 |
|
 |
| Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant |
| Auteur |
Message |
Spawn Mangaversien·ne
Inscrit le : 01 Sept 2002 Localisation : dans le labyrinthe du go
|
Posté le : 21/01/16 13:52 Sujet du message: |
|
|
| taikun a écrit: | | Je parlais uniquement de la version animée car le manga est sorti en France bien après le buzz réalisé par l'anime. |
Ah donc cet exemple n'etait pas vraiment representatif d'un manga populaire en scantrad n'ayant pas fonctionné une fois edité en France
| Citation: | | Reste que l'animation japonaise et le manga restent en lien direct. Il suffit de voir l'énorme bond des ventes japonaise de Blue Exorcist ou Kuroko's Basket en version manga suite à leur adaptation animée pour s'en convaincre. |
Je ne dis pas qu'un animé n'aide pas les ventes je dis qu'il n'est qu'un moyen d'augmenter la popularité comme un autre mais absolument pas un gage d'assurance pour la simple raison qu'en changeant de medium on change souvent de public. De plus tu cites le marché japonais, je cite le marché Francais. Outre les differences culturelles au japon l'animé passe a la télé, en france il est visiblement uniquement sur le net en telechargement legal ou illegale ou en achetant les DvD. En gros en France nous sommes obligés d'être actif : de faire le choix de s'interesser au titre et de faire l'action de l'acheter ou une recherche pour pouvoir le voir. Au japon ils sont passifs : c'est la television qui leur diffuse d'elle meme. En gros le fan francais doit aimer la japanimation et avoir envie de voir Kuroko pour pouvoir le decouvrir, le japonais peut tomber dessus par hasard et accrocher. Dans le principe on fait plus facilement grossir de neophytes dans le second cas que le premier.
| Citation: | | Et cela va de pair en France. Je doute très fortement que L'attaque des titans aurai cartonné en France sans l'anime et ce pour une seule raison : Les couvertures et l'intérieur est pas qualitatif graphiquement parlant et on sait que de nombreuses ventes en France se jouent sur ce critère. |
Tu te bats contre une chimere sachant que je n'ai jamais dit qu'un animé n'apportait pas en popularité juste qu'elle etait mesuré. L'attaque des titans a eu un triple combo : Un manga archi populaire au japon (pas juste populaire comme beaucoup la on parlait de la 2e serie la plus populaire du Japon apres One Piece, forcement ca intrigue), une serie animé tres reussit qui a tres bien marché, une grosse communauté de fans suivant la serie en scantrad qui debattaient sur tout les forums et en ventaient les merites.
C'etait une evidente consecration pour ce manga avec 3 axes aussi fort.
Ps : moi je trouve que les couvertures sont tres jolies.
Melvin : interessant. Je suis d'accord que le catalogue du Jump fait completement pitié mais je me suis toujours etonné du manque de flair, de recherche de ces principaux editeurs et notamment Kana. Il n'y a personne chez eux qui travaille a dégoter des shonen de qualité ailleurs ? Il y a eu des mainstream pouvant parfaitement plaire au public francais dans le Sunday et dans le Magazine vers lequels ils n'ont meme pas posé les yeux toujours focalisé sur le Jump. Le magazine de Dragon Ball. Mais des shonen classique tu en as partout ailleurs. Mieux vaut un manga populaire d'un autre magazine qu'un fond de classement du Jump.... _________________ Le Go est sans fin.
on ne peut qu'y avancer pas à pas, recherchant la lumiere.
Le labyrinthe du go me tient pour toujours.
Je n'ai pas encore atteint le coup divin... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
sushikouli Mangaversien·ne
Inscrit le : 29 Oct 2003
|
Posté le : 21/01/16 17:52 Sujet du message: |
|
|
Je rejoins Taikun sur le cas de Gurren Lagann. Il y a vraiment eu un énorme engouement sur le net pour l'animé en fansub qui était considéré comme LA bombe ultime. Et au final, quand l'animé est sorti légalement, personne ne l'a acheté (d'ailleurs c'est simple, l'éditeur qui a tenté le coup n'existe plus pour en parler). Donc soit l'animé n'était qualitativement pas si bon que ça, soit la popularité sur le net n'est nullement une garantie de succès financier (ou, au minimum, de rentabilité). Dans un cas comme dans l'autre, les actes du public n'ont pas été cohérents avec son discours.
| Citation: | L'attaque des titans a eu un triple combo : Un manga archi populaire au japon (pas juste populaire comme beaucoup la on parlait de la 2e serie la plus populaire du Japon apres One Piece, forcement ca intrigue), une serie animé tres reussit qui a tres bien marché, une grosse communauté de fans suivant la serie en scantrad qui debattaient sur tout les forums et en ventaient les merites.
C'etait une evidente consecration pour ce manga avec 3 axes aussi fort. |
Sans contester tes arguments qui me semblent tout à fait recevables, je continue de me rallier à l'avis d'egil : depuis le début de nos échanges sur le sujet la semaine dernière, la position que tu défends fait systématiquement abstraction de deux éléments fondamentaux, à savoir le contenu du récit et le talent de l'auteur. Quel que soit le buzz, quels que soient les à -côtés qui pourraient motiver l'achat du début d'une série, si le contenu n'accroche pas le lecteur, c'est la gamelle assurée. Et je trouve injuste de mettre tous les autres arguments en avant alors que c'est l'auteur qui fait le plus gros et le plus dur du boulot.
Concernant le Jump, est-ce vraiment le sommaire actuel qui fait pitié ou simplement votre regard qui a changé ? La cible du mag, c'est les 8/13 ans. D'une part, vous en avez 30 passé, d'autre part, vous avez acquis l'expérience que vous ont apporté des années de lectures. Vos goûts, et vos exigences en ont forcément été influencés et ont des conséquences sur votre perception des titres en question (ce qui n'empêche évidemment pas les titres en question d'être mauvais, ce que je ne suis pas en état de juger à la minute où j'écris).
| Citation: | | mais je me suis toujours etonné du manque de flair, de recherche de ces principaux editeurs et notamment Kana. |
Peut-être qu'on peut enfin admettre l'importance d'avoir un directeur éditorial qui parle japonais (à la fois pour les choix des licences et pour de meilleurs rapports humains avec leurs collaborateurs nippons - et on en revient à la question de la communication ) ?
Kurokawa et Ki-oon se maintiennent depuis des années aux mêmes places.
Glénat, qui avait une assistante éditoriale japonaise (désormais éditrice) s'est toujours maintenu au même niveau.
Pika a réalisé d'excellents scores (dont les Titans) pendant que Kim Bedenne dirigeait le catalogue.
Casterman développe désormais une identité éditoriale forte qui a ses fidèles.
Akata se débrouille très bien sans Delcourt.
Je crois que chez Black-Box, il y a aussi quelqu'un de bilingue ? Même si en matière de chiffres ils n'ont pas l'air d'exploser les scores, en terme d'éditorial, on sent qu'ils se font plaisir et qu'ils sont assez libres.
Alors, bien sûr, on peut compenser : Taifu/Ototo, Soleil et Komikku sont d'excellents exemples d'éditeurs qui ont su comprendre, apprivoiser et fidéliser leur public. Mais je pense que bilingues, leurs résultats seraient probablement supérieurs.
Melvin : j'ai bien aimé ton éclairage sur le comportement de Shûeisha, et sur la différence de perception quand on change de point de vue. (Après, c'est peut-être plus compliqué que ça... mais c'est une bonne piste de réflexion) _________________ Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Manuka Mangaversien·ne

Inscrit le : 26 Juin 2004 Localisation : dans le Tea tree !
|
Posté le : 21/01/16 18:18 Sujet du message: |
|
|
Peut-être, volontairement ou de manière naturelle, Media Participations privilégie-t-il, actuellement, la branche Urban, plus que la branche Kana ? _________________ Emmène Lucy Hole dans un ciel de diamants. © |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Gemini_ Mangaversien·ne
Inscrit le : 03 Fév 2011
|
Posté le : 21/01/16 18:38 Sujet du message: |
|
|
Je ne suis pas nécessairement d'accord concernant le directeur de collection bilingue ; après tout, Soleil Manga gagne des parts de marché, alors que ni Iker ni sa collègue, ce me semble, ne parlent Japonais.
Je pense que la différence entre Kana et Ki-oon/Kurokawa, c'est avant tout une question d'approche. Ces derniers sont arrivés à une époque où le marché commençait déjà à saturer, et ont dû trouver des idées originales pour conquérir de nouveaux lectorats, faire la publicité de leurs séries, voire plaider leur cause auprès des Japonais. Sans parler du fait qu'ils ont été pionniers sur le catalogue Square-Enix, même si d'autres s'y sont mis par la suite. Tandis que Kana, pour ne citer que lui, en tant que pionnier avec des contacts forts avec la Shueisha, n'a pendant longtemps eu qu'à se baisser pour ramasser les shônen du moment, et au pire à sortir le chéquier. Politique qui, avec les bides de Prince du Tennis ou Gintama, possède quand même des écueils, qu'ils n'ont vraiment réalisé que quand le marché est devenu trop concurrentiel pour qu'un shônen efficace du Shônen Jump fonctionne tout seul. Dans ces conditions, cette évolution me parait logique, même si comme mentionné tantôt, ce n'est pas forcément "juste" pour les éditeurs historiques, qui ont continué à croire au potentiel d'un Psyren ou d'un Reborn quitte à s'en mordre les doigts, là où leurs concurrents n'ont pas eu à essuyer ce genre d'échec qui fait mal à la crédibilité (puisque ces titres se vendaient jusque-là tout seul).
J'estime qu'il existe une corrélation entre la maitrise de la langue japonaise d'un directeur éditorial/de collection et la dynamique d'un éditeur, mais je ne crois pas qu'il s'agisse d'une relation de cause à effet. C'est plus une question de génération, de mentalité : d'un côté des éditeurs "à l'ancienne", sur le marché depuis longtemps et qui ont eu moins de difficulté à s'imposer et à trouver des titres à une époque où tout restait à faire (ce qui n'enlève rien à leurs mérites), et de l'autre des éditeurs apparus plus récemment ou qui ont voulu injecter du sang neuf, et ont choisi des responsables bilingues (pour faire comme Ki-oon ?) mais qui surtout ont dû batailler plus que leurs prédécesseurs pour exister et en récoltent aujourd'hui les fruits. Bien sûr, ce ne sont que des théories. _________________ - Tu es critique. Cela signifie que tu dois classer les films sur une échelle qui va de "bon" à "excellent".
- Et si je n'ai pas aimé ?
- Ça correspond à bon ! |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Spawn Mangaversien·ne
Inscrit le : 01 Sept 2002 Localisation : dans le labyrinthe du go
|
Posté le : 21/01/16 19:35 Sujet du message: |
|
|
| sushikouli a écrit: |
| Citation: | L'attaque des titans a eu un triple combo : Un manga archi populaire au japon (pas juste populaire comme beaucoup la on parlait de la 2e serie la plus populaire du Japon apres One Piece, forcement ca intrigue), une serie animé tres reussit qui a tres bien marché, une grosse communauté de fans suivant la serie en scantrad qui debattaient sur tout les forums et en ventaient les merites.
C'etait une evidente consecration pour ce manga avec 3 axes aussi fort. |
Sans contester tes arguments qui me semblent tout à fait recevables, je continue de me rallier à l'avis d'egil : depuis le début de nos échanges sur le sujet la semaine dernière, la position que tu défends fait systématiquement abstraction de deux éléments fondamentaux, à savoir le contenu du récit et le talent de l'auteur. Quel que soit le buzz, quels que soient les à -côtés qui pourraient motiver l'achat du début d'une série, si le contenu n'accroche pas le lecteur, c'est la gamelle assurée. Et je trouve injuste de mettre tous les autres arguments en avant alors que c'est l'auteur qui fait le plus gros et le plus dur du boulot. |
Bah je suis d'accord que le nom d'un auteur peut totalement faire vendre un manga. Je suis meme tout a fait d'accord avec ca. Je dirais meme que c'est primordiale. Ca se voit par exemple avec Pika qui edite toutes les daubes de Fujisawa (l'auteur de GTO). Maintenant le "talent" et le contenu du recit d'un nouvel auteur tu le decouvres comment ? On en revient toujours au même. A la sortie d'un nouveau manga, on peut esperer le bouche a oreille mais est il vraiment efficace aujourd'hui ou le marché est bouché ? Comment tu decouvres le "talent" de l'auteur si t'as pas l'occasion d'avoir pu decouvrir un peu avant le manga ... et en general grace au net ? L'age d'or du manga sur internet est revolu. Mangaverse n'existe plus, son forum bien moins actif (malgré un petit regain actuel), mangavorace, mangavore, mangajima, le forum kana etc.... Tout ces espaces n'existent plus. Aujourd'hui tu as une critique par ci par la, et Manga-news qui fait encore super bien le taff, mais tu n'as plus que les "on dit", une bonne promo et .... decouvrir de toi même grace aux scans du net.
Je ne démord pas de ma position.
| Citation: | | Concernant le Jump, est-ce vraiment le sommaire actuel qui fait pitié ou simplement votre regard qui a changé ? La cible du mag, c'est les 8/13 ans. D'une part, vous en avez 30 passé, d'autre part, vous avez acquis l'expérience que vous ont apporté des années de lectures. Vos goûts, et vos exigences en ont forcément été influencés et ont des conséquences sur votre perception des titres en question (ce qui n'empêche évidemment pas les titres en question d'être mauvais, ce que je ne suis pas en état de juger à la minute où j'écris). |
Il y a forcement des deux. Mais personne ne peut contester que l'age d'or est derriere le Jump et qu'il est plus proche de la periode de vache maigre comme entre la periode Dragon Ballet la Periode One Piece. Ca se voit au niveau des ventes, ou le nouveau eldorado du magazine ce sont les mangas qui ne sont pas des shonen baston classique. Moi ca me gene pas mais les hits du jump genre Food Wars sont ils aussi vendeur qu'un nouveau Naruto ? Je pense pas ... Donc deja pour les editeurs ya moins de manga "puissant" mediatiquement et commercialement. Ensuite d'un point de vue des consommateur il suffit de voir le nombre de series annulées, de voir les dernieres series qui ont cartonné, elles se font de plus en plus rare. Il y a une epoque ou ils avaient en meme temps One Piece, Naruto, Yugioh, Hikaru no Go, Shaman King, Black Cat, Bleach, Prince of Tennis, HunterXHunter. Un vrai age d'or. La plus mauvaise vente de ces mangas c'etait 600 000 ! Aujourd'hui a part One Piece, Haikyu et Assassination Classroom tas aucun manga au dessus de ce chiffre. Ils vont bien grace a OP qui cartonne toujours mais ca ne camouffle pas le reste.
Je suis pas editeur mais je pense qu'ils ont virés des mangas bien trop vite il y a quelques années sans leur donner leur chance et aujourd'hui ils payent une generation de mangaka bien moins talentueux. Et ceux de la generation precedente sont parties ailleurs.
| Citation: | | Citation: | | mais je me suis toujours etonné du manque de flair, de recherche de ces principaux editeurs et notamment Kana. |
Peut-être qu'on peut enfin admettre l'importance d'avoir un directeur éditorial qui parle japonais (à la fois pour les choix des licences et pour de meilleurs rapports humains avec leurs collaborateurs nippons - et on en revient à la question de la communication ) ?
Kurokawa et Ki-oon se maintiennent depuis des années aux mêmes places.
Glénat, qui avait une assistante éditoriale japonaise (désormais éditrice) s'est toujours maintenu au même niveau.
Pika a réalisé d'excellents scores (dont les Titans) pendant que Kim Bedenne dirigeait le catalogue.
Casterman développe désormais une identité éditoriale forte qui a ses fidèles.
Akata se débrouille très bien sans Delcourt.
Je crois que chez Black-Box, il y a aussi quelqu'un de bilingue ? Même si en matière de chiffres ils n'ont pas l'air d'exploser les scores, en terme d'éditorial, on sent qu'ils se font plaisir et qu'ils sont assez libres.
Alors, bien sûr, on peut compenser : Taifu/Ototo, Soleil et Komikku sont d'excellents exemples d'éditeurs qui ont su comprendre, apprivoiser et fidéliser leur public. Mais je pense que bilingues, leurs résultats seraient probablement supérieurs. |
Personne ne parle japonais chez Kana ? Ca me parait trop gros qu'un editeur de cet envergure n'ai personne de bilingue. _________________ Le Go est sans fin.
on ne peut qu'y avancer pas à pas, recherchant la lumiere.
Le labyrinthe du go me tient pour toujours.
Je n'ai pas encore atteint le coup divin... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Spawn Mangaversien·ne
Inscrit le : 01 Sept 2002 Localisation : dans le labyrinthe du go
|
Posté le : 21/01/16 19:41 Sujet du message: |
|
|
| sushikouli a écrit: |
| Citation: | L'attaque des titans a eu un triple combo : Un manga archi populaire au japon (pas juste populaire comme beaucoup la on parlait de la 2e serie la plus populaire du Japon apres One Piece, forcement ca intrigue), une serie animé tres reussit qui a tres bien marché, une grosse communauté de fans suivant la serie en scantrad qui debattaient sur tout les forums et en ventaient les merites.
C'etait une evidente consecration pour ce manga avec 3 axes aussi fort. |
Sans contester tes arguments qui me semblent tout à fait recevables, je continue de me rallier à l'avis d'egil : depuis le début de nos échanges sur le sujet la semaine dernière, la position que tu défends fait systématiquement abstraction de deux éléments fondamentaux, à savoir le contenu du récit et le talent de l'auteur. Quel que soit le buzz, quels que soient les à -côtés qui pourraient motiver l'achat du début d'une série, si le contenu n'accroche pas le lecteur, c'est la gamelle assurée. Et je trouve injuste de mettre tous les autres arguments en avant alors que c'est l'auteur qui fait le plus gros et le plus dur du boulot. |
Bah je suis d'accord que le nom d'un auteur peut totalement faire vendre un manga. Je suis meme tout a fait d'accord avec ca. Je dirais meme que c'est primordiale. Ca se voit par exemple avec Pika qui edite toutes les daubes de Fujisawa (l'auteur de GTO). Maintenant le "talent" et le contenu du recit d'un nouvel auteur tu le decouvres comment ? On en revient toujours au même. A la sortie d'un nouveau manga, on peut esperer le bouche a oreille mais est il vraiment efficace aujourd'hui ou le marché est bouché ? Comment tu decouvres le "talent" de l'auteur si t'as pas l'occasion d'avoir pu decouvrir un peu avant le manga ... et en general grace au net ? L'age d'or du manga sur internet est revolu. Mangaverse n'existe plus, son forum bien moins actif (malgré un petit regain actuel), mangavorace, mangavore, mangajima, le forum kana etc.... Tout ces espaces n'existent plus. Aujourd'hui tu as une critique par ci par la, et Manga-news qui fait encore super bien le taff, mais tu n'as plus que les "on dit", une bonne promo et .... decouvrir par toi même grace aux scans du net.
Je ne démord pas de ma position.
| Citation: | | Concernant le Jump, est-ce vraiment le sommaire actuel qui fait pitié ou simplement votre regard qui a changé ? La cible du mag, c'est les 8/13 ans. D'une part, vous en avez 30 passé, d'autre part, vous avez acquis l'expérience que vous ont apporté des années de lectures. Vos goûts, et vos exigences en ont forcément été influencés et ont des conséquences sur votre perception des titres en question (ce qui n'empêche évidemment pas les titres en question d'être mauvais, ce que je ne suis pas en état de juger à la minute où j'écris). |
Il y a forcement des deux. Mais personne ne peut contester que l'age d'or est derriere le Jump et qu'il est plus proche de la periode de vache maigre comme entre la periode Dragon Ball et la Periode One Piece. Ca se voit au niveau des ventes, ou le nouveau eldorado du magazine ce sont les mangas qui ne sont pas des shonen baston classique. Moi ca me gene pas mais les hits du jump genre Food Wars sont ils aussi vendeur qu'un nouveau Naruto ? Je pense pas ... Donc deja pour les editeurs ya moins de manga "puissant" mediatiquement et commercialement. Ensuite d'un point de vue des consommateurs il suffit de voir le nombre de series annulées, de voir les dernieres series qui ont cartonné, elles se font de plus en plus rare. Il y a une epoque ou ils avaient en meme temps One Piece, Naruto, Yugioh, Hikaru no Go, Shaman King, Black Cat, Bleach, Prince of Tennis, HunterXHunter. Un vrai age d'or. La plus mauvaise vente de ces mangas c'etait 600 000 ! Aujourd'hui a part One Piece, Haikyu et Assassination Classroom tas aucun manga au dessus de ce chiffre. Ils vont bien grace a OP qui cartonne toujours mais ca ne camouffle pas le reste.
Je suis pas editeur mais je pense qu'ils ont virés des mangas bien trop vite il y a quelques années sans leur donner leur chance et aujourd'hui ils payent une generation de mangaka bien moins talentueux. Et ceux de la generation precedente sont parties ailleurs.
| Citation: | | Citation: | | mais je me suis toujours etonné du manque de flair, de recherche de ces principaux editeurs et notamment Kana. |
Peut-être qu'on peut enfin admettre l'importance d'avoir un directeur éditorial qui parle japonais (à la fois pour les choix des licences et pour de meilleurs rapports humains avec leurs collaborateurs nippons - et on en revient à la question de la communication ) ?
Kurokawa et Ki-oon se maintiennent depuis des années aux mêmes places.
Glénat, qui avait une assistante éditoriale japonaise (désormais éditrice) s'est toujours maintenu au même niveau.
Pika a réalisé d'excellents scores (dont les Titans) pendant que Kim Bedenne dirigeait le catalogue.
Casterman développe désormais une identité éditoriale forte qui a ses fidèles.
Akata se débrouille très bien sans Delcourt.
Je crois que chez Black-Box, il y a aussi quelqu'un de bilingue ? Même si en matière de chiffres ils n'ont pas l'air d'exploser les scores, en terme d'éditorial, on sent qu'ils se font plaisir et qu'ils sont assez libres.
Alors, bien sûr, on peut compenser : Taifu/Ototo, Soleil et Komikku sont d'excellents exemples d'éditeurs qui ont su comprendre, apprivoiser et fidéliser leur public. Mais je pense que bilingues, leurs résultats seraient probablement supérieurs. |
Personne ne parle japonais chez Kana ? Ca me parait trop gros qu'un editeur de cet envergure n'ai personne de bilingue. _________________ Le Go est sans fin.
on ne peut qu'y avancer pas à pas, recherchant la lumiere.
Le labyrinthe du go me tient pour toujours.
Je n'ai pas encore atteint le coup divin... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
|
Posté le : 21/01/16 21:06 Sujet du message: |
|
|
| J'ai du mal à comprendre la quasi-absence de promotion de Kana sur la plupart de ses titres. Pourtant, quand ils le veulent, ils peuvent faire des trucs très sympas. Ca se voit notamment à la Japan Expo avec par exemple, en dehors du classique Naruto géant, le jeu de balles pour Assassination classroom, le temple grec pour Elsa Brants ou le cours de cuisine moléculaire pour Hell's kitchen. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
sushikouli Mangaversien·ne
Inscrit le : 29 Oct 2003
|
Posté le : 21/01/16 21:19 Sujet du message: |
|
|
| Gemini_ a écrit: | | après tout, Soleil Manga gagne des parts de marché, alors que ni Iker ni sa collègue, ce me semble, ne parlent Japonais. |
Parce qu'ils ont su cerner les attentes de leur public et que celui-ci (pour l'instant) est fidèle. Et ils sont passionnés par ce qu'ils font. C'est pareil pour Huchez chez Taifu avec le yaoi. Et à mon sens, ce sont des vraies qualités/compétences. Parce que je doute que Yves et Iker soient la cible de 75% des titres qu'ils publient (et comme moi, ça me gaverait de bosser sur des trucs qui ne m'intéressent pas, j'ai énormément de respect pour ça).
Dominique Véret ne parle pas coréen, ça l'a pas empêché de publier Moi, jardinier citadin, de le porter et d'en faire un hit.
La langue ne fait pas tout, mais elle règle beaucoup de choses.
| Citation: | | Sans parler du fait qu'ils ont été pionniers sur le catalogue Square-Enix, même si d'autres s'y sont mis par la suite. Tandis que Kana, pour ne citer que lui, en tant que pionnier avec des contacts forts avec la Shueisha, n'a pendant longtemps eu qu'à se baisser pour ramasser les shônen du moment, et au pire à sortir le chéquier. |
Je ne remet pas en cause ton raisonnement, qui, en outre, n'est pas incompatible avec ce qui a été dit précédemment. Toutefois, Kana avait les moyens de gérer l'évolution du marché différemment (hormis quand ils ont été coincés par leurs plannings et leurs trop nombreuses licences en stocks). Ils ont récupéré les titres d'Obata, ils ont eu du Otomo, ils ont travaillé avec Square-Enix (Black Butler n'est clairement pas un fond de tiroir, et ils ont eu Luno, donc, ils auraient pu avoir d'autres titres, je pense), côté animés, ils ont eu One Piece et Fairy Tail, les hits qui leurs avaient échappé en mangas. Etc. Globalement, les moyens, ils les avaient. Est-ce qu'ils les ont exploité à fond ? Je suppose que les japonais ont leur avis sur la question.
Autre exemple tout bête. Je me souviens avoir halluciné la première année où Ki-oon avait loué tous les panneaux publicitaires à la sortie du RER à Villepinte. L'idée était géniale. Je ne comprenais pas pourquoi personne n'y avait pensé avant, mais soit. Sauf que de mon point de vue, leurs concurrents auraient dû leur piquer l'idée par la suite. Ce qu'ils n'ont jamais fait. Que les derniers arrivés doivent jouer des coudes pour s'imposer, OK. Mais que les pionniers ne se remettent pas en question, ne bousculent pas leurs habitudes, ne reprennent pas les bonnes idées des autres, bah... j'ai envie de dire, tant pis pour eux. A l'instant où on parle, on évoque un manque de remise en cause de fond qui dure depuis 10 ans (je parle de fond parce qu'il y a évidemment des choses qui ont bougé dans la politique de Kana (cf message de Cyril), mais rien de révolutionnaire).
Tonkam a fait la même erreur a rester coincer dans les années 90 avec leur titres vintage (et on voit ce que ça a donné), et Glénat a failli basculer aussi avec leur politique de rééditions (heureusement que les titres concernés étaient forts) et des titres comme Cyborg 009 ou Ashita no Joe. Je me demande d'ailleurs dans les derniers lancements réussis de Glénat, quelle part on doit à Stéphane et quelle part on doit à Satoko.
Du coup, ça pose une vraie question : combien de temps Ahmed, Greg, Iker/Johanna, Satoko, Bruno, Wladimir... bref, les plus jeunes, continueront à rester en phase avec les attentes du public ? Réussiront-ils à n'être ni blasés ni has been pour poursuivre leur métier avec le même flair que jusqu'à maintenant ?
| Spawn a écrit: | | Bah je suis d'accord que le nom d'un auteur peut totalement faire vendre un manga. |
Je parle de son travail, de ses dessins, de sa mise en scène, de son scénario, des dialogues (avec ou sans le biais de la traduction), de sa thématique, de son genre... Qui sont, normalement, les raisons premières de la lecture d'un manga.
| Citation: | | Comment tu decouvres le "talent" de l'auteur si t'as pas l'occasion d'avoir pu decouvrir un peu avant le manga ... et en general grace au net ? |
Comment on faisait avant le scantrad ?
De toute façon, aujourd'hui, le monde évolue tellement et tellement vite qu'il est difficile de savoir ce qui va marcher ou pourquoi tel titre cartonne. Les éditeurs, la presse (papier et numérique), l'offre numérique légale ou illégale, Twitter, FB, les fanzines, les conventions... Tous ces supports constituent un écosystème éditorial où tout le monde se nourrit mutuellement. Il est impossible de dire si les uns ont plus d'influence que les autres ou si cette influence est plutôt négative ou plutôt positive. On a des tendances. On peut tenter le cas par cas, mais dans l'absolu, quelle que soit la thèse qu'on soutien, on trouvera toujours un exemple pour l'illustrer et un contre-exemple pour l'enterrer. Je conteste l'importance du scantrad sur la vente de certains titres. Tu contestes l'importance d'AnimeLand pour d'autres. Peut-être qu'on a tous les deux raisons. Peut-être qu'on a tous les deux torts. Peut-être que l'un ou l'autre était vrai à un moment donné mais plus aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, les deux existent, c'est donc qu'ils correspondent à une ou plusieurs parties du public. Peut-être le même. Peut-être complémentaire. Mais comme tout n'est jamais ni tout noir, ni tout blanc...
Ton intervention de l'autre jour m'a beaucoup fait réfléchir, et je suis arrivé à la conclusion que le scantrad/fansub, c'était comme Fukushima : c'est potentiellement une catastrophe dont il est impossible d'évaluer les conséquences à moyen terme. Mais c'est là et on ne pourra plus revenir en arrière. Donc il faut composer avec, sans chercher à aller contre, parce que c'est peine perdue. La bonne nouvelle, c'est que ceux qui débutent aujourd'hui dans la BD, le cinéma, la télé, la musique... savent qu'ils vont être piratés en cas de succès. Donc en théorie, ils doivent déjà savoir comment réagir et comment s'en accommoder. En tout cas, ils ne pourront pas jouer les vierges effarouchées quand ça leur arrivera.
Après, il y a des arguments pro-scantrad que je trouve totalement foireux. Aller vers l'offre illégale quand il sort 5000 BD en France par an (soit 14 livres à lire/jour + ce qu'on possède et qu'on pourrait relire), ça dépasse le stade du snobisme de l'enfant super gâté jamais satisfait de ce qu'il a. Et je n'arrive pas à concevoir qu'on ne puisse pas trouver son bonheur là -dedans (ou alors, il est temps de changer de loisir).
| Citation: | | Mais personne ne peut contester que l'age d'or est derriere le Jump et qu'il est plus proche de la periode de vache maigre comme entre la periode Dragon Ball et la Periode One Piece. Ca se voit au niveau des ventes |
N'oublies pas de prendre en compte la situation démographique du Japon (faible taux de natalité, population vieillissante). L'autre jour, quand Heiji a posté pour modérer le succès d'OPM au Japon, j'ai pris conscience qu'il y avait encore beaucoup de titres qui vendaient à 600 000 ex. Ce qui veut dire que les jeunes japonais, malgré les nouvelles technologies, continuent de consommer naturellement du manga. Donc dans un sens, les éditeurs japonais font bien leur job s'ils continuent à convaincre un fort pourcentage de jeunes à s'intéresser encore au manga.
D'autres part, le pic de OP et ses records successifs, ainsi que le cas des Titans, montrent qu'il est tout à fait possible de tirer son épingle du jeu, même sur un marché qui a montré ses limites.
Pour le reste, je te renvois au commentaire de je-ne-sais-plus-qui qui relayait récemment sur le forum les propos de Wladimir Labaere qui citait Otomo, avec lequel je suis assez d'accord (sur le fait qu'on produit de la resucée de resucée de resucée).
EDIT : C'était Aoshi
| Citation: | | Personne ne parle japonais chez Kana ? |
Parmi les gens qui choisissent les titres ? Pas que je sache.
| Citation: | | Ca me parait trop gros qu'un editeur de cet envergure n'ai personne de bilingue. |
Ton idole ^^; _________________ Entre ce que je pense, je veux dire, je crois dire, je dis, ce que vous voulez entendre, ce que vous entendez, ce que vous croyez en comprendre, ce que vous voulez comprendre, et ce que vous comprenez, il y a au moins 9 raisons de ne pas se comprendre. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Spawn Mangaversien·ne
Inscrit le : 01 Sept 2002 Localisation : dans le labyrinthe du go
|
Posté le : 21/01/16 23:31 Sujet du message: |
|
|
| Citation: |
Comment on faisait avant le scantrad ? |
Mais tu parles d'une epoque qui date de quoi ... 2002 ? Tu sais tres bien qu'à cette epoque le marché etait plus resseré. On pouvait prendre plus de temps pour s'interesser aux nouvelles sorties du mois. Donc forcement derriere... un titre de qualité pouvait facilement décoller. Puis les editeurs affamés n'y connaissant rien sont arrivés avides de ce marché et ca a été le debut de la cata. Le cimetiere des editeurs bidons est aussi grand que le pere lachaise.
| Citation: | | De toute façon, aujourd'hui, le monde évolue tellement et tellement vite qu'il est difficile de savoir ce qui va marcher ou pourquoi tel titre cartonne. Les éditeurs, la presse (papier et numérique), l'offre numérique légale ou illégale, Twitter, FB, les fanzines, les conventions... Tous ces supports constituent un écosystème éditorial où tout le monde se nourrit mutuellement. Il est impossible de dire si les uns ont plus d'influence que les autres ou si cette influence est plutôt négative ou plutôt positive. On a des tendances. On peut tenter le cas par cas, mais dans l'absolu, quelle que soit la thèse qu'on soutien, on trouvera toujours un exemple pour l'illustrer et un contre-exemple pour l'enterrer. Je conteste l'importance du scantrad sur la vente de certains titres. Tu contestes l'importance d'AnimeLand pour d'autres. Peut-être qu'on a tous les deux raisons. Peut-être qu'on a tous les deux torts. Peut-être que l'un ou l'autre était vrai à un moment donné mais plus aujourd'hui. Quoi qu'il en soit, les deux existent, c'est donc qu'ils correspondent à une ou plusieurs parties du public. Peut-être le même. Peut-être complémentaire. Mais comme tout n'est jamais ni tout noir, ni tout blanc... |
Cette conclusion me convient. Mais je veux juste encore revenir sur une chose qui j'ai l'impression n'a pas été comprise : je ne fais pas l'apologie du scantrad. Je ne dis meme pas qu'il est le moyen n°1 de faire connaitre un titre. Moi tout ce que je dis c'est qu'il n'est pas aussi nefaste qu'on veut bien nous le faire croire. C'est tout. D'ailleurs je pense que s'il l'etait autant, le combat des éditeurs japonais, américains, francais et autres serait bien plus grand.
| Citation: | | Ton intervention de l'autre jour m'a beaucoup fait réfléchir, et je suis arrivé à la conclusion que le scantrad/fansub, c'était comme Fukushima : c'est potentiellement une catastrophe dont il est impossible d'évaluer les conséquences à moyen terme. Mais c'est là et on ne pourra plus revenir en arrière. Donc il faut composer avec, sans chercher à aller contre, parce que c'est peine perdue. La bonne nouvelle, c'est que ceux qui débutent aujourd'hui dans la BD, le cinéma, la télé, la musique... savent qu'ils vont être piratés en cas de succès. Donc en théorie, ils doivent déjà savoir comment réagir et comment s'en accommoder. En tout cas, ils ne pourront pas jouer les vierges effarouchées quand ça leur arrivera. |
Je pense surtout que pour tout ces nouveaux qui debutent avec un budget reduit pour leur promotion le piratage est un cadeau tombé du ciel. C'est de la publicité a moindre cout. "Un chanson piraté qu'un mec écoute et la met dans sa playlist c'est la possibilité pour un autre de tomber dessus et de l'ecouter à son tour.
| Citation: | | Après, il y a des arguments pro-scantrad que je trouve totalement foireux. Aller vers l'offre illégale quand il sort 5000 BD en France par an (soit 14 livres à lire/jour + ce qu'on possède et qu'on pourrait relire), ça dépasse le stade du snobisme de l'enfant super gâté jamais satisfait de ce qu'il a. Et je n'arrive pas à concevoir qu'on ne puisse pas trouver son bonheur là -dedans (ou alors, il est temps de changer de loisir). |
Peut être mais on est a l'ère du tout gratuit. La jeunesse d'aujourd'hui grandit avec les possibilités que lui offre internet, et elle n'a plus comme logique de devoir payer pour un produit. C'est en creant chez elle une passion, une envie de depenser pour un produit de qualité dans une edition francaise de meilleur qualité que celle amateur que l'on peut l'attirer dans la legalité. C'est injuste ? Peut etre mais c'est comme ca. Et tout les editeurs ne font pas le travail de qualité nécessaire. Apres tout se paye un jour. Panini vit actuellement le contre coup de 15 ans de mepris envers son public.
Donc c'est confirmé, personne ne parle japonais chez Kana  _________________ Le Go est sans fin.
on ne peut qu'y avancer pas à pas, recherchant la lumiere.
Le labyrinthe du go me tient pour toujours.
Je n'ai pas encore atteint le coup divin... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
egil Mangaversien·ne
Inscrit le : 23 Avr 2004 Localisation : sur site
|
Posté le : 22/01/16 11:16 Sujet du message: |
|
|
| sushikouli a écrit: | | Du coup, ça pose une vraie question : combien de temps Ahmed, Greg, Iker/Johanna, Satoko, Bruno, Wladimir... bref, les plus jeunes, continueront à rester en phase avec les attentes du public ? Réussiront-ils à n'être ni blasés ni has been pour poursuivre leur métier avec le même flair que jusqu'à maintenant ? |
Mon angoisse permanente... Blasé non, suis trop fan pour ça. Par contre, le décalage avec le lectorat... Le fait d'être convaincu que SAO ferait un four m'a particulièrement touché. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Corti Mangaversien·ne

Inscrit le : 31 Mai 2006 Localisation : Sous la pluie... C'est pas dur de trouver où.
|
Posté le : 22/01/16 13:40 Sujet du message: |
|
|
| Citation: | Je pense surtout que pour tout ces nouveaux qui debutent avec un budget reduit pour leur promotion le piratage est un cadeau tombé du ciel. C'est de la publicité a moindre cout. "Un chanson piraté qu'un mec écoute et la met dans sa playlist c'est la possibilité pour un autre de tomber dessus et de l'ecouter à son tour.
|
Ouep, mais si tu ne touches jamais de thunes, ça sert à que dalle le piratage. La diffusion internationale, c'est bien, l'argent pour payer la bouffe et le loyer, c'est mieux.
�a me rappelle un peu le cas des annonces pour les graphistes/photographes où les annonces se résument parfois à : "Faites le design/plaquette/trucmuche et on ne vous donnera pas d'argent pour ce travail, mais c'est pas grave, vous gagnerez de la réputation à être affiché chez nous."
C'est la même logique, et au final, ça ne fait qu'augmenter la précarité de ce genre de travail en tirant les prixs vers le bas. _________________ (ou pas ?)
"That Others May Live" -- Rescue Wings |
|
| Revenir en haut |
|
 |
melvin Mangaversien·ne

Inscrit le : 25 Jan 2004 Localisation : Paris
|
Posté le : 22/01/16 16:02 Sujet du message: |
|
|
| sushikouli a écrit: | | Concernant le Jump, est-ce vraiment le sommaire actuel qui fait pitié ou simplement votre regard qui a changé ? La cible du mag, c'est les 8/13 ans. D'une part, vous en avez 30 passé, d'autre part, vous avez acquis l'expérience que vous ont apporté des années de lectures. Vos goûts, et vos exigences en ont forcément été influencés et ont des conséquences sur votre perception des titres en question (ce qui n'empêche évidemment pas les titres en question d'être mauvais, ce que je ne suis pas en état de juger à la minute où j'écris). |
Oui je pense que c'est vraiment le sommaire actuel qui fait pitié et les ventes au Japon en témoigne. Je pense d'ailleurs que le problème du renouvellement touche l'industrie du loisir en général : cinéma, musique, jeux vidéos. Au bout d'un moment avec toutes les nouveautés qui sortent, il devient difficile d'être innovant et original. On applique les recettes qui marchent en s'inspirant des prédécesseurs, ce qui était moins vrai dans les années 80 car on était encore dans les débuts de l'ère du divertissement comme produit de consommation.
Ce qui me choque surtout c'est le style de dessins. Je trouve que c'était plus diversifié avant avec des Hôjô, Terasawa, Morita, Hara, Araki, Toriyama ou même le mec qui fait Kochikame. En un coup dâ??Å?il, tu savais qui était derrière le crayon. Le design des personnages est un peu "plat" à l'heure actuelle, ça ne me donne pas envie de feuilleter une série quand je vois la tronche du héros...
 
Sinon je sais encore accepter certains défauts dans un shônen et apprécier de lire une série classique et bien foutue avec mon regard de trentenaire. Il y a toujours des shônens qui me font vibrer à mon âge - avancé - mais pas chez Shueisha. Remarque, les seinens de Shueisha ne me parlent pas non plus en fait, je ne crois pas que j'en ai acheté un seul récemment.
| sushikouli a écrit: | | Après, il y a des arguments pro-scantrad que je trouve totalement foireux. Aller vers l'offre illégale quand il sort 5000 BD en France par an (soit 14 livres à lire/jour + ce qu'on possède et qu'on pourrait relire), ça dépasse le stade du snobisme de l'enfant super gâté jamais satisfait de ce qu'il a. Et je n'arrive pas à concevoir qu'on ne puisse pas trouver son bonheur là -dedans (ou alors, il est temps de changer de loisir). |
Avant je pensais comme toi mais mon avis a évolué. Je trouve qu'il y a plus de choses intéressantes à lire en scan que dans les multiples sorties actuelles qui doivent correspondre au cahier des charges "plaire au lecteur français lambda". Je cherche des titres atypiques, différents de ceux que j'ai déjà lus, ce qui implique en général des ventes moindres et par conséquent des chances réduites d'arriver chez nous. Et puis il y a aussi des séries dont je veux absolument connaître la fin comme 7 Seeds ou Subaru que j'ai commencé à acheter avant l'arrêt. L'histoire m'a séduit et je souhaite les lire jusqu'au bout, en priorité sur des nouveautés éditées en france. Il y a des auteurs que je désire mieux connaître, comme Ryô Ikuemi ou Masahito Soda. J'y trouve plus de satisfaction en taznt que lecteur car ma curiosité est forte pour ces mangas : j'ai très envie de les lire. Le scan me permet de le faire facilement et gratuitement et surtout il n'y a pas d'alternative (sauf apprendre le japonais et là clairement je ne lâ??envisage pas). _________________ "Music is an indirect force for change, because it provides an anchor against human tragedy. In this sense, it works towards a reconcilied world." Tim Armstrong |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Spawn Mangaversien·ne
Inscrit le : 01 Sept 2002 Localisation : dans le labyrinthe du go
|
Posté le : 22/01/16 18:06 Sujet du message: |
|
|
les magazines Seinen du Jump sont aussi souvent la planque des "vieux" mangaka du Shonen Jump qui ne veulent plus avoir a se supporter les contraintes editoriales drastique du magazine. Les Seinen facon Shueisha sont souvent des manga avec tout les codes shonen mais plus gore ou osée, donc pour un public moins jeune.
Tu n'as pas chez eux des magazines comme le Big Spirit ou l'Afternoon. Forcement ca rend tout ca moins attractif quand tu veux une histoire un peu plus poussée.
Perso je ne suis que Hxh et OP(sujet sensible ici ) issue du jump, ca montre bien que les nouveaux mangaka n'ont pas su offrir un peu d'original : pourquoi en lire d'autres quand tu as dans ses 2 oeuvres tout ce qui peut se faire de mieux dans le Shonen baston/aventure ?
J'ai essayé un peu Assassination Classroom, impossible pour moi d'accrocher, je trouve ca nullissime mais je lui reconnais son originalité. Apres le Jump n'arrive plus a sortir un enorme mainstream nekketsu, des la page couleur d'ouverture du 1er chapitre tu vois que ca va etre un four, c'est moche, c'est le remix de personnages de vieilles series autant physiquement que dans leur personnalité et peut etre que même cette generation du public japonais n'en veut plus.
La derniere serie qui a survecu dans le genre c'est Black Clover, mais c'est un naruto bis et ses ventes sont derisoires. Il a surtout ete promu car comme on frollait le plagiat l'editeur a du se dire qu'il allait convenablement remplacer Naruto chez les fans en manque. Il aura probablement un animé en 2017 pour l'aider a decoller mais tu vois directement qu'il n'ira pas bien loin. Trop pauvre, trop cliché.
Personnellement j'ai envie de dire "bien fait". Je ne me remet pas que Double Arts n'ai pas été laissé par le Jump pour s'installer. C'est la seule oeuvre du Jump que je trouvais brillante dans ce genre "combat/aventure". Les japonais l'ont puni comme tout les mangas actuelles de ce type mais c'etait injuste. Si tu ne laisses meme pas les oeuvres aux debuts tonitruant s'installer un peu alors tu merites que les daubes qui les remplacent face des fours.
De toute facon le Shonen Jump c'est Has Been :p. Le meilleur magazine est le Square Jump _________________ Le Go est sans fin.
on ne peut qu'y avancer pas à pas, recherchant la lumiere.
Le labyrinthe du go me tient pour toujours.
Je n'ai pas encore atteint le coup divin... |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Taliesin Modératrice

Inscrit le : 01 Fév 2004
|
Posté le : 22/01/16 18:37 Sujet du message: |
|
|
Mais non il y a encore de l'originalité dans le Jump
Sinon, la citation de Wladimir c'était moi et je suis assez d'accord avec la remarque de Corti sur les prix tirés vers le bas. _________________ Lisez Descending Stories de Haruko Kumota, tout est dispo en 10 volumes en anglais  |
|
| Revenir en haut |
|
 |
Cyril Mangaversien·ne
Inscrit le : 04 Sept 2002 Localisation : Evry
|
Posté le : 22/01/16 18:49 Sujet du message: |
|
|
| Spawn a écrit: |
Perso je ne suis que Hxh et OP(sujet sensible ici ) issue du jump, ca montre bien que les nouveaux mangaka n'ont pas su offrir un peu d'original : pourquoi en lire d'autres quand tu as dans ses 2 oeuvres tout ce qui peut se faire de mieux dans le Shonen baston/aventure ? |
De l'originalité et de la qualité (et de la sincérité), je trouve qu'il y en a aussi beaucoup dans Toriko et je suis déçu de son faible succès, au Japon comme en France. Plus on avance dans la série, plus je l'apprécie. L'auteur a 2 concepts principaux, la nourriture et la démesure, et il les exploite à fond. Le tome 27 était particulièrement dantesque. |
|
| Revenir en haut |
|
 |
|
|
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum Vous ne pouvez pas répondre aux sondages de ce forum
|
|