et La respiration de Copernic) comme du plus mignon avec sa série Doukyusei Sourire .

Canis - Dear Hatter 1 de Zakk: La suite de Dear Mr Rain. Zakk nous embarque aux côtés de Satoru et Ryô pour la fashion week à New York. L'occasion pour l'un de montrer ses preuves, et pour l'autre de l'aider. Sauf si son passé mystérieux le rattrape.

Je n'arrive pas vraiment à expliquer ce qui m'attire dans cette série. Toujours est-il que j'aime beaucoup suivre Canis. Le dessin particulier de Zakk, entre manga et influences comics, y est sûrement pour beaucoup. C'est joli et biscornu à la fois. Les milieux se mélangent aussi entre la mode et le milieu du crime (pas encore, mais on devine que la collusion va se faire). Les clichés sont là avec Ryô, évidemment naturellement très beau qui parvient même à défiler sur un podium. Pourtant, la narration de Zakk y est pour beaucoup afin de fournir un titre particulièrement immersif. C'est un titre lent. Il paraît qu'il a peu de succès, et je trouve ça bien dommage. Sûrement que ça ne couche pas assez (voire pas xD), que la romance n'est pas assez prononcée, que l'histoire est trop lente...?

Juste au coin de la rue de Toko Kawai: Yuya et Kiriya ne sont pas amis, ni amoureux, ni sex friends, mais ils se voient de temps à autre, après s'être rencontrés au coin d'une rue, une nuit. Chacun a ses blessures, l'un ne pouvant plus être pianiste suite à une blessure à la main, l'autre s'étant fait jeter par son mec.

Un titre que j'ai trouvé très divertissant et plutôt efficace, même si la relation part sur un cliché (j'adore le premier chapitre Très content), relation qui pourrait peut-être gêner... La différence d'âge entre les deux personnages, dû au dessin de Kawai, est absolument... invisible Mort de rire Mort de rire . D'ailleurs, je trouve le dessin de Kawai pas très original, mais très agréable dans son genre bishôjo aux formes longilignes. Sincèrement, j'ai passé un bon moment, je ne me l'explique pas Sourire .
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Taliesin
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Message Posté le : 22/01/18 00:42    Sujet du message: Répondre en citant



Canis - Dear Hatter vol 2 (Zakk): Suite et fin de la partie Dear Hatter où on voit un peu plus Ryô à New York ainsi que ses anciens amis. Le volume ne m'a pas vraiment passionné, et cela est sans doute dû à l'aspect plus romantique des choses: en effet, Satoru sent que Ryô lui manque et comprend enfin quelque chose... En cela, le volume me plaît donc moins. La fin annonce la partie The Speaker qui parle des mafieux que Ryô a fréquentés avant de connaître Satoru. Pour le moment, je ne suis pas spécialement attirée. On verra donc. Le dessin est toujours aussi chouette sinon ^^

Black Winged Love (Tomoko Yamashita) - édition américaine NetComics: Après avoir lu Dining Bar Akira de Tomoko Yamashita, puis HER et The Night beyond the tricornered window en chinois, j'ai eu envie de continuer à lire d'autres manga de l'auteure. J'en ai d'ailleurs achetés d'autres en chinois et je confirme: j'ai beaucoup de mal à la lire dans cette langue! Un idéogramme qui m'échappe et c'est fini (chose qui n'est pas aussi radicale dans beaucoup d'autres manga vu ma flemme... j'en fais d'ailleurs les frais en ce moment-même sur Don't cry, Girl). Black Winged Love est un recueil d'histoires courtes BL, et je dois dire qu'il fut excellent. Je crois que c'est un caractère particulier à ses manga mais les engueulades, les conflits, les personnes qui se gueulent réellement dessus sont assez légion! Je soupçonne la traduction en anglais d'être moyenne, certaines tournures étant peu naturelles... mais je suis sûre qu'en VO, les dialogues de Yamashita sont excellents. Elle me rappelle un peu Fumi Yoshinaga dans sa facilité à aborder la vie quotidienne et dans le naturel qu'elle a de créer des personnages.

J'ai un coup de cœur sur la nouvelle avec le frère aîné d'une fratrie de 6 frères et sœurs qui cache son homosexualité et qui a du mal à vivre enfin une relation amoureuse (à 27 ans) car il est accaparé par ses nombreux frères et sœurs ^^ . Il y a aussi cette histoire entre un homosexuel qui s'occupe beaucoup trop de son ami d'enfance complètement irresponsable et qui en souffre car il n'arrive pas à mener sa vie Mort de rire . Ou encore cette sœur qui surprotège son petit frère homosexuel victime d'homophobie au lycée. Il y a aussi ce personnage complètement masochiste (fan de Ranpo Edogawa, citant même Le fauteuil - aaah, cette nouvelle que j'ai lue trop jeune Mort de rire ) et plongé dans ses livres très... spéciaux Mort de rire ("ce n'était pas un livre policier?" eeeh oui même piège que moi après avoir lu Edogawa... :p). Et que dire de ce yakuza amoureux de son boss mais qui doit s'occuper de la gamine de ce dernier...

J'adore Tomoko Yamashita sur ces formats courts. D'une situation, elle parvient à créer toute une histoire, mais celle-ci est suffisante dans son format court. Bref, je l'adore. Et elle semble tout aussi confortable dans le shôjo adulte que le BL. Elle est prolifique, mais je me demande réellement pourquoi, parmi tant de manga, elle n'a jamais connu de traduction... vous me direz que la réponse est facile: il suffit de regarder aux Etats-Unis où seuls 2 one-shots sont sortis en physique chez NetComics, le reste étant en numérique... Même SuBLime a l'air d'avouer que The Night beyond the tri-cornered window ne connaîtra pas d'édition papier parce que ça ne se vend pas sans doute pas assez... snif.
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Taliesin
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Message Posté le : 14/05/18 12:50    Sujet du message: Quelques avis en retard! Répondre en citant



Only Love (scénario: Saki Aida, dessins: Yugi Yamada): Conseillé par plusieurs personnes ici (namtrac, Natth et Flore) suite à mes posts sur les BL très familiaux de Ichiko Ima, j'ai fini par me laisser tenter par cette histoire, malgré le titre qui n'était pas des plus accrocheurs (pour moi en tout cas). Je dois dire qu'en feuilletant, j'ai immédiatement accroché avec le trait de Yugi Yamada, ce qui m'a encouragé à découvrir cette histoire. J'ai également fini par acheter la suite Back to love car je ne le voyais pas très souvent en rayon.

Dans cette histoire, on a donc deux hommes adultes qui se rencontrent alors qu'ils emmènent chacun un petit garçon à la maternelle. Il se trouve que les petits garçons sont devenus inséparables (voulant même se marier ensemble plus tard Mort de rire ), mais surtout que les adultes (le père pour l'un, l'oncle pour l'autre) se connaissent tous les deux depuis le collège. A la suite de quoi les deux renouent en se rencontrant dans le café tenu par le personnage blond. Ce dernier travaille dans le café de son beau-frère yakuza suite à la mort de sa femme. Des sentiments refont donc surface entre les deux hommes sur la couverture...

Le dessin m'a immédiatement accroché, comme je le disais au-dessus. C'est une histoire très bien menée, très bien racontée, sans temps morts, gardant quelques petits clichés de la planète BL comme des relations pas forcément consenties Mort de rire . Au milieu de toute cette histoire familiale, il y a aussi une histoire de yakuza. J'ai beaucoup aimé lire ce one-shot et je lirai donc la suite avec plaisir.

In These Words 1 (Guilt Pleasure): Enfin, je découvre LE fameux titre qui fait parler tant de lui. Et je dois dire que j'ai beaucoup aimé lire ce thriller psychologique dont le scénario est pour le moment très bien fichu et donne envie de découvrir la suite. Il y a effectivement beaucoup de violence et de torture, et ce n'est donc pas fait pour tout le monde. Le dessin est vraiment très beau côté personnages, mais ça pêche pour certains décors (qui ne font pas très japonais j'ai cru qu'on était aux Etats-Unis!) et surtout les voitures ou la chaise de bureau qui font très artificiels. Pas grand chose à dire dessus pour le moment, mais oui j'accroche beaucoup car c'est très très bien fichu. Je m'attendais quand même à la petite révélation du volume.

Le syndrome du tournesol (Shoowa): Ma redécouverte de Shoowa ces dernières années entre Niini no mori (inédit) et surtout Papa's Assassin (coup de coeur) m'a donné envie de relire Le syndrome du tournesol. Surtout à cause de Papa's Assassin qui mêle aussi un aspect thriller et une relation père-fils. Ce one-shot est un BL mais aurait pu finalement sortir dans une autre catégorie éditoriale. En effet, l'histoire tourne surtout autour d'une histoire d'espionnage et de perte de mémoire, avec une expérience secrète (des échappés du Centre, ça rappelle trop Le caméléon Mort de rire oui série tombée dans l'oubli total). Le dessin de Shoowa fait déjà des merveilles (on retrouvera est em dans cette famille graphique, surtout côté décors, très "bd indé") et ses hommes sont donc très sexy... surtout ceux qui sont bourrus avec un peu de barbe, comme ce sera aussi le cas dans Papa's Assassin. L'histoire est alambiquée et il faut suivre, c'est même un peu dense pour un one-shot, et offre donc peu de respiration. J'ai beaucoup aimé cette relecture. Après, la relation "père-fils" (ça doit être le trip de Shoowa au vu de son Papa's Assassin -__-), ici consommée, déconcerte quelque peu. Elle est là pour justifier le BL, mais c'est quand même un peu en trop. La scène de sexe est uniquement là pour se rincer l'oeil et aurait très bien pu, pour moi, être absente de l'histoire. Surtout qu'elle arrive un peu comme un poil pubien dans la soupe...

Shinjuku Lucky Hole (Haruko Kumota): J'avais hâte de lire ce titre car je suis devenue amoureuse de Haruko Kumota à cause de son Shôwa genroku rakugo shinjuu (plus connu sous le titre Le rakugo ou la vie ou Descending stories, disponible chez Kodansha Comics, espérons qu'il ne restera pas longtemps inédit chez nous!!!). Quelle joie de la voir enfin sortir chez IDP!!! Le titre me faisait un peu craindre: le personnage en slip sur la couverture, le milieu du porno gay, les yakuza. En fait, ce n'est pas vraiment pour moi. Et puis le qualificatif de sexy et décomplexé non plus en fait. Puis finalement, Kumota. Le tout est lâché: j'adore le manga!!!! J'adore dés la première page, malgré le milieu porno gay, les histoires que je trouve (quand même un peu) abusives, mais je voulais trop continuer à en lire un peu plus! Le dessin de Kumota a un charme fou (ses personnages bruns ronchons, ses bouches!!!!) et sa narration fait des merveilles. Une suite est en cours au Japon, j'espère que IDP la sortira. Et j'espère que IDP sortira d'autres titres de Kumota, surtout Itoshi no Nekokke... Pendant ce temps, IDP sortira un nouveau BL de la mangaka en juillet, trop contente ^^ .

Deadlock 1 (scénario: Saki Aida, dessins: Yû Takashina): Flore en a parlé avec enthousiasme et j'ai fini par me procurer un volume vu vraiment pas cher d'occasion, dans une édition américaine. Ce qui tombe bien, l'histoire se passant aux Etats-Unis, l'anglais met dans l'ambiance. Je me retrouve de nouveau avec une histoire écrite par Saki Aida après avoir lu Only Love. Et je dois dire que j'en sors enthousiaste comme Flore. Le tout est vraiment orienté scénario, l'aspect BL est surtout visuel (les dessins sont jolis, les garçons sont jolis, après les blonds se ressemblent un peu trop à mon goût, j'en confonds deux...), mais on se penche avant tout sur le thriller et la vie en prison. Et cela m'a donc beaucoup plu car oui, il y a une histoire policière derrière tout ça, avec le héros qui est en prison malgré son innocence et qui doit déceler la tête d'une organisation criminelle pour alléger sa peine, vu qu'il était flic à l'origine. Pour tout dire, ce qui m'a donné envie de lire ce titre est sa couverture et son personnage blond, qui ressemble à une personne de mon entourage direct (et que j'adorerais voir dans un BL, comme je le dis souvent :p le roman photo, le roman photo!!!). Bon, je pense qu'on peut peut-être se douter de la tête de l'organisation?


Rien à voir mais je pousse ce cri du coeur: je veux trop la suite de 10 Dance!!!
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herbv
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Message Posté le : 05/07/18 20:51    Sujet du message: Remarque Répondre en citant

Ce n'est pas une lecture yaoi à proprement parler :



Un excellent article expliquant ce qu'est le yaoi au grand public vient d'être mis en ligne sur le site de francetvinfo (j'ai eu l'honneur d'être interviewé et notre revue Manga 10 000 images n'a pas été inutile à Élodie Drouard, la journaliste). Bonne lecture !

À noter que "notre" namtrac est abondamment citée pour son excellent article sur les raisons qui font aimer le yaoi.
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Taliesin
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Message Posté le : 09/07/18 13:56    Sujet du message: Love Pistols 1-8 Répondre en citant



Love Pistols 1-8 (Tarako Kotobuki): Depuis la sortie de la série, j'étais intriguée par Love Pistols et son univers bizarre avec des humains dont le patrimoine génétique ne descend pas du singe, mais d'autres animaux. J'ai dû lire le volume 1 prêté il y a très longtemps par une copine, puis jamais le reste. A l'époque, j'aimais bien l'idée mais je trouvais la narration un peu brouillonne. Puis j'ai eu envie de reprendre car j'aime beaucoup les couvertures et surtout le dessin (oui, ça peut paraître bizarre mais je l'adore). Les avis de NiDiM sur manga-news ne donnent pas envie (et je ne comprends pas son acharnement à lire 8 volumes de la série rien que pour casser du sucre dessus!!!). C'est en croisant un lot à petit prix que j'ai fini par les acheter pour retenter l'expérience.

Je pense que la lecture des volumes d'un coup (ou presque, j'ai fait quelques coupures quand même) a dû aider. En effet, sur manga-news, dans les commentaires, on voit des personnes pourtant fans du manga ayant beaucoup de mal à se replonger dans la série tant elle regorge de personnages. J'ai lu tous ces volumes en l'espace de 2-3 semaines je dirais, je suis partie avec un avantage. La série ne commence pas de la meilleure manière, avec notre jaguar, Medarame, qui fait une éjaculation faciale à notre héros, Norio, en signe de première rencontre. Avouez qu'on peut quand même mieux faire pour débuter une relation... Surtout que Norio, lui, ne sait pas qu'il est un thérianthrope (un être humain ne descendant pas du singe! les humains "normaux", les "singes", composent environ 80% de la population) et il doit tout apprendre de cet univers disons parallèle. On est donc introduit comme Norio dans cette société aux habitudes et aux coutumes différentes. Norio est un personnage simplet, une sorte d' "homme cruche" qui me fait (j'avoue) beaucoup rire.

La série est totalement déjantée et se prend rarement au sérieux. Si on est là pour lire un titre sérieux, bien raconté, bien fichu, logique et j'en passe, mieux vaut s'en aller et ne pas croiser la route de Love Pistols Mort de rire . En revanche, si le déjanté ne vous dérange pas, alors bienvenue dans la série. Parce que Kotobuki s'éclate, et éclate aussi ses lectrices (je vais parler au féminin, les lectrices sont, je pense, majoritaires). J'aime beaucoup sa manière d'aborder la famille, qui est beaucoup plus volubile que ce que nous connaissons: ainsi, les hommes aussi peuvent tomber enceints (même si ils vont accoucher au département de gynécologie ^^; ) grâce à des vers qui créent un utérus artificiel! Il faut dire que ce ressors en aura dérangé plus d'une... Mais en plus de cela, lorsque les parents sont tous deux du même sexe, dans une fratrie, il est possible que l'un ou l'autre ait porté l'enfant. Ce qui fait qu'une même personne peut être appelée à la fois "papa" par un enfant et "maman" par l'autre!!! Encore une fois, je dois dire que j'ai ADORE le concept, alors que plus d'une a trouvé que cela ajoutait à la confusion de la narration!!!

L'autre truc complètement dingue est la généalogie. En effet, la famille Madarame est bien compliqué entre les enfants nés de tels ou tels parents, toutes les tripotées de demi-frères, puis la famille éloignée, il y a de quoi se perdre parmi tous ces personnages! Surtout que Kotobuki n'épargne pas ses lectrices: d'un volume à l'autre, on passe un peu du coq à l'âne et on ne revient que plus tard sur notre couple principal. Mais de mon point de vue, c'est aussi ce qui fait la force de ce manga, proposant donc plusieurs couples, plusieurs histoires, plusieurs décors même et plusieurs types de thériantropes. Dans le volume 8, on croise VN, un cétacé, et on se rend compte que ceux-ci sont bien différents des autres tels les félins ou encore les reptiles. Vu le rythme de parution, je comprends tout à fait qu'on puisse se sentir perdue malgré l'arbre généalogique qui se trouve chaque fois en début de volume!

Le scénario, quant à lui, suit de manière assez distante le couple Norio-Madarame. Car derrière toute cette loufoquerie, toute cette dinguerie, il y a tout de même une sombre histoire de politique, de haute société. Cette dimension s'accentue d'ailleurs autour du volume 8. La série n'est toujours pas terminée, et on en est au volume 9 depuis plusieurs années au Japon. D'après une membresse de Twitter, le volume 10 est prévu au Japon pour l'automne. Quant au dessin, il est complètement dépouillé, il ne faut pas trop chercher de décors tant c'est blanc, mais j'adore le dessin des personnages qui a un certain caractère. Ce n'est pas "beau" mais il a beaucoup de charme. Dans le volume 8, le personnage du sculpteur américain a parfois même des relents d'est em... Très content


(et sinon, il y a au moins Natth et yaku qui l'achètent ici non? d'ailleurs, yaku aussi est intervenu sur manga-news en commentaires Clin d'oeil )
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Taliesin
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Message Posté le : 10/07/18 21:40    Sujet du message: L'étranger de la plage, Hidamari ga kikoeru, Deadlock 2 Répondre en citant



L'étranger de la plage (Kanna Kii): Comme beaucoup d'autres personnes, j'ai remarqué ce titre par sa couverture et son dessin adorable. Un dessin poétique, charmant, très fourni, délicat. Un dessin personnel, qui a quelque chose en plus. C'est l'histoire entre un lycéen très solitaire, récemment orphelin qui regarde la mer avec tristesse, et un écrivain homosexuel. Le décor de l'histoire est une petite île perdue. C'est une rencontre, et des non-dits, puis le début d'une relation avec deux personnages délicats qui n'arrivent pas vraiment à communiquer. De mon côté, le coup de coeur est avant tout graphique car l'histoire m'a paru plus banale. Le dessin de Kanna Kii est une vraie découverte, je le trouve totalement envoûtant. En revanche, l'aspect des personnages est très juvénile et lors de la scène au lit, lorsque les personnages sont nus, j'ai eu l'impression qu'ils étaient prépubères, ce qui n'est pas le cas (un ado et une jeune adulte). Le tout est très mignon, je n'ai rien contre lire la suite, mais je ne suis pas non plus complètement happée ni pressée. J'ai pu lire ce volume grâce à une amie m'en ayant fait don après n'avoir pas accroché plus que ça.

Hidamari ga kikoeru (Yuki Fumino): Sa réputation était flatteuse un peu partout. J'avais surtout l'impression que tout cela était dû à son thème: un des personnage étant malentendant (et non sourd-muet comme on le lit parfois!). Traiter du handicap est évidemment à faire dans notre société, mais dans le microcosme du manga, il y a quelque chose qui fera "bien" et j'ai souvent l'impression qu'on sera toujours plus indulgent lorsqu'il faudra donner son avis. C'est donc avec beaucoup de doutes que je partais sur cette lecture. Pourtant, je trouvais sa couverture très belle. C'est une amie qui m'a donné son volume, pas convaincue par l'oeuvre (elle a eu Rednez-vous à Udagawachou de ma part). L'histoire se passe à l'université. L'un des personnages est donc muet, mais beaucoup le trouvent surtout froid et distant. Il aimerait bien communiquer, mais il n'y arrive pas. L'autre est un jeune homme très gentil mais surtout très franc, enjoué et entouré d'amis. La rencontre entre les deux est tout à fait hasardeuse, au début faite d'échange de service pour évoluer vers des sentiments plus forts. J'ai vraiment adoré la lecture de cette histoire. La narration m'a beaucoup plu, et surtout les planches de Fumino, pleines de douceurs! Mais voilà, c'est un BL et j'aurais préféré que la romance n'arrive pas. Car celle-ci arrive un peu de manière artificielle. J'aurais préféré rester sur une très belle histoire d'amitié à vrai dire. J'ai eu ce sentiment qu'il a fallu coller à la catégorie éditoriale et c'est un peu ce qui m'a déçue finalement. Il y a donc des suites, déroulant cette romance. Je ne sais pas si je lirai la suite, mais le style de Fumino m'a vraiment séduite ^^ .

Deadlock 2 (Saki Aida, Yû Takashina): La fin du volume 1 laissait sur un cliffhanger avec le meurtre d'un des détenus. Le quotidien de Yûto s'assombrit, surtout qu'un des boss afro-américains lui en veut. Mais le tout amènera Yûto vers une nouvelle amitié et pas des moindres. L'enquête de Yûto se poursuit, et j'ai évidemment quelques petits doutes sur la personne recherchée. Peut-être bien que Aida nous dirige aussi vers une fausse piste! La fin du volume donne évidemment envie de lire la suite. La série reste toujours aussi portée sur le thriller en prison, bien que de temps en temps, on a des petites scènes de fan service (c'est vrai quoi, pourquoi doit-on faire boire l'autre par la bouche juste parce qu'il a la fièvre? Mort de rire ) qui rappellent que oui on est dans un BL! Le volume se permet même de parler de la situation carcérale aux Etats-Unis, avec la privatisation des prisons et le nombre de détenus qui ne cesse de grimper! Je trouve cette série vraiment très accrocheuse, hâte de lire la suite! Mais pour quand...?
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Message Posté le : 10/09/18 13:52    Sujet du message: Zhenniao de Yahoyi Monzen Répondre en citant



Zhenniao de Yahoyi Monzen (one-shot)

Le récit se déroule dans une Chine ancienne fictive (avec de jolis costumes). Dans cet univers vit un animal rare appelé Zhen, une créature mi-oiseau mi-humain d'une beauté sans pareil que les puissants aiment posséder pour les exhiber. Seulement, cet animal est très dangereux car ses morsures contiennent un poison mortel pour l'Homme. Le général Fei est le petit frère d'un des plus grands dresseurs de Zhen. Sa vie bascule lorsque son frère décède. Il est chargé de s'occuper du dernier Zhen que son frère a dressé, Cai Hong (arc-en-ciel en chinois). Entre Fei et Cai Hong, une relation se noue.

Dés son annonce, j'attendais ce titre avec impatience. Il faut dire que je suis assez friande des manga se déroulant dans une Chine ancienne, surtout si elle est fictive et qu'elle met en scène des créatures animales mythiques (ou inventées...). D'autant plus que le trait de Monzen, aperçu sur les couvertures, me faisait plus qu'envie. Et je dois dire que les promesses sont tenues: j'ai eu mes costumes, mes bâtiments, mon animal mythiques, et mes beaux dessins! Mais encore plus, j'ai adoré le récit qui s'intéresse à une relation assez bizarre, à la limite de la zoophilie. Car bien que Cai Hong soit considéré comme un animal par les personnages de l'univers fictif, il est avant tout un humain. Un humain qui a des plumes (il parle, il a conscience de ses actes, il exprime ses sentiments, il ressent la solitude, il eut être aimé, il a des désirs, son visage et ses organes génitaux sont humains, seules ses plumes et ses pattes sont celles d'oiseaux en fait) et qui vit enfermé, sur les seuls critères de sa beauté, qui est là pour être exhibé. Il y a une recherche de compagnie indéniable dans les deux personnages. On explore en plus en filigrane les relations entre Fei et son frère, son sentiment face au métier de dresseur.

Après ce récit, on a droit à un autre qui parle d'une fleur et d'un insecte, toujours sous une forme humaine. Avec tout ça, j'aimerais beaucoup lire d'autres manga de Monzen, qui se passent souvent dans une Chine ancienne fictive. J'espère que IDP nous donnera l'occasion d'en découvrir d'autres, car j'ai l'impression que cet éditeur marche un peu par mangaka. Croisons les doigts, j'ai adoré son univers particulier ^^ ainsi que son merveilleux coup de crayon. Miam, du fantastique en Chine ancienne... miam. Je suis totalement charmée!
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