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{Akata}, ex-Delcourt et le reste (8)
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EdenA
Mangaversien·ne


Inscrit le : 07 Nov 2007

Message Posté le : 04/09/12 19:58    Sujet du message: Répondre en citant

Tanuki a écrit:

Proposer des textes DANS vos livres pour les relier les uns aux autres, justifier vos choix, proposer des pistes de lecture, etc., me semble plus intéressant que l'exercice présent de justification a posteriori. Exercice qui tourne plus à la défense acharnée qu'à l'explication d'une Vision éditoriale...(et ce ne serait pas de l'"assistanat" des lecteurs)
Si vous avez des choses à dire à vos lecteurs en tant qu'Editeur(s)
(et ce n'est pas le cas le cas de tous les éditeurs et/ou pour tous les titres, pour plein de raisons)
j'espère que vous le faîtes, directement et de manière explicite. Ni de manière détournée, ni en attendant que les lecteurs ne les entendent par l'opération du Saint-Esprit...


Tout à fait d'accord, l'aveu que le message à la fin de Mon Vieux 1 est à prendre au second degré me surprend, dans la mesure où clairement rien ne l'indiquait. De là à devoir le déduire parce que vous publiez aussi un Drôle de Père, il y a un sacré pas à faire, que je n'ai pas fait malgré le fait d'avoir les deux séries et de les apprécier.

J'y vois donc au minimum une maladresse de votre part, voire un échec, puisque cela ne communique finalement pas vos vraies intentions, qui semblent d'après ce que tu dis différentes de ce qui était écrit. Et au pire, cela peut brusquer certains lecteurs, sans amener plus de réflexion pour autant, surtout qu'encore maintenant, je ne suis pas convaincu du second degré du texte en question...

Pourquoi prendre autant de chemins détournés quand vous pourriez être plus direct, et proposer ce genre de réflexion que tu ébauches directement dans vos livres, comme le dit Tanuki ? Cela ne pourrait que vous aider à être plus clair dans vos démarches, du point de vue du lecteur justement.
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Saishû Heiki Kareshi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 02 Déc 2002

Message Posté le : 04/09/12 21:37    Sujet du message: Répondre en citant

Je vais pas répondre en détails point par point, parce que évidemment, ça prendrait trop de temps.

Déjà, pour Gemini : je pense que tu fais une fixation sur un détail. D'abord, on n'a pas dit "ça révolutionne le shôjo manga" mais "ça réinvente", et c'est pas tout à fait pareil. Ensuite, il s'agit d'une phrase au dos du livre, pas de l'intégralité de notre campagne promo. Notre campagne promo, elle s'appuyait sur des axes très différents :
- L'aspect comique
- L'inversion des rôles

Cf les images ci-dessous (j'archive absolument TOUT ! Je n'ai aucune pub avec ce genre d'accroche) :


Alors je trouve que tu en fais quand même un peu trop ^^ On a à peine appuyé sur le côté "réinvente les codes du shôjo", alors je suis surpris de ta réaction tellement excessive. Au dos du livre, c'est de l'éditorial. Le reste, c'est de la promo. Mettre au dos d'un manga que "cette oeuvre réinvente les codes du shôjo", ça revient, d'une certaine manière, à faire ce qu'Eden_A et Tanuki évoquent : s'adresser directement à nos lecteurs.

Après, évidemment, ça a des limites. Parce que les textes ne peuvent être développés. Tanuki, Eden_A : message reçu ! Après, il faut bien comprendre une chose : les éditeurs japonais veulent valider absolument TOUT. Donc, il faut traduire en japonais, etc etc... Et ça soulève plein de question : est-ce qu'un texte de l'éditeur français a sa place dans un manga qui "appartient" à son auteur. Typiquement, Shueisha refuse qu'on mette de la pub qui ne soit pas pour un manga, car selon eux, ça peut dénaturer l'oeuvre. Et la question se pose de savoir si le texte qu'on mettra ne risque pas d'imposer notre propre vision de l'oeuvre, pire même, de se substituer aux intentions de l'auteur. Donc, c'est compliqué...

Pour contourner ça, on avait bien tenté de faire nos vidéos (cf "J'aime les sushis" et "Ascension"). Mais ça demande tellement de temps, pour tellement peu de résultat... C'est pas toujours très encourageant.

Bon, je reviens sur "Fight Girl". J'ai déjà dit dans mon premier message que je suis près à débattre de ce sujet, mais pas à l'écrit (désolé Taliesin...). Ca va donc être une réponse éclair :
- Voir les messages des lecteurs japonais sur Amazon
http://www.amazon.co.jp/review/RWU75CYTKSLML
- Voir les messages des lecteurs français sur Manga-news
http://www.manga-news.com/index.php/serie/Fight-girl

Beaucoup de gens évoquent le fait que "c'est original", "ça change", "y a pas d'amour", "même les garçons peuvent le lire". D'autres disent "finalement c'est la manière dont les codes sont utilisés qui est original". Ce qui revient à dire "détourner les codes", pas "les réinventer". OK, là encore, il y a une nuance.

Quoiqu'il en soit, et c'est un avis très intéressant, un japonais dit : "dans ce shôjo, ce n'est pas l'amour qui est mis en avant. Mais plutôt l'amitié". Et "l'amitié", c'est typique du shônen.

Je persiste à dire que ce point de vue se défend parfaitement, même s'il mérite d'être nuancé et débattu plus longuement. Mais je n'ai ni le temps, ni l'envie de rentrer dans le détail ici.

Pour le reste :
- Comparer Tohru et Mafuyu, c'est complètement hors sujet ! Tohru est faussement naïve. Elle est fleur bleue, mais ultra emphatique. C'est une image de la "femme immaculée". Mafuyu, c'est profondément une crétine sans cervelle. C'est pas trop pareil...
- Basara : une héroïne qui se bat... Ouais mais bon, en France, c'est un four monumental, et en plus, ce shôjo fait la part belle à l'amour.
- Host Club : je trouve personnellement que ce titre est plus "dans la norme du shôjo" et que "l'amour" y a une place beaucoup plus importante que dans "Fight Girl". Mais ça reste à débattre, et je n'ai pas le temps et ne le ferait pas à l'écrit. Après, on peut se demander aussi si "Host Club"

En fait, si tu évoques ces trois points, la conclusion reste la même : dans ce cas, il faudrait plutôt dire que c'est la manière dont l'auteure utilise certains éléments qui est originale ? Quoiqu'il en soit, le fait même que tu réagisses à ça, et que je puisse t'y répondre longuement, ça prouve bien une chose : on n'est pas complètement à côté de la plaque en évoquant, dans une certaine mesure, l'originalité de ce titre.


Par ailleurs, je continue à trouver ta réaction complètement démesurée, quand tu dis qu'on "évite de publier des titres parce qu'ils ne sont pas dans la norme". Attends, là, tu caricatures mes propos. J'ai dû dire "on ne publiera pas ça ou ça parce que ci ou ça", en parlant de choses très précises. Mais tu en fais une généralité. (concrètement, tu veux parler de Keiko Takemiya ? Ben ouais mais là, c'est double handicap : SF + dessins rétros. C'est pas un seul critère le risque, c'est plusieurs. Donc, le risque est double, voire triple). Si on n'était pas prêt à prendre des risques, on ne publierait ni "Mitsuko Attitude", ni "Les secrets de Léa", hein. Simplement, on teste, on avance à tâtons, et c'est comme ça que ça marche. Après, nous n'avons ni "Naruto", ni "One Piece" au catalogue. Et "Switch Girl !!" a beau être un succès phénoménal, on est encore loin des "FMA" et autres "Pandora Hearts". Donc, ça nous oblige à être vigilants, sinon c'est bien simple : on ne publiera plus rien du tout... du tout.
D'ailleurs, l'année prochaine, le second shôjo qu'on publiera, il mélange très bizarrement SF et comédie lycéenne. Ca va déstabiliser les lectrices habituées aux simples comédies romantiques. Pas sûr que ça leur plaise, du coup. Mais pas sûr que les lecteurs qui attendent du shôjo de pure SF aillent vers ce titre non plus. Donc, c'est audacieux, et c'est un risque, et on continue... Mais diable, pourquoi taaaant de caricature ? (bon OK, ça nous arrive aussi d'être "un peu" rentre dedans).

Ben sinon, je vous recommande de lire en ce mois de septembre :
- "Coelacanth" chez Soleil
- "Proche horizon" et "Souvenirs de demain" chez Glénat

Voilà !

Ah oui et puis, merci pour le lien de ton mémoire... Je ne manquerai pas de l'utiliser !!

Cyril : Pas grand chose à redire... De toute façon, tout ça, c'est surtout une question de ressenti. Après, je te conseille quand même d'essayer de lire "Princess Jellyfish", le ton de cette oeuvre est assez unique. En fait, n général, le ton "Akiko Higashimura" est assez unique.
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shun
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Sept 2002
Localisation : charleroi la ville noir

Message Posté le : 04/09/12 22:06    Sujet du message: Répondre en citant

Saishû Heiki Kareshi a écrit:


Cyril : Pas grand chose à redire... De toute façon, tout ça, c'est surtout une question de ressenti. Après, je te conseille quand même d'essayer de lire "Princess Jellyfish", le ton de cette oeuvre est assez unique. En fait, n général, le ton "Akiko Higashimura" est assez unique.


je confirme, ce titre est une bouée d'air frais, il y a ce petit quelque chose qui rend l'oeuvre génial.
_________________
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 04/09/12 22:21    Sujet du message: Répondre en citant

SHK >> Ma réaction est démesurée parce que cette phrase me choque. D'autant plus qu'elle vient d'un éditeur que j'apprécie ; ce serait chez Pika ou Panini Comics, une telle accroche ne me surprendrait même pas, mais chez vous... Nous en sommes arrivé en France à un point où la majorité des shôjo originaux se plantent - du moins quand un éditeur essaye bien de le vendre comme un shôjo - vous sortez un titre amusant mais totalement caricatural, et après vous venez vanter son originalité. C'est totalement paradoxal ! J'ai de quoi être consterné. A ce compte-là, Kana pourrait très bien dire que Naruto est original car c'est le seul manga du Jump qui parle de ninja.
Alors c'est peut-être un détail, mais un détail qui me gène car utilisé comme argument sur la jaquette alors que totalement mensonger à mon sens. Je ne reproche rien au manga lui-même ou à votre politique éditoriale, seulement cette phrase absurde sortie d'on-ne-sait-où, car franchement pour trouver de l'originalité dans Fight Girl, il faut avoir l'esprit tordu. Ou lire un shôjo pour la première fois.

Mais rassure-toi : tant que tout ce que j'ai à reprocher à Akata, ce sont cette phrase et mon incapacité à m'abonner à votre compte twitter - désolé, mais je ne supporte pas les retweets sauvages de phrases du genre "il était trop bien le tome 10 de Switch Girl lol !!!!" et de liens vers toutes les critiques un peu élogieuses sur vos titres - vous n'avez pas de soucis à vous faire Clin d'oeil

Aparté sur Kuragehime : j'aime beaucoup ce titre, mais j'ai beaucoup de mal avec l'adaptation française. Comme pour Kimengumi High School, je me demande parfois si son humour n'est pas trop Japonais pour le public occidental, au point de nécessité une adaptation abusive lors de la traduction.
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Saishû Heiki Kareshi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 02 Déc 2002

Message Posté le : 04/09/12 22:55    Sujet du message: Répondre en citant

Vas-y, dis que "Fight Girl" est le premier shôjo que je lis Maléfique !! (eh, je dis ça en rigolant, hein !).

Bon, écoute, le plus simple, c'est que si un jour on a l'occasion de se croiser, on en parlera directement de visus. Ca sera plus convivial en plus...


Pour "Princess Jellyfish", c'est clairement compliqué. Si on fait une traduction mot à mot, c'est juste complètement indigeste en français, et ça ne peut faire qu'un énorme four. On a longuement parlé avec Kodansha, qui nous a demandé de faire comme en Italie (ils l'ont lancé un peu avant nous), c'est à dire d'arranger quand il faut. Les adaptations de gag, genre sur le "ore", ça a été validé au Japon (franchement, comment on s'est arraché les cheveux sur le "voisin isolé", t'immagines même pas !!! Au final, ça donne quand même une lecture plutôt fluide, je crois...). Idem pour le terme "Humanus Coquettus" & co.

Mais c'est toujours la même question sur le traduction/trahison. On a eu le parti pris, d'un commun accord avec eux, de sauvegarder "l'ambiance" et le ton de l'oeuvre. Bon, parfois, on n'a pas le choix, et on met une astérisque ou une note, car le gag est visuel (pfuuuh, dans le tome chais plus combien, y a une histoire d'amour, avec une pelle dessinée... Je vois pas comment on va faire... On pourrait bien mettre "Je veux te rouler une pelle", mais ça fera complètement tâche dans la bouche de ce personnage-là... Aaaah, franchement, y a toujours, pour chaque tome, 2 ou 3 gags où on se prend bien la tête).
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 04/09/12 23:06    Sujet du message: Répondre en citant

Saishû Heiki Kareshi a écrit:
Vas-y, dis que "Fight Girl" est le premier shôjo que je lis Maléfique !!
Ben justement, te connaissant, j'en doute un peu Mort de rire C'est d'autant plus frustrant de voir une telle phrase ^^'
Comme je te l'ai déjà dit, s'il s'agissait d'un éditeur genre Pika, cela ne me choquerait même pas. Mais Akata, et sachant en plus qui se cachait derrière la sélection shôjo, ça surprend Choqué J'aurais vu de nombreuses façons de vendre ce manga, mais pas en prétendant sur la couverture qu'il réinvente quoi que ce soit, ou alors il faut sacrément creuser.

J'imagine bien la prise de tête pour Kuragehime. D'où cette question, finalement : était-ce judicieux de le publier en France ? N'y a-t-il pas des manga qui devraient rester au Japon ? �ternel débat. Quand il faut adapter, il faut trouver un juste milieu entre un myriade d'astérisques et renommer une idole en faisant un jeu de mots sur Hélène Ségara - on ne rigole pas, car le traducteur de Kimengumi High School a osé - mais dans le cas de Kuragehime, j'ai tendance à trouver que c'est parfois "trop", avis tout personnel.


Dernière édition : Gemini_ le 04/09/12 23:09; Edité 1 fois
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shun
Mangaversien·ne


Inscrit le : 01 Sept 2002
Localisation : charleroi la ville noir

Message Posté le : 04/09/12 23:06    Sujet du message: Répondre en citant

Saishû Heiki Kareshi a écrit:
Idem pour le terme "Humanus Coquettus" & co.


ce truc ma marqué !!! on en a discuté avec une amie c'était juste trop bien trouvé !
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Gemini_
Mangaversien·ne


Inscrit le : 03 Fév 2011

Message Posté le : 04/09/12 23:23    Sujet du message: Répondre en citant

Juste envie de rebondir sur ce commentaire à propos de Fight Girl qui fait le rapprochement avec le shônen. Et si, finalement, ce n'était pas ça le vrai débat : est-il encore pertinent d'utiliser en France les mots shônen et shôjo ? Est-ce que cela a un sens lorsque la majorité du lectorat ne connait pas leur signification réelle ? Quand un responsable de Kana nous explique avoir mis Trinity Blood dans sa collection Dark et non sa collection Shôjo car "les Japonais se sont trompé dans la classification de ce manga" - ce qui au passage nous montre que soit ce responsable connait mal son sujet, soit il est malhonnête - n'est-ce pas le signe ultime qu'il faut arrêter d'employer ces mots ? Quand vous entendez quelqu'un dire "c'est officiellement un seinen, mais je l'aurais plutôt mis dans les shônen", est-ce que cela ne vous donne pas envie de frapper votre interlocuteur ?
Qu'est-ce qui différencie un shônen comme Angelic Layer d'un shôjo comme Fight Girl ?

Vous avez deux heures et je ramasse les copies. Mais je suppose que cette classification est tellement entré (de travers) dans les mÅ?urs qu'il y aurait toujours un éditeur "plus malin que les autres" pour le conserver et essayer d'attirer le lecteur comme ça ; "vous ne trouvez plus de shôjo ailleurs, nous en publions encore".

Dans mon métier, nous parlons parfois de "produits frontières", des produits à mi-chemin entre plusieurs catégories, si bien que nous ne savons même plus à laquelle ils appartiennent (dont de quelle réglementation ils dépendent). Est-ce que cela ne vaut pas aussi pour des manga ?


Dernière édition : Gemini_ le 04/09/12 23:28; Edité 2 fois
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redhelling
Mangaversien·ne


Inscrit le : 20 Jan 2004
Localisation : Strasbourg

Message Posté le : 04/09/12 23:24    Sujet du message: Répondre en citant

Ne me caillassez pas, mais je propose "t'es pelle, tu sais?".
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Saishû Heiki Kareshi
Mangaversien·ne


Inscrit le : 02 Déc 2002

Message Posté le : 04/09/12 23:37    Sujet du message: Répondre en citant

redhelling a écrit:
Ne me caillassez pas, mais je propose "t'es pelle, tu sais?".


looooooool

Ca marchera pas, je crois, vu le contexte... De toute façon, chaque chose en son temps, de mémoire, je crois qu'on a 2-3 tomes à faire avant celui qui contient ce fameux passage. Mais je retiens le jeu de mot belle/pelle, on sait jamais...

Citation:
ce truc ma marqué !!! on en a discuté avec une amie c'était juste trop bien trouvé !


Ouaaah !!! Merci !! Pour le coup, ça fait bien plaisir ! (mais en fait, t'es pas le premier à me dire ça).


Gemini_ : je partage à 300% ton avis sur les termes shôjo, shônen & co... Mais bon, prendre le virage opposé maintenant, alors que "tout le monde" a lutté pour imposer ces termes. C'est pas pour rien qu'il y a les collections "Gothic", "Shonen Up", "Shonen Girls"... Franchement, c'est à n'y plus rien comprendre ! Même au Japon, les frontières sont de plus en plus floues. Perso, j'aime pas trop les nouveaux magazines shôjo, qui s'appuie surtout sur "le style" mais avec une narration bien mal foutue et illisible. Après, entre le shônen/shôjo, y avait quand même des techniques narratives un poil différentes (genre, les fameux monologues). Mais c'est beaucoup moins clair aujourd'hui. Bref, c'est le bazard ! Mais en fait, c'est aussi pour ça que nos collections ne s'appellent pas "shônen", "shôjo" mais plutît "Take", "Sakura" & co !!!! Comment ça ? C'est encore plus le bordel ? C'est même pas sur nos jaquettes donc tout le monde s'en fout et personne ne les connait ? Ouuuuaiiis, je sais Flèche (rhaaa, le coup de "Trinity Blood", c'était ENORME !!! Je m'en souviens encore...)

Quant à savoir si on a eu raison de publier "Jellyfish" ou pas, seul l'avenir (= les ventes sur le long terme ?) nous le dira ! Honnêtement, j'attendais (naïvement ?) un résultat plus "massif" (surtout vu l'arsenal promo mis en place pendant plus d'un an), mais c'est loin d'être une catastrophe. Donc, si vous continuez à soutenir la série avec un bon bouche à oreille... Allez, nouvelle mission : faites acheter "Princess Jellyfish" à 2 de vos amis ! loool

En réalité, ça fait longtemps que je voulais publier du Akiko Higashimura, donc je suis trop content. Puis vu notre place dans le shôjo, je crois qu'on ne pouvait pas passer à côté de ce titre.
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cosmos
Mangaversien·ne


Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Suspended between being a nobody, nothing and everything.

Message Posté le : 04/09/12 23:40    Sujet du message: Répondre en citant

Saishû Heiki Kareshi a écrit:
"J'aime les sushis" est une oeuvre ultra d'actualité, parce qu'elle parle de ça, dans le cadre de l'apprentissage à la japonaise. Ca parle vraiment de cette transmission, de la notion d'héritage et de continuité. C'est d'ailleurs en grande partie pour cela que j'ai été très déçu par "Heartbroken Chocolatier". Finalement, Setona Mizushiro, qui est une auteure pourtant très fine, est passée complètement à côté de cet aspect. Elle est dans le fantasme du chocolat. Mais Ayumi Komura n'est pas dans le fantasme du sushi, puisqu'elle est japonaise.

Mais rechercher à tout prix la transmission ou l'héritage dans la cuisine (ou la pâtisserie, enfin bref, la préparation de nourriture) est aussi un fantasme.

Certes, cette transmission est un des beaux aspects du métier, comme l'est selon moi la possibilité qu'ont eu certains de commencer tout en bas de l'échelle, sans formation ni diplôme, et gravir les échelons pour devenir excellents. Après, sur Paris par exemple une brigade sera souvent extrêmement cosmopolite, avec des équipiers venant d'horizons complètement différents, pour pratiquer une restauration qui n'est pas celle de leurs origines. Et quand bien même elle l'est, ou qu'on a juste envie de faire perdurer une tradition qu'on juge de qualité, on parle quand même d'un travail, qui pour certains sera juste vu comme un moyen de gagner de l'argent en ne faisant surtout pas d'effort supplémentaire (y a sans doute beaucoup plus efficace dans cette optique mais bon~), ou en restant obnubilé par les quantités de mise en place produite, sans trop se poser de question (genre "mais au fait, est-ce que c'est bon ?"). Y a aussi beaucoup de cuisiniers qui, au moment de donner une instruction, se contenteront en résumé d'un "fais ça comme ça", point barre (avec possibilité de combo quand le mec parle toujours pas français correctement après genre 20 ans en France et qu'on galère à le comprendre).

Enfin voilà, tout ça pour dire que la transmission, l'héritage tout ça, c'est beau, mais dans les faits c'est pas une mince affaire. Rappeler aux débutants ou aux déçus que si si, ça existe, est certes une bonne chose, mais ça me choque pas qu'on puisse ne pas en parler. A la limite, si on veut vraiment en voir une dans Heartbroken Chocolatier, il y a en filigrane une excellence française en la matière que vient chercher Sôta en poursuivant ses études sur Paris avant de revenir au Japon. De son côté, le Japon est connu pour avoir "compris" le poisson, mieux que l'Europe qui a mieux compris la viande (si je ne déforme pas complètement ce que dit Chihiro Masui dans son magnifique Poissons, un art du Japon). On n'est pas dans la transmission de l'héritage de son pays, plutôt dans l'ouverture aux autres et dans la compréhension de nos différences et donc de nos complémentarités (encore un truc dont plein de collègues à moi n'ont pas du tout la notion hahaha... ha >.>). C'est beau aussi.

Et puis sa description de la façon de vendre du rêve autour du chocolat et des petites pâtisseries mignonnes, de susciter le désir... c'est tellement ça (je dis ça parce que je travaille dans une boîte qui se positionne exactement sur ce créneau).

En résumé, je trouve plutôt que le fait de ne pas se focaliser sur l'héritage et la transmission est une marque de finesse en soi, le contraire serait plutôt de la naïveté. Celle qui est dans le fantasme, ce serait plutôt Natsume Ono dans Ristorante Paradiso/Gente, qui a dû écrire son histoire du point de vue d'une cliente qui s'imagine une dolce vita à l'italienne mais qui se plante sur beaucoup de détails, ce qui fait sourire quand on connaît le milieu ^^ (ça n'empêche pas le manga d'être charmant et de dessiner des relations plutôt justes, je pense notamment aux chapitre sur Teo et Vanna où il est d'ailleurs question de transmission).

Dans tous les cas, merci d'avoir répondu à nos posts et d'avoir suscité la discussion, une chose pas si commune à présent Très content

Gemini_ a écrit:
Quand vous entendez quelqu'un dire "c'est officiellement un seinen, mais je l'aurais plutôt mis dans les shônen", est-ce que cela ne vous donne pas envie de frapper votre interlocuteur ?

MAIS GENRE TROP.
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Tanuki
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Message Posté le : 05/09/12 09:37    Sujet du message: Répondre en citant

Saishû Heiki Kareshi a écrit:
est-ce qu'un texte de l'éditeur français a sa place dans un manga qui "appartient" à son auteur

Cette question me semble spécieuse au vu du nombre de livres
(et pas seulement des mangas)
qui sont publiés / ont été publiés contenant des textes ajoutés (préface, postfaces, annotations, notes de traduction, biographie, appareil critiques, ...).
Et quand je pense a toutes les choses intéressantes/pertinentes
(qui ne sont pas forcément des grands discours !)
qu'un Editeur peut dire à ses Lecteurs en accompagnement de ses livres...
Bien sûr un Publieur se contentera d'apposer son logo pour indiquer à ses Consommateurs qu'il a joué son rôle dans la création bassement matérielle (négociations des droits / traduction-adaptation / fabrication / diffusion-distribution) de ses livres.
Mais je ne pense que qu'Akata se pense et se vive comme un publieur... Clin d'oeil

Saishû Heiki Kareshi a écrit:
la question se pose de savoir si le texte qu'on mettra ne risque pas d'imposer notre propre vision de l'oeuvre, pire même, de se substituer aux intentions de l'auteur

Au risque d'enfoncer des portes ouvertes pour commencer: il suffit de bien écrire le texte hein.
Ensuite, il me semble que tu as démontré ici, en particulier, que tu avais suffisamment de choses à dire et que tu savais suffisamment bien le faire, pour dépasser ce genre de tergiversations timorées.
Et finalement, est-ce que la Vision et les Intentions de l'Editeur ne méritent-elles pas aussi d'être exposées (ou au moins évoquées) ?
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egil
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Inscrit le : 23 Avr 2004
Localisation : sur site

Message Posté le : 05/09/12 14:09    Sujet du message: Répondre en citant

Saishû Heiki Kareshi a écrit:
Ben sinon, je vous recommande de lire en ce mois de septembre :
- "Coelacanth" chez Soleil


Pareil Clin d'oeil

Titre pas forcément original, mais appartenant à une catégorie de titre sous représentée en France.
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Tanuki
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Inscrit le : 02 Sept 2002
Localisation : Paris

Message Posté le : 05/09/12 22:37    Sujet du message: Répondre en citant

En passant...
EdenA a écrit:
l'aveu que le message à la fin de Mon Vieux 1 est à prendre au second degré me surprend, dans la mesure où clairement rien ne l'indiquait.

Je viens de (par hasard) lire cette postface.
Elle est très bien.
Elle n'a rien de second degré.
Je ne comprends pas les reproches qui lui sont faîtes. Absolument pas.
C'est une exemple (presque) parfait de ce qu'un éditeur peut communiquer à ces lecteurs en accompagnement de ses livres...

EdenA a écrit:
De là à devoir le déduire parce que vous publiez aussi un Drôle de Père, il y a un sacré pas à faire

Le lien éditorial entre ces deux séries est EXPLICITEMENT évoqué dans cette préface...
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Flore
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Message Posté le : 06/09/12 13:38    Sujet du message: Re: Détournements des codes du shôjo Répondre en citant

Taliesin a écrit:
A part des titres Akata, quels titres, que nous connaissons ici, révolutionne les codes du shôjo? Et qu'appelles-tu "codes du shôjo"?


Morinaga Ai, que ce soit sur le vilain petit canard ou Yamada Tarô, elle joue magnifiquement sur les codes su shôjo, avec des gens beaux qui brillent et des fleurs... et de l'humour horrible.

Après, les "codes" du shôjo, surtout quand on dit qu'on ne veut pas limiter le shôjo aux romances lycéennes, je trouve ça super chaud à définir. Parce que bon, c'est un genre qui a débuté avec Princesse Saphir. Qu'est-ce qu'il y a comme code là-dedans ? Dans le shôjo, comme dans le shônen, y a des personnages principaux loosers et des génies, il y a des histoires d'amour et il y a des aventures fantastiques, il y a des dessins super brouillons et d'autres super propres.
Je pense qu'une différence du shôjo (par rapport au shônen), c'est que la souffrance des personnages est souvent plus psychologique que physique, peut-être ? Genre Olivier il se blesse dans un match de foot mais Cynthia elle a son ruban qui se déchire et oh-mon-dieu-va-t-elle-finir-son-enchaînement ?

Je suis curieuse de voir ce que vous pensez du sujet...
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